Que la montagne est belle

La musique meuble ma vie, depuis aussi longtemps que je me souvienne. En fait, il m’a toujours été difficile de vivre avec un moment de silence, me réfugiant aussitôt dans la musique. Je me rappelle qu’au décès accidentel de ma sœur ainée en janvier 1962, qui n’était alors âgée que de sept ans, pendant plusieurs mois j’ai demeuré chez une sœur de ma mère à Montréal. En fait tous mes frères et sœur ont été accueillis par des membres de notre grande famille, le temps des funérailles et de la convalescence de ma mère. D’autant plus que mon plus jeune frère venait de naître deux semaines à peine avant le décès de Suzanne.

J’avais alors 4 ans et jamais je n’étais parti de chez moi. Ma tante Isabelle savait qu’en me procurant de la musique, elle pouvait espérer un moment de calme. J’ai souvenir qu’à mon cinquième anniversaire, quelques semaines plus tard, en février 62, elle m’avait acheté le disque des Jérolas « Toujours plus vite », contenant entre autres les succès Méo penché, Jones s’est montré, Charlie Brown et Toujours plus vite.

Obsessif, je jouais ce disque sans arrêt, mémorisant chaque note et chaque mot. Comme pour chasser mon ennui, loin des mes parents et de mes 6 frères et sœurs. D’autant plus que ma tante et mon oncle, plutôt anglophone, parlaient le plus souvent anglais entre eux, langue qui m’était étrangère.  Leur seul enfant était un grand adolescent un peu nerd, qui me nourrissait de bandes dessinées Marvel anglophones (Fantastic Four, Spiderman…). Il est aujourd’hui pasteur et avocat.

Nostalgie sylvestre


Après avoir dévoré du rock toute ma jeunesse, aujourd’hui je passe mes moments de travail ou de repos à consommer des tonnes de blues, jazz, succès des années 40 et 50 et chansonniers français. J’ai découvert entre autres une chanson de Jean Ferrat que je ne connaissais pas, interpellé par les paroles de Que la montagne est belle.  J’imagine que je m’attendris avec les années.

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt…

Construire ou la liste de mes rêves



Lors de mon 50e anniversaire de naissance, j’avais dressé une courte liste des choses que j’aimerais accomplir, avant de passer l’arme à gauche.  Je rêvais entre autres de construire une maison de mes mains.  J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les menuisiers, charpentiers et autres métiers de la construction. Quelques grands-oncles et amis de mon père en étaient.

L’été est fabuleux alors allons-y.  Après avoir déniché d’excellents conseillers, j’ai commencé les travaux fin juillet.  Dans mon coin reculé de la Matawinie, j’ai entrepris de construire une maison d’invités d’approximativement 300 pieds carrés (12 x 24),  en y aménageant deux chambres, une salle de bain, cuisinette et rangement.  Elle servira pour accueillir les amis et ma grande famille, lorsque les trois chambres du bâtiment principal seront toutes occupées.

Mon échéancier est serré. Une semaine pour creuser à la petite pelle la plateforme (200 voyages de brouette), construction des formes et de l’armature la deuxième semaine, la plomberie et le ciment, tout brasser de main d’homme, la troisième semaine et monter les murs et poser l’isolant, la semaine dernière.

Cette semaine je monte les chevrons de pignon, pose la fourrure (forenze) et la toile protectrice (Tyvek), pour terminer le toit la semaine prochaine. Il me restera la pose de la porte, des cinq fenêtres et de la dernière couche d’isolant (laine).

Je pourrais alors fermer le bâtiment pour commencer les murs intérieurs, l’électricité, la plomberie et tutti quanti.

L’automne au chaud


J’estime pouvoir terminer les travaux vers le début octobre, prêt pour les premières neiges qui nous surprennent dans ce coin de pays, aussi hâtivement qu’à la fin octobre.

Je suis assez fier de la progression des travaux, bien que mon intense passion pour ce projet entraîne une certaine négligence de ma famille et amis.  Je me garde toujours plusieurs heures par jour pour mes contrats en Web et répondre aux courriels.

Mais je vous avoue que les discussions avec une cloueuse, une scie à onglet, ou une pile de 2 x 4 sont assez sommaires.  Mais il m’arrive parfois d’avoir la visite impromptue d’un voisin, s’inquiétant de ne plus m’entendre blasphémer après un coup de marteau.

J’ai la chance unique d’être entouré d’amis et de voisins qui sont nés dans un coffre à outils. Je les consulte fréquemment pour éviter d’avoir à défaire ce que je viens de bâtir. Il va sans dire que j’ai dû acheter plusieurs nouveaux outils, ceux que je possédais déjà faisaient le propos de sarcasmes dans la communauté.

Les constats de ma nouvelle vie


En fait construire une maison ressemble beaucoup à ce que je faisais dans mon ancienne vie.  La planification, construction et mise en ligne d’un site web transactionnel nécessite beaucoup de réflexion et de collaboration d’experts, pour éviter à avoir à recommencer, en plein milieu des travaux.  Si ta base est d’équerre, le reste suivra.

Pendant mes longs moments de réflexion, j’ai dressé une liste des avantages et désavantages de mes six premiers mois de rentier (j’aime bien ce mot).

Ce qui me manque

  • Mes collègues de travail
  • La rue Ste-Catherine, à l’heure du lunch
  • Les boutiques de livres et de disques
  • Les longues discussions et débats d’opinions
  • Les 5 à 7

Ce qui ne me manque pas

  • Le stress malsain
  • La circulation automobile
  • Me lever à 6h00
  • Les migraines
  • La désorganisation bureaucratique
  • Mes sautes d’humeur
  • Le transport en commun

Ce que j’aime

  • Respirer
  • Réfléchir
  • Sourire
  • La forêt
  • Jouer avec Gabrielle
  • Marcher dans les bois avec Gabrielle
  • Être mon propre patron
  • Écrire
  • Vivre

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Moi Me Je ?

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La mort violente de l’oncle Victor, dans l’Extrême Nord canadien

Samedi dernier, un fête familiale se déroulait en présence des aînés du clan de ma conjointe. L’oncle Yvon, âgé de 85 ans, secondé de mon beau-père, 87 ans, nous ont raconté une histoire captivante sur le décès de leur oncle Victor Maisonneuve dans l’Extrême Nord canadien en 1926.  Intrigué,  j’ai effectué une recherche sur la toile.  Fasciné moi-même par le Grand Nord, suite à deux séjours ces dernières années, j’ai voulu en savoir un peu plus sur cette étrange affaire.

Selon la source des informations, les détails de cette sombre affaire demeurent relativement contradictoires.

Un peu d’histoire


Selon la version officielle, l’oncle Victor Maisonneuve, de son vrai nom Victorien, s’est enrôlé dans la Gendarmerie Royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police de l’époque) et expédié sur  l’île de Devon en 1925.  Cette île de 55 000 km² était la plus grande île inhabitée au monde. Dans la démarche canadienne pour affirmer sa souveraineté sur les îles du nord de l’Arctique, un poste de la GRC a été ouvert à Dundas Harbour en 1924 jusqu’en 1933.  En 1933, la Baie d’Hudson occupa ce poste mais le ferma l’année suivante.  Le gouvernement canadien y installa alors 53 familles originaires de la terre de Baffin, afin de confirmer sa souveraineté sur l’île.  Mais ces familles ont quitté en 1946, prétextant le froid extrême de cette île et le manque de nourriture.  On tenta de nouveau de peupler l’île après la deuxième guerre mondiale, pour fermer de nouveau le peuplement en 1951. Depuis, il ne reste que les frêles cabanes que le gouvernement canadien s’entête à conserver, pour démontrer leur droit de propriété sur cet immense territoire.

Un séjour qui a mal tourné


Célibataire de 26 ans, l’assignation de l’oncle Victor dans ce coin perdu devait s’étendre sur quelques années.  Il était accompagné d’un autre policier de la RCMP, le constable William Robert Stephens, 23 ans.  Leur petit établissement de Dundas Harbour comptait quatre bâtiments, dont une petite maison commune et trois entrepôts. L’auteur Ken McGoogan, dans son livre Race to the Polar Sea raconte le récit suivant concernant les deux policiers, dans un résumé tiré du site Web SavvyReader :

The best-known stories about Dundas Harbour, which had no radio communications with the outside world, concern the two constables buried in the cemetery: William Robert Stephens (1902-1927) and Victor Maisonneuve (1899-1926). Apparently the two could not get along. They came to hate each other, and divided the house down the middle. They drew a line; then they built a wall.

But here the stories diverge and multiply. One of the two constables died in a hunting accident in nearby Croker Bay, or else he committed suicide. The other man was killed in a freak accident when he tripped and got shot by his own gun; or else he became intimate with an Inuit woman, the wife of another man, and got himself murdered.

L’autre version serait que quelques jours avant l’arrivée du bateau qui le ramènerait chez lui, le constable Stephens aurait alors à expliquer la mort mystérieuse de son collègue.  Il aurait alors opté pour la fuite dans le suicide.

Mais la version officielle de la GRC est différente


Dans les années 60, mon beau-père, voulu connaître les faits exacts reliés à la mort violente de son oncle. Mais la version de la GRC est somme toute assez différent.  Selon le rapport du décès, le constable Maisonneuve se serait suicidé le 16 juin 1926, tandis que son collègue le constable Stephens serait mort accidentellement 14 mois plus tard, le 26 août 1927, en chassant le morse sur la banquise.  Selon le rapport,  le décès accidentel de ce dernier se serait produit seulement quelques jours avant l’arrivée du bateau ravitailleur. Personne n’aurait été témoin de la scène.

D’ailleurs la version officielle se trouve sur le site de Jean Cournoyer, Mémoire du Québec, traitant de l’historique de la GRC :

1926 (16 juin):  L’agent Victor Maisonneuve se suicide par arme à feu au poste de Dundas Harbour (sur la côte sud-est de l’île de Devon, Passage du Nord-Ouest).

1927 (26 août) : L’agent William Stephens est victime d’un accident de chasse aux morses à Dundas Harbour (sur la côte sud-est de l’île de Devon, Passage du Nord-Ouest).

Une patrouille militaire du souvenir


En août 2006, un flotte de l’armée canadienne a patrouillé dans les eaux canadiennes de l’Arctique pour, entre autres, restaurer les pierres tombales et les monuments des deux policiers afin que leur mort ne tombe pas dans l’oubli. Mais la restauration des tombes et des sites sert aussi les intérêts politiques et territoriaux du gouvernement canadien Il y aurait dans l’Extrême Nord plus de 25 tombes de policiers esseulés qui se seraient enlevés la vie.  Je vous laisse lire le texte tiré du site MilitaryPhotos.net traitant de Navy to visit Northwest Passage, tend RCMP graves.

The Aug.12-24 operation will employ the frigate HMCS Montreal as well as two smaller coastal defence vessels. Six aircraft – Twin Otters, Griffin helicopters and maritime patrol airplanes – will fly overhead.

A platoon of 35 soldiers from the Quebec-based Royal 22nd Regiment, the Van Doos, will be deployed along with Ranger patrols from several Nunavut communities.

This patrol will visit Dundas Harbour on the southeast coast of Devon Island, where the RCMP maintained a small detachment in 1924-33 and 1945-51 – an expression of Canadian Arctic sovereignty from an earlier time.

Two tumbledown houses, a stone path and an outhouse are all that is left, as well as the remains of two constables whose postings to this remote place ended in tragedy.

Const. William Stephens was shot Aug. 26, 1927, in a walrus-hunting accident. Const. Victor Maisonneuve died June 16, 1926, of a self-inflicted gunshot wound.

“He was serving alone at the time,” said Hayward. “There were no witnesses.”

There are 25 such lonely RCMP graves throughout Nunavut, tended by the nearest detachment. At Dundas Harbour, a 2002 visit from Grise-Fjord-based members noted that Stephens and Maisonneuve needed some care.

“We’ll be bringing in a new white fence,” said Connelly. “We’ll be repairing and beautifying the graves and holding a modest ceremony.”

Deux autres récits instructifs


Le blogueur Clare Kanes est passé par Dundas Harbour en 2005.  Il a pris des photos du cimetière avant la restauration, que l’on peut voir plus haut.

Quant à Karin Cope, elle est passée en 2009 au même endroit et a commenté dans son carnet de voyage Visible Poetry l’inscription gravée sur l’ancienne pierre tombale fixée à la clôture, que les deux policiers “Went a bit mad“.  Mais un représentant de la GRC a écrit à Mme Cope pour lui donner la  version officielle.  La Police Montée veille au grain, même 85 ans plus tard.  Je vous laisse lire l’extrait de son site Web:

Graves of RCMP officers from the 1920s overlook Dundas Harbour. Apparently, the officers went a bit mad. It seems that one shot the other then committed suicide,* though of course, since they are both dead, no one else knows exactly what happened. (* In fact, this is incorrect–see end of article for correction.)…

*Correction*
According to RCMP records, it is not really true, as the caption for the Dundas Harbour RCMP gravesite above states, that the officers buried in the graves at Dundas Harbour “had gone a bit mad” and were involved in a murder-suicide.

The true facts are as follows:  The RCMP maintained an active post in Dundas Harbour from 1924-1933 and then 1945-1951.  The post at Dundas Harbour was part of an effort by the federal government to assert Canadian sovereignty in its northern archipelago.  While there are some signs of ancient encampments on Devon Island, prior to the establishment of Dundas Harbour detachment, there were no modern inhabitants on the island.  Life there was certainly lonely and very difficult.  In 1925, Inuit special constables and their families were assigned to the unit to help southern officers with the survival skills necessary to live in such a remote region of the north.

In June 1926, Constable Victor Maisonneuve committed suicide.  He was alone at a seal hunting camp at Croker Bay at the time. Then, a little more than a year later, in August 1927, Constable William Robert Stephens accidentally shot himself while hunting walrus.  Although the RCMP no longer maintains an active detachment in Dundas Harbour, the Arctic Bay detachment is responsible for making an annual grave inspection there.  As you can see from the photo, they maintain the graves very well.  Permanent granite headstones were put in place by the RCMP in August 1973.

I thank the Rev. LCDR (ret.) MacLean for bringing suggesting something was amiss with the story and requesting a correction to the record. I alone am responsible for the error; Marike played no part in my late and fanciful edit of the details at Dundas Harbour.                           Karin Cope

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Internet et Web
Opinion

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Ensemencement de truites mouchetées pour la pêche à la ZEC Lavigne

J’aime la pêche.  Un héritage légué par mon père, mon grand-père et mon grand oncle Jules.  Un trio de passionnés de ce sport.  Je me rappelle qu’enfant au chalet, je me levais vers 8 heures pour apercevoir mon grand père qui sommeillait sur le divan, encore revêtu de ses vêtements de pêche.  Il se levait à l’aube pour la pêche du matin.  Il mouchait pendant quelques heures pour finir sa nuit sur le sofa. Passionné vous dites ?

Un passion, jusqu’au trépas


L’été de mes 13 ans, j’ai eu la chance d’accompagner mes trois aînés à un voyage de pêche, en Haute Mauricie. À la brunante, après une douzaine d’heures de route de terre, nous avions finalement atteint notre immense lac.  En transbordant notre lourde chaloupe en aluminium de sa remorque, mon grand-père a été saisi d’une violente douleur à la poitrine. Mon père plaça aussitôt mon grand-père au fond de la chaloupe, pour se rendre à notre destination finale, un chalet situé sur l’autre rive, une dizaine de km plus loin.

La compagnie locale d’hydravion de brousse de l’époque, Cargair, rejointe par ondes courtes, nous a envoyé un appareil de toute urgence.  Ma partie de pêche a été de courte durée. Mon père reparti pour ramener la camionnette à la maison. Moi j’étais assis dans l’avion, à côté de mon grand-père étendu sur une civière.  Atteint de paralysie partielle, grand-papa n’a plus jamais pêché et décéda quelques mois plus tard.

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L’ensemencement pour compenser la pression de pêche


Pour la première fois, j’ai assisté à l’ensemencement d’un lac de pêche dans la ZEC Lavigne, au nord de Lanaudière.  En moins de 30 minutes, les employés de la ZEC ont transféré plus de 500 ombles de fontaine (truites mouchetées) au milieu de ce lac de pêche.

Le préposé du camion citerne de la pisciculture de la Jacques-Cartier réussissait, tant bien que mal, à compter le nombre de truites à ensemencer, en les laissant tomber patiemment de sa puise.  Ces poissons qui mesurent en moyenne de 10 à 11 pouces, ont été rapidement placés dans de grands réservoirs de plastique, placés au fond d’une embarcation.  De l’eau du lac a été lentement transvidée dans les bacs pour que les nouveaux pensionnaires s’acclimatent lentement à la température de l’eau de leur nouvel environnement.  Les truites mouchetés ont été ensemencées au milieu du lac, au dessus d’une fosse d’une cinquantaine de pieds.

Ces truites valent environ 2$ pièce. Elles sont élevées en lac plutôt qu’en bassin artificiel.  Dans les premières semaines de l’ensemencement ces truites ont une chair blanchâtre parce que leur nourriture est principalement constituée de moulée de crevette.  Plusieurs pêcheurs n’aiment pas le goût des truites nouvellement ensemencées.  Après quelques semaines, la chair prend une teinte orangé, comme celle du saumon,  du fait qu’elle se nourrit alors d’insectes, de larves, de ménées et de sangsues.

Plusieurs heures après l’ensemencement, nous apercevions les truites sauter en surface, sur les insectes flottants.  Un spectacle franchement captivant.

Pourquoi nos lacs sont-ils rarement en santé?


Avant la venue des ZECs, la planification des ensemencements se faisait par les villégiateurs ou les responsables des clubs privés, sans beaucoup de consultation avec les biologistes.  Si un lac ne “mordait” plus, on allait chercher de grands tubes de truites chez une entreprise d’ensemencement et on ne disposait que de quelques heures pour déposer les alevins dans le lac.  Ce lac fraîchement ensemencé était souvent fermé pendant un certain temps afin de permettre au poisson de grandir.

Aujourd’hui le principal problème de beaucoup de lacs ensemencés est que ces truites ne se reproduisent pas. Les frayères (lieu de reproduction) sont souvent endommagées ou détruites.  Les villégiateurs installent leur chalet, débarcadère, quai et lieu de baignades dans des endroits où les truites vont se reproduire. En circulant à ces endroits, les dommages aux aires de reproduction sont considérables.  De plus, l’ensablement des sites de fraie, souvent provoqué par le déboisement et les chemins mal aménagés, cause des  torts considérables à sa reproduction.

L’apport en nitrates des engrais et les fosses septiques déficientes entraînent l’eutrophisation (la dégradation) des lacs.  Le déboisement des rives entraine le réchauffement de la température des lacs  et provoque l’apparition des cyanobactéries (les fameuse algues bleues). Les truites mouchetées meurent parce qu’elles ne peuvent vivre dans un lac dont la température excède 20 degrés C.

Des alevins indigènes

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Mais l’ensemencement n’est pas une panacée.  Il a aussi ses effets négatifs.  Il entraîne souvent une dégénérescence des poissons indigènes, i.e.  ceux qui ont toujours vécu dans ce plan d’eau.  Dans un lac qui ne présente plus aucune trace de poissons, on essaie aujourd’hui d’ensemencer avec des alevins indigènes, capturés dans un lac voisin pour conserver une certaine intégrité du stock génétique.

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Environnement

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Mes grands prés verts

Il y a plusieurs années, j’ai eu la chance de travailler avec la vedette de la chanson des années 70, Nicole Cloutier. Dès l’âge de 17 ans, elle connu une carrière fulgurante de 1971 à 1977, sous l’aile de René Angélil et de Guy Cloutier.  Nicole Cloutier possédait une très belle voix et un talent indéniable.  Elle a fait paraitre deux disques 33 tours et une dizaine de 45 tours (simples).

En 1976, elle a même été vedette de cinéma dans le film culte Parlez nous d’amour de Jean-Claude Lord et Michel Tremblay, où elle tenait le rôle d’une jeune vedette populaire, abusée et alcoolique.  Un film cru, intense, à la limite de la vulgarité, qui caricaturait le comportement des vedettes et des agents d’artistes au Québec.  Des dizaines de vedettes de l’époque font partir de la distribution. Ce film est rarement vu à la télévision à cause de son caractère scabreux.

Remise en question

L’année suivante, suite à un changement de cap, à seulement 23 ans, elle abandonne le show business et entre dans les rangs des « 9 à 5 ».  Nicole était une femme affable, souriante et séduisante.   Ses yeux rieurs et son rire illuminait le bureau. Je me souviens d’une soirée karaoké pendant un congrès où elle avait volé la vedette, malgré sa grande discrétion sur son ancienne vie.

Pour ceux qui sont nés après Jeunesse d’aujourd’hui, elle a interprété plusieurs succès léger comme Fleurs de papier et « Dans mes grands prés verts » (écoutez un extrait de la chanson au 5e item). Cette dernière chanson m’a toujours beaucoup plus. Il s’agissait d’une adaptation de la chanson I’m Gonna Be A Country Girl Again de la chanteuse Folk saskatchewanaise Buffy Sainte-Marie. Malgré des paroles très granola et son rythme country, elle traduisait l’essentiel du mouvement « Retour à la terre » des années 70. Écoutez aussi la chanson Tu m’as eu sur youtube.com, une traduction “You’re So Vain” de Carly Simon.

Retrouver ses racines

Je discute avec des copains qui, comme moi, sont à la veille de la retraite.  Ils sont littéralement terrorisés par l’idée de ne plus avoir de raison de se lever le matin.  Leur travail, c’est toute leur vie. Pour eux, hors du travail, point de salut, point de statut. Un peu comme la cigale qui n’a pensé qu’à l’été, ils se trouveront fort dépourvus quand la bise viendra.  Pas un seul petit morceau de passion et de passe-temps pour meubler leurs journées.  Un peu comme celui qui n’a pas contribué à son fond de pension intellectuel, quand la retraite arrive, il se retrouve devant le vide pour nourrir corps, esprit et âme.

Planifier et assumer

Planifier financièrement sa retraite est sage. Mais il faut plus que ça.  Il faut se demander ce que l’on aimerait faire et le planifier plusieurs années d’avance.  N’attendez pas que la vie vous rattrape.  Comme Nicole, avec sa chanson annonciatrice, après une vie trépidante où le carrousel tournait trop vite, elle a retrouvé ses grand prés verts. Quand votre décision est bien planifiée et assumée, vous dormirez profondément sans toujours vous demander si vous avez pris la bonne décision.

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Moi Me Je ?

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Deux reportages: première page d’un hebdo et le Téléjournal de Radio-Canada

Aujourd’hui j’ai deux nouvelles.  En fait deux apparitions de notre petite famille dans des médias.

 

1. Première page de l’hebdo Le Vaillant

 

L’édition du 28 avril 2010 du journal Le Vaillant, présente un reportage de trois pages sur notre descente en canot à l’été 2009 de la rivière aux feuilles, au nord du Québec, et la collecte de fonds au profit des Répits de Gaby.  L’hebdo Le Vaillant dessert le sud de Lanaudière, en autres les villes de Repentigny, Le Gardeur et Charlemagne et tire à 75 000 copies.

Une page frontispice en couleur où notre équipe de pagayeurs apparaît de pied en cap, au matin de la dernière journée dans la baie d’Ungava. En page 3 et 4, deux autres excellents reportages sur notre aventure en eau vive, et sur les enfants autistes des Répits de Gaby.

 

2. Ma fille Laurence, finaliste au Téléjournal de Radio-Canada

 

Hier soir, le 29 avril 2010,  la sémillante Céline Galipeau annoncait au Téléjournal de Radio-Canada que notre fille ainée, Laurence Deschamps-Laporte, faisait partie des quatre finalistes pour le prestigieux concours Jeune correspondant de Radio-Canada. Du lundi 3 au jeudi 6 mai prochain, vous pourrez voir un reportage sur chacune des finalistes, toutes des femmes entre 18 et 25 ans.  Le vendredi 7 mai, la gagnante sera annoncée sur les ondes de Radio-Canada. La gagnante donnera une entrevue le lundi 10 mai à Céline Galipeau au Téléjournal.

Les règlements mentionnent que cette jeune reporter aura la chance de se familiariser avec le secteur de l’information à Montréal durant trois jours et accompagnera ensuite un correspondant à l’étranger pour une période de 7 à 9 jours, entre la mi-mai et la mi-juin 2010.

Lisez les biographies de ces quatre jeunes gagnantes québécoises.

Et bonne chance à ma grande fille, qui n’a jamais eu froid aux yeux.

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Autisme
Rivière aux feuilles 2009

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Des vagues sur la neige

Encore cette année le 6e rendez vous d’eau vive de la rivière l’Assomption, organisé par le Canot Volant, s’est tenu samedi dernier le 17 avril.  Exceptionnellement, cet événement a été devancé de deux semaines, afin de parer au dégel hâtif  de 2010.

On peut en effet constater sur le site du Centre d’expertise hydrique, qu’en 2010 (ligne rouge), cette rivière a atteint son niveau le plus élevé la première semaine d’avril (à 120 m³ sec) lorsque qu’en moyenne (ligne bleue), ce niveau est atteint la dernière semaine d’avril.  Les lignes supérieures et inférieures représentent les niveaux records.  La descente de ces 100 braves s’est effectuée à environ la moitié de ce débit, à 60 m³ sec, ce qui rendait les rapides plus manœuvriers, mais tout aussi excitants.

Et ce matin là, une surprise de taille a “refroidi” nos ardeurs.  Une couche de 15 cm de belle neige emballait le paysage.  Lors de la mise à l’eau, vers 9h00, il neigeait à plein ciel.  Il fallait garder la tête froide. Nous étions loin des 30 degrés du 25 avril 2009, lors de la 5e classique du même nom.

Parce que ce n’est pas toute la planète qui a accès à Facebook, je vous offre ici quelques belles photos empruntées sur la page de Facebook du Canot Volant, une autre série de belles images prisent par mon ami Jean-Pierre Simard, pour terminer par un très beau vidéo (7m 27 sec) offert aussi par le Canot Volant.  On peut apercevoir notre canot rouge dans le rapide du Canyon (de 5:08 à 5:22) et dans le rapide de la scie ronde (de 5:50 à 5:56).

Bon visionnement et à l’année prochaine, pour rendre hommage à cette grande dame, dans un décor unique.

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Environnement
Ma caméra

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Notre enfant, notre bataille

Je vous invite à visionner un documentaire de grande qualité sur la vie et les défis de deux familles confrontés à l’autisme de leurs enfants, Pierre et Armand. Produit par France 3, ce documentaire de 52 minutes est étonnant de vérité.

On parle souvent des autistes de haut niveau (aussi appelés Asperger) qui sont plus connus, grâce aux médias et au cinéma. Ici, dans ce court métrage, on peut y voir des cas d’enfants autistes de type Kanner, plus lourds, avec des déficits sévères de communication, de socialisation, combinés à d‘importants retards mentaux.

On y traite de la gestion du quotidien et des rêves  brisées de ces familles. Vous n’aurez droit à aucun commentaire hors champ, aucune explication scientifique ou génétique, que le difficile quotidien de parents mais aussi de frères et sœurs.  Un document poignant de réalisme.

“Notre enfant, notre bataille” est un documentaire de Réjane Gonin-Varrod (52 mn, 2009).  Armand a 9 ans. Pierre en a 25. Tous les deux sont atteints d’une forme d’autisme sévère et vivent aujourd’hui entre une institution spécialisée et le domicile familial. Pour leurs parents, la question de l’avenir se pose tous les jours…

Cliquez sur la fenêtre avec les 2 flèches pour voir la vidéo en mode plein écran, sur le site de vidéos de Kewego.

Bon visionnement!


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Autisme

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Qui a peur du grand méchant loup?

On connaît tous les histoires effrayantes, dignes des contes de Perreault, concernant les loups.  En fait le loup est un animal assez pacifique, qui fuit l’homme et que l’on ne voit que très rarement.  Je vous raconte ici une histoire vécue il y a quelques semaines, à quelques mètres de mon havre forestier, dans les hautes terres de la Matawinie. Avec photos à l’appui – cœurs sensibles s’abstenir!

Mes premières rencontres avec le Big Bad Wolf

Je me souviens d’avoir vu mes premiers loups chez un grand oncle, en hiver, dans une grange de Ste-Élisabeth, dans Lanaudière.  C’était au milieu des années 60, où l’on pratiquait encore l’extermination systématique de ces canidés, jugés dangereux pour le bétail et la chasse. Dans ce hangar délabré, suspendu au dessus de ma petite personne, se balançait une cinquantaine de ces bêtes gelées.  Spectacle saisissant pour un gamin de la ville.

Ma deuxième rencontre eu lieu une nuit, à la fin des années 70.  Avec une copine, je marchais en raquette en forêt, pour me rendre à mon chalet quand j’entendis un hurlement à proximité.  Je rassurai ma nouvelle conquête, en lui confiant courageusement « Ce n’est que le chien perdu d’un villégiateur ».  Après une longue absence, les loups étaient de retour…

L’automne dernier à la brunante, pendant que je travaillais à l’extérieur de mon havre forestier, j’entendis à plusieurs reprises des échanges de hurlements entre meutes de loups, provenant des montagnes environnantes.  Une symphonie d’une poignante beauté.  Du fait de l’abondance de gibiers, pas de doute, plusieurs meutes se sont installées dans les environs.

Quelques statistiques

Dès le 19e siècle au Québec,  on offrit des primes aux paysans pour chaque loup tué.  Ce programme de contrôle durera jusqu’en 1971. En 1959 seulement, un total de 1 647 loups ont été tués.  En 1967, la récolte fut de 850 loups. Après sa presque disparition, on estime en 2009, la population du loup au Québec à environ 7 000 individus.  Cette population est comparable à celles des autres régions du Canada  (Ontario 9 550, TNO 9 550 ou CB 8 100).  C’est bien peu pour nos 600 000 caribous,  276 000 chevreuils,  86 000 orignaux ou 60 000 ours du Québec. ¹

Au États-Unis, avant la campagne d’extermination, la population de loups s’élevait à environ 400 000 individus.  À la fin des années 60, on en dénombrait moins de 1 000. ²

Un travail militaire

Tout ce préambule pour vous raconter cette anecdote vécue, il y a quelques semaines, près de chez moi.  En circulant sur un lac, un ami motoneigiste découvre une carcasse d’orignal au milieu du plan d’eau gelé.  En s’approchant, il aperçoit des traces de sang et note un trou béant au ventre de l’animal.  Il était manifeste que notre élan avait récemment été vaincu par une meute de loups, suite à une longue course sur la glace molle où la bête s’enfonçait à chaque pas.  Le motoneigiste avait probablement dérangé les invités au festin.

Le lendemain, d’autres badauds se déplacèrent pour voir la bête mais surprise! celle-ci avait été presqu’entièrement débitée par la meute.  Plusieurs centaines de livres de viande englouties en quelques heures. Comme on peut le constater sur les photos, la plupart des os tendres ont été broyés par leurs mâchoires puissantes, laissant seulement les os de la colonne vertébrale, la maxillaire et les grand os des pattes…  On peut aussi noter la quantité impressionnante de poil autour de la bête. Il s’agirait probablement d’un jeune mâle d’au plus un an, du fait qu’il porte de petites cornes sur la tête.

Quelques lectures pour en savoir plus sur ce noble prédateur


1. Historique du contrôle du loup au Québec – du site Parcours le monde

2. La population du loup dans le monde – site Revancheduloup.over-blog.com

3. Comportement des meutes de loups – site Grand Québec

4. Répartition de la population de loup au Québec – Fapaq 2002 (pdf 1.1 Mo)

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Ma caméra

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Une entrevue sur la Folie Douce

Yvan Bujold anime depuis 19 ans une émission radio traitant de tous les sujets reliés à la santé mentale, intelligemment intitulée Folie Douce, sur les ondes de radio Centre-ville au FM CINQ 102,3. En février 2008, il diffusait sa 500e émission, ce qui n’est pas peu dire…

Il y a quelques semaines Yvan m’a contacté pour me proposer une entrevue qui traiterait du cheminement de notre fille Gabrielle, souffrant d’autisme, et aussi de l’organisme que nous avons mis sur pied pour offrir du répit aux familles confrontées à ce syndrome (Les Répits de Gaby) et de notre campagne de financement en 2009 de Pagayer pour l’autisme, pendant la descente de la rivière aux feuilles au Nunavik.

L’émission “Folie Douce” est diffusée chaque semaine, le jeudi matin de 10h00 à 11h00.  Yvan est aussi à l’origine de l’organisme Antenne Communications qui agit comme ressource communautaire en santé mentale.  Vous pouvez aussi joindre le groupe Folie Douce sur Facebook.

Bien humblement, voici cette entrevue en mp3 de 14:55, diffusée le 25 février dernier.  Bonne écoute.

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Autisme

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Comment utiliser l’internet pour obtenir justice contre sa compagnie d’assurance

Le 5 juin 2009, dans la chronique Le courage d’un combattant, dans nos bagages, je vous avais raconté la mésaventure de mon fidèle ami Raymond Malo, habile canoteur et surtout grand amateur de montagnes, qui lors d’une montée dans l’Himalaya en 2006 a été terrassé par un ACV.  Rapatrié d’urgence de Katmandou à Montréal au coût de plus de 130 000$, sa compagnie d’assurance, Sun Life, a par la suite refusé de rembourser les frais de transports.  Depuis 4 ans Raymond, partiellement paralysé et incapable de retravailler, et sa conjointe France, se battent bec et ongles pour obtenir justice.

Dans les derniers jours,  leur histoire à fait le tour du Canada et du monde, dans une série d’articles publiées à l’origine par The Canadian Press le 18 février et traduit en français 2 jours plus tard. Voici un survol de 35 couvertures de presse (et il en manque!). Prenez quelques minutes pour lire l’article de La Presse.

18 février

20 février

21 février

22 février

SVP faites circuler cette nouvelle dans vos réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à ce type d’injustice. Et si vous tombez gravement malade en voyage, rappelez vous que vous n’êtes pas à l’abri de ce genre de décision arbitraire de votre compagnie d’assurance. Votre assureur peut décider de vous faire végéter, seul dans une chambre d’hôpital à l’autre bout du monde, sans aucune autre ressource.

Le 5 juin 2009 je vous avais raconté la mésaventure de mon fidèle ami Raymond Malo, habile canoteur et surtout grand amateur de montagnes, qui lors du montée dans l’Himalaya en 2006 a été terrassé par un ACV. Rapatrié d’urgence à Montréal au coût de plus de 120 000$, sa compagnie d’assurance, Sun Life, a par la suite refusé de payer. Depuis 4 ans Raymond, partiellement paralysé et incapable de retravailler, et sa conjointe France se battent bec et ongle pour obtenir justice.

Dans les derniers jours leur histoire à fait le tour du Canada (et du monde) dans une série d’articles publié à l’origine par la Presse Canadienne. Voici un survol de la couverture de presse

Canadian Press

Presse canadienne

Cyberpresse

Toronto Star

SVP faites circuler cette nouvelle dans vos réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à cette injustice et au fait que finalement si vous tombiez malade en voyage, votre compagnie d’assurance vous laissera tomber, pour vous faire végéter dans un hôpital à l’autre bout du monde, sans aucune ressource.

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Internet et Web

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Un ange passe

La fébrilité des derniers jours m’a passablement épuisé. Le téléphone a beaucoup sonné, entremêlé aux courriels d’encouragement et les mots remplis de gentillesse sur les réseaux sociaux. J’ai reçu une cinquantaine de courriels de collègues, amis et membres de ma famille. Il me sera impossible de tous leur répondre personnellement, c’est pourquoi j’écris ce petit (!) mot.

Le syndrome du déserteur

Au quatrième jour de mes vacances  imprévues, je suis serein.  Après quelques nuits d’insomnie créatrice, je dors maintenant du sommeil du juste.  Je me sens libéré d’un grand poids. J’ai par contre, en arrière-goût, ce sentiment viscéral d’avoir abandonné mon équipe web submergé de projets, d’échéances serrées et de nombreux livrables. Comme si pendant le combat, on m’avait extirpé de la tranchée par hélicoptère pour me rapatrier définitivement dans mon pays.  Le combat sera rude pour eux, d’autant plus que plusieurs autres collègues quitteront sans doute le navire dans les prochains jours.

Décollage du gros porteur

Dès l’annonce de ma cessation d’emploi, j’ai contacté mon conseiller financier.  Le soir même, sur le web,  j’achetais l’ordinateur portatif de mes rêves (avec lequel j’écris ce texte), reçu le lendemain par UPS. J’ai pris soin de valider mon choix avec mon frère aîné et mes 2 geeks de fils (en Suède et en Espagne) qui m’ont donné leur aval.  Je me gâterai, dans les prochains jours, avec un nouveau cellulaire qui fait la vaisselle, passe l’aspirateur et fait des sons quand tu le brasse…

Cette semaine je rencontre mon comptable et fiscaliste, en plus de la firme recommandée de services-conseils en transition de carrière. Je dois aussi valider mon choix de plan de pension, renégocier mon assurance vie, mon assurance santé, finir le site web de ma nouvelle compagnie… J’ai estimé que les préparatifs de défrichage prendront un minimum 2 à 3 semaines.

J’avais déjà lu dans un livre spécialisé sur le travail autonome, que les cadres longtemps salariés qui décident de démarrer leur propre entreprise, peuvent se comparer au décollage d’un Boeing 747 sur une petite piste de terre.  Il faut que la piste soit très longue et bien préparée pour s’assurer que votre poids lourd décollera, sans s’écraser en bout de piste.

Mon ange éternel

Un peu comme ces créatures folkloriques de Transylvanie qui ne vieillissent jamais, malgré ses 19 ans, ma fille cadette a cessé de vieillir il y a longtemps.  Elle n’a que 3 ans d’âge de développement.

Au fil des années, nous notons quand même de lents mais notables progrès sensori-moteurs et psychologiques mais elle ne deviendra jamais autonome. Bien qu’elle fréquente à temps plein une école spécialisée, elle cessera de bénéficier des services de scolarisation dans moins de 2 ans, à 21 ans.

Au cours des prochains mois, je me concentrerai sur le financement, la planification et la construction d’une résidence pour adultes autistes qui accueillera de 5 à 6 jeunes adultes, dont ma fille.  Dès 2012, elle y habitera à plein temps.  Cette maison offrira des activités structurées et proposera des programmes précis de maintiens d’habilités. On a déjà les plans en tête. Ce sera un milieu de vie gratifiant et enrichissant pour elle, tout en nous permettant de souffler un peu.

Compléter le casse-tête

Je rêve aussi d’apprendre à lire à mon petit “rayon de soleil”.  À son école, à l’âge de 19 ans, l’emphase va vers l’acquisition de règle de socialisation (comportement en groupe, respect des autres), d’hygiènes (se laver les mains, ne pas mettre ses mains dans son pantalon ou son nez) ou d’habilités domestiques (remplir et vider le lave-vaisselle, placer et enlever les couverts). Vu son âge avancé, la lecture, l’écriture ou le calcul n’est plus une priorité.  Elle connaît des centaines de mots mais ne peux pas les relier ensemble. Comme un casse-tête dans une boîte, qu’il faut monter. Mon entêtement légendaire et ma disponibilité soudaine pourra peut-être servir.

Mes autres priorités

J’ai l’intention d’offrir mon corps à la science et faire de la consultation dans mon champ d’expertise, la stratégie web.  Je planifie œuvrer principalement dans mon coin de pays pour éviter de passer 15 heures par semaine dans ma bagnole, comme je le faisais depuis 25 ans. J’ai aussi eu quelques offres pour enseigner et donner des ateliers et conférences sur les bonnes pratiques du marketing électronique.

Les conseils de Mick

Dans mon véhicule, j’écoute de vieux succès des années 60, sur un canal spécialisé de radio par satellite. Ce matin Mick Jagger m’a offert ce judicieux conseil, sur la pièce Ruby Tuesday :

There’s no time to lose, I heard her say
Cast your dreams before they slip away
Tired all the time
Lose your dreams and you will lose your mind
Ain’t life unkind

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Autisme
Moi Me Je ?

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La symphonie inachevée

Nous rêvons souvent. En fait la majorité d’entre nous passons notre vie à se construire des châteaux en Espagne.  On s’imagine sur une île déserte, dans une lagune, avec des dauphins, nageant avec la page couverture du Sports Illustrated.  J’en connais qui rêvent de jouer au golf tous les jours, de voyager, d’écrire, de retourner aux études, de bâtir une maison, de conquérir une montagne.

D’autres se peinturent dans un chalet, dans les bois, avec une ligne à la main. Souvent on se dit qu’à la retraite on aura tout le temps d’assouvir ses fantaisies, que l’on n’aura que l’embarras du temps.

Depuis ce matin, je fais l’inventaire de mes rêves.  Je m’y mets à plein temps.  On m’a offert une généreuse prime de départ pour quitter un emploi que j’adore, pour me rendre tranquillement jusqu’à la retraite. Ce n’était pas une grande surprise puisque j’avais avisé mes supérieurs que si l’occasion se présentait, je serais volontaire pour quitter.

Tisser sa toile

Pas que je n’aimais plus ce que je faisais, loin de là.  Mais comme deux êtres qui se sont aimés pendant 30 ans, je sentais que plus rien ne serait comme avant. Pendant les 9 dernières années, mon poste dans le web était excitant.  J’ai connu des années de croissance effrénée, des projets grisants où rien n’existait et tout restait à faire.

Mais le Klondike est terminé.  Le web connaît une lente mais pénible remontée depuis que la crise lui a mis du plomb dans l’aile. Les réseaux sociaux ont changé la donne.  Disparition de la pub par courriel ou en ligne, c’est la communauté qui dorénavant décidera, peu importe ce que les annonceurs feront ou diront. Même si la publicité est partout, elle se meure. Il faut la réinventer intelligemment. Et traiter le consommateur avec respect.  L’écouter. En fait la clef du succès, c’est le web intuitif. Si tu me fais chercher, je vais ailleurs. Séduis moi et je reste.

Les centaines de personnes que je côtoyais depuis 30 ans vont me manquer.  Depuis ma première entrevue, le lundi 28 avril 1980, dont je me rappelle en détails.  Du haut de mes frêles 23 ans, pendant que j’attendais dans la salle, le journal titrait que le Canadien, après 4 coupes de suite, venait de se faire éliminer en quart de finale par les tristes «No» Stars du Minnesota.  De plus, nous sentions la fébrilité du premier référendum du 20 mai 80.

Ceux qui me connaissent savent que ma planche à dessin est remplie de croquis; que je « percole » de projets. Mais en fait je vois cette journée charnière comme étant aussi déterminante que le jour où j’ai reçu mon diplôme universitaire, mon mariage ou la naissance de mes 4 enfants.  C’est un nouveau départ pour finalement tenter de terminer toutes les symphonies inachevées qui jouent dans ma tête.

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Des préparatifs intenses, au bout du long fleuve tranquille

Désolé de mon absence de plusieurs semaines et mon manque d’assiduité rédactionnelle.  C’est que nous sommes à moins d’un semaine de notre examen de fin de session.  Le marathon des derniers préparatifs de notre soirée conférence de Pagayer pour l’autisme est en cours.  Montage du film, rédaction des textes, édition des photos, permis d’alcool, commandite de nourriture, de boisson, de prix.  La recherche de bénévoles pour les tables de la billetterie, du bar, des tirages, de la vente des livrets de texte, de photos et du film.  La préparation des démonstrations d’équipement de rivière, de camping et du matériel électronique.  L’obtention de l’équipement spécialisé audio-visuel et des permissions nécessaires.  Et j’en passe…

Il s’agit aussi de motiver les troupes à la vente des billets, à la recherche de commandites, à la pratique de leur texte et à s’impliquer au montage de la salle.  Pas facile. L’énergie manque.  Le portage est long et le canot est lourd.

Les appuis viennent de toute part et nous en sommes très honorés.  À date nous avons plus de 200 billets vendus.  Nous projetons une assistance d’environ 300 personnes. La salle peut accueillir jusqu’à 450 personnes.

Pour plus de détails sur la projection du documentaire sur la descente de l’unique rivière aux feuilles, qui se tiendra le samedi soir 23 janvier 2010, à l’amphithéâtre de l’école Jean-Baptiste Meilleur de Repentigny, je vous invite à consulter le site web de Pagayer pour l’autisme.

Une soirée qui vous fera revivre nos petits et grands moments d’émotions et de folie.  Et tout ça au bénéfice de nos petits amours des Répits de Gaby, qui bientôt seront grands et auront besoin d’une maison quand leurs parents auront terminé la descente de la rivière  de la vie.

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Rivière aux feuilles 2009

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Deux économistes qui ont su faire l’apologie de notre richesse

En 1976, je quittais ma savane pour me transplanter dans « la grande ville » et apprendre à devenir un homme.  On m’avait conseillé de tisser mon nid au sein d’une grande école universitaire. Une belle école toute neuve, en béton, sans fenêtre, équipée d’amphithéâtres aussi gigantesques qu’inhumains.  Par chance, le café Campus, mon hâvre de paix, n’était qu’à un jet de bière.

Jacques Parizeau

Un des professeurs aux HEC était l’imposant Jacques Parizeau.  Malgré mes 19 ans, stimulé par mon père, politicien d’estrade, j’ai toujours suivi les débats de l’assemblée nationale comme d’autres suivaient le hockey.  À la bibliothèque du collège, je lisais en cachette le journal “Le jour” publication séparatiste à l’index.   Mon paternel, fervent activiste libéral, détestait avec passion ce journal de “Piquiou” et ses artisans : René Lévesque, Yves Michaud et Jacques Parizeau.  Quand ce journal a finalement fermé ses portes deux ans plus tard, papa souriant me lançait:

« Lévesque et Parizeau ne peuvent même pas gérer un journal et ils veulent gérer un pays ! ».

Écoutez une entrevue radio de Simon Durivage avec Yves Michaud, éditeur du journal qui discute du lancement du nouveau journal en janvier 1974.

Ce que je connaissais de Jacques Parizeau était son parcours en zigzag, un profil atypique de brillant économiste, qui avait mal tourné.  Issu de la petite bourgeoisie francophone, gradué à Paris en droit, PhD de la London School of Economics, il allait finir ses jours dans un parti de gauche, de barbus, de socialistes. Il parlait l’anglais comme un « British », portait le complet noir trois pièces, avec les doigts placés stratégiquement dans sa veste, qui détonait avec le « complet Safari » ringard de René Lévesque.

Election L'Assomption Jacques Parizeau 1976Les élections du Parti Québécois en 1976

Mon nouveau professeur vedette nous annonce dès le début de la session d’automne 1976 qu’il sera candidat à l’élection du 15 novembre.  Mais d’ajouter de ne pas s’en faire puisqu’il avait déjà été battu deux fois aux élections de 1970 et 1973 et qu’il finira sans aucun doute la session avec nous. Promesse qu’il n’a pu tenir, suite à son élection avec plus de 14 500 votes de majorité dans le comté de l’Assomption, voisin de mon comté de Joliette.

Robert Bourassa et un petit membre de la commission jeunesse

Lors de mes premiers mois à l’université, par ami interposé, je me suis joint aux jeunes libéraux.  Quelques mois plus tard j’étais élu (!) au poste de trésorier de la commission jeunesse.  Je devins alors membre du conseil général du parti Libéral puisque les membres de la commission jeunesse participent aux conseils généraux du Parti Libéral.  J’ai eu l’opportunité de discuter avec Robert Bourassa à plusieurs reprises de septembre à novembre 1976 (avant sa grande débâcle).  C’était un homme que j’admirais intensément, de par son calme, sa détermination et sa très grande connaissance des défis du Québec.

Le référendum de 1980

J’ai recroisé Jacques Parizeau et Robert Bourassa, 4 ans plus tard, au printemps 1980 alors que j’étudiais au département de sciences économiques de l’Université de Montréal. Garnotte legionnaireDans le cadre des événements préparatoires du premier référendum sur l’indépendance du Québec en avril 1980, l’association étudiante du département d’économie avait alors organisé un débat contradictoire «toutes étoiles» entre deux grands économistes de l’époque,  Jacques Parizeau et Robert Bourassa.

Après l’amère défaite de novembre 76, Robert Bourassa s’était exilé en Belgique où il enseignait à la réputé université de Louvain.  À l’occasion, il réapparaissait dans l’actualité le temps d’un commentaire ou d’une entrevue.  Parce qu’il était lui-même économiste, il avait accepté notre invitation et s’était déplacé pour participer à cette activité de notre association.

Changement de cap

Lors de ce débat Jacques Parizeau nous avait raconté qu’en octobre 67, alors fervent fédéraliste, en route vers l’Ouest canadien à bord d’un train pour une conférence ministérielle, il avait profondément changé d’opinion sur la place du Québec au sein du Canada.  Il était monté dans le train fédéraliste à Montréal et descendu à Banff, 3 jours plus tard comme indépendantiste convaincu.  Visionnez ce document d’archive du 19 septembre 1969 à Format 60 où il explique son cheminement politique (cliquez sur l’onglet “Le saviez-vous”)

bourassa parizeau gymLe combat de boxe

Malgré ma grande admiration pour Robert Bourassa, lors de ce débat de 1980, Parizeau a été le meilleur tribun.  Convaincu et obséquieux, il mitraillait l’audience de statistiques, de concepts économiques à la mode et impressionnait les jeunes blancs becs que nous étions. Il parlait fort, se tenait droit et ne lisait jamais son texte.  Robert Bourassa, effacé, avec le dos un peu vouté, parlait doucement et portait d’affreuses lunettes de nerd.  L’argumentation était tout aussi solide.  Mais au final, l’ours impétueux avait gagné sur le trotteur, tranquille et infatigable.  Bourassa a gagné le référendum et est redevenu premier ministre en décembre 1985.  Jacques Parizeau a de nouveau croisé le fer avec Robert Bourassa entre mars 1988, lorsqu’il est devenu chef du parti Québécois, et 1994, quand il a remplacé ce dernier comme premier ministre du Québec.  Robert Bourassa mourait en octobre 1996, à 63 ans, d’un fulgurant cancer de la peau.

Et aujourd’hui

Bourassa-Parizeau, Radio-CanadaIl y a quelques semaines, j’ai regardé avec attention l’entrevue qu’a donné Jacques Parizeau à « Tout le monde en parle ». À l’aube de ses 80 ans, et 33 ans après ma première rencontre avec lui, je suis encore sous le charme.  Malgré sa voix tremblotante et son regard vitreux, il n’a rien perdu de sa verve et de son bagout.  Un grand politicien, comme il n’en reste plus.  Aujourd’hui les leaders de qualité préfèrent rester en retrait pour compter leur fortune plutôt que d’affronter les projecteurs des objecteurs de conscience.  Lisez cette entrevue avec Nathalie Petrowsky de La Presse du 21 novembre 2009. J’aurais aussi aimé revoir Robert Bourassa, un autre grand politicien qui a su prouver que nous étions finalement un grand peuple, riche et capable de se prendre en main.

* Les 2 caricatures sont tirées du site web du Musée McCord.

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Opinion

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Réponse d’un biologiste concernant le “Ruisseau de feu”

Voici une réponse fort révélatrice d’un biologiste qui travaille depuis une douzaine d’années à la restauration du ruisseau de feu, situé à la limite des municipalités de Lachenaie, Charlemagne et Repentigny.  Suite à la parution du texte publié le 13 octobre 2009 Comment éteindre sournoisement le “ruisseau de feu”, M Réjean Dumas a remis les pendules à l’heure.  Je vous invite à lire sa réponse, qui montre l’autre côté de la médaille, le côté que l’humble citoyen ne voit pas toujours.  En plus, il a fourni 5 nouvelles photos.

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BonjourRuisseau de de Feu - 1998

J’ai bien lu l’article … publié sur votre site. On pourrait en dire beaucoup sur les pertes de cours d’eau dans la plaine du St-Laurent en milieu agricole et urbain. Cependant, le ruisseau de Feu est plutôt l’exemple du contraire.

Quand on a commencé en 1998 (voir photos), on est parti d’un véritable fossé en milieu agricole (champs de grandes cultures). L’attention que l’on a porté au ruisseau de Feu porte d’avantage sur son potentiel de restauration que sa valeur faunique. Il ne faut pas perdre de vue que le ruisseau de Feu, tout comme le lac des Sœurs, a été creusé par l’homme. À l’origine, ça devait être comme le ruisseau du Marais Noir: un immense marécage drainé pour l’agriculture. D’ailleurs, le vrai nom du ruisseau de Feu est le Fossé de Feu.

champs ruisseau de Feu - 1998

Depuis, les partenaires du projet ont:

En bas de l’autoroute 40:

- reçu 130 ha valant (9 millions de $) en dons de terrains pour la restauration;

- planté 25 000 des 40 000 arbres prévus pour rétablir une forêt de 30 hectares;
- créé un marais de 45 ha;
- construit une des 4 passes migratoires;
- pour un total de 1,5 M$ en restauration d’ici la fin des travaux en 2012.

En haut de l’autoroute 40:

le ruisseau de Feu a été détourné et reconstruit en beaucoup mieux: on est passé d’un fossé rectiligne aux pentes abruptes sans bandes riveraines  (je me souviens de nos pêches sur le bord de l’autoroute – photo ci-dessous) à un cours d’eau de 35 mètres et plus de largeur (donné par les promoteurs à la ville) sur presque 2 km avec une station de pompage pour ramener l’eau pluviale dans le cours d’eau.

Photo du ruisseau de Feu en amont de l’autoroute 40, avant le détournement (le centre d’achat est maintenant construit sur cette section)

r de Feu - amont ponceau aut 40

Photo du ruisseau de Feu en amont de l’autoroute 40, après le détournement, dans son nouveau tracé (prise du même endroit que la précédente)

ruisseau de feu - nouveau nord 40

Vue ‘Google Map’ d’une section ‘détournée’ du ruisseau de Feu en amont de l’autoroute 40: à cet endroit, le cours d’eau et ses bandes riveraines ont plus ou moins 100 mètres de largeur.

r de Feu - amont 40 - google map

Vue ‘au sol’ de la même section que la photo précédente : l’emprise riveraine du cours d’eau est de  100 mètres dans la partie la plus large

Google Map - section détourné autoroute 40

Certainement que si nous étions assez nombreux et en moyen pour faire partout, ce qu’on a fait au ruisseau de Feu, la faune se porterait mieux dans la plaine du St-Laurent. En tous cas, nous sommes tous très fiers de ce qu’on fait là. Bien sûr que si on avait eu 1 milliards de dollar pour acheter les terrains et trouver un autre endroit pour construire l’hôpital et tout le développement autour, on aurait pu tout restaurer le bassin versant mais avoir eu 1 milliard de dollars, on l’aurait sûrement plutôt investi pour acheter des milieux naturels intacts au lieu de restaurer des champs agricoles.

Aussi l’article parle d’un ami biologiste sur le Comité du ruisseau de Feu: or, il y a cinq organismes qui siègent sur le Comité dont trois sont représentés par des biologistes: je doute qu’il s’agisse d’un de nous 3.

Le plus gros de projet de restauration d’habitats aquatiques au Québec

Bref, le ruisseau de Feu est probablement le plus gros de projet de restauration d’habitats aquatiques au Québec.  Si on veut critiquer le développement, ce n’est pas vraiment un bon exemple. Regardons plutôt ce qui se passe avec le ruisseau Pinière et le développement résidentiel, la rivière aux Chiens ou les barrages dans la rivière St-Jean, les enrochements de rives qui continuent dans le Richelieu et le St-Laurent, la plupart des cours d’eau agricole qui sont des soupes de phosphores…

Bref, on a du pain sur la planche et très peu de moyens pour y arriver. Nous allons investir 30 milliards de dollars pour les infrastructures routières au Québec, pour les améliorer bien sûr mais aussi pour contribuer à l’économie. Si nous avions, ne serait-ce que 1% de ce montant réinvesti dans la restauration des milieux naturels, nous ferions travailler des gens, souvent les mêmes entrepreneurs que ceux sur les routes, pour la faune et pour que les citoyens profitent de ces milieux naturels.

À bientôt

Réjean Dumas

PS. Si ça vous intéresse de lire notre approche sur les écosystèmes, j’ai publié un article dans la revue Urbanité du mois septembre (voir pages 24-26) attention fichier assez lourd PDF – 56 pages – 13 Mb.  Vous pouvez lire l’extrait de 3 pages, plus bas, intitulé Le maintien des écosystèmes dans le Québec habité – Un héritage pour les générations futures de Réjean Dumas

Le maintien des écosystèmes - page1

Le maintien des écosystèmes - page2

Le maintien des écosystèmes - page3

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Environnement

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