L’exorcisme de Méo (suite et fin)

3 avril 2009

Je vais un peu mieux.  La toux de Méo me laisse un peu de répit.  Je ne souviens pas d’avoir été aussi tranquille de ma courte existence.  Pour la première fois, mon invincibilité est mise à rude épreuve.  Un peu comme si Lex Luthor avais mis de la kryptonite dans mon « suit » de Clark Kent.

Je traînais la toux de Méo depuis le début de février.  Sinusite olympique, maux de tête, érable nasale qui coule, fatigue général et souffle court.  Mi-mars, après 6 jours de fièvres, j’ai finalement décidé de consulter.  Mon médecin de famille (qui est aussi ma petite sœur) était absente pour cause de « mers du sud ». Je me suis alors rabattu sur la clinique la plus proche qui, en 2 temps 3 mouvements, me diagnostiqua une broncho-pneumonie de nature bactérienne.  Dix jours de traitement avec inhalateur et antibiotiques de joual. La dernière fois que j’ai pris des antibiotiques, Céclor c’était le top du top.  Mais aujourd’hui, c’est pour les matantes à comparer au Drano que l’on m’a prescrit.  Parfait.  Dans 48 heures ma fièvre aura disparu, et je serai sur pied, me dis-je…

Hier, après 10 jours de sommeil dans ma tanière, j’ai finalement vu ma frangine de médecin.  J’étais inquiet.  J’ai toujours un déficit respiratoire et la laryngite de Méo qui m’assaille encore. Après analyse a posteriori, elle m’a finalement diagnostiqué une influenza carabinée avec détresse respiratoire.  L’origine de l’infection n’était donc pas bactérienne mais bien virale. Bien que non recommandé dans ce cas, les antibiotiques ont quand même aidé à me débarrasser de ma sinusite (maux de tête, écoulement nasale, expectorations) mais n’a pas aidé ma laryngite de gros fumeur, avec retour de la toux après 30 minutes de parlotte. Ce qui explique que tous mes collègues de travail tombaient un à un en maladie : je contaminais mes semblables, comme un pestiféré ;-(( . Pourtant, en novembre, je m’étais fait vacciner au bureau contre l’influenza !  Mais sœurette m’expliqua que c’était la souche de l’an passé, pas celle de cette année. Méchante patente, ces vaccins périmés..

Je l’ai probablement attrapé de ma famille Gabrielle.  Normand, le père de Kim, la meilleure amie de Gabrielle, avait les mêmes problèmes que moi (souffle court, fatigue extrême, toux tenace, maux de tête, sinusite) depuis 4 à 6 semaines.  J’imagine qu’il a hérité de la même souche que moi, gracieuseté du yogourt de l’école de nos filles.

Là je suis en retraite fermé, en cure de silence.  Je dors encore 15 heures par jour. J’aime bien dormir mais je commence à avoir des plaies de lit. Si je veux que ma laryngite et ma toux disparaisse, je dois me la fermer.  Ceux qui me connaissent, savent que c’est un grand sacrifice devant notre Seigneur. Hier j’ai terminé les antibiotiques et mes maux de cœur ont disparu et je peux reprendre du café et du vin…  Depuis le début de mon traitement, j’avais des hauts le cœur et des problèmes de tuyauterie, probablement causés par cette eau de javel en capsule.

Je suis comme un ours en cage. Je planifie retourner à mon boulot la semaine prochaine. J’ai réalisé que même si je pourrais prendre ma retraite dans quelques années, je vais bien trop m’ennuyer du stress du travail. Bien trop ?  disons un peu m’ennuyer…

La bonne nouvelle TVA ? je vois la lumière au bout du tunnel.  En espérant que ce n’est pas un  train qui arrive…

Voici une vidéo hilarante de Méo, mon expectorant préféré.  Suivi d’une vidéo de train assez extraordinaire, tirée d’un film de Bollywood, Dil Se . Une vidéo un peu longue (6:39) mais elle en vaut la peine.  La toune vous « contaminera » pour le restant de la journée. La ballade en train est hallucinante, bien que j’ai toujours peur qu’il se cogne la tête.

Garamond avril 3, 2009 à 13:04

Quoi ? on fume encore ? en 2009 ! Vraiment monsieur Laporte, vous me désappointez !
Un petit effort….

Benoit Laporte avril 3, 2009 à 13:14

Pas vraiment. L’expression « Laryngite de gros fumeur » est une figure de style. Je ne fume pas. Mais 90% des broncho-pneumonie avec laryngites chroniques sont associés aux gros fumeurs. Dans ma tendre enfance, je n’ai jamais vraiment aimé fumer, ça me faisait toussé et me donnait des maux de tête. Dernièrement, j’ai reçu en cadeau une boîte de cigares cubains « Cohiba » mais malgré la tentation, je les ai plutôt donné aux amis…

Garamond avril 3, 2009 à 20:53

Tant mieux ! et bonne covalescence !

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