15,000 km et 1,500 photos plus tard…

17 février 2007

Me voici donc à la 10e et dernière « blogerie » à propos de notre tournée de 17 jours. Sans vouloir réinventer le genre, j’ai essayé de vous faire connaître la douzaine de coins de terre que j’ai effleuré, ses habitants et ce que j’en ai pensé. Pensées souvent déjantées, sans doute causé par un manque intensif d’activité cérébrale de ma part. Tout d’abord venons en au dernier et ultime tableau de cette virée : Milan. Avant de la côtoyer je connaissais 2 choses d’elle : la Scala, son fameux amphithéâtre dorée en fer à cheval, et le AC et Inter de Milan, deux équipes de soccer mythiques. Après l’avoir exploré pendant 6 heures, j’en sais un peu plus sur la Cathédrale Duomo de marbre blanc (la 2e plus haute après St-Pierre de Rome), les galeries de luxe Galleria Vittorio Emmanuelle, recouvertes d’un dôme d’acier et de verre, sa grandiose Piazza del Duomo, la piétonnière Corso Dante, le Castello Sforzesco baignés de ses milles feux et la Stazion Centrale, majestueuse gare même pendant sa triste rénovation.

 

Malgré la mise en garde sévère de mon agente de voyage chez CAA, j’ai même essayé les trains italiens. J’étais un peu nerveux à l’idée de parcourir les 40 km reliant Milan à mon hôtel de Gallarate, près de l’aéroport. Surtout que nous avions une correspondance à Rho; nom suspect qui ressemble plus à une éructation qu’à un nom de gare. Malgré la petitesse de cette gare de correspondance, 6 voies s’y croisent. Pendant mon attente de 10 minutes, trois trains y sont passés à cette heure tardive. On est loin de nos gares canadiennes. Bof ils ont les trains et nous, nous leur vendons…

L’Italie, un pays insensé où les taxis se conduisent à 140 accrochés au pare-choc du voisin, pays où personne ne respectent les files d’attentes, où à peu près toutes les voitures dans les grandes villes sont cabossées. Pays où l’on place des garde-fous aux trottoirs pour empêcher de s’y stationner. Pays où la notion de passage clouté est inconnue. Pays de passions démesurées. J’y reviendrai bientôt.J’aimerais aussi vous parler de mon expérience des réseaux sans fil dans les 5 pays traversés. L’Espagne et le Portugal m’ont paru les endroits où les réseaux sont les plus étendues et accessibles gratuitement. Du côté de l’Italie il est très difficile d’obtenir un réseau gratuit, Vodafone offrant partout des réseaux payables à demande. Assez étrangement le Maroc est assez bien équipé et même le grand parc de Marrakech annonce l’accès wifi gratuit. Dans mon petit village de Suisse je me branchais sur le réseau gratuit de l’hôtel tout près de mon appartement. Je subissais tous les matins les railleries du gérant Alain qui me disait d’aller jouer dans les prés plutôt que de taper sur mon clavier.

Je conclue mon carnet de voyage en refilant quelques suggestions à ceux qui un jour aimeraient planifier une croisière avec escales dans plusieurs pays : prenez le temps de bien lire sur chacune des villes visitées; imprimez une carte avec les points d’intérêt et les meilleurs quartiers à visiter. Sans aucune personne ressource, vous n’avez souvent que quelques heures pour connaître une ville, que vous ne reverrez sans doute jamais. Assurez vous de bien savoir où le bateau est accosté lorsque vous commencez votre découverte. À Barcelone, la carte remise à bord nous indiquait le mauvais quai et nous avons perdu de nombreuses minutes à discuter et à chercher notre route. Si jamais vous décidez de vous séparer pendant la visite, munissez-vous de petits « walkie-talkie » portatifs, instruments qui faciliteront vos retrouvailles. Soyez armé d’eau en bouteille (évitez de boire l’eau locale), casquette, soulier de marche, crème soleil et un très utile petit dictionnaire de poche; en passant j’ai appris que « Sinistra » en italien ne veut pas dire avoir un air « sinistre » mais virage « à gauche ».

Sur le bateau soyez attentif à vos dépenses et demandez à votre agence de voyage la liste des « faux frais » que vous aurez à payer à bord. Quel ne fut pas notre surprise de découvrir que les petits caractères stipulant l’ajout de « frais de cabines obligatoires » ont fait grimpés la facture de plus 200$ à la fin du voyage, petite surprise qui nous a donnée le mal de mer…

Les voyages hors saisons représentent souvent d’excellentes aubaines (jusqu’à 2/3 de rabais) avec quand même du beau temps. Aussi il vaut mieux dépenser 10% de plus pour avoir une fenêtre avec balcon puisque vous trouverez le temps longs 11 jours dans une chambre sans distinguer le jour de la nuit. À la salle à diner, demandez d’avoir votre table sur le bord de la fenêtre, ce sera un autre paysage si jamais vous vous fatiguez des yeux de votre partenaire

Alors partez avec du soleil dans votre cœur et n’ayez crainte, vous disposez toujours d’un gilet de sauvetage dans votre cabine…

 

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