Au pays de Sean McDoughy

14 octobre 2008

Appareillage à l’aube vendredi, en ce grand jour du 50e anniversaire de l’élue. Une petite nuit pour moi et encore plus brève pour « ma » pilote improductive, qui lutte contre le sommeil, la tête dans la carte routière. Le beau temps nous accompagne pendant que nous tricotons 1 500 km jusqu’en Caroline du Nord. Pour éviter la périlleuse autoroute 95 et ses mégalopoles américaines, nous optons pour les paysages bucoliques et coloris automnales des Appalaches pennsylvaniennes. Après la « pittoresque » 401 jusqu’à Kingston, nous rejoignons le poste frontalier des Mille-Îles. Après 8 minutes d’attente, nous descendons nonchalamment cette autoroute sans histoire, sans grandes villes, enclavée dans une longue vallée sylvestre de 1 000 km. D’ailleurs la Pennsylvanie tire son origine du mot « Penn», montagne et sylva, forêt en latin.

Remorquer une caravane exige un minimum d’attention. Dans les montagnes, il est difficile de dépasser les limites de vitesse sans mettre sa quincaillerie à l’épreuve. Doubler d’autres véhicules requiert de la planification du fait que votre angle mort est très vaste. Même les entrées et sorties d’autoroutes demandent de la concentration pour éviter de « couper » les autres véhicules qui souvent roulent plus vite que vous.

Après 18 heures de routes, entrecoupées de courts arrêts pour les services essentiels, nous arrivons chez notre fille aux petites heures du matin. Quelques zigzags nocturnes sur le gigantesque campus de l’Université de la Caroline du Nord nous préparent à un sommeil réparateur. Ce campus fut fondé en 1789 et compte 40 000 personnes. Aussitôt debout, nous sommes d’attaque pour 4 jours de mondanité : plusieurs sessions de magasinage, un souper chez un professeur, un souper de groupe avec sa famille d’accueil, d’autres boursiers et les colocs de Laurence, visite de la responsable de la fondation Moorehead et une visite au centre TEACH pour autistes. Nous cassons aussi la croute avec un boursier qui projette un petit voyage de 40 000 km en vélo de l’Alaska jusqu’en Terre de feu, en passant par Terre-Neuve, en offrant les dons canadiens aux « Répits de Gaby ».

Ce soir, relaxation devant la soirée des élections sur Internet. Demain, la visite de la ferme pour autistes de l’UNC et départ pour la plage… Il fera 30 degrés les 3 prochains jours. Giga-château de sable à l’horizon, au pays de tous les Sean McDoughy* de ma fille…

* Sean McDoughy est un personnage créé par mes fils. Il est l’archétype de l’étudiant américain, de famille aisée, qui étudie dans les grandes universités américaines parce que c’est la tradition. Il vit dans une « fraternité », s’habille en preppy, et fréquente les jeunes filles à maman, qui ont comme priorité à l’université de se trouver un riche fils à papa. Cette référence n’est pas de moi mais de ma fille, sur le terrain…

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