Après 4 mois sous la glace, un long silence… motivé

12 avril 2011

 

Je l’avoue, M. le Juge, je suis coupable. Coupable d’avoir négligé mon carnet. Quatre mois, jour pour jour, sans aucun signe de vie.  Plus de sourire, ni de montée de lait .  Le silence.  La tombe.

Mais je ne mérite quand même pas les travaux forcés. J’ai un alibi. Une absence motivée, avec un billet de mon psychiatre.

Après un automne à construire mon nouveau chalet, dès les premières neiges, j’ai mis les bouchées doubles pour accueillir les amis et la famille dans ma forêt.  Sitôt la visite repartie, je me suis mis au boulot.  Des contrats. Du travail cérébral. J’ai laissé tomber le marteau, pour le clavier.  Une intoxication aux JavaScript, SEO, xml, plugin, CTR, widget et erreur 301. Chaque jour, en allant au sous-sol, mon sac à outil me dévisageait, l’air de me dire:  « C’est ça, après avoir pris ton plaisir, tu m’abandonnes! ».

Un animal mal aimé

La semaine dernière, j’ai passé plusieurs heures avec un rat musqué.  Un mélange de castor, de porc-épic et de rat.  Une longue queue ressemblant à un serpent. Il est sorti du trou de la source qui coule devant mon chalet.  Trottant nonchalamment sur les bancs de neige glacés, j’attendais le moment où oiseau de proie s’en occuperait. Maigre, le poil ébouriffé, il cherchait de l’herbe, même séchée, après 4 mois sous la glace.  Il broutait le seul rond d’herbe dégagé à des kilomètres à la ronde. À 10 pieds de mon balcon. Pendant des heures. Sans gêne.  Pas question de l’approcher.  C’est malin et assez vicieux. Pas très beau d’ailleurs. Pas le goût de faire connaissance.

Malgré les 18 pouces de neige toujours au sol, les chauds rayons me rappellent à l’ordre.  Les rivières coulent enfin. Bon sang…

Journée-bénéfice pour nos amours

Je travaille depuis maintenant 3 mois sur un coup fumant.  Je l’ai mis au monde aujourd’hui.  Je vous raconte.

Avez-vous déjà entendu parler de la route bleue ?  L’équivalent de la route verte, mais sans asphalte.  Que de l’eau.  On débute aux rapides de Lachine et on termine en Gaspésie. Pas en yacht, en canot et kayak.  Ça va pas?

Dans la région de Montréal, de multiples parcours sont en chantier, dont un dans mon coin de pays. Nous profitons de ces nouveaux projets des gouvernements régionaux pour enfin naviguer sur nos cours d’eau négligés.  Et pourquoi ne pas amasser des fonds pour notre nouvelle résidence pour nos adultes autistes (dont ma fille fait maintenant partie) ? Ce projet m’occupe depuis janvier.

Le 4 juin, on pagaye pour l’autisme


Il faut trouver des partenaires, des quais, des rabaskas, des canots, des kayaks, des participants, des enfants autistes, des intervenantes et une volonté du milieu.  Avec mon copain de longue date, Jean-Pierre « beau body » Simard, on se motive malgré les obstacles. Mais on y est.

Demain, on descend 12 km de rivière, même si la glace descend toujours des hautes terres.  Il faut examiner les lieux et s’assurer de la qualité et sécurité du parcours.

Déjà plusieurs dizaines d’inscriptions. Des demandes d’entrevue. Des questions, négociations, solutions. Vous désirez vous joindre à nous ?  Vous n’avez pas d’embarcation ? Aucun problème.  Venez vous inscrire et on s’occupe de tout.  On demande un gros 10 $ qui ira à l’organisme des Répits de Gaby, qui offre du répit d’une centaine de familles d’enfants autistes dans la région de Lanaudière. JP louera aussi des bateaux pour pas cher. Et les commanditaires nous épaulent pour nous offrir des dons et des prix de présence.  Il ne manque que vous. Vous n’avez pas à compléter tout le parcours, on a prévu des points de sortie à tous les 2 km.

Inscrivez-vous sur le site Pagayer pour l’autisme et consultez le parcours!  Et on vous attend pour la grande fête à l’arrivée des canoteurs en fin d’après-midi, au Centre à Nous au parc de l’Île Lebel.

Allez un petit coup de pagaie pour nos enfants, qui ont aussi besoin d’un petit coin d’herbe à se mettre sous la dent…

 

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