L’eau bue explose…!

16 août 2007


Après une nuit trop vite écoulée, les pimpants pionniers que nous sommes remballaient ce matin leur gros stock pour se perdre en itinérants dans un Paris presque inconnu et ce, sans aucune idée du gîte qui nous accueillerait pour la nuit à venir… Mais (parce qu’il y a toujours un mais) le généreux et bienveillant curé qui nous mettait à la porte nous a malgré tout permis d’entreposer notre gros stock dans ses spacieux locaux… quelle grande âme! Son hospitalité d’un soir a malgré tout été bien appréciée et nous lui en sommes très reconnaissants. Ce matin donc, la température s’annonçant pluvieuse, c’est le Louvres qui nous a abrités pour la journée.

C’est pendant plus de sept heures que nous avons pu nous réfugier dans le magnifique et réputé musée de Paris. L’entrée ne nous a presque rien coûté grâce à un précieux contact reçu à Versailles le premier jour du voyage. Après avoir déposé nos sacs et trouvé notre chemin dans l’immensité du palais, nous nous sommes séparés dans l’aile Sully du musée pour aller visiter les antiquités égyptiennes et grecques. Ces brocantes nous ont vite ouvert l’appétit et nous avons chèrement cassé la croûte dans la cafétéria du musée. C’était peut-être très dispendieux, mais au moins c’était savoureux. Une fois le repas terminé, nous avions quartier libre pour explorer à notre guise les 4 étages du Louvres. Bien sûr, nous ne pouvions pas passer par là sans aller voir les classiques : la Joconde, la Vénus de Milo, la pyramide renversée ainsi que les œuvres de Michelangelo et Leonardo da Vinci.

Bien que nous ayons énormément apprécié la visite, à notre sortie, nous devions tout de même trouvé un endroit où coucher. Nous nous sommes alors rendus à l’église pour récupérer notre matériel et avons repris la route… à pied… sous la pluie… sans trop savoir où aller! Ce n’est pas qu’une petite aventure; Il faut porter notre gros bagage, notre sac de jour, les deux tentes, le ‘’barreau de chaise’’ de coffre jaune (celui-ci contient la vaisselle), le gros sac mauve de camping et la nourriture, sans oublier le trajet de métro avec tout cela sur le dos! Nous avions trouvé deux solutions pour l’hébergement de ce soir: du camping au Bois de Boulogne sous la pluie à un prix raisonnable ou l’auberge de jeunesse qui nous plongeait dans la dette… mais dans le confort! Le poste a usé de la démocratie afin de trancher et nous avons opté pour la deuxième option. Nous savions bien que le coût élevé de ce logis nous obligerait éventuellement à une géniale fin de semaine d’emballage chez Wal-Mart, mais cela ne nous importe peu… comme on dit : ‘’Souris, t’es à Paris!’’ (Proverbe de notre cru…)

C’est sans regrets que nous avons quitté l’école en rêvant à la prochaine nuit dans un lit douillet (enfin!). Même si le trajet fut des plus inconfortables, nous avons eu beaucoup de plaisir à encombrer le métro de Paris. Quelques rues plus loin, c’est l’auberge de jeunesse Blue Planet qui nous attendait. Ce fut un plaisir de découvrir qu’en plus d’avoir des lits confortables (en tout cas plus que nos matelas de sol), nous pouvions prendre une bonne douche chaude et qu’un petit déjeuner nous attendrait le lendemain matin.

C’est avec empressement que nous avons rempli l’immense trou qui encombrait notre estomac chez nos voisins. Un petit resto arabe aux coutumes bien différentes des nôtres nous attendait. Un serveur sans aide-mémoire, un autre appelé sur le pouce pour desservir cette bande d’affamés et un petit thé pour digestif, le tout dans une ambiance plus que familiale. Il va sans dire que c’est la panse bien gonflée que nous sommes sortis de là et notre enthousiasme habituel était de nouveau au rendez-vous (la fatigue aidant peut-être un peu…). Comme le veut la routine, nous avons pris notre courage à deux mains pour affronter la pluie, le temps d’une petite marche dans les rues à proximité de la gare de Lyon, notre quartier d’adoption pour les prochaines nuits. C’est donc en direct du café au décor un peu rétro de notre auberge de jeunesse que nous vous écrivons ces quelques lignes. Une à la douche, une sur internet, quelques unes qui écrivent et on alterne ainsi jusqu’à ce que tout le monde soit propre.

On peut donc dire que ce 15 août a été une journée remplie de rebondissements, d’incertitudes et d’aventures digne du poste pionnier des Conquérants des vents de la 148e! Il ne reste plus que quelques jours avant notre retour, soyez donc patients, continuez de suivre notre périple et ne cessez jamais de nous écrire. Alors ce soir, en vous couchant, pensez à nous et…dites nous bonne nuit, nous vous entendrons!

Par les filles : Gab, Amé, Chloé, Cyn et Maryse!

P.S : Sachez que… l’obus explose! (calembour nul, entendu au restaurant arabe)

Petit message à la maman qui tratait mes propos sur les femmes de 50 ans de mariodumontesque. J’aurais sans doute du utiliser le texte de Jean-Pierre Ferland : à 20 ans les femmes sont jolies, à 30 ans, elles sont belles, après ça dépend d’elle. En France en général et à Paris en particulier il est étonnant de voir toutes ces femmes élégantes, habillées comme dans des magazines de mode simplement pour faire leur épicerie ou visiter un musée. Aucune tentative de ma part de discréditer ici qui que ce soit, que des constatations de 3 hommes, loin de leurs amoureuses, depuis 2 semaines 😉

Benoit

marc-antoine août 16, 2007 à 08:19

Salut à tous! Puis comment était le louvre? Est-ce que le cadavre de Jacques Saunière et ses indices y sont toujours?(Da Vinci code pour les incultes)Bah pour les fin de semaines au Walt-Mart, j’irai vous encourager en dansant pour vous! Bonne fin de voyage!
mag!

Fagnant Rousseau août 16, 2007 à 17:43

Cher M. Laporte,

Je vous préviens : samedi prochain, toutes les mamans vous attendront à l’aéroport en culottes de jogging et en bigoudis!

Ginette Fagnant

P.S. : Maryse, ton kit est déjà prêt…

Anonymous août 16, 2007 à 18:31

Bonjour à vous tous

J’aime bien mes petits rendez-vous matinale (7 heures 7 ¼ heures au bureau) mon café a la main. Devant mon ordinateur sur votre bloque, je voyage avec vous. J’aime bien découvrir les endroits que vous visitez et vos anecdotes.

On voit que vos années de scoutisme vous aide pour ces derniers jours DÉBROUILLARDS MAIS TOUJOURS SOURIANTS

Bonne fin de voyage en sol Français

Gros Bisou a Cynthia

Anna Maria, André, Nicolas

Renée août 16, 2007 à 19:24

Bravo pour votre courage et votre bonne humeur dans l’adversité. Ça ne devait pas être évident les bagages à transporter, la pluie, la fatigue…
J’imagine vos fous rire dans le resto arabe pendant que l’obus explosait!
Profitez bien de vos derniers moments dans la ville lumière.
Bisous
Renée
P.S. Sous les ponts de Paris ne vous tentaient pas? Pas cher, pas cher…

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