J’ai deux amours, Repentigny et Paris

17 août 2007


C’est après la meilleure nuit de notre séjour que je me lève pour prendre un petit déjeuner fastueux composé d’un choix de liquides chauds foncés assortis d’une chocolatine ou d’un croissant frais d’il y a quelques temps, offert par les distributrices de l’auberge. Ce déjeuner est offert gratuitement par la maison pour s’assurer que tout le monde soit debout et dehors avant 9 heures, moment où se termine l’offre de déjeuner gratuit. Après ce consistant repas, nous nous retrouvons une fois de plus à l’aventure dans la jungle parisienne devenue depuis peu notre terrain de jeu.

À peine arrivé au coin de la rue, que nous rencontrons un homme à l’allure étrange et dont la cohérence est douteuse. Les jeunes ne sont pas habitués à ce type de comportement. Nous reprenons le chemin de la cathédrale Notre-Dame de Paris en logeant la rive nord de la Seine. C’est après une longue marche dans les rues inégalement pavées que nous pouvons finalement contempler la belle et merveilleuse cathédrale abritant le bossu légendaire. Nous prenons une bonne heure pour visiter cette magnifique œuvre. L’intérieur de la cathédrale vous coupe le souffle par sa grandeur et l’éclat de ses vitraux.

Après cette visite, vite direction shopping. Gérald écume le magasin « Le vieux campeur » situé à 2 pas, tandis que les jeunes se dirigent vers les Halles, immense centre commercial sous-terrain au cœur de Paris. Pour ma part je m’assure que Gérald ne dépense pas toute sa paye à la boutique à l’affut du dernier gadget manquant à sa collection. Ensuite nous marchons plusieurs km pour se diriger aux galeries Lafayette, haut lieu de la poupounerie parisienne. J’ai ordre de taire le but de notre raid.

De retour au lieu de rendez-vous, nous comparons nos emplettes et se redirigeons vers l’auberge afin d’y effectuer une sieste réparatrice. Après s’être refait des forces pour notre escapade nocturne parisienne, nous nous mettons le cap sur l’avenue des Champs Élysées, le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, son obélisque et ses fontaines somptueuses. Plus que quelques km avant d’atteindre l’Arc de Triomphe mais avant nous devons traverser un torrent de boutiques de luxe. Le traumatisme passé nous décidons de grimper au haut de l’Arc, histoire de s’imprégner du « Paris by night ». Tout un spectacle nous attend. La Tour Eiffel brille de ses mille feux. On peut même apercevoir au loin le Sacré-Cœur sur la butte de Montmartre, visité il y a quelques nuits.

Aujourd’hui au programme, la Tour Eiffel en entrée, le cimetière du Père Lachaise comme plat de résistance et le bateau mouche, la nuit, au dessert. Ouf c’est la dernière, autant en profiter.

La promiscuité intime

Il n’est pas facile de vivre 4 animateurs (3 hommes et une femme) pendant 16 jours sans presqu’aucune intimité. J’avais souvent vécu des camps avec Patricia, Gérald ou Pierre dans le passé mais jamais je n’avais été si « près » d’eux. Dans le camper c’était un peu exigu mais ça allait assez bien du côté « du temps pour soi » puisque nous avions des salles de douche et toilettes individuelles dans tous nos campings. À l’auberge de jeunesse c’est une autre histoire. Nous avons une toilette et une douche pour nous 4. En plus nous dormons dans 2 lits superposés. Il faut être fait fort. Dans toutes les chambres des filles, des gars et des animateurs flottent une odeur rappelant vaguement le camembert. Des serviettes mal séchées, des sandales de douches humides ou simplement des souliers, chaussettes ou vêtements des jours précédents embaument nos lieux de sommeil d’un frais parfum d’égouts de Paris. Mais on s’amuse ferme en s’accusant mutuellement de générer ses subtils effluves pestilentiels. Patricia pendant ce temps rit de bon cœur.

L’entraide

Je suis à ma 9e année d’animation chez les Pionniers ayant aussi animé un groupe Éclaireurs en parallèle pendant 3 ans. J’ai vécu une bonne douzaine de camps d’été et une trentaine de camps de fins de semaine. Pendant ces années j’ai eu la chance de guider plus d’une bonne centaine de jeunes de 11 à 17 ans. En toute honnêteté j’ai rarement rencontré un groupe plus solidaire que celui-ci. Même s’il y a entre quelques individus des amitiés fortes, on retrouve toujours les jeunes ensembles, les plus habiles donnant un coup de main aux moins expérimentés. Je leur ai dit à plusieurs reprises comment j’étais fier de faire parti de leur groupe. Aucun jeune n’est laissé pour compte et si quelques choses ne va pas, aussitôt il y a un ou une amie pour lui donner un coup de main, plutôt qu’un coup de pied comme c’est trop souvent le cas. Je recommencerais ce camp demain matin avec eux sans aucune hésitation.

Demain, est-ce vraiment un autre jour ?

On en parle depuis plusieurs jours de ce départ. Les vieux rêvent de bras aimants, les jeunes cauchemardent à l’idée que les vacances sont choses du passé. Mais on aura eu un camp inoubliable. Demain une dernière chronique de l’équipe d’animation où nous remettrons les Oscars, Félix et Césars du camp. Soyez au rendez-vous pour ne rien manquer.

Benoit, appuyé par l’escouade mâles d’élite : Alexandre , William, Gilbert et les 2 Simon.

Streetlight Manifesto août 17, 2007 à 12:50

Salut tlm !

Petit message pour Maryse : C’est parfait pour la cage aux sports ! =) En se moment yé presque 22h00 chez vous, l’aventure s’achève.. profitez de vos derniers moments pour penser à tout ske vous avez vécu ! On svoit demain ! J’taime <3<3 !!!!

Sam xxxx

P.s : Joyeux 300e jours !

Anonymous août 17, 2007 à 15:13

Message pour Simon,
C’est dÉjà fini pour vous et enfin pour nous. Je crois que tu vis quelque chose de très particulier, La France ,les amis,le partage,les senteurs, profite en bien jusqu’a la dernière goutte mon grand. Bonjour à toute la gang. On se revoie à l’aéroport.

Carole-Ann août 17, 2007 à 20:41

AaaLLo Ma gang de vous autre!
J’ai bien hate de vous revoir et d’entendre le récit de votre aventure pittoresque hihi.! J’m’ennuie d’vous! Je vous adore gros!
Caroxoxo

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