Les barrages d’Hydro-Québec seraient responsables du déclin des populations marines du fleuve St-Laurent

24 décembre 2008

Telle est la conclusion d’un rapport de Nature Québec et révélé par un article de Louis-Gilles Francoeur dans l’édition du 12 décembre dernier du Devoir.

« Le mémoire du groupe environnemental estime que 90 % des eaux douces qui atteignent le Saint-Laurent y sont désormais déversées en dehors des cycles naturels dont les espèces ont besoin pour se reproduire et s’alimenter. Et ce sont les barrages et la production d’électricité qui sont à l’origine de cette modification déterminante, jamais évaluée globalement par Hydro-Québec, qui pourrait expliquer le déclin de plusieurs espèces du golfe. »

En contrôlant l’apport des flux des rivières dans de gigantesques bassins et en les déversant de manières régulières et non selon les saisons, comme cela se fait depuis plusieurs millions d’années, Hydro-Québec amplifie la déprédation des espèces qui survivent grâce à ces cycles.

Une comparaison boiteuse mais imagée: C’est un peu comme si Hydro-Québec, pour éviter les variations de températures saisonnières, décidaient qu’au Québec il ferait toujours 12 degrés Celcius à longueur d’année. L’impact sur les écosystèmes serait catastrophique. Et ils le sont.

À force d’harnacher sans vergogne nos attraits naturels et de ne penser qu’au profit, notre national vache à lait tue le St-Laurent, un héritage précieux qui a assuré, pendant plusieurs siècles, la survie singulière de notre peuple.

Garamond décembre 26, 2008 à 09:08

La surpêche cause de bien plus graves dommages que le déversement de l’eau douce dans le fleuve et pourtant, on plaint ces pôvres pêcheurs….

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