Cent fois sur le métier…

3 janvier 2009

En ce début d’année, je célèbre une 100e chronique. Ce n’est pas rien.

L’appel du clavier s’est fait il y a près de 4 ans, au printemps 2005, pour mousser une descente de canot dans le nord québécois, doublée d’une campagne de financement. Un passe-temps somme toute assez stimulant, plus que le Sudoku.

J’ai toujours aimé «jouer» à écrire. Dès que j’ai commencé à partager mes pensées sur les pupitres, mes professeurs ont tenté de circonscrire cette passion naissante… Ma première pulsion écrivaine s’est manifestée au primaire, en 6e année; une sombre affaire de contrebande de diamants cachés dans des chocolats. Œuvre qui demeure inédite, dû aux trop nombreuses ressemblances avec les cigares du Pharaon…

Prose naissante

Au début du secondaire, avec des copains, nous avons pondu plusieurs scénarios de films, réalisés en 8mm et Super 8mm. Des court-métrages étonnants de naïveté avec des titres évocateurs : «Jungle Beast» «Momicalement vôtre» et «Knock-out». Ces œuvres uniques dorment dans une boîte à souvenir au sous-sol. «Momicalement vôtre», un horrible film d’horreur où une momie égyptienne assassinent tous les employés d’un musée. Ce film a été réalisé dans les voûtes du musée de Joliette, grâce à l’aimable collaboration des Clercs St-Viateur, nos professeurs de l’époque et aussi gestionnaires du musée. Nous financions ces courts-métrages d’environ 45 minutes, en les projetant devant nos familles subjuguées.

En secondaire 3, une pièce de théâtre festive «Joyeux Hic Noël» a été écrite et présentée une seule fois devant une salle comble, dans le garage d’un ami. Une histoire déjantée de clients défilant dans un dépanneur, le soir de Noël. Inspirée par les « Monthy Pythons », la pièce baignait dans l’absurde et la dérision.

Après avoir écrit quelques articles dans le journal propret du collège, je propose aux copains de sortir notre propre journal de gang, truffé de propos rebelles et contestataires. Dans notre local prêté par la pastorale, nous avons même fondé un groupe séditieux qui apposait des autocollants sur les casiers et dans les toilettes (des hommes) : La «FLEEP» connu sous le vocable provocateur du «Fonds de libération des étudiants écœurés des profs». Nous avons «hara-kirisé» notre organisation souterraine après que d’autres étudiants se soient fait apostropher à cause de nos candides méfaits.

Le père Archambault, un professeur de français à la fin du secondaire, a stimulé mon goût pour la lecture mais surtout pour l’écriture. Il m’encourageait à écrire mais autrement. « Critiquez avec humilité et esprit ».

Et depuis

Entre mes humbles chroniques web, j’ai pondu quelques oraisons funèbres (celui de mon père et ma mère) des «biens cuits» d’amis, et autres célébrations d’anniversaires de naissance ou mariage.

J’ai toujours voulu travailler en communication mais la vie (et mon père) m’amena aux HEC à la fin des années 70. Dès l’apparition du web au milieu des années 90, j’ai été séduit. En aujourd’hui, je suis encore sous le charme de ce medium qui m’impressionne comme au tout début.

Mais zencore

Je me plaît à suivre au quotidien une cinquantaine de blogs grâce au fil RSS, une puissante et implacable machine qui me fait sentir coupable quand j’ai 150 articles en retard. Surtout des chroniques personnelles, humoristiques, d’opinions, de professionnels du Web ou d’agences Internet, de partout sur la grande boule.

Ce que j’aime du Web? C’est l’esprit communautaire qui y règne. Et son caractère immédiat et en direct. Ce qui me répugne? Surtout les trolls, ces pyromanes du web qui aiment foutre la merde en déstabilisant les blogueurs, dans la glauque humidité de leur demi-sous-sol. Leurs propos sentent d’ailleurs le moisi.

Laisser un commentaire

 

Previous post:

Next post: