A fed animal is a dead animal

Cet avertissement apparaît partout dans les campings des Rocheuses. Si vous nourrissez un animal sauvage il s’habituera à l’homme, ne le craindra plus et deviendra une nuisance.  Si c’est un chevreuil, il s’approchera des habitations, se nourrira de vos arbres et arbustes et finira sur l’autoroute où il causera des accidents souvent graves. Si c’est un ours, alors les dommages seront souvent plus à la propriété de l’homme et finalement à l’intégrité de l’animal.

Dernièrement j’ai acheté une poche de pommes et de carottes en pensant naïvement attirer les chevreuils derrière mon havre forestier. En lisant cet article du Devoir, du toujours pertinent Louis Gilles Francoeur, j’ai finalement réalisé que mon idée était mauvaise.  En fait l’affiche vue dans les Rocheuses s’applique aussi chez nous.

La semaine dernière, accompagné de ma fille, je suis arrêté près du village de St-Côme où l’on nourrit les chevreuils en déposant des tonnes de carottes dans un champ.  Il n’y avait plus de carottes. Une douzaine de chevreuils hagards s’y tenaient, immobiles, ne reculant même pas à l’arrivée des automobiles.  Cette nourriture avait dénaturé leur instinct.  Ils étaient devenus dépendants de cette manne qui faisait maintenant défaut. On aurait dit des chevreuils de plâtre.

Lisez cet article qui vous fera réfléchir (en pdf)  vous_ne_les_aimez_pas1

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