Qui sème le vent…

19 juillet 2005

19 juillet 2005
Qui sème le vent…

Qui sème le vent

Benoît : Aujourd’hui c’était jour de vacances, dans nos vacances. Pas d’heure de levée prédéterminée, pas de navigation, pas de stress. Après un déjeuner au muffin au chocolat à la Gérald, nous nous sommes divisés en deux groupes. Un groupe s’est dirigé vers le sommet de la montagne au nord de la petite pointe de la rivière Natikamaukau et l’autre vers les flots émeraude de cette rivière, histoire de ramener un souper de poissons. Pendant l’excursion, un rideau noir de pluie apparut sur le haut des montagnes de l’autre côté du lac. Nous étions déjà trop loin pour revenir au campement lorsqu’un vent, qu’on évalue à environ 80 km/h, se leva. Sur le bord du lac les vagues d’un mètre se brisaient sur la grève. Lorsque l’orage se calma, j’entrepris de marcher jusqu’au campement pour constater les dégâts. Et dégâts il y avait ! Les trois tentes Mountain Hardwear, réputées pour leur résistance au grand vent, avaient tenu le coup. Par contre la tente de Gérald et Pierre-Marc, moins bien ancrée que les deux autres, avait roulé sur plusieurs dizaines de mètres, pour se réfugier à l’abri dans la forêt, sans aucun dommage. Il y avait cependant blessures du côté de notre amie la tente moustiquaire. Celle-ci s’est repliée sur elle-même, sans quitter ses ancrages. Quelques poteaux ont plié, mais avec la magie du fameux Duck Tape nous arrivons à réparer les bris, tant bien que mal.

L'union fait la force

En jetant un coup d’œil à l’horizon nous apercevons ce que nous pensons être nos premiers caribous. Avec une lunette d’approche nous constatons que c’est une armada de 7 canots dont un est équipé d’une voile. Il s’agit de 2 groupes distincts de 6 et 1 canots. Le premier groupe du Maine, composé de 3 adultes et 9 adolescents, est à sa 12e journées de descente, depuis la rivière De Pas. Ils font partie d’un centre pour jeunes The Chewonki Foundation. Peter Ingram et Alana Beard supervisent cette descente d’un mois. Demain un avion viendra leur larguer des provisions pour les 18 jours à venir. L’autre canot, avec une voile de fortune, abrite Stéphane Genest et Yves Martin (pas la marque de sous-vêtement, nous fait-il remarquer). Ces derniers ont eu maille à partir avec un ours, un peu plus haut sur la rivière. À leur retour de la pêche, ils ont constaté que leur tente avait été déchirée par leur visiteur inopiné. La magie du gros ruban gris, si chère aux canot-campeurs, opéra de nouveau…

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