Carpe Diem

7 février 2007

Aujourd’hui aux petites heures du matin nous avons quitté la Suisse pour passer en Italie par le col du Grand Saint-Bernard (l’abbaye et le gros chien avec un baril d’eau-de-vie qui sauve les skieurs des avalanches). Nous avons testé notre Volkswagen Passat 6 vitesses. Les suisses appellent cette voiture la « VV » puisque le W se prononce V en allemand. Un paysage grandiose entrelacé par une route accrochée à flanc de montagne. Des montées plaquées de glace noire et des Mercedes qui vous collent aux fesses nous obligent à faire rugir notre cylindrée.

Nous avons aussi un bateau à rencontrer à 13h00 au port de Savona, entre Gène et Monaco, et une bagnole à retourner vers midi. Aucune marge de manœuvre puisque le bureau de location d’Europcar ferme pendant 3 heures pour le lunch (de 12h30 à 15h30)… L’Italie ma chère, c’est un autre monde.

Hier comme prévu on se l’est coulé douce en se faisant mariner la carcasse à 35 degrés dans l’eau chaudes des montagnes à Saillon pendant 2 heures. Et dire que mon Blackberry ne fonctionne pas ici, j’aurai pu retourner une bonne vingtaine de courriel, assis dans la soupe 😉

Au pied du chateau de Saillon se trouve la station thermale. Saillon, un casque guerrier abandonné dans la plaine.

Hier soir tous les copains de l’époque se sont retrouvés chez Catherine et Luc pour une raclette traditionnelle valaisanne. Et je vous prie de croire que c’est du sérieux. Luc trime ferme pour servir ses 14 convives et le « fendant » suisse coule à flot. Anne et Danielle commettent un crime de « lèse-majesté » en posant sur la table un immense bol de salade. Nous aurions décapité Martina Higgins ou envoyé David Abischer dans les mineures que l’affront n’aurait pas été aussi grave. François et Alain l’aubergiste, échangent leurs dernières blagues salées sur les suisses et les québécois. Oreilles chastes s’abstenir.
Pas de répit pour Luc. L’usage du four à raclette traditionel est inscrit dans la constitution suisse.
On invite les copains à venir nous rejoindre au Canada pour une cabane à sucre, une expédition de motoneige ou une partie de pêche. On attend les réservations. Je demanderai une subvention à Tourisme Québec pour mes démarches de commercialisation en Suisse.
Dans la cave de Luc, nous retrouvons des artefacts du Québec.
Je vous écris de ma chambre à bord du bateau. Plus de 2,000 passagers et 800 membres d’équipage peuplent ce navire. Un bateau gigantesque de 12 étages de Costa Cruise mouille dans ce petit port de mer comme un gratte-ciel blanc sur la riviera italienne. Nous voguerons 11 jours vers l’Espagne, le Maroc, les îles Canaries et Madère. Coïncidence : le bateau compte 11 bars…

Je pensais me retrouver avec une clientèle de « Active Seniors » comme on les appelle en Marketing. Mais en fait il y a beaucoup de jeunes couples (voyage de noce ?), de familles avec enfants et des « late boomers » comme nous. Principalement des italiens mais aussi beaucoup d’allemands, de français et de japonais. Aucune trace d’américains (snif).

Demain Barcelone pour le lunch. J’y suis allé quand j’avais 14 ans avec ma famille mais mes souvenirs sont diffus. Il paraît qu’elle a beaucoup changé. Moi aussi. On devrait bien s’entendre.

l.betrisey février 9, 2007 à 07:55

en lieu et place du champagne c’est un bon verre de fendant que nous buvons à la santé du quincagénaire. Joyeux anniversaire Benoît et salutations à tous

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