Engagez-vous, qu’il disait!

1 avril 2009

Je ne suis pas un grand sentimental.  Je vis heureux avec « la » même ange depuis 26 ans.  Ce qui me désole autour de moi, dans les blogues et les séries télévisées (comme C.A., Tout sur moi ou Les invincibles…) c’est cette peur qu’on les plus jeunes de s’établir, de s’enraciner, de s’engager.

Je suis libre

Aujourd’hui l’engagement est probablement la plus grande crainte des adultes en âge de se reproduire.  S’engager veut souvent dire « perdre sa liberté » ou du moins la limiter.  Les boomers se sont battus « becs et ongles » pour réclamer cette liberté:  religion, sexe, divorce, union libre, avortement, dope, amour libre… Les manifestations des années 60 et 70 réclamaient que tous soient libres et égaux.

Les nouvelles générations X et Y, prennent cette liberté pour acquise et ne veulent absolument pas en laisser tomber une miette. Alors l’engagement devient maintenant une des grandes peurs de cette cohorte.

Les trentenaires

Une femme dans la trentaine sent les années se rétrécir comme « peau de chagrin ». Elle ne veut pas plus s’engager que les hommes, mais elle sait qu’elle devra le faire pour éviter de vieillir seule et sans enfants.  Les gars eux ont tout leur temps et cultivent leur calvitie, bedaine, brasserie et chums colons.

Pourquoi m’engager ?

On les entend souvent dire:  « pourquoi m’engager dans un travail stable et contraignant, m’engager dans ma propre résidence stable avec une hypothèque contraignante, m’engager dans un couple stable et très souvent contraignant, m’engager à avoir un enfant instable et contraignant, à vie, quand je peux me payer une poule (un coq) en lui faisant croire que je vais bientôt m’engager. Et cette illusion d’engagement dure souvent des années, sans aucun résultat probant.

Comme mes parents ?

« Pourquoi j’essaierai de m’engager puisse que ça n’a pas fonctionné avec mes parents ? »  Il ne faut pas oublier que la plupart des boomers sont passés d’une société de soumission à une société libertaire. Beaucoup de couples n’ont pu s’adapter. Une femme de cette époque était programmée pour être enceinte, au poêle, sans poser de question. Leur homme pouvait avoir une aventure passagère mais elle n’avait rien à dire;  elle était heureuse puisqu’elle avait de l’argent et plein d’enfants. Lorsque ces dernières ont voulu faire d’autres choses que de grossir, beaucoup d’hommes ne l’ont pas accepté, et les femmes ont quitté le nid douillet de l’inconfort.

Alors comment faire ?

Est-ce peine perdue ? Non, il y a de l’espoir.  Il faut utiliser philosophie et ruse pour harponner le bon candidat.   On doit le séduire tout en lui montrant qu’il a toujours le contrôle.  Mais en fait, après s’être fait planter le harpon, il s’est fait grimpé sur le bateau, et vidé.  Il ne se rend compte de rien parce qu’il est heureux.  Et pour rendre heureux un gars c’est assez simple.  Ma recette est secrète mais j’en dévoile quelques bribes plus loin dans le texte.

La couple est une rivière agitée

Tu descends une rivière en canot. Tu sais que le rapide sera difficile et que tu va avaler beaucoup d’eau.  Mais à la fin, c’est gratifiant parce que tu l’as fait.  Tu oublie la douleur, pour te rappeler que du plaisir.  Un canot se conduit à deux. Si un des 2 oublie de pagayer, vous chavirez et brisez votre embarcation. Alors ton rôle est de supporter et d’encourager ton coéquipier-e avec fermeté. Et tu le fais après l’avoir convaincu de descendre le rapide, c’est la partie la plus exigeante, pas descendre le R3.  Si tu veux faire une fin de semaine de canot, c’est un bon début. Mais une descente à vie de la plus belle rivière, ça se fait aussi. Mais il faut être vigilant et être sur que ton partenaire est au courant qu’il va pagayer pendant 30-40 ans.  Mais ça peut être une assez belle expédition…

Maintenant le copier-coller

J’adore Languirand qui dit:

Pour être heureux dans la vie, il faut composer avec les circonstances de notre existence, avec son lot de joies et de peines. L’engagement est peut-être une façon d’accepter qu’il faut parfois souffrir pour être heureux. En offrant la possibilité d’exprimer nos valeurs personnelles, de donner un sens à nos souffrances, I’engagement permettrait donc le bonheur.
Je retiens de ces études qu’il y a un lien important entre la capacité d’engagement et le niveau de bonheur. Plus une personne est capable d’engagement, plus grand est son niveau de bien-être personnel et plus elle se considère heureuse. Autrement dit, la capacité à s’engager est un facteur plus important que l’âge ou la génération pour prédire le niveau de bonheur. Lire au complet

Les fesses !

Beaucoup de couples basent leur relation sur le sexe. Quand le sexe s’émousse, le couple s’émousse.  Le sexe est un moyen, pas une fin pour être heureux.  Le cul c’est bien, même très bien.  Mais c’est un privilège, pas un droit.  Comme l’amour, il se mérite.  Comme l’engagement, c’est grisant.  Il faut baser son couple dès le début sur d’autre chose que le sexe.  Aller au zoo, à la pêche à la perchaude et aux quilles ensemble est beaucoup plus important que de baiser comme des chauds lapins. N’importe qui peut fourrer comme une bête. Il est par contre très difficile de faire les 3 activités précitées dans la même journée, avec son amoureux-se, sans avoir envie de le/la crisser là. Le bonheur c’est d’aller au zoo, pas de baiser tout le temps.  S’il ne veut pas aller au zoo avec toi, change d’amant tout de suite.

Conseil du jour au « Control Freakesse »

Il faut garder le contrôle de ton couple. Ne lui laisse pas beaucoup de corde sans qu’il ne s’en aperçoive. Il ne doit pas penser que tu « run » le show. Utilise beaucoup d’humour et feint la faiblesse. Les hommes adorent les femmes faibles qui ont besoin d’eux. Ne montre pas trop que tu es forte et dominante, il va sacrer son camp « big time ». Le travail en vaut la chandelle. Donne-lui du cul, quand il le mérite. C’est toi le VP Finance, Marketing et Opération… Lui il est le VP des vidanges, du garage et du sous-sol. Je te jure, ça marche. Il va te durer 50 ans et te faire des tonnes de marmots. Ha oui, donne lui l’utilisation illimitée du garage… Et une semaine par année, lâche le « lousse » avec ses chums-colons pour qu’il s’imagine qu’il est encore libre.

Mot de la fin

Dans une relation, il faut s’investir et s’abandonner. C’est exactement comme investir en bourse. Ton action peut monter à 25$ et descendre à 2,50$ mais si tu as confiance que ton action vaut encore 25$, garde la et elle va remonter.

Janette Bertrand

Garamond avril 2, 2009 à 14:06

Tout un bilan ! J’aime à peu près tout. Mais les conseils aux filles me font peur… Surtout le paragraphe «control freakesse». Faudrait pas que ma femme lise ça ! Elle le sait déjà !

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