Internet et Web

Les 10 pires publicités sur Facebook

Nous savons que les sites web “non-transactionnels” survivent grâce à la publicité.  Plus spécifiquement les moteurs de recherche comme Google, MSN ou Yahoo et les sites sociaux comme Facebook et MySpace.  Ils tentent de vous attirer, de vous séduire et de vous convertir en utilisateur pour qu’éventuellement, vous cliquiez sur leurs pubs ou encore mieux, que vous affichiez votre propre pub.

Et parlons-en de ces publicités générées par les utilisateurs, spécialement ceux de Facebook.  J’ai toujours été fasciné par la piètre qualité graphique, textuelle ou du contenu de ces annonces.

Pour le plaisir des masochistes, j’ai dressé la liste des 10 plus médiocres pubs trouvées sur le réseau social le plus populaire sur terre.  Attention ça va être douloureux.  Prenez une petite aspirine avant la lecture :

1. Harper souriant avec un gros chèque : Le visage découpé d’Harper, tenant un chèque de plusieurs milliers de $ avec un message style : “Le premier ministre veut vous donner beaucoup de $$$”.  Pourtant la dernière fois que j’ai vérifié,  Harper et Charest détournaient autour de 50% de mon salaire, chaque semaine…

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2. Effacez votre casier judiciaire. Cliquez, sortez votre carte de crédit et hop, votre casier judiciaire disparaîtra. Bien oui, chose. C’est  Elvis qui me la dit…

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3. On vous donne tout, et c’est gratis. Un ordinateur MAC, une semaine à Cancun, 500$ chez Canadian Tire and more. Tu n’as qu’à payer la livraison, qui se fera le 1er avril.

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4. Faites beaucoup de $, assis chez vous, sans rien faire. Je vous demande seulement 50$ pour vous révéler mon secret.  C’est facile : vous fourrez des épais sur Facebook en leur demandant 50$ pour leur révéler votre secret.

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5.  Les pubs en français truffés de fautes. J’ai déniché ce spécimen particulièrement impressionnant. Une insulte à l’intelligence…

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6.  Girls, girls, girls. Des photos de pétards, pour celui qui s’ennuie.  Il y a même un club de rencontre pour les 50 ans et plus.  En fait on me l’affiche parce que j’ai inclus l’année de ma naissance lors de mon inscription.  Si j’avais écrit 1910, on m’aurait probablement poussé une pub pour un club de rencontre pour les 90 ans et plus.fb-girl

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7.  Les groupes extrémistes étranges. Ici une pub de végétariens qui veulent détruire l’agriculture industrielle, en commençant par l’élevage des bœufs et vaches.  Ça rend agressif manger de la salade ?

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8.  Les pubs chocs avec des photos pseudo-érotiques. Ici une pub d’imprimerie  montrant une personne qui baisse ses sous-vêtements.  J’imagine qu’ils ne veulent pas que l’on se fasse prendre les culottes à terre…

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9.  Les pubs personnelles, brunes, à grosse moustache. Une de mes classiques.  Je ne peux réprimer ma pulsion de cliquer sur cette publicité séduisante.

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10.  Les cochonneries ésotériques. Un talisman magnétique ou un bracelet qui guérit vos bobos.  Il vous faudrait un bijou qui vous protège des fraudeurs et des bébelles pour naïfs.

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Si un jour vous apercevez une offre sur Facebook qui semble trop belle pour être vraie, méfiez-vous, c’est probablement qu’elle n’est pas vraie. Ces pubs sont de véritables pièges-à-con comme le fameux sondage de Canadian Tire où l’on vous donne 500$.  En fait c’est un faux concours-quiz où l’on vous demande votre numéro de cellulaire pour vous envoyez des SMS à 2$ pièce.  Et il est systématiquement impossible de se désabonner.  Soyez vigilant avant de cliquer.

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Et mon coup de coeur:  “le panthéon de la kétainerie“.  Un site d’un graphisme d’un autre âge qui ne vends rien.  Le responsable a colligé 3 300 objets d’un goût douteux.  Allez-y, vous serez téléporté en 1997, année de création de ce site…fbketaine


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Plaisantin

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Êtes-vous accroc aux acronymes ?

Nous sommes tous familiers avec ces mots bizarres que nous côtoyons quotidiennement, même si nous en ignorons souvent le sens précis :

  1. ONU : Organisation des Nations Unies
  2. OTAN : Organisation du Traité de l’Atlantique Nord
  3. UNICEF : United Nations International Children’s Emergency Fund
  4. UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation
  5. SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
  6. VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
  7. CEGEP : Collège d’Enseignement Général Et Professionnel (un petit facile)
  8. NASA : National Aeronautics and Space Administration
  9. Numéro de livre ISBN :  International Standard Book Number
  10. Code de produits UPC : Uniform Product Code

En fait ce sont des acronymes, des abréviations qui forment un autre mot;  du grec Akros (important, suprême) et Anoma (mots).

Historique

Le premier acronyme connu est le fameux INRI, en haut des crucifix.  Cet acronyme signifie en latin “Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum” soit “Jesus de Nazareth, Roi des Juifs”.  Ce type d’abréviation a aussi été utilisé dans la Rome Antique bien avant l’ère chrétienne. On aperçoit dans les films historiques, ou dans les albums d’Astérix,  les troupes romaines qui paradent avec l’étendard SPQR (Senatus PopulusQue Romanus) i.e. “Le Sénat et le peuple romain”.

On a aussi utilisé, dès le début de l’ère moderne, les appellations latines “AM” (“Ante Meridiem”, avant-midi) et “PM” (“Post Meridiem”, après-midi).  On connaît aussi l’expression OK qui selon la légende était utilisé par les troupes de combattants pour rapporter le nombre de victimes après un combat (Zero Kills = OK).

Marques de commerce

Les acronymes sont aussi nombreux dans l’industrie:

  1. SAAB : “Svenska Aeroplan Aktie-Bolaget”.  Née de l’association entre un constructeur aéronautique et un constructeur automobile suédois “Aktie-Bolaget”
  2. BMW :  Manufacture bavaroise de moteurs ou “Bayerische Motoren Werke”
  3. FIAT :  “Fabbrica Italiana Automobili Torino”, fabrique italienne automobiles de Turin
  4. IKEA :  “Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd” composé à partir des premières lettres du nom du fondateur “Ingvar Kamprad”, du nom de la ferme de ses parents (Elmtaryd) et du nom de son village (Agunnaryd)
  5. 3M :  “Minnesota Mining and Manufacturing Company”
  6. ISO 9001:  “International Standardization Organisation”
  7. ITT :  “International Telephone and Telegraph”
  8. AT&T :  “American Telephone and Telegraph Company”
  9. UPS:  “United Parcel Service”, le service postal avec les camions bruns
  10. IBM:  “International Business Machine”
  11. JVC:  “Japan Victor Company” à l’origine une filiale de RCA Victor
  12. Et mon préféré HMV:  “His Master Voice”, le slogan du géant RCA (Radio Corporation of America), et son logo avec le petit chien noir et blanc qui écoute le grand gramophone.  Étiquette et magasin de disque.

Les plus impressionants

Il y des acronymes qui sont entrés dans notre vocabulaire courant sans le savoir :

  1. LASER Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation.
  2. SONARSOund Navigation And Ranging
  3. RADAR : RAdio Detection And Ranging
  4. SCUBA Diving (Plongée sous-marine):  Self-Contained Underwater Breathing Apparatus
  5. Centre EPCOT (Walt Disney) :  Experimental Prototype Community Of Tomorrow
  6. AMPHETAMINEAlpha-Methyl-PHEneThylAMINE
  7. GESTAPOGeheime STAatsPOlizei (“police secrète d’État”)
  8. NAZINAtionalsoZIalismus en allemand ou National- Socialisme.
  9. INTERPOLINTERnational criminal POLice organization
  10. SOS: La légende prétend avoir voulu dire « Save Our Soul » (Sauvez nos âmes)
  11. KGBKomitet Gossoudarstvennoï Bezopasnosti, ou le Comité pour la Sécurité de l’État i.e. le service de renseignement soviétique
  12. MAYDAY: Appel de détresse. Une déformation volontaire anglophone de la phrase française : “venez m’aider !”.

Technologie

Mais il y a aussi surtout ces abréviations technologiques que nous utilisons chaque jour dont nous ignorons presque totalement le sens, surtout dans le domaine du web, de l’Internet, de la téléphonie et de la vidéo.

Alors allons-y, mes petits assoiffés d’informations inutiles.

Périphériques et logiciel

  1. VHS :  Video Home System
  2. VCR :  Video Cassette Recorder
  3. DVD :  “Digital Video Disc” ou “Digital Versatile Disc”
  4. Blu Ray : Remplacant du DVD, son nom est tiré du rayon laser bleu-violet servant à lire ce disque
  5. Clef USB:  Universal Serial Bus
  6. Cable HDMI pour HD:   High Definition Multimedia Interface
  7. Carte SD :  Secure Digital, carte mémoire pour votre caméra photo
  8. Mémoire RAM :  “Random Access memory”.  Mémoire vive d’un ordinateur
  9. CD ROM :  Compact Disc – Read only Memory
  10. MS-DOS :   Microsoft Disk Operating System

Web

  1. Page HTML:   Hypertext Markup Language, langage qui a donné naissance au page web
  2. Lien URL:  Uniform Ressource Locator, l’adresse des pages web.
  3. HTTP et HTTPS:  HyperText Transfert Protocol (et Secure), le protocole des ces adresses URL
  4. SSL:  “Secure Sockets Layer”, un protocole de sécurisation des échanges sur Internet
  5. SQL:   “Structured Query Language”, un langage utilisé en base de données
  6. PHP:  “Personal Home Page”, langage utilisé pour site web
  7. CAPTCHA: Une fonctionnalité vous obligeant à taper un mot pour différencier les humains des machines.  Signifiant “Completely Automated Public turing test to Tell Computers and Humans Apart” soit en français, “Test public de Turing complètement automatique ayant pour but de différencier les humains des ordinateurs”

Internet

  1. InternetINTERconnected NETwork
  2. RSS :  “Really Simple Syndication.”  Standard utilisé pour obtenir les mises à jour d’informations
  3. Accès Wifi :   Wireless Fidelity
  4. Accès ADSL:  “Asymmetric Digital Subscriber Line”.  Connexion Internet sur ligne téléphonique
  5. fichier MP3 :  “Moving Picture Experts Group (MPEG-1/2 Audio Layer 3)”. Fichier de compression musicale

Téléphonie mobile

  1. Message SMS :  “Short Message Service”
  2. 3G : Téléphonie mobile de 3e génération. Après le cellulaire analogique (1ere génération ),  GSM (Global System for Mobile) (2e génération) permettant les courriels et SMS, le 3G permet de surfer Internet et d’envoyer de la vidéo sur téléphone mobile.
  3. Carte SIM :  “Subscriber Identity Module”.   Puce contenant un microcontrôleur et de la mémoire.

Photographie digitale

  1. Fichier photo JPEG : ” Joint Photographic Experts Group” utilisé principalement pour des photos
  2. GIF :  “Graphics Interchange Format”, ou “format d’échange d’images” utilisé pour logos, dessins et petites animations
  3. PNG :  “Portable Network Graphics”,  format ouvert d’images numériques, remplaçant le format GIF, mais ne permettant pas les animations.  Offre un meilleur support de la transparence et permet de gérer plus de couleurs
  4. BMP:  Bitmap, format d’image matricielle ouvert, des plus simples à utiliser.

Mes 3 étoiles

WIKIPEDIA:  tiré du mot “Wiki” qui veut dire “Rapide” en hawaïen et Pedia de Encyclo-PEDIA

BITTORRENT :  une fonctionnalité permettant à plusieurs individus de partager des fichiers lourds en utilisant les ordinateurs des demandeurs comme serveurs, accélérant le téléchargement dans un torrent de “Bites”

BLUE TOOTH :  Créé par le fabriquant suédois Ericsson en 1994, son nom est directement inspiré du roi danois Harald Ier surnommé Harald Blåtand “l’homme à la dent bleue”, connu pour avoir réussi à unifier les États du Danemark, de Norvège et de Suède.  Le logo de Bluetooth, est d’ailleurs inspiré des initiales en alphabet runique de Harald Blåtand.

Anecdote

Petite anecdote sur les acronymes qui, souvent traduits, ne sont plus aussi sexy.  Dans une entreprise de transport ferroviaire, le département “Train Operating Personal” aussi appelé “TOP” a été traduit en français par “Personnels d’Exploitation des Trains”, le “PET”.  Un acronyme que personne ne pouvait sentir.


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25 sites enchanteurs pour vos vacances

Combien de fois avez-vous consulté des sites web de voyage qui insultaient votre intelligence de voyageur?  Au lieu de vous séduire, vous convaincre et vous convertir à leur produit, en réalité, ils vous étourdissent avec leurs animations de geek, vous repoussent avec leurs couleurs criardes et vous font fuir très loin de chez eux.

Mais pas tous.  Au fil de mes pérégrinations, j’ai déniché 25 sites de voyages attrayants et vendeurs.  Des sites d’offices de tourisme, d’hôtel, de pays, de croisières ou de grossistes.  Je n’ai pas testé leurs fonctionnalités, leurs navigations ou la facilité à réserver.  Mon seul critère de sélection ? L’envie de cliquer et d’en savoir plus.

Et le plus beau ?  Celui de Tourisme Québec.  Sans chauvinisme.  Ok, juste un ti peu..


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Les “Flash Mob” où quand les gares sont prises en otage

L’idée avait germé dans la tête de quelques activistes en 2003 dans un Macy’s (grande surface) et en 2006 dans dans un Home Depot de Manhattan à New-York.  La motivation est plus artistique que sociale.  Sans avertissement les inscrits, contactés par Facebook ou autres réseaux sociaux, s’arrêtent de bouger pendant plusieurs minutes pour créer un buzz du tonnerre.  On a baptisé cet événement “FlashMob” ou “émeute spontanée”.

Mais le problème c’est que ce type de “happening” a été récupéré par les firmes de publicité et les grandes gares sont maintenant ciblées pour faire la promotion de téléphone mobile, comme à Londres en janvier, ou à New-York pour un nouveau laptop, il y a quelques jours.

Ces spectacles improvisés créent une commotion monstre en pleine heure de pointe et congestionnent tout le réseau. Mais le résultat est particulièment impressionnant.

Grand Central Station à New-York avec ses centaines de badauds immobiles

Celui de Londres en janvier 2009 pour TMobile (mon préféré)

Celui de New-York en février pour les PC VIAO (Sophisticated Babe)

Pour lire le blog de l’organisateur de celui de Grand Central Station et Home Depot

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The Day the Music Died

Il y a quelques temps je traitais de l’impact du web sur les publications imprimées, magazines et quotidiens.  Nous assistons à [cref c%e2%80%99est-assez-je-te-quitte la fermeture inexorable des imprimés] qui ne se sont pas adaptés au rouleau compresseur du Web.

La musique est une autre institution qui n’est pas épargnée par l’Internet.  Dès les premiers balbutiements des fichiers MP3, les adopteurs précoces (early adopters) ont compris que la diffusion de ce format venait de signer l’arrêt de mort de la distribution traditionnelle de la musique.

MP3

Après de nombreuses expérimentations, les firmes de recherches impliquées dans l’élaboration de fichiers musicaux plus légers que les traditionnels WMA WAV ont donné naissance, au milieu des années 90, aux fichiers MP3.  Au mileu des années 80, les mélomanes qui n’ont pas cru à la froideur du CD ont encore plus levé le nez sur ce format musical synthétique.  J’étais un de ceux là.  Parce qu’en fait les fichiers MP3 ne sont pas compressés mais amputés des composantes basses et aigues que l’oreille ne détecte pas (ou peu).  Mais je vous garanti que la première fois que j’ai écouté “Time”  de Pink Floyd ou encore “She’s leaving home” des Beatles, je savais que ce n’était pas la vraie chanson, mais une version édulcorée de l’originale.  Quand tu as écouté 100 fois la même chanson, tu es en mesure d’identifier une version tronquée.  Un peu comme un plat que tu déguste plusieurs fois par semaine depuis ta naissance;  tu peux facilement déceler si quelqu’un retire une épice ou modifie la qualité d’une composante de ton plat préféré.

Disque vinyle

J’ai longtemps boudé les MP3.   Il faut comprendre que j’ai grandi dans la vague Beatles, du vinyle, de la stéréophonie, des hauts-parleurs de la grandeur des autos d’aujourd’hui et des messes mystiques d’Harmonium;  la musique froide, codée en bites 1-2-1-2, me rebutait.

Un jour mon fils ainé m’offrit d’acheter un disque dur portatif où chacun de mes enfants me copia leurs albums (mal acquises?).  En une seule soirée, je me suis retrouvé avec plus de 10 000 albums dans le creux de ma main. En quarante ans j’avais, de peine et de misère, acheté plus de 5 000 vinyles (et 2 000 “45 tours”) et 3,000 CD;  mes enfants m’ont copié la même quantité de musique en quelques minutes.

Il n’y avait plus de doute, la fin était proche.

Itunes

L’acquisition d’un IPod Touch l’an dernier a ébranlé mes convictions.  Finalement Apple respectait les droits d’auteurs en ne permettant pas à quelqu’un qui achetait un fichier sur Itunes de le partager.  Itunes bloquait la distribution en créant des fichiers propriétaires (AAC) avec mot de passe.  Il y avait de l’espoir.

Cette semaine, je lis qu’Itunes abandonne cette croisade.  Les fichiers pourront être partagés.  Le dernier bastion de résistants s’effondre.  La guerre est finie.  Les utilisateurs ont gagné.  Vraiment.  Peut-être ont-ils tué la poule aux œufs d’or ?

Sirius

La musique est essentielle à mon équilibre vital.  Pendant que je travaille dehors, dans mon garage, mon sous-sol, que je marche, pense, dors, peinture, mange, relaxe, pellete mon toit ou fend une corde de bois, la musique m’accompagne. Dans ma bagnole, je me suis équipé de Sirius, la seule radio par satellite disponible.  Elle m’offre un nombre dément de stations, sans pub et de qualité exceptionnelle.  Vous aimez le “rap-métal-électronique-trash-symphonique” ? Il y a surement une station qui l’offre.  De la segmentation de marché insensée.  Il y a même des stations 24 heures/7 jours de musique d’Elvis, de Sinatra, de Bruce Springsteen, de Led Zeppelin et de Grateful Dead !  Je ne savais même pas que les “Dead” avaient suffisamment d’albums pour couvrir 24 heures de diffusion.

Mais étrangement le canal Rolling Stones a été retiré  et aucune station “Beatles” n’existe.  Probablement que les détenteurs des droits, assoiffés de profits, refuse d’offrir leurs trésors en pâture aux minables de la radio satellite.

Mes soirées avec Tom & Bob

J’ai découvert une station qui rencontre mes critères d’auditeurs blasés. Un poste qui m’offre des artistes de qualité mais des pièces que personne ne connaît.  Deep Tracks offre des spectacles non-disponibles en magasin, des compositions d’auteurs des 60 et 70, des bijoux inconnus de Steely Dan ou Simon & Garfunkel mais aussi des pièces de groupes undergrounds comme MC5, Humble Pie, Status Quo, Yardbirds ou Uriah Heep.  Du bonbon pour nostalgique. Plein de nouvelles recettes de mets que j’adore.

Hier soir, notre DJ était Tom Petty avec son émission “Buried Treasure“.  Il n’était pas en entrevue.  Il était l’animateur en direct et « me » parlait directement dans mes hauts-parleurs.   À chaque 3 pièces il nous racontait des anecdotes de ses gigs avec Georges Harrison, AC/DC, U2 ou autres bluesmans américains.  Un moment de radio comme il en exsite peu.  Il y a aussi son pote Bob Dylan qui vous accueille, 4 fois par semaine ,avec son “Theme Time Radio Hour”.  De la musique, directement de la bouche du cheval…

La fin ?

Mais ce matin en lisant mes nouvelles, j’eu un choc comme Don McLean lorsqu’il a vu, sur le pas de sa porte, que Buddy Holy venait de mourir.  Sirius est en faillite! Même avec 20 millions d’abonnés, Sirius croule sous une dette de $3,25 milliard et ne peut plus survivre.  Pas étonnant avec le salaire de 100$ millions versé au minable Howard Stern pour ses propos scato, racistes et “French Bashing”.

On fait disparaitre la musique de qualité, pour la remplacer par des MP3 qui sonne comme du “AM”.  On ferme les chaînes par satellite de qualité.  Sommes-nous condamnés à écouter de la radio médiocre qui crache un son de piètre qualité ? Sommes-nous finalement prisonniers du nivellement par le bas ?

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C’est assez, je te quitte !

Après 30 ans d’irréprochable fidélité, la décision a été difficile à prendre, mais j’ai décidé de te laisser.  Tu étais pourtant toujours disponible pour moi très tôt le matin.  Je prenais toujours mon café en ta compagnie. Nous passions des heures ensembles au retour du bureau et de longs dimanches matins au lit.  Mais tout ça c’est bien fini.  Plus jamais je ne te prendrai avec moi, plus jamais tu ne laisseras ta marque sur mes mains, plus jamais tu ne me feras réfléchir ou sourire.   Ma décision est irréversible.  Je résilie mon abonnement à mon quotidien préféré.

Cette décision me trottait dans la tête depuis quelques temps.  Depuis que ma compagne de vie et moi, le matin, sautions la clôture avec nos laptops, pour lire nos nouvelles dans nos agrégateurs RSS ou encore sur nos sites de nouvelles préférés.  Je t’ai même trompé, chez ma dentiste, en lisant des articles sur mon “Ipod Touch”.  Je peux maintenant lire les grands journaux américains, des webzines spécialisés, feuilleter les quotidiens “canadians”, les grandes publications européennes, Libération, Le Monde et même le blog de Barrack ou celui de Seth Godin.  Je n’ai plus besoin de toi, media maintenant obsolète.

Chaque fois que je te jetais dans le grand bac bleu, j’avais un pincement au cœur. Tu restais souvent intacte, avec tes couteuses pubs glacées au centre.  Le samedi, un kilogramme de papier, à peine feuilleté, se retrouvait dans le grand glouton à roulette. En pure perte.

La lente disparition des imprimés

Cette fin de semaine, j’ai vu les usines de récupération encombrées de centaines de tonnes de papier dont personne ne veux.  J’ai vu dans un coin le ballot de papier que j’ai généré cette année.

J’ai vu des journaux britanniques, vieux de 200 ans, fermés leurs portes ou migrés vers le web.  J’ai vu la fermeture du San Franscisco Chronicle, du LA Times et la banqueroute des 2 grands quotidiens de Détroit (Detroit Free Press et Detroit News).  J’ai vu les votes de grève au Journal de Montréal (et de Québec) et à La Gazette.  J’ai vu la déchéance des « moulins à papier » au Québec et partout dans le monde.  J’ai vu les imprimeries du géant Quebecor World fermées une à une, pour finalement se refugier sous la loi de la faillite.

J’ai honte mais je n’ai pas le choix,  Je ne peux plus payer 500$ par année pour soutenir une industrie moribonde.  Je sais que le papier que je n’achèterai plus empêchera de couper plusieurs arbres. Mais coupera plusieurs emplois. Mais je dois m’adapter et l’industrie, de même.

L’apparition des quotidiens gratuits ont planté le dernier clou de ce divorce de société.  En nivelant par le bas, ces nouvelles feuilles de choux ont jeté le discrédit sur ces jadis nobles journaux, en traitant l’information comme du “fast food publicitaire”.  L’absence de dossier de fond, d’éditorialiste et de réflexion,  nous a mené tout droit au site d’enfouissement.  Celui là même où nous enterrerons cette vénérable institution, née du rêve de Gutenberg.

Environnement
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Dépendance au CyberCarnet

Aujourd’hui est un grand jour.  Je sors du garde-robe.  Comme beaucoup de dépendants affectifs du web, je l’avoue, je suis un “blog junky”.  Et je m’assume.  Plusieurs passent leurs soirées sur Facebook, ou à tuer des allemands en réseau, ou à chatter avec des “étranges”.  Moi, je suis accrocs au “WeB-log”.  Sans doute ma personnalité “Janette Bertrand” qui sommeille dans mon subconscient.

Un blogue me rappelle un peu les lignes ouvertes à la radio. On trouve ce type d’émission totalement éculé mais on y prête quand même l’oreille.  Ces tribunes collectives vous donnent le pouls du “Populus Barbarum” aussitôt que se produit un événement ou circule une nouvelle.  Comme beaucoup de ces “radios poubelles”, ce qui circule sur la blogosphère est souvent de piètre qualité, marginal et du “bitchage” souvent gratuit.

Genèse des blogues

Un blogue est, par définition, un texte publié chronologiquement, mais inversé, qui offre aux internautes la possibilité d’y faire des commentaires et de générer un débat.  Grâce à l’apparition de «systèmes de gestion de contenu» faciles à utiliser, des milliers de blogues ont fait leur apparition sur le web. Un des premiers blogues en français a été mis en ligne dès les premiers jours du Web, en 1995, et s’intitulait  « Montréal, soleil et pluie ». Ce blog préhistorique est d’ailleurs encore en ligne.

Selon Wikipedia, le premier blogue d’un journaliste aurait été écrit par un franco-ontarien, Jonathan Dubé, qui a décrit la progression de l’ouragan Bonnie, en 1998, pour le New-York Times.

Évolution du blogue en 12 temps

Sans pour autant vouloir tout couvrir, j’ai voulu vous donner un aperçu d’une douzaine de types de blogues que je croise chaque jour. Embarquez, on n’ira pas vite.

Blogues de journalistes

Ces blogues ont évolués suite à l’apparition des premiers webzines (journaux et magazines web) qui permettaient aux journalistes de débattre en ligne.  En fait des éditoriaux avec la possibilité de réagir immédiatement.  Le courrier des lecteurs en “temps réel”.

Blogues d’affaires

Avec l’apparition des Adwords et autres “Pay Per Click”, sont nés les blogues d’affaires. On écrit sur la confrérie et les grands courants d’affaires.  Comme une carte de visite élaborée, tu en profite pour faire la promotion de ton expertise en ligne. Si en plus tu génère une masse critique, tu pourras y inclure de la publicité contextuelle qui te rapportera des sous. Y faut bien payer le loyer.

Je suis abonné à plusieurs de ces blogues qui sont souvent générés par une famille de rédacteurs payés à la pièce.  Trop de ces blogues vous bombardent avec plusieurs “post” chaque jour.  Comme des publisacs, ont les mets dans le bac de recyclages par manque de temps.  J’en ai présentement 403 non lus.  Voici quelques spécimens qui remplissent mon agrégateur de fil RSS: Read Write Web et Makeuseof . Des contenus intéressants mais la fréquence de livraison est trop intense…

Blogues d’opinion

Un grand pourcentage des blogues aujourd’hui.  Des opinions sur tout et sur rien. Des commentaires de qualité et d’autres insipides.  Dans le top 25 des plus grands blogs, la majorité sont des blogues d’opinion.  Des éditorialistes en devenir.

Blogues photos

Tu poste tes photos sur Flickr, et ta communauté passe des commentaires et en discute.  Cette approche est maintenant intégrée à même les réseaux sociaux comme Facebook. Si tu veux que ton album de photos de famille soit vu par le monde entier…

Blogues Vidéo (vlog)

Même approche que le précédent mais avec des vidéos.  Si tu montre tes propres vidéos en ligne, attends toi que ta vie ne t’appartienne plus.  Sinon tu partageras les vidéos des autres, qui sont souvent aussi spectaculaires que faux.

Blogues d’humeur, blogues perso, blogues intime

Surnommé « journal extime » par Michel Tournier parce que vous partagez vos émotions avec les autres. Généralement pauvre en contenu. Une façon de se psychanalyser sans avoir à payer quelqu’un pour nous écouter.  On se lamente sur tout et sur rien. À consommer avec parcimonie pour ne pas vous mettre à déprimer vous-mêmes.

Blogues de drunkies

C’est du matériel pour voyeur.  On raconte sa dernière brosse avec tous les détails juteux.  On patauge dans leur vie comme une grenouille dans la vase.  Déprimant.  Mais intéressant à consulter si vous aimez analyser les phénomènes de société. Un peu comme si on fouillait dans les poubelles du voisin.

Blogues de “ti-Jos connaissant”

On trouve beaucoup de ce type de  blogues sur le sport, sur les maniaques de transport (avion, train, auto…) ou les geeks d’informatique. Attention, on a tous un “ti-Jos” qui dort en nous.

Blogues de matante

On y discute recette, tricot, tache sur le tablier, bébé ou infection à levure. Des forums recyclés avec un webmestre qui part le débat par un court article.  Très pointu.  Pas d’intérêt si vous n’entrez pas dans leur “segment de marché”.

Blogues de recycleurs

On copie à qui mieux mieux les nouvelles des sites spécialisés, les blogues des autres ou les opinions glanées sur le web.  Généralement vous y voyez des tonnes de publicités contextuelles (Adsense) ou d’affiliation (Amazon). Comme le grand philosophe Frank Zappa nous disait : We are only in it for money.

Blogues satiriques

Beaucoup d’humoristes nourrissent leurs blogs de critiques sarcastiques et méchantes.  Sans aucune retenu, ils tirent sur tout ce qui bouge sans beaucoup de discernement. André Arthur, mais en plus drôle.

Blogues d’entreprises

Une mode où l’on tente de vendre ses produits en utilisant un faux dialogue “entreprise-client”.  Beaucoup de compagnies s’y sont brûlées les ailes. Assez dangereux si votre marque de commerce est faible ou mal perçu par le public.

Bref

Je n’ai pas voulu donné trop d’exemples de blogs québécois pour ne pas trop enflammer le débat.  Si vous voulez en connaître plus sur les blogs francophones (majoritairement de France) les plus populaires consultez Wikio qui vous donne la liste en temps réel des 300 blogs les plus populaires, par genre.  Amusez vous et faite attention à l’intoxication latente.

Lâchez l’internet et multipliez-vous!  Si vous n’êtes plus capable de vous reproduire, comme tous les membres de la Baby Boomerie, alors faites semblant…

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L’émancipation de l’austère Toronto

Tu écris un peu comme tu voyage.  Pour le plaisir, pour ton plaisir.  Par passion, pour te détendre, pour nourrir ton âme.  Je parle rarement de mon travail même s’il m’inspire;  les voyages par contre m’excite le clavier. Je ferai ici une petite exception. Toute petite. Promesse de scout. Juré craché.

J’œuvre dans le domaine du web et du voyage.  J’ingurgite chaque jour des megaoctets d’information traitant d’Internet et de tourisme.  Les sites transactionnels de voyage sur le web sont mes mères nourricières. La table est maintenant mise.

Le train réinventé

J’écris ce texte à bord d’un train entre Montréal et Toronto. Un train offrant un service à bord « Art nouveau ». VIA a mis en service, il y a quelques jours, leurs plus récents équipements européens sur l’express de 17h00 vers la ville Reine. Roulement plus doux, atmosphère feutré, salon exclusif première classe à bord (en plus de celui à la gare), siège privé à une seule place. L’originalité de ce service est sans contredit le nouveau repas personnalisé au siège, ne ressemblant en rien au service habituel, calqué sur les compagnies aériennes. En fait on est traité comme à la maison. Une véritable assiette avec un vrai napperon. Un préposé qui décore votre assiette devant vous avec ses hors d’œuvre, votre plat principal et votre dessert. Comme maman le faisait autrefois.  Un service attentif où votre repas n’est pas confiné à un minuscule bol et un napperon synthétique.  J’aime beaucoup.

Le salon adjacent avec banquettes permet de siroter un smottie ou un digestif devant un match de hockey sur écran ACL, en haute définition (ajout bientôt disponible). Le tout agrémenté de l’internet sans fil, qui n’est pas aussi performant qu’un “geek” le désirerait, mais qui répond assez bien aux besoins de base pour les courriels, le surf et la recherche.  Mais n’essayez rien en streaming (radio, tv ou vidéo), vous serez déçu ; la bande passante supporte mal ce type d’usage qui n’existait à peu près pas lors de sa mise en service il y a 3 ans. Pour le VPN, la fragilité de la connexion est encore incompatible avec le déplacement du train.

J’assiste à la conférence Web econnect de TIAC , parainée par l’association regroupant les partenaires majeurs de l’industrie touristique au Canada .  De grosses pointures dans la salle, jumelées à des conférenciers érudits.  Une talle de qualité pour le réseautage et pour valider ton plan eMarketing.

Pour ceux qui connaissent mon tempérament bouillant, je déplore deux comportements qui m’irritent intensément lors de ces conférences :

1.    l’entreprise qui paye une petite fortune pour que son représentant puisse y assister mais qui n’écoute pas, en passant le plus clair de son temps à taper sur son laptop, ou son Blackberry sous la table, en pensant que personne ne les voit.

2.    Les firmes de communication web, ou vendeurs de technologies naissantes, qui examinent les coordonnés de ta cocarde comme s’ils recherchaient l’âme sœur dans un club Med.  Un peu de subtilité, messieurs les vendeurs, vous pouvez aussi vous présenter.

Toronto, la chaste

Ce matin j’ai marché de mon hôtel jusqu’au lieu de la conférence.  Une matinale balade de 4 km, justifiée par le tarif corporatif imbattable de mon hôtel, semblable à celui exigé au “Motel 69″ de Joliette.  Chanceux, pour la première fois depuis plusieurs semaines, il fait exceptionnellement doux ce matin.  Mais Toronto la pure est maintenant blanche, avec des bancs de neige comme à Montréal.  En fait ici on ne ramasse pas la neige.  Elle est simplement poussée sur le bord des trottoirs.  Les madames en “talons hauts” grimpent les tas de neige en sortant des taxis. Exotique.

Banc de neige à Toronto

Banc de neige à Toronto

snow

Toronto a beaucoup changé depuis ma première visite en 1981.  Fini les odeurs d’égout émergeant des bouches de ventilation.  Fini les clochards couchés dans des boîtes de carton sur les trottoirs (à moins que le froid ne les aient fait fuir?).  Ce qui faisait son exquise beauté, existe toujours.  Ses tramways rouges, silencieux et archibondés.  Ses feux de circulation qui chantent pour les aveugles.  Ses chauffeurs de taxis enturbannés.  Les vendeurs philippins de monstrueux hot-dogs odoriférants.  Les geishas dans les froids lobbies de gratte-ciels.

C’est une ville beaucoup plus cosmopolite que Montréal.  En fait vous y voyez très peu de caucasiens. Comme à Vancouver. J’imagine que c’est l’unique solution face à la baisse du taux de natalité. RBO nous avait pourtant avisés au début des années 90. “Repeuplons” qu’ils nous imploraient.

Le côté triste de la mégapole ? Les sympathiques petits commerces sur Younge ou King qui disparaissent comme peau de chagrin, pour faire place à des immenses Future Shop et “Food Fair”, comme à New-York. Comme si on bulldozait la rue St-Denis ou Crescent.  Je sais, on l’a déjà fait sur St-Laurent et Bishop.  Mais au moins nous avons maintenant de beaux grands stationnements…

Allez lire ce court article sur Toronto la neuve, tiré de L’Express

“On ne voyage pas pour changer de lieu, mais d’idées”    Hyppolite Taine

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Moi Me Je ?

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I Spam, You spam, Wee wee spam

L’internet envahi notre vie, souvent à notre corps défendant. On s’y amuse, s’informe, travaille et communique.  Peu de gens, surtout les jeunes, ne peuvent vivre sans consulter inlassablement leur boîte de courriel. Cette domination crasse du web et de l’internet a inévitablement engendré plusieurs mutants.  La plus déplorable et affligeante créature est sans conteste le pourriel, baptisé « Spam » en l’honneur d’un sketch des ancestraux «Monty Python», responsables de la naissance des «Saturday Night Live» et RBO des années 70-80-90.

Mais saviez-vous que le spam a évolué et qu’il peut être maintenant amusant ? Depuis les sempiternelles «Enlarge your penis», le spam porno-médico-dildo a évolué et donne maintenant de l’emploi aux poètes lubriques.

J’ai glané au fil des dernières semaines les meilleurs «poèmes» de ma boîte de courriel qui tente de me vendre des bidules et autres succédanés permettant à mon attribut mâle de séduire ces damoiselles.

Je suis désolé si j’enfreins les droits d’auteurs sur ces bijous mais l’expéditeur type de ces courriels s’identifie généralement à une adresse de typeygvct58rwk@gfda9x32.com.

Voici mon top 14:

1.    Your male instrument will be the best of the best
2.    Going on and on with a bunny
3.    Nobody believed how much gains I had
4.    Forget about defeat with a Submariner SS watch.
5.    Women will be eating your watch with their eyes.
6.    Take her from behind with steel
7.    Just looking at my tool, she nearly came
8.    Wet and ready for my 9 inch steel
9.    The power in your pants will be very noticeable.
10.    Don’t be jealous of well-hung blacks – be like them.
11.    Your wife always mentions your little dimensions?
12.    Pink, young and ready
13.    With that huge friend of yours you can change women like socks.
14.    Unwind your massive python

Possédez-vous des pépites de spams que vous aimeriez ajouter à cette liste ? Allez-y, c’est le temps de vous défouler and « Launch your rocket to enlight your bedroom ».

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Plaisantin

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Retour à la classe départ

Vous avez bien lu. Je recommence. Mes meilleures années sont de retour. Je suis retourné à l’université. En fait, pas derrière mais devant la classe. J’explique.

À l’automne 2002, un ami et professeur aux HEC, m’invite à prononcer une conférence sur le Web et les stratégies Internet de l’époque, devant ses étudiants de maîtrise en commerce électronique. Un défi parce que je n’avais rien de prêt et ne savais pas comment intéresser 30 étudiants de 2e cycle, pendant 90 minutes, en parlant de mon travail relativement atypique pour l’époque. Je n’avais que mon expérience sur le terrain, mes trucs et beaucoup de théorie apprise au fil de conférences, discussions, forums et rencontres.

J’avais moi-même fréquenté les HEC mais bien avant le grand déménagement sur la « Côte Ste-Catherine ». C’était quand le Café Campus était parti intégrante du HEC, et moi parti intégrante du «Campus», de sa musique d’Offenbach, de Maneige et de Morse Code Transmission. M’enfin…

Avant le cours, Jacques mon copain d’antan, m’invite au restaurant (!) des professeurs où j’aperçois des reliques qui jadis m’ont enseigné. Arrivé devant l’amphithéâtre, j’étais plus impressionné que nerveux. On retrouvait le même style de classe que dans l’ancien pavillon mais en plus les étudiants avaient des ordinateurs, beaucoup d’ordinateurs. En fait on ne leur voit pas beaucoup la figure puisque pendant que tu leur parles ils jouent avec leur laptop. Enfin j’espère que c’est pour consulter les sites que je cite en référence. Je ne peux pas m’imaginer qu’ils lisent leurs courriels pendant que je leur cause…

Après ma première présentation, qui s’est assez bien déroulé, je décide de faire exactement comme mes profs faisaient à mon époque (ce qui me terrifiait) j’ai décidé lors de ma 2e allocution de poser des questions sur ce que je venais de dire. Et ça marche. Il s’agit de poser une question pointue à celui qui n’écoute pas et la terreur s’installe. Aussitôt l’étudiant mis en boîte, les jeunes tout d’un coup arrêtent de pitonner sur leur bébelle et se mettent à boire tes paroles.

Lors de ma 3e visite, pour accroitre encore plus mon taux d’écoute attentive, j’introduis le concept de la carotte. « Si vous écoutez bien le monsieur qui parle en avant, vous allez gagner plein de beaux prix ». À gagner, à l’effigie de mon entreprise : un beau carnet de note en cuir, une montre, un réveil matin et une paire de billets n’importe où dans le sud du Québec et de l’Ontario. Mon indice d’écoute BBM frisait le 100%.

Cette semaine, j’ai prononcé une conférence de 75 minutes sur «La mesure de la performance Web» devant une quarantaine d’étudiants du cours «Technologie et distribution» du bac en gestion à l’Uqam. Une classe bigarrée et attentive qui n’hésitait pas à m’arrêter pour me poser des questions pertinentes. Un groupe intéressé et allumé.

dfd

Étudiants impatients d'entendre le prédicateur

Discussion avec la directrice du programme

Discussion avec la directrice du programme Mme Louillet

J’aime bien parlé devant des groupes. Je l’ai fait longtemps devant nos employés syndiqués pour discuter de notre plan Marketing. J’en suis à ma 7e année devant des étudiants (HEC, UQAM, McGill). Je me suis même permis de prononcer 2 conférences à Infopresse, la Mecque du commerce électronique au Québec. J’ai même trouvé un court extrait de ma dernière présentation en mai 2008 sur youtube (ça part à 3h30, intervention à 4:00 mais surtout de 4:46 à 5:33)

La différence entre mes belles années à l’université et aujourd’hui? Les filles. En fait beaucoup de femmes. En 1976 aux HEC on en avait quelques unes et elles n’étaient pas exactement représentatives de la gente féminine de l’époque. Aujourd’hui c’est au moins 70% des élevés en gestion. Juste retour du pendule ? Peut-être. En tout cas c’est plus agréable pour le professeur.

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