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Les aires protégées du Québec et la protection des rivières

Prologue:  mon affection pour les rivières

Au CEGEP, devant la grille des choix de cours, je cherchais un petit “45 heures” d’éducation physique pas trop pénible.  Je n’aimais pas beaucoup l’athlétisme (surtout la course en rond), ni les sports de piscine, encore moins les sports de balles et ballons.  Il me restait très peu d’alternatives.  J’avais déjà complété la plupart des sports “relax” dont le tir à l’arc, le badmington et le curling.  Pour boucler mon 4e choix, j’opte pour le canot-camping, en compagnie de mes copains d’infortune, François et Richard.  Assis dans un canot, nous allions nous la couler douce.  Plein de filles en bikini, du soleil, la plage, la baignade, la dolce vita sur les flots bleus de la fainéantise.

Comment organiser un voyage de misère

Erreur.  Le cours nous impose des pratiques en piscine pour effectuer des récupérations en “T”, du bouche à bouche avec un prof poilu, et d’interminables pratiques en rivière, devant le collège, où la couleur et l’odeur de l’eau s’apparentait plus à celui des égouts qu’à une plage de Tahiti.  En bonus:  moustiques, ampoules, bouffe brûlée, portages, vêtement mouillés à 5 degrés et sac à dos dans un sac à poubelle…Mais l’examen final allait être coooool.  Pas de livres ou d’étude.  Le test s’effectue en forêt, sur la rivière l’Assomption, section du Parc Mont-Tremblant (à l’époque “Parc Joliette”).

Malgré la pluie, l’équipement déficient, le froid et les canots chavirés, cette fin de semaine a été déterminante pour moi.  En ce printemps de 1975, du haut de mes 18 ans, le canot-camping fut une véritable révélation. J’étais quand même génétiquement prédisposé : mon père, mes oncles et mon grand-père étaient des fanatiques de pêche et de chasse. Au grand dam de ma mère, père, oncles et grand-père passaient plusieurs semaines par année dans les bois.  Ils étaient membres de plusieurs clubs de pêche (truite et saumon) et de chasse (outarde, oie blanche, chevreuil et orignal, à Godbout, entre autre).  Mes oncles possédaient un chalet isolé en Haute-Mauricie sur un gigantesque lac vierge, où nous nous rendions plusieurs fois par été.

Quatre années déterminantes

L’année suivante, en 1976, François et moi réussissons à convaincre 4 autres courageux poissons d’effectuer une autre descente. Sans connaître réellement le niveau de difficulté du cours d’eau, nous décidons de descendre la même rivière l’Assomption mais la section plus au sud de St-Côme, jusqu’au Domaine des Rentiers.  Sans encadrement et formation, notre expédition était fort risquée. En effet, elle se révéla être un fiasco de désallages et d’erreurs de débutants.   L’autre section plus au sud a aussi été tenté, l’année suivante en 1977, et le résultat fut tout aussi catastrophique dû à notre inexpérience. Canots défoncés, équipement noyés ou perdus, participants qui quittent en plein milieu de la rivière ou en pleine nuit…

La quatrième année, en 1978, nous décidons de donner le grand coup.  On s’attaque à la rivière Ouareau, au sud de Rawdon, sans vraiment consulter la carte puisque nous avions “marché” les rapides.  Une section gigantesque avec des rapides de niveau 3 (experts). Dans les 100 premiers mètres de la rivière, au pied des chutes Dorwin, les 3 canots loués se sont fracassés sur les rochers.  Nous avons perdu plusieurs bagages et quitté la rivière en milieu de journée, à la hauteur de  St-Liguori, n’ayant plus aucune nourriture et plusieurs éclopés….  L’entreprise de location nous a obligé à racheter de nouveaux canots.  Nous n’avions d’autres choix que de faire réparer les canots endommagés, et d’essayer de les revendre.  Une petite journée très dispendieuse….  Mais le mal était fait.  J’avais la piqure…

Le club “Les portageurs” et la découverte des grandes rivières

Déménagé pour mes études à Montréal, j’ai par la suite suivi des cours de perfectionnement avec le club de canots Les Portageurs.  Groupe social de haut-calibre, j’ai, avec eux, parcouru les plus belles rivières du Québec.  Plusieurs dizaines des plus beaux cours d’eau au Québec, autour du Lac St-Jean, en Mauricie, en Abitibi, en Gaspésie, en Outaouais et dans le Grand Nord du Québec.  Depuis 30 ans, à raison de 2-3 rivières par année, j’estime avoir parcouru plus d’une soixantaine de plus intéressantes rivières du Québec.   J’ai aussi tenté quelques infidelités en Ontario et au Nouveau-Brunswick, qui sont fort avancés en conservation de rivières.

Le pillage de nos rivières

Mais plusieurs de ces joyaux ont disparus ou sur le point de l’être. En se réfugiant derrière le faux discours de “l’Énergie Verte“, le gouvernement harnache à qui mieux mieux les dernières rivières vierges du Québec. Comme le disait Louis Gilles Francoeur dans son article du Devoir du  13 mars 2009 :  “Rivières vierges: une espèce menacée“.

Pour nos voisins du sud, c’est là que réside le problème que nous occultons au Québec: les rivières vierges sont de moins en moins nombreuses, au point de devenir assimilables à une espèce menacée. Voilà pourquoi plusieurs États entendent préserver au moins le tiers des cours d’eau, quitte à en restaurer.

La valeur que les États-Uniens attribuent à ce patrimoine témoigne d’une prise de conscience que notre indécrottable sentiment d’abondance mythique nous empêche de faire à notre tour. On en voit les résultats avec la morue, avec la forêt et bientôt avec nos dernières grandes rivières sauvages. C’est pourquoi le gouvernement fédéral des États-Unis et la plupart des États voient dans la construction des grands barrages et de leurs indispensables réservoirs un enjeu majeur de conservation.

Ils en tirent des conclusions concrètes. Ainsi, ils accordent aux barrages des autorisations limitées dans le temps — de 25 à 50 ans en général — afin de ne pas lier les mains aux générations futures. Ici, les permis sont éternels. À l’échéance des permis, nos voisins débattent de la pertinence de maintenir ces ouvrages, ce qui explique qu’ils vont en démolir 27 en 2009, dont plusieurs importants…. [...]

Il établit que le nombre de rivières bétonnées par des barrages et des centrales hydroélectriques est en croissance fulgurante. En 1996, il existait 106 centrales sur 30 rivières. Quatre ans plus tard, leur nombre était passé à 145, et le nombre de rivières touchées, de 30 à 50. L’an dernier, 162 centrales artificialisaient 115 rivières. Avec les projets en préparation, on aura bientôt 174 centrales installées sur 121 rivières! En clair, en 15 ans, le nombre de centrales aura augmenté de 64 % et celui des rivières harnachées, de 400 %.

Disparition des rivières et simulacre de protection

Le gouvernement Charest avait pourtant promis de protéger 12% du territoire en 2012.  Avec les dernières annonces de mars 2009, on atteint à peine 8%, objectif que nous devions atteindre en 2005.  Le gouvernement a surtout protégé des territoires non-menacés, principalement situés dans le Grand Nord. Quelques rivières seront protégées (comme le nord de la rivière Rouge en Outaouais) mais les efforts sont trop faibles, trop tard…  L’annonce du 29 mars dernier protège pour toujours des troncons de rivières de qualité, mais en territoire inoccupée comme la rivière Delay, la rivière George, la rivière Vachon…

Voyez la carte mise-à-jour des aires protégées et la politique des aires protégées du gouvernement du Québec

Scott MacKay, le député “vert” du Bloc Québécois de Repentigny, faisait remarquer dans un récent article intitulé “Aires protégées : pas de quoi pavoiser” dans l’Hebdo Rive-Nord

Quand on sait que la Californie protège 16 % de son territoire alors qu’elle dispose d’une superficie qui ne fait même pas 40 % de celle du Québec et que sa densité de population est d’environ 20 fois supérieure, j’ai envie de dire que  “quand on se regarde, on se console, mais quand on se compare, on se désole!”

Je vous invite aussi à lire l’article de Martin Croteau de La Presse : Québec met 8% du territoire à l’abri de l’exploitation


Environnement
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L’exorcisme de Méo (suite et fin)

Je vais un peu mieux.  La toux de Méo me laisse un peu de répit.  Je ne souviens pas d’avoir été aussi tranquille de ma courte existence.  Pour la première fois, mon invincibilité est mise à rude épreuve.  Un peu comme si Lex Luthor avais mis de la kryptonite dans mon “suit” de Clark Kent.

Je traînais la toux de Méo depuis le début de février.  Sinusite olympique, maux de tête, érable nasale qui coule, fatigue général et souffle court.  Mi-mars, après 6 jours de fièvres, j’ai finalement décidé de consulter.  Mon médecin de famille (qui est aussi ma petite sœur) était absente pour cause de “mers du sud”. Je me suis alors rabattu sur la clinique la plus proche qui, en 2 temps 3 mouvements, me diagnostiqua une broncho-pneumonie de nature bactérienne.  Dix jours de traitement avec inhalateur et antibiotiques de joual. La dernière fois que j’ai pris des antibiotiques, Céclor c’était le top du top.  Mais aujourd’hui, c’est pour les matantes à comparer au Drano que l’on m’a prescrit.  Parfait.  Dans 48 heures ma fièvre aura disparu, et je serai sur pied, me dis-je…

Hier, après 10 jours de sommeil dans ma tanière, j’ai finalement vu ma frangine de médecin.  J’étais inquiet.  J’ai toujours un déficit respiratoire et la laryngite de Méo qui m’assaille encore. Après analyse a posteriori, elle m’a finalement diagnostiqué une influenza carabinée avec détresse respiratoire.  L’origine de l’infection n’était donc pas bactérienne mais bien virale. Bien que non recommandé dans ce cas, les antibiotiques ont quand même aidé à me débarrasser de ma sinusite (maux de tête, écoulement nasale, expectorations) mais n’a pas aidé ma laryngite de gros fumeur, avec retour de la toux après 30 minutes de parlotte. Ce qui explique que tous mes collègues de travail tombaient un à un en maladie : je contaminais mes semblables, comme un pestiféré ;-(( . Pourtant, en novembre, je m’étais fait vacciner au bureau contre l’influenza !  Mais sœurette m’expliqua que c’était la souche de l’an passé, pas celle de cette année. Méchante patente, ces vaccins périmés..

Je l’ai probablement attrapé de ma famille Gabrielle.  Normand, le père de Kim, la meilleure amie de Gabrielle, avait les mêmes problèmes que moi (souffle court, fatigue extrême, toux tenace, maux de tête, sinusite) depuis 4 à 6 semaines.  J’imagine qu’il a hérité de la même souche que moi, gracieuseté du yogourt de l’école de nos filles.

Là je suis en retraite fermé, en cure de silence.  Je dors encore 15 heures par jour. J’aime bien dormir mais je commence à avoir des plaies de lit. Si je veux que ma laryngite et ma toux disparaisse, je dois me la fermer.  Ceux qui me connaissent, savent que c’est un grand sacrifice devant notre Seigneur. Hier j’ai terminé les antibiotiques et mes maux de cœur ont disparu et je peux reprendre du café et du vin…  Depuis le début de mon traitement, j’avais des hauts le cœur et des problèmes de tuyauterie, probablement causés par cette eau de javel en capsule.

Je suis comme un ours en cage. Je planifie retourner à mon boulot la semaine prochaine. J’ai réalisé que même si je pourrais prendre ma retraite dans quelques années, je vais bien trop m’ennuyer du stress du travail. Bien trop ?  disons un peu m’ennuyer…

La bonne nouvelle TVA ? je vois la lumière au bout du tunnel.  En espérant que ce n’est pas un  train qui arrive…

Voici une vidéo hilarante de Méo, mon expectorant préféré.  Suivi d’une vidéo de train assez extraordinaire, tirée d’un film de Bollywood, Dil Se . Une vidéo un peu longue (6:39) mais elle en vaut la peine.  La toune vous “contaminera” pour le restant de la journée. La ballade en train est hallucinante, bien que j’ai toujours peur qu’il se cogne la tête.


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Engagez-vous, qu’il disait!

Je ne suis pas un grand sentimental.  Je vis heureux avec “la” même ange depuis 26 ans.  Ce qui me désole autour de moi, dans les blogues et les séries télévisées (comme C.A., Tout sur moi ou Les invincibles…) c’est cette peur qu’on les plus jeunes de s’établir, de s’enraciner, de s’engager.

Je suis libre

Aujourd’hui l’engagement est probablement la plus grande crainte des adultes en âge de se reproduire.  S’engager veut souvent dire “perdre sa liberté” ou du moins la limiter.  Les boomers se sont battus “becs et ongles” pour réclamer cette liberté:  religion, sexe, divorce, union libre, avortement, dope, amour libre… Les manifestations des années 60 et 70 réclamaient que tous soient libres et égaux.

Les nouvelles générations X et Y, prennent cette liberté pour acquise et ne veulent absolument pas en laisser tomber une miette. Alors l’engagement devient maintenant une des grandes peurs de cette cohorte.

Les trentenaires

Une femme dans la trentaine sent les années se rétrécir comme “peau de chagrin”. Elle ne veut pas plus s’engager que les hommes, mais elle sait qu’elle devra le faire pour éviter de vieillir seule et sans enfants.  Les gars eux ont tout leur temps et cultivent leur calvitie, bedaine, brasserie et chums colons.

Pourquoi m’engager ?

On les entend souvent dire:  “pourquoi m’engager dans un travail stable et contraignant, m’engager dans ma propre résidence stable avec une hypothèque contraignante, m’engager dans un couple stable et très souvent contraignant, m’engager à avoir un enfant instable et contraignant, à vie, quand je peux me payer une poule (un coq) en lui faisant croire que je vais bientôt m’engager. Et cette illusion d’engagement dure souvent des années, sans aucun résultat probant.

Comme mes parents ?

“Pourquoi j’essaierai de m’engager puisse que ça n’a pas fonctionné avec mes parents ?”  Il ne faut pas oublier que la plupart des boomers sont passés d’une société de soumission à une société libertaire. Beaucoup de couples n’ont pu s’adapter. Une femme de cette époque était programmée pour être enceinte, au poêle, sans poser de question. Leur homme pouvait avoir une aventure passagère mais elle n’avait rien à dire;  elle était heureuse puisqu’elle avait de l’argent et plein d’enfants. Lorsque ces dernières ont voulu faire d’autres choses que de grossir, beaucoup d’hommes ne l’ont pas accepté, et les femmes ont quitté le nid douillet de l’inconfort.

Alors comment faire ?

Est-ce peine perdue ? Non, il y a de l’espoir.  Il faut utiliser philosophie et ruse pour harponner le bon candidat.   On doit le séduire tout en lui montrant qu’il a toujours le contrôle.  Mais en fait, après s’être fait planter le harpon, il s’est fait grimpé sur le bateau, et vidé.  Il ne se rend compte de rien parce qu’il est heureux.  Et pour rendre heureux un gars c’est assez simple.  Ma recette est secrète mais j’en dévoile quelques bribes plus loin dans le texte.

La couple est une rivière agitée

Tu descends une rivière en canot. Tu sais que le rapide sera difficile et que tu va avaler beaucoup d’eau.  Mais à la fin, c’est gratifiant parce que tu l’as fait.  Tu oublie la douleur, pour te rappeler que du plaisir.  Un canot se conduit à deux. Si un des 2 oublie de pagayer, vous chavirez et brisez votre embarcation. Alors ton rôle est de supporter et d’encourager ton coéquipier-e avec fermeté. Et tu le fais après l’avoir convaincu de descendre le rapide, c’est la partie la plus exigeante, pas descendre le R3.  Si tu veux faire une fin de semaine de canot, c’est un bon début. Mais une descente à vie de la plus belle rivière, ça se fait aussi. Mais il faut être vigilant et être sur que ton partenaire est au courant qu’il va pagayer pendant 30-40 ans.  Mais ça peut être une assez belle expédition…

Maintenant le copier-coller

J’adore Languirand qui dit:

Pour être heureux dans la vie, il faut composer avec les circonstances de notre existence, avec son lot de joies et de peines. L’engagement est peut-être une façon d’accepter qu’il faut parfois souffrir pour être heureux. En offrant la possibilité d’exprimer nos valeurs personnelles, de donner un sens à nos souffrances, I’engagement permettrait donc le bonheur.
Je retiens de ces études qu’il y a un lien important entre la capacité d’engagement et le niveau de bonheur. Plus une personne est capable d’engagement, plus grand est son niveau de bien-être personnel et plus elle se considère heureuse. Autrement dit, la capacité à s’engager est un facteur plus important que l’âge ou la génération pour prédire le niveau de bonheur. Lire au complet

Les fesses !

Beaucoup de couples basent leur relation sur le sexe. Quand le sexe s’émousse, le couple s’émousse.  Le sexe est un moyen, pas une fin pour être heureux.  Le cul c’est bien, même très bien.  Mais c’est un privilège, pas un droit.  Comme l’amour, il se mérite.  Comme l’engagement, c’est grisant.  Il faut baser son couple dès le début sur d’autre chose que le sexe.  Aller au zoo, à la pêche à la perchaude et aux quilles ensemble est beaucoup plus important que de baiser comme des chauds lapins. N’importe qui peut fourrer comme une bête. Il est par contre très difficile de faire les 3 activités précitées dans la même journée, avec son amoureux-se, sans avoir envie de le/la crisser là. Le bonheur c’est d’aller au zoo, pas de baiser tout le temps.  S’il ne veut pas aller au zoo avec toi, change d’amant tout de suite.

Conseil du jour au “Control Freakesse”

Il faut garder le contrôle de ton couple. Ne lui laisse pas beaucoup de corde sans qu’il ne s’en aperçoive. Il ne doit pas penser que tu “run” le show. Utilise beaucoup d’humour et feint la faiblesse. Les hommes adorent les femmes faibles qui ont besoin d’eux. Ne montre pas trop que tu es forte et dominante, il va sacrer son camp “big time”. Le travail en vaut la chandelle. Donne-lui du cul, quand il le mérite. C’est toi le VP Finance, Marketing et Opération… Lui il est le VP des vidanges, du garage et du sous-sol. Je te jure, ça marche. Il va te durer 50 ans et te faire des tonnes de marmots. Ha oui, donne lui l’utilisation illimitée du garage… Et une semaine par année, lâche le “lousse” avec ses chums-colons pour qu’il s’imagine qu’il est encore libre.

Mot de la fin

Dans une relation, il faut s’investir et s’abandonner. C’est exactement comme investir en bourse. Ton action peut monter à 25$ et descendre à 2,50$ mais si tu as confiance que ton action vaut encore 25$, garde la et elle va remonter.

Janette Bertrand


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Méo et Twitter

Aujourd’hui je suis confiné au lit.  Non pas pour faire la grâce matinée avec ma copine “Farniente” mais pour sortir Méo de mes entrailles.  Vous connaissez sans doute Méo, le mafieux repenti des Boys.  La marque de commerce de notre ineffable Méo est sa voix caverneuse et surtout sa fameuse toux, probablement causé par des années de “Craven A Menthol”.  Mais votre humble serviteur ne fume pas et évite de fréquenter des lieux enfumés (s’il en existe encore).

Après plusieurs semaines d’un combat épique avec une grippe de chien, entremêlée de sinusites, de quintes de toux Méoesque, la fièvre s’est finalement emparée de mon pauvre corps diplomatique.  J’ai réalisé que j’allais perdre ce combat et que je devais finalement me résigner à consulter le docteur Ballard, pour guérir ma grippe de chien.

Après avoir passé à la photocopieuse de la clinique, le médecin brandit les incontournables “rayons x” :  le diagnostique fut bref et implacable.  “Monsieur, vous auriez dû consulter depuis longtemps, vous avez une bronchite et une pneumonie dans 2 lobes de vos poumons”.  Je ne savais même pas que j’avais des lobes dans mes poumons, ce n’est pas aux oreilles ça?  J’avais remarqué que depuis quelques jours j’avais le souffle court, probablement essoufflé par le printemps, me disais-je. Effectivement, j’ai peut-être un peu négligé ma carcasse, étourdi par un projet professionnel intense et grisant.

Ma fièvre du printemps aura coûté 200$ de médicaments (pompe à poumons et antibiotique de cheval) et quelques jours de repos forcés.  Morale de ce conte : “Si vous rencontrez Méo, dites lui donc de passer à la clinique le plus vite possible”.

J’ai quand même un petite récompense pour tout ceux qui m’ont lu jusqu’à la fin et qui sont attristés par mon état de santé.  Une courte vidéo de Koreus.com, trouvée sur le site de Vincent Abry,  “Twitter à des soucis”.  Une critique délirante des utilisateurs de Twitter et des status insignifiants de Facebook.  Je retourne me coucher…

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La lente disparition du scoutisme

Récemment je lisais un sondage qui révélait que plus de 20% de la population du Québec avait déjà porté la chemise scout. Vraiment? 1,5 millions de québécois ont déjà été scouts ?  Pour paraphraser le sketch archi-connu de Ding et Dong du début des années 80 : “Ça fait beaucoup de têteux, qui attrape le vent et écoute les écureuils !”

Un peu d’histoire

Le scoutisme est une création d’inspiration paramilitaire d’un haut gradé britannique pendant la guerre des Boers, au début des années 1900.  Lord Baden Powell a récupéré plusieurs traditions acquises pendant ses campagnes en Afrique du Sud, pour structurer son mouvement.  À l’origine, on visait l’embrigadement des jeunes pour la vocation militaire en utilisant l’axe du plein-air, camping et survie en forêt.  D’ailleurs le mot “scout” signifie “éclaireur” : celui qui ouvre le sentier pour dénicher l’ennemi avant l’attaque.  Les insignes, le foulard, les badges, le salut, l’uniforme, la promesse, les nœuds… tout est plus ou moins inspiré du protocole militaire.  On y a aussi greffé des codes de chevalerie du Moyen-âge et des traditions amérindiennes, comme le Totem ou les clans.

Son adaptation au Québec a été plus difficile. Du fait de l’omnipotence de l’église, un mouvement inspiré de l’armée britannique était suspect.  On a intégré le scoutisme au Québec dans les années 30-40 mais inexorablement, sa philosophie se devait de baigner dans l’eau bénite.

Les années 60

C’est dans ce scoutisme catholique que j’ai grandi au milieu des années 60.  Nos chefs scouts étaient prêtres;  les frères nous accompagnaient dans les camps et assuraient notre sécurité et bonne conduite.  Je me souviens de mon premier camp “de survie” où les pères nous reconduisaient dans un boisé et relâchaient une douzaine de lapins frêles et effrayés.  Le but de l’opération avec ces lapins?  Les capturer, les tuer, les peler, les vider, les faire cuire sur un feu de bois et manger notre gibier.  Pour nous apprendre la survie en forêt.  Et nous avions seulement 10 ans.  Je me rappelle le petit lapin retrouvé au tournant d’un sentier, qui au lieu de se sauver, courait en notre direction pour que l’on s’occupe de lui.  Et fallait le bastonner avec un bout de branche pour obtenir notre badge.  Aujourd’hui ce camp aurait fait la première page du “Journal de Montréal”.  Je n’ai plus jamais remangé du lapin depuis.

Aspirateur de parents

Ma conjointe a aussi été “Guide” et par la suite, elle a été impliquée dans le comité de gestion des “Jeannettes” de sa paroisse.  Parce que 3 de mes enfants étaient impliqués dans le mouvement, et que j’étais qualifié en canot d’eau-vive, on m’a gentiment demandé d’accompagner un groupe de jeunes pour une descente de rivière.  Au printemps 1999, je me suis retrouvé animateur d’une douzaine de jeunes pionniers de 15 à 18 ans (11 filles et 1 garçon).  L’année suivante, on m’approcha pour devenir, en plus, chef d’unité de 10 éclaireurs (11 à 14 ans).   Sans trop me poser de questions, en quelques mois, ma vie ne tournait plus qu’autour du scoutisme. Pendant 9 ans.  Suite à des pressions de ma “dure” moitié, j’ai démissionné l’année où mon dernier enfant a atteint sa majorité et a quitté le mouvement.

Regrets ?

Loin de moi l’idée de me plaindre.  Effectivement les premières années d’apprentissage ont été frustrantes.  Après, j’ai mieux compris la philosophie du mouvement, l’utilité des formations, les jeunes, les parents, les méthodes de financement et la paperasserie.  J’ai eu des camps inoubliables en France (Picardie, Loire, Normandie, Bretagne, Paris).  J’ai visité les plus beaux parcs nationaux du Canada, dans les Rocheuses, en Gaspésie, au Saguenay, en Abitibi…  Nous avons résidé dans une communauté autochtone du nord du Québec, appris la plongée sous-marine, visité la Minganie et les Monts Groulx, descendu plusieurs rivières en canot… Mon camp le plus marquant ? probablement notre semaine avec une équipe de l’émission “Enjeux” de Radio-Canada avec 9 jeunes autistes en camp scout en forêt, en 2004 . D’ailleurs le reportage est toujours en ligne, même après 5 ans…

Jeunes de cœur

J’ai surtout côtoyé une centaine de jeunes courageux, souvent “poqués” par la vie, qui ne demandaient que de devenir de meilleurs citoyens, dans un mouvement rempli de grandes valeurs et d’intégrité.  Il faut beaucoup de détermination, en ces temps d’égoïsme, pour s’impliquer dans un mouvement aussi exigeant.

Je sais pertinemment que le mouvement scout est en forte décroissance.  En fait il est même en danger de disparition, hors des grands centres. Pas seulement à cause de la dénatalité mais par sa lenteur à s’adapter aux nouvelles réalités des jeunes de ce siècle.  Les adolescents ne veulent plus porter l’uniforme scout.  Beaucoup refusent aussi cette approche d’inspiration militaire dépassée.  Ils désirent s’impliquer à un groupe organisé mais dans l’anonymat.  Je rappelais souvent aux jeunes que leur uniforme était la première raison qui motivait la générosité des donateurs et de nos supporteurs (magasins, groupes sociaux, élus, etc). Je donnais l’exemple des travailleurs qui portent l’uniforme, comme les chauffeurs d’autobus, les infirmières, les avocats… Sans vraiment les convaincre.

Les animateurs en voie d’extinction

Il devient aussi difficile de trouver des parents qui veulent s’impliquer. Familles éclatés, vie professionnelle stressante, plusieurs heures de transport chaque jour et un certain sentiment de “chacun pour soi”.  Ce n’est pas facile de se taper des fins de semaine de formation, les camps, les assurances, la bureaucratie, les activités de financement, les enquêtes de la police sur ton passé ou les regards suspicieux des parents qui te voient partir avec leurs jeunes pendant 2 semaines.  Pas facile.

J’ai quitté le mouvement il y a maintenant 18 mois.  Lors de mon départ, nous avions encore 19 jeunes dans notre unité.  Ils ont essayé de me faire changer d’idée mais ma décision (et celle de l’être aimée) était prise.  De temps en temps, je croise un de mes jeunes chez Rona, à la station service ou au centre commercial.  Ils sont maintenant des adultes accomplis et heureux de me revoir.  Si j’ai pu mettre un peu de bonheur dans leur vie, tous ces efforts en auront valu la peine…

Pour vous réconcilier avec vos années de scoutisme, regardez le vidéo de 1m41sec de “Rock et Belles Oreilles”  sur youtube.  Attention, vous allez mouiller vos culottes courtes scoutes…

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Mon Dieu! Mon professeur de ballet-jazz…

Mon père est décédé voilà plus de 10 ans. Trop jeune, à 74 ans.  Il était médecin de campagne.  Même si sa clinique était localisée en ville, beaucoup de ses patients étaient des fidèles des petits villages de la région.

Il a grandi sur une ferme. Tout comme la terre que sa famille cultivait, ils étaient pauvres.  Je me rappelle du poêle à bois Bélanger pour cuisiner, qui chauffait aussi la maison.  La pompe à eau manuelle.  Le moulin à coudre à pédale. Le poulailler bancal. Le tracteur des “Arpents verts”.

Formé à la fin de la 2e grande guerre, il possédait une approche traditionnelle de la médecine.  Il adorait effectuer des visites à domicile.  Lorsque j’étais jeune, j’attendais le moment où il allait me demander de l’accompagner pour sa tournée des rangs de campagne.  Souvent je devais rester dans l’automobile, à lire mon Tintin, parce que “la madame allait montrer ses fesses malades au docteur”.  Sa tournée se terminait souvent chez une vieille tante de la famille où je me bourrais de “marlots” et autre sucreries banies à la maison.

À la fin de sa vie, atteint d’un cancer, il a été hospitalisé pour une opération délicate auquel il n’a pas survécu.  Il connaissait la gravité de son état et ses minces chances d’en sortir.  Comme beaucoup de médecins qui s’auto-diagnostiquent, il se savait condamné et ne voulait pas consulter. Mais il n’avait plus le choix…

Le soir avant son intervention chirurgical, il avait réuni ses 6 enfants dans sa grande chambre d’hôpital. Volubile et rieur, il s’était confié toute la soirée comme rarement il l’avait fait. Il enfilait les anecdotes sur sa jeunesse sur la terre, son cours de médecine à Montréal, ses longues années de fréquentations avec notre mère, ses rêves, ses déceptions, ses patients…  J’avais l’impression de redécouvrir mon père.

Il aimait beaucoup les enfants. Et adorait “suivre” les femmes enceintes et les accoucher.  Avec la même ardeur, il détestait la bureaucratie gouvernementale, la RAMQ et la DPJ.  Souvent il contournait la paperasserie des ronds-de-cuir pour se faire justice lui-même afin de relocaliser un enfant non-désiré. D’ailleurs la grande majorité des bonnes d’enfants de l’époque étaient des filles-mères qui venaient accoucher en ville;  les médecins, comme mon père, s’occupaient eux- même de replacer ces enfants du péché.

Je me rappelle d’une anecdote en particulier.  Papa suivait une jeune femme enceinte, mariée au seul policier d’un petit village éloigné.  Première grossesse, jolie femme et gros constable fier. À l’époque, les maris ne peuvent pas assister à l’accouchement.  Heureusement.  Le rejeton est noir. La nouvelle maman de s’écrier : “Mon Dieu! mon professeur de ballet-jazz…”. Flairant l’imbroglio familial, son médecin lui fit une offre “qu’elle ne pouvait pas refuser”.  En retour de la signature du certificat de décès de l’enfant, il s’engageait à replacer lui-même l’enfant dans une famille de la région désirant adopter un enfant.  Pour sauvegarder son couple, elle signa.

Fier de son coup, il nous raconta que le même jour il repartit avec l’enfant dans ses langes et alla cogner chez un jeune couple en campagne. Bouche bée, les nouveaux parents accueillis aussitôt cette nouvelle progéniture aussi belle qu’inattendue.

Papa mourut quelques jours plus tard d’une embolie pulmonaire, suite à l’opération pour lui enlever son cancer. La légende raconte que beaucoup d’enfants de la région porte son prénom…

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Plaisantin

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Ma maison célèbre…ses 150 ans

J’ai eu la chance de grandir dans une majestueuse maison centenaire. Construite entre 1851 et 1859 (vraisemblablement en 1852), elle aurait été la résidence d’Antoine Manseau, le premier curé de Joliette, avant même que la ville porte ce nom. La rue à ses pieds porte d’ailleurs le nom de son illustre premier propriétaire, le boulevard Manseau. Il est difficile de déterminer l’année précise de sa construction du fait que les documents de cette époque ne retracent que les propriétaires des terrains et pas des bâtiments. Je devrai consulter les documents d’époque dans les voûtes poussiéreuses du palais de justice pour connaître son âge exact.

Mes parents l’ont acquise en 1951, stratégiquement située en face du petit hôpital de l’époque, lieu de travail de papa. Au fil des ans, voyant leur descendance s’accroître, ils ont entrepris d’en doubler la grandeur, en préservant son cachet ancestral.

En 1964, lors du centenaire de la ville, elle a été classée parmi les plus belles résidences de ma petite ville. J’avais alors aperçu sa photo dans le livre soulignant le centenaire, arborant une mystérieuse vignette « Maison Panneton ». Bof, surement le nom du constructeur ou d’un ancien propriétaire.

Maison Manseau Joliette 1964

Maison Manseau Joliette 1964

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un appel insolite de Jean Chevrette, journaliste photographe et collectionneur de photos historiques de la région. Il me pose des questions concernant cette photo et l’inscription « Maison Panneton ». Savez-vous d’où vient ce nom ? Connaissez-vous les anciens propriétaires ? Avez-vous les papiers des transactions passées ? Il m’explique qu’il serait possible que notre maison ait appartenu à un romancier célèbre, Philippe Panneton connu sous le nom de plume « Ringuet », du nom de sa mère. Il était médecin et aurait travaillé comme ORL à l’hôpital St-Eusèbe de 1923 à 1940, en face de chez moi. Ces romans les plus célèbres ont été écrits pendant cette période.

En consultant autour de moi des passionnés de lecture, on me confirme qu’effectivement Ringuet a publié de très bons romans classique au milieu du siècle. Je cours acheter quelques uns de ces romans, dont son plus célèbre « Trente arpents » que je dévore. Oui pas mal. Ça ressemble à un croisement entre « Pieds nus dans l’aube » de Félix et « Les raisins de la colère » de Steinbeck. L’histoire se déroule à St-Jacques, petit village pas très loin de là. Bien écrit mais pas mon genre.

Récemment, lors des fêtes de Noël, un de mes frères me confirme qu’il a déjà vu une liste notariée de tous les anciens propriétaires depuis l’existence du terrain vers 1850. Il me confirme que le nom Panneton y apparaît. Bingo ! C’était donc vrai.

Cette semaine je reçois une copie du document finalement retrouvé. Le nom de l’auteur y est cité, mais les années ne correspondent pas. Il aurait été propriétaire jusqu’en 1899. Hors le romancier est né en 1895 et décédé en 1959. Déception.

La consultation de ce document me confirme que cette maison est demeurée chère aux familles qu’ils l’ont occupée pendant ces 150 ans. Elle n’a changé de propriétaires que 4 fois pendant ce siècle et demi, soit une moyenne de 38 ans par propriétaire (vendue en 1899, 1913, 1919 et finalement en 1951). Impressionnant.

Le 4 mars 1850, quelques mois avant la mort du fondateur de la ville de l’Industrie (devenue Joliette en 1864) Barthélémy Joliette, il lègue un immense terrain à « La corporation épiscopale catholique romaine de Montréal » afin d’y construire un marché, une école, un hôpital, une résidence pour malades, une chapelle et une maison pour le curé. En 1851 le curé Manseau ouvre la rue en face de l’église qui prendra son nom. On estime que la maison fut construite dans l’année qui suit son ouverture, vers 1852.

Cette maison a été ensuite léguée au député-shérif de la petite ville en 1859 pour service rendu. Façon honorable de lui donner une belle retraite. Le nom de ce shérif: Louis Philippe Panneton!

Finalement cette petite recherche a permis d’élucider le mystère. La maison n’a pas abrité un romancier célèbre mais un shérif. Moins romantique mais tout aussi romanesque. Elle reste néanmoins une des belles maisons de mon coin de pays, que nous conservons jalousement.

Après le décès de mes parents, nous avons mis en vente ce grand moulin. Pas facile dans l’optique des petites familles, du ralentissement du marché immobilier et de son âge vénérable. Elle est toujours notre propriété et nous planifions lui redonner une seconde jeunesse dans les prochains mois. Pour un autre 150 ans de règne.

Photo Manseau 2008

Photo Manseau 2008

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L’émancipation de l’austère Toronto

Tu écris un peu comme tu voyage.  Pour le plaisir, pour ton plaisir.  Par passion, pour te détendre, pour nourrir ton âme.  Je parle rarement de mon travail même s’il m’inspire;  les voyages par contre m’excite le clavier. Je ferai ici une petite exception. Toute petite. Promesse de scout. Juré craché.

J’œuvre dans le domaine du web et du voyage.  J’ingurgite chaque jour des megaoctets d’information traitant d’Internet et de tourisme.  Les sites transactionnels de voyage sur le web sont mes mères nourricières. La table est maintenant mise.

Le train réinventé

J’écris ce texte à bord d’un train entre Montréal et Toronto. Un train offrant un service à bord « Art nouveau ». VIA a mis en service, il y a quelques jours, leurs plus récents équipements européens sur l’express de 17h00 vers la ville Reine. Roulement plus doux, atmosphère feutré, salon exclusif première classe à bord (en plus de celui à la gare), siège privé à une seule place. L’originalité de ce service est sans contredit le nouveau repas personnalisé au siège, ne ressemblant en rien au service habituel, calqué sur les compagnies aériennes. En fait on est traité comme à la maison. Une véritable assiette avec un vrai napperon. Un préposé qui décore votre assiette devant vous avec ses hors d’œuvre, votre plat principal et votre dessert. Comme maman le faisait autrefois.  Un service attentif où votre repas n’est pas confiné à un minuscule bol et un napperon synthétique.  J’aime beaucoup.

Le salon adjacent avec banquettes permet de siroter un smottie ou un digestif devant un match de hockey sur écran ACL, en haute définition (ajout bientôt disponible). Le tout agrémenté de l’internet sans fil, qui n’est pas aussi performant qu’un “geek” le désirerait, mais qui répond assez bien aux besoins de base pour les courriels, le surf et la recherche.  Mais n’essayez rien en streaming (radio, tv ou vidéo), vous serez déçu ; la bande passante supporte mal ce type d’usage qui n’existait à peu près pas lors de sa mise en service il y a 3 ans. Pour le VPN, la fragilité de la connexion est encore incompatible avec le déplacement du train.

J’assiste à la conférence Web econnect de TIAC , parainée par l’association regroupant les partenaires majeurs de l’industrie touristique au Canada .  De grosses pointures dans la salle, jumelées à des conférenciers érudits.  Une talle de qualité pour le réseautage et pour valider ton plan eMarketing.

Pour ceux qui connaissent mon tempérament bouillant, je déplore deux comportements qui m’irritent intensément lors de ces conférences :

1.    l’entreprise qui paye une petite fortune pour que son représentant puisse y assister mais qui n’écoute pas, en passant le plus clair de son temps à taper sur son laptop, ou son Blackberry sous la table, en pensant que personne ne les voit.

2.    Les firmes de communication web, ou vendeurs de technologies naissantes, qui examinent les coordonnés de ta cocarde comme s’ils recherchaient l’âme sœur dans un club Med.  Un peu de subtilité, messieurs les vendeurs, vous pouvez aussi vous présenter.

Toronto, la chaste

Ce matin j’ai marché de mon hôtel jusqu’au lieu de la conférence.  Une matinale balade de 4 km, justifiée par le tarif corporatif imbattable de mon hôtel, semblable à celui exigé au “Motel 69″ de Joliette.  Chanceux, pour la première fois depuis plusieurs semaines, il fait exceptionnellement doux ce matin.  Mais Toronto la pure est maintenant blanche, avec des bancs de neige comme à Montréal.  En fait ici on ne ramasse pas la neige.  Elle est simplement poussée sur le bord des trottoirs.  Les madames en “talons hauts” grimpent les tas de neige en sortant des taxis. Exotique.

Banc de neige à Toronto

Banc de neige à Toronto

snow

Toronto a beaucoup changé depuis ma première visite en 1981.  Fini les odeurs d’égout émergeant des bouches de ventilation.  Fini les clochards couchés dans des boîtes de carton sur les trottoirs (à moins que le froid ne les aient fait fuir?).  Ce qui faisait son exquise beauté, existe toujours.  Ses tramways rouges, silencieux et archibondés.  Ses feux de circulation qui chantent pour les aveugles.  Ses chauffeurs de taxis enturbannés.  Les vendeurs philippins de monstrueux hot-dogs odoriférants.  Les geishas dans les froids lobbies de gratte-ciels.

C’est une ville beaucoup plus cosmopolite que Montréal.  En fait vous y voyez très peu de caucasiens. Comme à Vancouver. J’imagine que c’est l’unique solution face à la baisse du taux de natalité. RBO nous avait pourtant avisés au début des années 90. “Repeuplons” qu’ils nous imploraient.

Le côté triste de la mégapole ? Les sympathiques petits commerces sur Younge ou King qui disparaissent comme peau de chagrin, pour faire place à des immenses Future Shop et “Food Fair”, comme à New-York. Comme si on bulldozait la rue St-Denis ou Crescent.  Je sais, on l’a déjà fait sur St-Laurent et Bishop.  Mais au moins nous avons maintenant de beaux grands stationnements…

Allez lire ce court article sur Toronto la neuve, tiré de L’Express

“On ne voyage pas pour changer de lieu, mais d’idées”    Hyppolite Taine

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Cent fois sur le métier…

En ce début d’année, je célèbre une 100e chronique. Ce n’est pas rien.

L’appel du clavier s’est fait il y a près de 4 ans, au printemps 2005, pour mousser une descente de canot dans le nord québécois, doublée d’une campagne de financement. Un passe-temps somme toute assez stimulant, plus que le Sudoku.

J’ai toujours aimé «jouer» à écrire. Dès que j’ai commencé à partager mes pensées sur les pupitres, mes professeurs ont tenté de circonscrire cette passion naissante… Ma première pulsion écrivaine s’est manifestée au primaire, en 6e année; une sombre affaire de contrebande de diamants cachés dans des chocolats. Œuvre qui demeure inédite, dû aux trop nombreuses ressemblances avec les cigares du Pharaon…

Prose naissante

Au début du secondaire, avec des copains, nous avons pondu plusieurs scénarios de films, réalisés en 8mm et Super 8mm. Des court-métrages étonnants de naïveté avec des titres évocateurs : «Jungle Beast» «Momicalement vôtre» et «Knock-out». Ces œuvres uniques dorment dans une boîte à souvenir au sous-sol. «Momicalement vôtre», un horrible film d’horreur où une momie égyptienne assassinent tous les employés d’un musée. Ce film a été réalisé dans les voûtes du musée de Joliette, grâce à l’aimable collaboration des Clercs St-Viateur, nos professeurs de l’époque et aussi gestionnaires du musée. Nous financions ces courts-métrages d’environ 45 minutes, en les projetant devant nos familles subjuguées.

En secondaire 3, une pièce de théâtre festive «Joyeux Hic Noël» a été écrite et présentée une seule fois devant une salle comble, dans le garage d’un ami. Une histoire déjantée de clients défilant dans un dépanneur, le soir de Noël. Inspirée par les « Monthy Pythons », la pièce baignait dans l’absurde et la dérision.

Après avoir écrit quelques articles dans le journal propret du collège, je propose aux copains de sortir notre propre journal de gang, truffé de propos rebelles et contestataires. Dans notre local prêté par la pastorale, nous avons même fondé un groupe séditieux qui apposait des autocollants sur les casiers et dans les toilettes (des hommes) : La «FLEEP» connu sous le vocable provocateur du «Fonds de libération des étudiants écœurés des profs». Nous avons «hara-kirisé» notre organisation souterraine après que d’autres étudiants se soient fait apostropher à cause de nos candides méfaits.

Le père Archambault, un professeur de français à la fin du secondaire, a stimulé mon goût pour la lecture mais surtout pour l’écriture. Il m’encourageait à écrire mais autrement. « Critiquez avec humilité et esprit ».

Et depuis

Entre mes humbles chroniques web, j’ai pondu quelques oraisons funèbres (celui de mon père et ma mère) des «biens cuits» d’amis, et autres célébrations d’anniversaires de naissance ou mariage.

J’ai toujours voulu travailler en communication mais la vie (et mon père) m’amena aux HEC à la fin des années 70. Dès l’apparition du web au milieu des années 90, j’ai été séduit. En aujourd’hui, je suis encore sous le charme de ce medium qui m’impressionne comme au tout début.

Mais zencore

Je me plaît à suivre au quotidien une cinquantaine de blogs grâce au fil RSS, une puissante et implacable machine qui me fait sentir coupable quand j’ai 150 articles en retard. Surtout des chroniques personnelles, humoristiques, d’opinions, de professionnels du Web ou d’agences Internet, de partout sur la grande boule.

Ce que j’aime du Web? C’est l’esprit communautaire qui y règne. Et son caractère immédiat et en direct. Ce qui me répugne? Surtout les trolls, ces pyromanes du web qui aiment foutre la merde en déstabilisant les blogueurs, dans la glauque humidité de leur demi-sous-sol. Leurs propos sentent d’ailleurs le moisi.

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Retour à la classe départ

Vous avez bien lu. Je recommence. Mes meilleures années sont de retour. Je suis retourné à l’université. En fait, pas derrière mais devant la classe. J’explique.

À l’automne 2002, un ami et professeur aux HEC, m’invite à prononcer une conférence sur le Web et les stratégies Internet de l’époque, devant ses étudiants de maîtrise en commerce électronique. Un défi parce que je n’avais rien de prêt et ne savais pas comment intéresser 30 étudiants de 2e cycle, pendant 90 minutes, en parlant de mon travail relativement atypique pour l’époque. Je n’avais que mon expérience sur le terrain, mes trucs et beaucoup de théorie apprise au fil de conférences, discussions, forums et rencontres.

J’avais moi-même fréquenté les HEC mais bien avant le grand déménagement sur la « Côte Ste-Catherine ». C’était quand le Café Campus était parti intégrante du HEC, et moi parti intégrante du «Campus», de sa musique d’Offenbach, de Maneige et de Morse Code Transmission. M’enfin…

Avant le cours, Jacques mon copain d’antan, m’invite au restaurant (!) des professeurs où j’aperçois des reliques qui jadis m’ont enseigné. Arrivé devant l’amphithéâtre, j’étais plus impressionné que nerveux. On retrouvait le même style de classe que dans l’ancien pavillon mais en plus les étudiants avaient des ordinateurs, beaucoup d’ordinateurs. En fait on ne leur voit pas beaucoup la figure puisque pendant que tu leur parles ils jouent avec leur laptop. Enfin j’espère que c’est pour consulter les sites que je cite en référence. Je ne peux pas m’imaginer qu’ils lisent leurs courriels pendant que je leur cause…

Après ma première présentation, qui s’est assez bien déroulé, je décide de faire exactement comme mes profs faisaient à mon époque (ce qui me terrifiait) j’ai décidé lors de ma 2e allocution de poser des questions sur ce que je venais de dire. Et ça marche. Il s’agit de poser une question pointue à celui qui n’écoute pas et la terreur s’installe. Aussitôt l’étudiant mis en boîte, les jeunes tout d’un coup arrêtent de pitonner sur leur bébelle et se mettent à boire tes paroles.

Lors de ma 3e visite, pour accroitre encore plus mon taux d’écoute attentive, j’introduis le concept de la carotte. « Si vous écoutez bien le monsieur qui parle en avant, vous allez gagner plein de beaux prix ». À gagner, à l’effigie de mon entreprise : un beau carnet de note en cuir, une montre, un réveil matin et une paire de billets n’importe où dans le sud du Québec et de l’Ontario. Mon indice d’écoute BBM frisait le 100%.

Cette semaine, j’ai prononcé une conférence de 75 minutes sur «La mesure de la performance Web» devant une quarantaine d’étudiants du cours «Technologie et distribution» du bac en gestion à l’Uqam. Une classe bigarrée et attentive qui n’hésitait pas à m’arrêter pour me poser des questions pertinentes. Un groupe intéressé et allumé.

dfd

Étudiants impatients d'entendre le prédicateur

Discussion avec la directrice du programme

Discussion avec la directrice du programme Mme Louillet

J’aime bien parlé devant des groupes. Je l’ai fait longtemps devant nos employés syndiqués pour discuter de notre plan Marketing. J’en suis à ma 7e année devant des étudiants (HEC, UQAM, McGill). Je me suis même permis de prononcer 2 conférences à Infopresse, la Mecque du commerce électronique au Québec. J’ai même trouvé un court extrait de ma dernière présentation en mai 2008 sur youtube (ça part à 3h30, intervention à 4:00 mais surtout de 4:46 à 5:33)

La différence entre mes belles années à l’université et aujourd’hui? Les filles. En fait beaucoup de femmes. En 1976 aux HEC on en avait quelques unes et elles n’étaient pas exactement représentatives de la gente féminine de l’époque. Aujourd’hui c’est au moins 70% des élevés en gestion. Juste retour du pendule ? Peut-être. En tout cas c’est plus agréable pour le professeur.

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Des vacances constructives

Depuis la fin officielle des rénovations de mon havre forestier, l’an dernier, plusieurs travaux de finition extérieur restent à compléter : crépit de béton du solage, épandre le protecteur de cèdre sur la grande mezzanine, rebâtir une cabane en bois rond et autre travaux herculéens. N’écoutant que le petit ange rouge sur mon épaule, j’ai décidé de passer outre cet agenda et de me bâtir un petit refuge pour mes quelques embarcations. Ceux qui me connaissent savent que je voue une affection particulière pour tout ce qui flotte sur un lac ou une rivière.

Au fil des années j’ai accumulé une bonne demi-douzaine de canots de toutes sortes et plusieurs chaloupes que j’utilise que trop rarement pour la pêche. Mais comment entreposer l’hiver ces pièces indispensables à mon équilibre aquatique et psychologique mais qui encombrent mon environnement et celui de l’être aimée ? Pourquoi ne pas construire un abri douillet dans un coin discret qui pourrait accueillir mes petits bijoux. Ma pelle, ma scie et ma pioche m’accompagneront dans cette opération délicate.

Aussitôt dit, aussitôt … mal de dos. Il faut creuser pendant plusieurs jours pour dégager une centaine de brouette de terre. Mais où mettre toute cette terre ? Simple… Bâtissons des caissons pour élargir le terrain… Par la suite dessinons une plateforme qui pourra loger 2 embarcations de long, 2 de large et 2 de haut Ensuite construisons le coffrage en bois et la structure d’acier qui accueillera le béton : 28 pieds de longs, 8 pieds de large et 12 pouces de profond. Pourquoi un plancher aussi épais ? Parce que cette plateforme ne sera jamais recouverte de neige étant situé sous la mezzanine et qu’elle aura à subir des variations de températures extrême avec gels et dégels fréquents…

Amateurs de statistiques, assouvissez vos bas instincts : plateforme de 225 pieds carrés, avec 522 pieds d’armature d’acier (l’acier d’un poids de 250 lbs), 250 joints en broche, 200 pieds cube de béton (5.5 mètres cube) ou l’équivalent de 400 sacs, et étalé sur 2 semaines de travail. Mes petites chéries auront enfin un chez soi confortable.

J’ai hâte de retourner au bureau…

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Pique-nique des castors

En pleine été, il est bon de se retrouver en “famille” autour d’un bon gueleton. Alors pourquoi pas une pause santé de groupe au lac des castors? Même le temps incertain a fait preuve de générosité. Merci aux organisateurs et surtout à ceux et celles qui ont préparé ce merveilleux repas. Amen.

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La 19e épluchette de Toney

En cette chaude fin de semaine de juillet, Antoine et ses alcoolytes ont célébré à leur façon le 19e anniversaire de notre fils cadet. Beaucoup de mousse, peu de maïs, et plusieurs mots de tête. Le lendemain, ils ont rincé leur odeur de houblon dans le lac en se fumant des roteux sur le grill…

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Eddy ou le sourire dans les yeux

Beaucoup de gens autour de nous se trouvent exceptionnels et nous le font sentir. Ils nous parlent de leur dernier voyage au « dispendieukistan », de leur dernière bébelle I-phony, de leur silhouette de purgatoire gossée au gym, ou encore de leur nombre d’amis « virtuels » dans les zéros sociaux.

Mais des gens exceptionnels et qui ne le savent pas, il y en a très peu.

Moi j’en connaissais un et il a eu la mauvaise idée de prendre sa retraite terrestre cette semaine. À 60 ans, ce gentleman espiègle nous a finalement joué son plus grand tour.

Je l’ai connu, il y a 2 ans, à la faveur d’un voyage de pêche sur le réservoir Gouin. Une semaine dans un bateau-maison pendant une « croisière » de 250 km sur cette incroyable mer intérieure. On a vécu collés-collés pendant les 16 heures de train, toute la semaine dans une petite péniche et une chaloupe de 16 pieds. Il avait tout intérêt à être un chic type parce que moi, le matin, je bougonne…

Tout de suite il m’a séduit. Derrière ces yeux rieurs se cachait un grand pêcheur, philosophe et blagueur. Il m’a aussi impressionné par sa débrouillardise et ses connaissances en tout. Électricité, plomberie, structure, moteur, rénovation… Poses ta question, Eddy va y répondre.

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les patenteux-bricoleurs-rafistoleurs. Il y a en avait beaucoup dans ma famille de cultivateurs/garagistes lorsque j’étais petit. Mon grand-père paternel en était un. Au grand dam de l’être aimé, j’ai d’ailleurs conservé plusieurs de ses réalisations dans mon sous-sol et garage. Mon trophée : un escabeau de peintre fait en tuyaux d’acier vissés les uns dans les autres. Un héritage bancal qui doit avoisiner la centaine de livres.

Plombier d’expérience, Eddy, en fin de carrière s’est recyclé en commis de la plomberie dans une quincaillerie à grande surface. Malgré le fait qu’il adorait le contact avec le public, il me semblait plus ou moins heureux de son sort : pas à cause de son travail, mais de soucis personnels. Il ne parlait pas beaucoup de ses tracas. On dit que c’est le propre des hommes…

J’ai gardé contact avec Eddy après ce voyage de pêche. Quand j’avais besoin de conseils, je visitais Eddy dans son allée. Je pouvais même l’appeler chez lui. J’ai connu sa belle Margaret. Lorsque nous avons acheté la maison pour nos enfants autistes l’an dernier, il s’est investi comme un missionnaire dans notre œuvre. Il a obtenu des dons de son employeur, il est venu rénover les salles de bain et amené ses amis avec lui.

Quand j’ai retapé mon vieux chalet, il m’a donné des centaines de conseil. Sa phrase fétiche : « Occupe toi pas de ça, je vais passer chez toi en fin de semaine pis on va l’installer ensemble ». Un petit détour de 250km ! Je l’ai regardé faire et il m’a enseigné tous les rudiments de la plomberie. Il a trouvé des solutions ingénieuses à mes nombreux problèmes « insolubles » de plomberie.

Je l’ai invité à de nombreuses reprises à la pêche. Mais il investissait beaucoup de son temps à des projets personnels. Il y a quelques semaines, je l’ai de nouveau invité à la pêche : il m’a dit que ça allait beaucoup mieux et qu’il pouvait enfin dormir sur ses deux oreilles. Il ne croyait pas si bien dire…

Bonne pêche en haut, mon Eddy. Il paraît que ça mord pas mal. Tu nous donneras tes meilleurs “spots” quand on ira tous te rejoindre.

Eddy a bord du train en direction du réservoir Gouin en août 2006

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Le golf, un sport de “frappés” ?

Une fois de plus en 2008, la classique “Louis Laporte Open”, a été un franc succès. Un quatuor d’enfer a enfilé un 18 trous en un temps records, dans les annales du Mont Bruno Country Club. L’équipe a même été devancée par Liz, la Reine d’Angleterre, avec son sombrero orange. Après 6 heures sur le terrain, les autorités ont décidé de démarrer les gicleurs afin de se débarasser des flâneurs. On soupçonne que la dégustation de Bourgogne, à mi-parcours, aurait sans doute altéré la performance des joueurs.

Happy Ball Messieurs! et à l’année prochaine, sans voiturette…

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