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40 ans! Déjà?

Si vous n’êtes pas au courant qu’en fin de semaine, c’était le 40e anniversaire du méga-concert Woodstock en 1969, c’est parce que vous étiez aux soins intensifs.  Toujours est-il que pour la nième fois je me suis enfilé les 3 heures du film-concert racontant les déboires et triomphes de ce festival mythique.  Ce document a quand même bien vieilli.

C’est quand, au bulletin de nouvelles, on a commencé à montrer des gens qui y étaient, je me suis alors rendu compte que ces individus sont pour la plupart des retraités, ayant le plus souvent atteint la soixantaine bien sonnée.  Ouf, assez bizarre d’entendre grand-papa nous raconter qu’avec mammy ils ont “droppé” de l’acide ou encore fait l’amour en groupe en chantant Hare Krisna.  À l’aide….

Pour vous mettre dans l’ambiance, je vous offre une publicité percutante des crayons BIC qui confirme que leur marqueur permanent est effectivement très performant.  Tant que grand-mère ne nous raconte pas sa nuit torride avec Jimi dans sa Westfalia.  Scuse me, while I kiss the sky…

JimiHendrix_bic


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15 indices que ton voisin vit des fruits de la criminalité

Suite à la dernière rafle des policiers dans le monde du crime organisé, nous publions ici un petit guide qui pourrait vous aider à mieux identifier les membres du monde interlope de votre quartier. Voici 15 indices qui devraient vous mettre la puce à l’oreille que votre voisin à quelques choses à se reprocher:

  1. La maison de ton voisin est balayée par de nombreuses caméras vidéo.  Une affiche devant la maison nous invite à “sourire, vous êtes filmé”.
  2. Ses chiens de compagnie sont un pit-bull, doberman et berger allemand.
  3. Toutes les glaces et pare-brise de ses V.U.S. noirs sont tintés verts foncés.
  4. Il paye toujours comptant, ne possédant aucune carte de crédit, débit ou compte de banque.  Ses billets sont toujours neufs, sauf pour la trace d’élastique.
  5. Il possède une remorqueuse non-lettrée, qu’il utilise principalement la nuit.
  6. Ses amis arborent de nombreux tatouages, une toison abondante et un poids moyen de 300 lb.  Sa garde-robe est principalement composée de vêtements de cuir.
  7. Son immense jardin de maïs est encerclé de barbelés électrifiés.
  8. Le dimanche, il aime bien visiter sa famille au pénitencier de Ste-Anne des Plaines.  Au retour, il arrête voir ses anciens copains, au cimetière Côte-des-Neiges.
  9. Les fenêtres de sa maison sont recouvertes d’un enduit miroir, sur lesquelles suintent l’humidité.
  10. Il passe ses nombreuses vacances en Colombie, en voyageant avec son Cessna.
  11. Chaque matin, il inspecte avec soin le dessous de son Hummer, avec un miroir au bout d’une perche télescopique.  Il démarre ensuite son véhicule, éloigné, avec son démarreur à distance.
  12. Une voiture banalisée est stationnée, en permanence, devant sa résidence.
  13. Un système d’intercom doit être utilisé pour entrer sur sa propriété, entourée d’une palissade de 8 pieds.
  14. Madame donne des démonstrations de danse contemporaine, autour d’un poteau, jusqu’aux petites heures du matin.
  15. La photo de ton voisin apparaît en première page de tous les quotidiens, et ce n’est pas parce qu’il a gagné Star Académie.


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Le musée du grognon – 3e partie

À tous les 6 mois, comme un “Déjà vu“, je vous dresse une liste de mes petites misères.  En juillet dernier, j’avais rédigé un répertoire de 65 de mes capricieuses montées de lait, que j’avais notées au fil du temps.  Sans malice, je vous assure.  Fin décembre, j’ai ajouté 14 nouveaux items à ma “Bat-Cave” de bougonneux.  Pour clore ce triptyque, je vous offre une dernière liste de 21 nouveaux maux de cœur … Pour atteindre le chiffre magique de 100.  Pourquoi 100 ?  Aucune idée.  Ça sonne rond.

1.  Les emballages de plastique, souvent impossibles à ouvrir sans l’aide une scie, d’un scalpel ou d’un couteau à dépecer.  Si vous arrivez à les ouvrir, c’est au prix d’automutilations ou de sévères lacérations.  Communément appelé “Blister pack“, ces suremballages rendent impossible le retour d’un achat, sans que le préposé vous interpelle en disant : “Mais monsieur, vous l’avez ouvert?”.  “Bien oui.  Autrement jamais je n’aurai su qu’il ne fonctionnait pas”.

2.  Dans les lieux publics, le badaud qui se ballade coiffé d’un énorme casque d’écoute clownesque. L’art de passer inaperçu, dans toute son indiscrétion. Lorsque notre astronaute se met à chanter faux ou à rire tout seul, vous commencez alors à vous inquiéter de la pression de ses écouteurs sur sa circulation sanguine cérébrale.casque

3.  Les publicités journaux (et maintenant à la télé) faisant la promotion du dépotoir de Lachenaie, appartenant à BFI.  Que de bonnes nouvelles:  des oiseaux, de l’air frais, des fleurs, des papillons, du gaz naturel et des résidents heureux.  De la publicité pour contrer la grogne des citoyens, qui sent mauvais.

BFI - Publicité Hebdo Rive-Nord - Dépotoir de Lachenaie

BFI - Publicité Hebdo Rive Nord - Dépotoir Lachenaie

BFI - Publicité Hebdo Rive Nord - Dépotoir Lachenaie

4.  Le restaurant offrant un service aux tables exxxclusivement féminin, dans leur plus simple appareil.  Ces émules d’Ève, sans feuille de vigne, ont-elles droit aux prestations de la CSST, lorsqu’elles contractent une grippe lors des journées froides d’hiver, à -30, ou si elles ébouillantent leurs rondeurs avec un café chaud ?

5.  Les propriétaires de téléphone cellulaire créatif, qui utilisent “ad nauseam” la fameuse sonnerie “vieux téléphone Bell”.  Cette sonnerie nous irritait il y a 25 ans, et nous pompe tout autant aujourd’hui.

6.  Les publicités de Subway qui nous assomment avec leur nourriture santé.  Des bonnes viandes froides aux nitrites, de la mayonnaise bien grasse et du pain congelé, recuit au four.

Publicité Subway

7.  Le jeune garçon à bord de son rutilant scooter, au milieu de la chaussée, à 15 km à l’heure.  Coiffé de son casque “full face”, il devient arrogant lorsque tu essaye de lui faire comprendre qu’avec sa carapace de tortue, il nuit à la circulation automobile.

8.  Les nouvelles tendances publicitaires à la télévision où l’on ne voit plus les lèvres des comédiens bouger. Principalement produites au Canada anglais, ces publicités sont simples à réutiliser en français, par un simple “voice over”.  La plus risible ?  Le commercial où 2 comédiens utilisent un micro pour masquer leurs bouches… Triste résultat…

9.  L’impatient livreur à pédale, qui presse de façon frénétique le bouton d’ascenseur déjà allumé, pensant accélérer l’arrivée de son “élévateur”. Ou, dans l’ascenseur, “Speedy Gonzales”, qui à chaque étage, se précipite sur le bouton de fermeture des portes, pour diminuer le temps d’attente.  “Relaxe, mon névrosé, ça ne fonctionne pas”…

10.  Les “polu-postages” qui remplissent ta boîte aux lettres.  Cartes de crédit pré-autorisées, sweepstake, courtier immobilier qui a déjà vendu ta maison ou vendeur de traitement de gazon.  Petit truc.  Sur l’étiquette, inscrivez “DÉCÉDÉ” et re-postez.  Vous aurez la surprise de recevoir, dans beaucoup de cas, une lettre de condoléances.  Et la pollution “s’éteindra” …

11.  Les taxis en hiver, où lors d’une journée pluvieuse, qui répandent des journaux sur le plancher arrière de leur véhicule.  Après quelques heures, cette pâte de papier brune vous colle aux couvres-chaussures. Un tapis sauve-pantalon avec ça ?

12.  Notre Séraphin, et sa bédaine qui a pris de l’ampleur au fil des années. Vous pouvez suivre la progression de son expansion ventrale, en examinant la ceinture de son pantalon, qui porte les traces de sa dilatation abdominale, avec plusieurs œillets égueulés et les nombreuses rainures de sa boucle de ceinture…

13.  Par coquetterie, la personne qui retire ses lunettes avant une rencontre d’affaire.  On peut apercevoir la marque évidente de ses montures, chaque coté de son crâne.  Encore plus marquant, la marque de casquette ou de chapeau sur les cheveux fraîchement coiffés de ton interlocuteur.  Probablement une ancienne tête couronnée.

14.  À la télé, le “Crazy Dutchmen” de la pub de “ING Direct”, celui qui veut absolument mon intérêt (et mon capital).  Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis plus capable d’entendre son accent.  Surtout quand on sait qu’ING est en faillite technique, et que sans les milliards de dollars injectés par les gouvernements, cette banque aurait disparu. Dans le plan de redressement, j’aurai exigé le renvoi immédiat de son porte-parole, à l’accent à la sauce hollandaise.ing

15.  Les vieux vêtements neufs : les casquettes à 50$ qui tombent en ruine, les jeans pré-déchirés aux genoux, les manteaux de cuir craquelés et usés à la corde et les grands manteaux de cuir imbibés d’huile à chauffage.  “Va aux magasins de la St-Vincent de Paul, pour quelques dollars, tu auras l’embarras du choix”.

16.  Les camions-remorques, arborant des publicités géantes, stratégiquement stationnés (souvent pendant de longues périodes) dans des entrées de commerce ou le long de grandes routes.  Le summum de la pollution visuelle:  les camions avec bennes, à moitié levées, récupérateurs de déchets, affichant en immenses lettres le 1-800-GOTJUNK et autres 1-800-RAMASSE.

1-800-gotjunk

1-800-ramasse

17.  Hydro-Québec et ses campagnes pour promouvoir son “énergie verte”.  Leurs nouveaux barrages modifient drastiquement les écosystèmes, inondent des milliers de km de forêt, détournent des rivières jadis sauvages, en détruisant les frayères et les aires de nidification.  Comme leurs discours, c’est beaucoup plus de l’énergie vaseuse et brune foncée…

18.  Les frais “non déclarés” dans les prix de la location à court terme d’une auto, des billets d’avion et des contrats de cellulaires.  Les gouvernements devraient mettre leurs culottes pour empêcher ces pratiques marketings à la limite de la fraude.  Pas de blagues…

19.  Les stations d’essence Ultramar qui se vantent de baisser, les jeudi, le prix de l’essence “Super” de 2 cents.  Bizarre. Tous les jeudi, ils augmentent le prix de l’essence de 10 cents, pour exploiter un peu plus les familles qui utilisent leurs véhicules seulement la fin de semaine.

20.  Les gigantesques motos de tourisme de 1 500 cc, avec immense remorque et sacs à l’avant et à l’arrière.  Pour le même prix, on te rajoute 2 roues, et tu obtiendras une voiture décapotable, sans obligation de porter un casque…moto1

21.  Le corps de métier qui modifie son appellation, pour le rendre plus noble.  Les ambulanciers deviennent des  “Paramédicaux”, les mécaniciens de locomotive se sont transformés en “Ingénieurs de locomotive” (de l’anglais “Engine” = moteur), les employés de magasins deviennent des “Associés”, nos traditionnelles secrétaires se sont métamorphosées en “Adjointes-administratives”, nos professeurs se sont rebaptisés “Enseignants” et nos gardiennes d’enfant sont maintenant des “Techniciennes en garderie”.  Quand renommerons-nous les préposés de magasins “Entrepôt”,  des “Entrepologues” ?

Lire aussi mes 65 petites misères – 1ere partie et la 2e partie, Démangeaison des Fêtes


Plaisantin

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Les groupes de Facebook les plus bizarres

Toujours en restauration de ma vieille dépouille, je passe le plus clair de mon temps à dormir.  Alors aujourd’hui pas de profonde analyse sur le Darfour ou sur la junte militaire au Myanmar.  Je vous offre  les groupe Facebook les plus absurdes que j’ai croisé.

Les groupes de filles

fbdickhead

fbprincesse

Les groupes politico-bidons

fbusa

fbhitler

Les groupes de drunkies

fboutrance

fbricard

fbcuite

fbalcool

Les groupes d’affamés

fbgoinfre

fbfrigo

Les groupes malicieux

fbthumb

Les groupes “Suis-je un looser?”

fbbordel

fbfrench

fbmotivation

Les groupes “Suis-je un looser agressif?”

fbbaffe

fbslowwalking

Les groupes “WTF”

fb6milions

fbami-inutile

fbcellphone

fbleaf

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Les groupes “Quand j’étais jeune”

fbmode

fbnintendo

Les groupes “vieux cochons”

fbapoil

Les groupes “Sauvons Facebook”

fbsavefacebook

Les groupes de “Stars”

fbchucknorris

fbcoyote

Mes groupes préférés

fbmarre

fbpointless

fbcrack

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Les 10 pires publicités sur Facebook

Nous savons que les sites web “non-transactionnels” survivent grâce à la publicité.  Plus spécifiquement les moteurs de recherche comme Google, MSN ou Yahoo et les sites sociaux comme Facebook et MySpace.  Ils tentent de vous attirer, de vous séduire et de vous convertir en utilisateur pour qu’éventuellement, vous cliquiez sur leurs pubs ou encore mieux, que vous affichiez votre propre pub.

Et parlons-en de ces publicités générées par les utilisateurs, spécialement ceux de Facebook.  J’ai toujours été fasciné par la piètre qualité graphique, textuelle ou du contenu de ces annonces.

Pour le plaisir des masochistes, j’ai dressé la liste des 10 plus médiocres pubs trouvées sur le réseau social le plus populaire sur terre.  Attention ça va être douloureux.  Prenez une petite aspirine avant la lecture :

1. Harper souriant avec un gros chèque : Le visage découpé d’Harper, tenant un chèque de plusieurs milliers de $ avec un message style : “Le premier ministre veut vous donner beaucoup de $$$”.  Pourtant la dernière fois que j’ai vérifié,  Harper et Charest détournaient autour de 50% de mon salaire, chaque semaine…

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2. Effacez votre casier judiciaire. Cliquez, sortez votre carte de crédit et hop, votre casier judiciaire disparaîtra. Bien oui, chose. C’est  Elvis qui me la dit…

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3. On vous donne tout, et c’est gratis. Un ordinateur MAC, une semaine à Cancun, 500$ chez Canadian Tire and more. Tu n’as qu’à payer la livraison, qui se fera le 1er avril.

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4. Faites beaucoup de $, assis chez vous, sans rien faire. Je vous demande seulement 50$ pour vous révéler mon secret.  C’est facile : vous fourrez des épais sur Facebook en leur demandant 50$ pour leur révéler votre secret.

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5.  Les pubs en français truffés de fautes. J’ai déniché ce spécimen particulièrement impressionnant. Une insulte à l’intelligence…

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6.  Girls, girls, girls. Des photos de pétards, pour celui qui s’ennuie.  Il y a même un club de rencontre pour les 50 ans et plus.  En fait on me l’affiche parce que j’ai inclus l’année de ma naissance lors de mon inscription.  Si j’avais écrit 1910, on m’aurait probablement poussé une pub pour un club de rencontre pour les 90 ans et plus.fb-girl

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7.  Les groupes extrémistes étranges. Ici une pub de végétariens qui veulent détruire l’agriculture industrielle, en commençant par l’élevage des bœufs et vaches.  Ça rend agressif manger de la salade ?

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8.  Les pubs chocs avec des photos pseudo-érotiques. Ici une pub d’imprimerie  montrant une personne qui baisse ses sous-vêtements.  J’imagine qu’ils ne veulent pas que l’on se fasse prendre les culottes à terre…

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9.  Les pubs personnelles, brunes, à grosse moustache. Une de mes classiques.  Je ne peux réprimer ma pulsion de cliquer sur cette publicité séduisante.

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10.  Les cochonneries ésotériques. Un talisman magnétique ou un bracelet qui guérit vos bobos.  Il vous faudrait un bijou qui vous protège des fraudeurs et des bébelles pour naïfs.

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Si un jour vous apercevez une offre sur Facebook qui semble trop belle pour être vraie, méfiez-vous, c’est probablement qu’elle n’est pas vraie. Ces pubs sont de véritables pièges-à-con comme le fameux sondage de Canadian Tire où l’on vous donne 500$.  En fait c’est un faux concours-quiz où l’on vous demande votre numéro de cellulaire pour vous envoyez des SMS à 2$ pièce.  Et il est systématiquement impossible de se désabonner.  Soyez vigilant avant de cliquer.

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Et mon coup de coeur:  “le panthéon de la kétainerie“.  Un site d’un graphisme d’un autre âge qui ne vends rien.  Le responsable a colligé 3 300 objets d’un goût douteux.  Allez-y, vous serez téléporté en 1997, année de création de ce site…fbketaine

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13 avantages d’une économie en dépression nerveuse

Beaucoup de communicateurs galvaudent les descriptifs sur l’état actuel de l’économie mondiale. Ralentissement, déprime, dépression, déclin, déflation, crash, crise… L’enflure est de mise. Bigger is better ; ça fait vendre les feuilles de choux. Mais je vous propose 13 raisons de vous réjouir du “burn-out” financier qui nous afflige :

 

  1. La diminution du prix de l’essence et des matières premières (cuivre, fer, potasse…) entraîne une baisse de prix de beaucoup de produits contenant ces matières premières, spécialement les matériaux de construction. La hausse effrénée des prix des dernières années, provoquée par les spéculateurs, est revenue à un niveau raisonnable. Et les spéculateurs? ils font maintenant la file à la soupe populaire.
  2. La diminution de la circulation d’automobiles et de camions sur nos routes mène à une réduction notable des embouteillages, des accidents et des retards reliés au transport. Mais aucune diminution du nombre de nids de poule.
  3. Suite aux nombreuses fermetures d’usines, la diminution de tous les types de pollution (atmosphérique, bruit et eau).  Malheureusement ce n’est pas les plus polluantes qui ferment.
  4. Augmentation des ventes d’alcool à la SAQ.  Faut bien s’engourdir jusqu’à la reprise…
  5. En conservant nos automobiles plus longtemps, on note une augmentation des ventes de voitures usagés, des visites aux garagistes et des ventes des recycleurs de pièces de voitures.  On garde nos vieilles caisses, et Monsieur “Pot d’échappement” fouille dans nos poches.
  6. Hausse des cotes d’écoute de la télévision.  Les fausses lionnes, Clodine et Ricardo sont nos nouveaux amis.
  7. Stabilisation et même baisse du prix des maisons.  Les nouveaux acheteurs dénichent des aubaines à tous les coins de rue. Mais faudra probablement traverser le pont d’Avignon où l’on circule tout en rond.
  8. Pour stimuler l’économie, les gouvernements procèdent à des investissements massifs dans les infrastructures, qui normalement n’auraient pas eu lieu. Les tuyaux d’égouts et les bétonnières sont fébriles…
  9. Par attrition, la retraite devancée pour plusieurs travailleurs.  Cette épidémie “récessive”, frappe plusieurs travailleurs âgés qui souvent, en secret, attendaient ce jour.
  10. La chute de la valeur de notre monnaie, face aux autres devises, amène une augmentation du nombre de voyages au Québec, aux dépends des voyages à l’étranger. Elle rend aussi nos produits exportés (80% de notre PIB) plus compétitifs.  Tous les motels de la Gaspésie afficheront complet en juillet.
  11. Les taux d’intérêt les plus bas de l’histoire.  À la banque, pour obtenir le prêt hypothécaire rêvé à 4,5%, tu as besoin d’être riche.
  12. La consommation de papier et de bois sont en baisse et entraînent la diminution ou l’arrêt des coupes de bois à blanc.  Pendant que les “Tree Huggers” jubilent, Hydro Québec inonde les forêts de la Rivière Romaine et de la Rupert.
  13. Lors du crash boursier, les rats de la finance ont quitté le navire.  Plusieurs fraudeurs notables ont été démasqués (Madoff et cie).  Beaucoup d’institutions bancaires, qui pariaient avec l’argent de leurs déposants, se sont retrouvées en faillite.

 

Mais ne nous leurrons pas : pour chaque avantage, il y a 10 désavantages.  La perte d’estime de soi des chômeurs, la souffrance des familles, l’impact sur le tissu social et la décroissance des entreprises.  Mais il faut conserver son optimisme, en attendant que le capitaliste se réinvente.  Se réinvente d’autres façons de faire encore plus de profits sur le dos des investisseurs…

Plaisantin

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Mon Dieu! Mon professeur de ballet-jazz…

Mon père est décédé voilà plus de 10 ans. Trop jeune, à 74 ans.  Il était médecin de campagne.  Même si sa clinique était localisée en ville, beaucoup de ses patients étaient des fidèles des petits villages de la région.

Il a grandi sur une ferme. Tout comme la terre que sa famille cultivait, ils étaient pauvres.  Je me rappelle du poêle à bois Bélanger pour cuisiner, qui chauffait aussi la maison.  La pompe à eau manuelle.  Le moulin à coudre à pédale. Le poulailler bancal. Le tracteur des “Arpents verts”.

Formé à la fin de la 2e grande guerre, il possédait une approche traditionnelle de la médecine.  Il adorait effectuer des visites à domicile.  Lorsque j’étais jeune, j’attendais le moment où il allait me demander de l’accompagner pour sa tournée des rangs de campagne.  Souvent je devais rester dans l’automobile, à lire mon Tintin, parce que “la madame allait montrer ses fesses malades au docteur”.  Sa tournée se terminait souvent chez une vieille tante de la famille où je me bourrais de “marlots” et autre sucreries banies à la maison.

À la fin de sa vie, atteint d’un cancer, il a été hospitalisé pour une opération délicate auquel il n’a pas survécu.  Il connaissait la gravité de son état et ses minces chances d’en sortir.  Comme beaucoup de médecins qui s’auto-diagnostiquent, il se savait condamné et ne voulait pas consulter. Mais il n’avait plus le choix…

Le soir avant son intervention chirurgical, il avait réuni ses 6 enfants dans sa grande chambre d’hôpital. Volubile et rieur, il s’était confié toute la soirée comme rarement il l’avait fait. Il enfilait les anecdotes sur sa jeunesse sur la terre, son cours de médecine à Montréal, ses longues années de fréquentations avec notre mère, ses rêves, ses déceptions, ses patients…  J’avais l’impression de redécouvrir mon père.

Il aimait beaucoup les enfants. Et adorait “suivre” les femmes enceintes et les accoucher.  Avec la même ardeur, il détestait la bureaucratie gouvernementale, la RAMQ et la DPJ.  Souvent il contournait la paperasserie des ronds-de-cuir pour se faire justice lui-même afin de relocaliser un enfant non-désiré. D’ailleurs la grande majorité des bonnes d’enfants de l’époque étaient des filles-mères qui venaient accoucher en ville;  les médecins, comme mon père, s’occupaient eux- même de replacer ces enfants du péché.

Je me rappelle d’une anecdote en particulier.  Papa suivait une jeune femme enceinte, mariée au seul policier d’un petit village éloigné.  Première grossesse, jolie femme et gros constable fier. À l’époque, les maris ne peuvent pas assister à l’accouchement.  Heureusement.  Le rejeton est noir. La nouvelle maman de s’écrier : “Mon Dieu! mon professeur de ballet-jazz…”. Flairant l’imbroglio familial, son médecin lui fit une offre “qu’elle ne pouvait pas refuser”.  En retour de la signature du certificat de décès de l’enfant, il s’engageait à replacer lui-même l’enfant dans une famille de la région désirant adopter un enfant.  Pour sauvegarder son couple, elle signa.

Fier de son coup, il nous raconta que le même jour il repartit avec l’enfant dans ses langes et alla cogner chez un jeune couple en campagne. Bouche bée, les nouveaux parents accueillis aussitôt cette nouvelle progéniture aussi belle qu’inattendue.

Papa mourut quelques jours plus tard d’une embolie pulmonaire, suite à l’opération pour lui enlever son cancer. La légende raconte que beaucoup d’enfants de la région porte son prénom…

Moi Me Je ?
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I Spam, You spam, Wee wee spam

L’internet envahi notre vie, souvent à notre corps défendant. On s’y amuse, s’informe, travaille et communique.  Peu de gens, surtout les jeunes, ne peuvent vivre sans consulter inlassablement leur boîte de courriel. Cette domination crasse du web et de l’internet a inévitablement engendré plusieurs mutants.  La plus déplorable et affligeante créature est sans conteste le pourriel, baptisé « Spam » en l’honneur d’un sketch des ancestraux «Monty Python», responsables de la naissance des «Saturday Night Live» et RBO des années 70-80-90.

Mais saviez-vous que le spam a évolué et qu’il peut être maintenant amusant ? Depuis les sempiternelles «Enlarge your penis», le spam porno-médico-dildo a évolué et donne maintenant de l’emploi aux poètes lubriques.

J’ai glané au fil des dernières semaines les meilleurs «poèmes» de ma boîte de courriel qui tente de me vendre des bidules et autres succédanés permettant à mon attribut mâle de séduire ces damoiselles.

Je suis désolé si j’enfreins les droits d’auteurs sur ces bijous mais l’expéditeur type de ces courriels s’identifie généralement à une adresse de typeygvct58rwk@gfda9x32.com.

Voici mon top 14:

1.    Your male instrument will be the best of the best
2.    Going on and on with a bunny
3.    Nobody believed how much gains I had
4.    Forget about defeat with a Submariner SS watch.
5.    Women will be eating your watch with their eyes.
6.    Take her from behind with steel
7.    Just looking at my tool, she nearly came
8.    Wet and ready for my 9 inch steel
9.    The power in your pants will be very noticeable.
10.    Don’t be jealous of well-hung blacks – be like them.
11.    Your wife always mentions your little dimensions?
12.    Pink, young and ready
13.    With that huge friend of yours you can change women like socks.
14.    Unwind your massive python

Possédez-vous des pépites de spams que vous aimeriez ajouter à cette liste ? Allez-y, c’est le temps de vous défouler and « Launch your rocket to enlight your bedroom ».

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Démangeaisons des fêtes (2e partie)

Le 26 juillet dernier, j’ai dressé une liste énumérant 65 petits comportements désagréables de la nature humaine. J’avais noté au fil des semaines les petites choses qui me faisaient intérieurement dire “Quel petit con”, “Pauvre type” ou encore “ça prends-tu un %#& d’effronté”. Je voulais aller au delà du gars qui te vole ta place de stationnement ou de la madame qui prends 2 sièges dans l’autobus. Une liste de petites choses anodines mais « tappantes » sur les nerfs. Pour ceux qui ne me connaissent pas: dans ma jeunesse, le capitaine Haddock était mon maître à penser.

L’humoriste bien connu Martin Petit a noté ma liste dans la chronique de son blog du vendredi 12 décembre. En moins d’une semaine, cette mention a généré sur mon humble site plus de 350 visiteurs. Je venais de me rendre compte que mes petits billets, que je destinais principalement à mon cercle d’amis (assis autour d’un feu de camp), ma famille et mes collègues, ne m’appartenaient plus. Ma prose de banlieue se trouvait maintenant catapultée dans la blogosphère, une espèce d’environnement zoologique, qui apporte son lot de réjouissance mais aussi de frustration. On s’en reparlera prochainement.

Pour satisfaire les lions dans l’arène, voici 13 autres items que j’ajoute à ma tristement célèbre liste (promis je vous en donne seulement 13). Des restants de dinde, avant Noël…

  1. Le dentier de nos stars qui flacote. SVP, messieurs Daniel Lemire, Claude Poirier ou sénateur Jean Lapointe, trouvez-vous un meilleur denturologue.
  2. Les adeptes de twitter ou du «Que faites-vous en ce moment» de Facebook qui nous cassent les couilles avec des commentaires comme «j’ai présentement des problèmes intestinaux» ou encore «je n’ai pas d’amis faque je nettoie mon nombril» ou autre «qu’est-ce que je pourrais écrire dans mon profil pour partager la vacuité de mon existence?».
  3. Les feux de croisement bleutés et éblouissants, principalement d’automobiles de luxes allemandes ou japonaises. Y’a-t-il quelqu’un au gouvernement qui va mettre ses culottes pour les interdire ?
  4. Toutes les publicités insidieuses de Loto-Québec. Le gouvernement devrait prendre ces 30 secondes pour éduquer la population en leur indiquant qu’il est strictement impossible de s’enrichir en mettant sa paye dans ses machines à sous. En fait publicisons que 40% des mises enrichissent le gouvernement et que les casinos ne servent qu’à taxer la bêtise humaine. Communiquons que vous avez une chance sur 3 millions de gagner le gros lot, soit l’équivalent d’ouvrir le bottin de la ville de Montréal et de tomber directement sur votre nom.
  5. Le prix de l’essence qui grimpe méthodiquement de 10 cents la nuit, en milieu de semaine, pour redescendre le dimanche soir. Une façon déguisée d’exploiter les familles qui n’utilisent leurs véhicules que la fin de semaine (Mario, sort de ce corps).
  6. Le cadre “busy-body” qui marche sur le trottoir en lisant et en écrivant sur son Blackberry. Ça me rappelle les prêtres de mon enfance qui lisaient leur bréviaire dans la cours du Séminaire, en marchant dans les sentiers sur le bord de la rivière. J’espérais en silence qu’ils trébuchent. Je sais, je vais aller en enfer…
  7. Les métiers qui subissent la féminisation à outrance. Mon hit-parade du mauvais goût : le facteur et sa “factrice”, le courtier qui est maintenant “courtière” et l’auteur qui se transforme en “autrice”… L’office de la langue française proscrit la féminisation en “eure” pour éviter que la féminisation en “euse” ou en “ice” soit vue comme inférieure. Tout ça financé avec nos taxes…
  8. Le gars qui porte toujours la maudite “barbe de 2 jours”. à la ministre Béchard. Aucune raison logique. Une mode qui me tape juste sur les nerfs. Surtout quand ta barbe est clairsemée comme celle de Guy A. Lepage.
  9. Les affiches en anglais sur les autobus de la STM. On peut les voir depuis de nombreuses années pour promouvoir les émissions anglophones de CTV. Fait délibérément pour contourner la loi 101 sur l’affichage. La recette : on utilise une expression française mais anglicisée comme “hors d’oeuvre” ou “a la carte” et on y ajoute le nom de l’émission anglaise. Bon appetit, carte blanche, creme de la creme… You get the picture?
  10. Les chiens fous et dangereux reflétant le caractère de leurs propriétaires.
  11. Vous roulez dans la voie du centre sur l’autoroute et clignotez pour accéder à la voie de droite afin de prendre la sortie. La voiture vous précédant, dans la voie auquel vous voulez accéder, décide délibérément d’accélérer pour vous fermer l’accès. Où ai-je entreposé ma carabine ?
  12. Un collègue ou une connaissance qui désire te rencontrer avec ta douce moitié pour te proposer une bonne affaire qui s’avère être un réseau pyramidale à la “Amway”. Moi, commander mon papier de toilette par la poste ? Mesemble…
  13. Dans l’interminable escalier mobile, celui qui n’a pas compris que la voie de gauche est destinée à ceux qui veulent avancer. Un “pas vite” dans la voie rapide.

Pour terminer sur une note plus cérébrale, permettez moi de vous présenter une pub choc en anglais, que j’ai remarqué en français dans le magazine “Coup de pouce” de décembre (je suis un intellectuel), où l’on fait le parallèle entre des frites et une augmentation mammaire. En fait, je n’avais même pas remarqué que c’était une annonce de frites. Cliquez sur l’annonce pour “grossir” le texte…

Plaisantin

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Ministère de la Santé et des Services à la clientèle

Nos services de santé ont mauvaise presse depuis leur nationalisation il y a 35 ans. Hôpitaux engorgés, liste d’attente interminable, infirmières débordées, médecins rares et plafonnés, chambres qui tuent, CHUM qui s’éternise…

J’ai le privilège d’avoir dans ma famille quelques disciples d’Esculape, en plus d’une assurance santé privée qui me permet d’avoir accès à la 2e vitesse de la médecine. Alors je n’ai jamais vraiment vécu l’expérience du québécois moyen qui utilise les services de santé, offert par notre bon gouvernement.

Lors de ma plus récente mise-au-point annuelle, offert par ma clinique « de riche », le médecin me recommande, principalement à cause de mon âge vénérable et l’historique de ma famille, d’aller passer une colonoscopie. Colonoscopie ? Comme dans « Colon et télescope ? ». J’ai alors senti mes entrailles se serrer. Était-ce causé par la peur de l’examen ou par le fait que j’aurai à affronter le labyrinthe des services publics de santé?

Une colonoscopie (ou coloscopie) se compare à l’envoi de la sonde « Voyager » dans 6 pieds de ta tuyauterie intime, tunnel exigu et sinistre. Comme l’aurait dit le capitaine Kirk : « La mission: Explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et au mépris du danger, reculer l’impossible”

En fait cette sonde, qui ressemble à un long tuyau flexible de lumières de Noël, se ballade à partir de ta sortie des artistes jusqu’à l’intestin grêle. Départ vers le sud, ensuite virage plein nord, en zigzaguant de gauche à droite dans tes viscères. Pour faciliter la traversée, on lubrifie l’orifice du client tout en lui gonflant la chambre à air, procédure qui engendrera des désagréments dont je vous reparlerai.

Pour diminuer l’inconfort du client, et surement du médecin, cet examen se fait sous anesthésie légère, l’équivalent d’une sieste, plutôt qu’un gros somme. La veille, pour vous motiver à vidanger vos canalisations, on vous oblige à ingurgiter, pendant 4 heures, l’équivalent d’un gallon d’eau de javel d’un produit infecte. Le mal de cœur accompagne vos allers-retours sur le trône. La nuit qui précède ce voyage intérieur, votre sommeil s’accompagne de rots, ballonnements et dans mon cas d’une migraine carabinée.

Habitué au tapis feutré de la médecine privée, aux sourires artificiels des infirmières boostées, au buffet continental, expresso et journaux du matin, j’appréhendais ma visite à St-Luc avec une certaine anxiété. Je me voyais me cogner à une réceptionniste à moustache, trop occupée par son magazine «Bonne semaine» qui me lancerait, sans me regarder « prenez un numéro » même si je suis le seul en ligne.

Mais en fait les gens ont été d’une gentillesse exemplaire. La réceptionniste a été accueillante et souriante. Les infirmiers ont tout fait pour nous mettre à l’aise, malgré le fait que d’être flambant nu, avec ses bas, drapé d’une jaquette bleu poudre, assis côte à côte avec une dizaine de tes semblables dans une petite salle d’attente, n’est pas l’expérience la plus valorisante de ma vie. Un peu espiègle, il passait devant nous en nous demandant si le chauffage était à notre goût. Le préposé responsable de l’installation de la quincaillerie pour l’anesthésie, a été tout aussi attentif, en me rassurant sur l’examen et en faisant des blagues sur une infirmière à nos côtés qui était de toute évidence à la recherche de l’âme sœur. Il lui dit « Tu n’auras pas de chance avec lui, sa femme vient le chercher après l’examen ».

La petite infirmière hispanique qui m’installa sur la civière, et me conduisit au gibet, a été elle aussi une petite perle. Voyant que j’avais un mal de tête olympique, elle diminua l’éclairage et me chuchota que l’anesthésie m’enlèverait ma migraine. La douce et petite gastro-entérologue, Dr Carole Richard, une acadienne avec l’accent du large, a été tout aussi agréable et respectueuse de ma position foetale, l’arrière-train à l’air.

Deux heures après mon arrivée, je sortais de ma torpeur en salle de réveil, en klaxonnant une symphonie digne de l’« Au clair de la lune » de Joseph Pujol, le célèbre pétomane du Moulin-Rouge.

À ma gauche et à ma droite gisaient 2 corps inertes et verdâtres, qui m’ont motivé à ne pas trop trainer en ces lieux sinistres. Évaporé comme lors d’activités carnavalesques au Cegep, j’étais vite sur pied, rhabillé et sorti de ce centre, somme toute, hospitalier. Je sautai dans le premier métro pour rapidement sauter dans les bras de Morphée. Réveillé en fin de journée, toujours gonflé et le cœur sur le bord des lèvres, j’étais quand même heureux que l’examen n’ait révélé aucune anomalie. « Une plomberie de bébé » concluait ma toubib cajun.

Je ne crains absolument pas de vieillir. J’ai encore mon âme d’adolescent et la « drive » de mes 20 ans. Ma plus grande crainte, comme pour une maison, c’est que l’on me déniche un vice caché, qui m’obligerait à laisser ma famille sans ressources. En attendant je profite de mes vices connus et assumés…

Opinion
Plaisantin

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Les avantages d’un ete frais et pluvieux

Votre été et vos vacances sont à l’eau ? Pour un amateur de rivière comme moi, un été comme celui de 2008 est une aubaine. Les amateurs d’eau-vive (canot et kayak) peuvent descendre des rivières normalement accessibles qu’au printemps. Pour éviter de déprimer encore plus j’ai tenté de trouver 13 bonnes raisons d’apprécier l’été dégoutant que nous vivons. Je veux voir la joie gicler dans vos yeux…

1. Les réservoirs d’Hydro-Québec débordent et les profits pleuvent. Ultimement ce flot de revenus liquides devraient nous arroser un peu.

2. Achalandage record des cinémas et centres commerciaux. Crusing-Bar, Batman et la Momie font tinter la caisse et popper le maïs.

3. Les gazons sont verts. Vos fleurs sont fanées et les légumes coûtent le double de l’an dernier mais finalement votre gazon est plus vert que celui de votre voisin.

4. Réduction du coût de la crème solaire, du nombre de coup de soleil et ultimement du nombre de cancer de la peau. Un avantage qui ne vous fait pas une ride ?

5. L’explosion des ventes de parapluies, d’imperméables et d’essuie-glaces. Je sais que tout est fabriqué en Chine mais il faut bien qu’ils payent leurs jeux olympiques.

6. Plusieurs redécouvrent les jeux de sociétés à l’intérieur. Yum, Serpents et échelles et Parchési dans une tente-roulotte à 6, des vacances inoubliables !

7. Les mycologues jubilent; ils cueillent des tonnes de champignons. La cueillette est magique.

8. Moins d’utilisation d’air climatisé, de bruit et de consommation d’électricité. Cet avantage est indéniable à moins que vous ayez déjà mis en route vos calorifères.

9. Moins de smog au dessus des grandes villes. Il a été remplacé par du brouillard, de la brume et des nuages.

10. Augmentation des heures d’écoute de la télévision. Surtout du canal météo. Un 5 minutes de météo suivi de 30 minutes de commerciaux, de l’histoire d’une goutte de pluie et du temps qu’il fera dans le golfe du Mexique.

11. Diminution du coût en chlore de votre piscine. C’est encore plus économique si vous avez décidé de ne pas ouvrir votre piscine du tout.

12. Plus besoin de renouveler votre garde-robe d’été. Vous conservez vos vêtements de printemps jusqu’à l’automne. De toute façon vos sandales étaient démodées et vous ne rentiez plus dans votre « speedo » fleuri.

13. Augmentation du nombre de contrats pour les entreprises en réfection de routes. Une multitude de ponceaux à remplacer, de routes arrachées et de ponts emportés. En plus vous aurez peut-être l’opportunité de terminer vos vacances avec votre baptême de vol en hélicoptère.

Ok j’en ai une 14e. Qualinet et ses aspirateurs de tapis de cave qui font du temps double. Le malheur des uns fait la fortune des autres. Et votre police d’assurance n’avait pas les avenants « refoulements d’égout, débordement de rivières, fosse septique dans le sous-sol et emportement de cabanon » ? Désolé. Votre courtier vous souhaite quand même de bonnes vacances.

Plaisantin

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Avez-vous rejoint la “quinquagénération”?

Inexorablement le temps fait son œuvre. Vous pouvez vous faire des cheveux gris ou simplement en rire. L’atteinte de la cinquantaine fait réfléchir. Pour la première fois de votre vie vous vous rendez compte que vous n’êtes plus à la mode du fait que vous ne suivez plus la mode. Est-ce que parce que vous avez développé un sens critique face aux futilités de l’existence ou simplement parce que vous avez perdu le feu sacré ? Alors voici quelques pensées pour ceux qui sont passés de l’invulnérabilité à la « vénérabilité ».

Vous avez surement rejoint la confrérie des quinquagénaires quand:

  1. Vous privilégiez la musique des années 50-60 et les reprises de vieilles émissions poches.
  2. Vous avez un compte ouvert chez votre chiro-physio-ostéo que vous appelez par son prénom.
  3. Vous trouvez encore sexy des artistes dans la cinquantaine comme Sigourney Weaver, Madonna ou Michelle Pfeiffer ou pour les femmes Richard Gere, Harrison Ford ou Pierce Brosnan.
  4. Vous avez fait votre 7e, 8e, 9e jusqu’en 12e année.
  5. Vous avez possédé des automobiles que vous apercevez maintenant dans des expositions de voitures d’antan.
  6. Vous avez encore votre passeport de l’Expo 67.
  7. Vous vous souvenez de la télé exclusivement en noir et blanc.
  8. Vous possédez encore des 45 tours et des 33 tours.
  9. Vous avez fait votre communion solennelle.
  10. Vous avez porté des scapulaires.
  11. Vous parlez encore en Fahrenheit, en gallons ou en milles à l’heure.
  12. Vous n’avez pas encore le réflexe de porter votre ceinture même si elle est obligatoire depuis 30 ans.
  13. Vous avez bricolé à l’école avec de la poudre d’amiante.
  14. Vous vous intéressez à la généalogie.
  15. Vous buvez du gros gin et vous trouvez ça bon.
  16. Vous courez les « Casa Grecque » et buffets chinois.
  17. Vous aimez passer la souffleuse.
  18. Votre maison est chauffée au mazout.
  19. Vous regardez le golf à la télé, le dimanche après-midi, et ça vous excite.
  20. Le basketball et le volleyball s’appelait le ballon-panier et le ballon-volant.
  21. Vous avez assisté à des parties des Expos au Parc Jarry.
  22. Le vendredi, à l’école primaire, vous alliez à la confesse, vous mangiez du poisson et en fin d’après-midi vous chantiez le « O Canada » devant le portrait de la reine.
  23. Vous avez fait votre épicerie chez Dominion, Steinberg et reçu des timbres Gold Star.
  24. Les briquets, crayons et couches étaient réutilisables.
  25. Vous vous souvenez où vous vous trouviez quand JFK a été assassiné.
  26. Vous avez encore une télé avec antenne (sans câble ou satellite).
  27. Costco est votre 2e résidence.
  28. Vous avez un dentier.
  29. Vous lisez la chronique nécrologique pour savoir si de vos anciens collègues ou amis y apparaissent.
  30. Votre fond de pension vous passionne.
  31. Vous possédiez des cassettes 8 pistes. Vous avez une caisse dans la cave avec quelques échantillons de cette technologie disparue.
  32. Vous êtes abonné au “Readers Digest” que vous lisez religieusement sur le cabinet d’aisance.
  33. Les canaux télé de “nouvelles continues” meublent vos journées de congé.
  34. Vous trouvez qu’il n’y a plus de bonnes musiques depuis les Beatles ou l’ancien Charlebois.
  35. Vous avez déjà porté la moustache et vous trouviez ça cool. Pour les femmes, vous ne portiez pas de soutien-gorge et vous trouviez ça cool.
  36. Pour vous détendre, vous allez passer une heure à la quincaillerie.
  37. Votre catalogue de Canadian Tire est votre livre de chevet.
  38. Vous conservez vos habits « Prince de Galles » en espérant qu’ils reviennent à la mode.
  39. Vous buvez encore de la bière O’keefe, Laurentides ou 50.
  40. Vous planifiez une croisière.
  41. Vous offrez des conseils à vos enfants sur la vie conjugale.
  42. Vous refusez de faire une transaction sur Internet parce que vous n’y faites pas encore confiance.
  43. Vous vous souvenez des visites à domicile du médecin, du laitier, du boulanger et du livreur de boisson Lucky One et de chips Fiesta.
  44. Vous avez beaucoup joué sur votre Atari au « Centipede », Packman et Space Invaders. Vous vous souvenez du premier jeu vidéo PONG intégré dans les tables de bars.
  45. Vous avez vu les Sex Pistols, The Clash, Nina Hagen, The Ramones et The Damned avant même qu’ils ne soient populaires.
  46. Vous reconnaissez de moins en moins de monde à vos conventums de classe.
  47. Votre maison que vous avez acquise il y a 20 ou 25 ans à besoin d’un « face lift » majeur, un peu comme vous.
  48. Vous commencez à vous demandez quand vous serez grand-parent.
  49. Vous ne comprenez pas l’utilité d’un tatou, d’un piercing ou de montrer ses sous-vêtements.
  50. Au primaire, vous avez acheté des centaines de chinois. Aujourd’hui, ils organisent des jeux olympiques avec votre argent.

Plaisantin

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Mes 65 petites misères

Au fil du temps j’ai pris note de gestes, comportements, attitudes ou façons d’être, souvent imperceptibles, qui me tapent sur les nerfs. Selon mon humeur du moment, je m’efforce de les oublier et d’en sourire. En les parcourant, vous vous reconnaîtrez un peu… Comme notre Plume national nous le disait : « On a chacun nos petites misères mais faut pas s’en faire un calvaire avec ça »

Le corps

1. Le chauve qui refuse de s’assumer et qui s’étend le restant de repousse sur le coco. Un travail intense de duperie. Les solutions : le rasoir, la casquette ou le foulard de pirate.

2. Les tatous dans la craque de fesses, l’épaule, la cheville, la poitrine, le cou. Bref tous les tatous quétaines, et les autres aussi. Comme un graffiti sur son corps ; incompréhensible pour les autres et avec les années, il deviendra encore plus flou et flasque.

3. Le piercing de la lèvre. Pas facile avec la « barbe à papa » ou la « pomme de tire ».

4. Le piercing du nez. C’est d’entretien pendant la saison du rhume de cerveau

5. Le « frappé» qui porte ses lunettes fumées à l’intérieur. J’ai le goût de le prendre par le coude et de l’accompagner en lui chuchotant : « N’ayez pas peur, je vais vous aider à traverser la rue »

6. Le tic suprême et torture ultime : les craquements de doigts. Vachement grossier. Et tout a fait inutile : au moins après une flatulence, tu te sens moins gonflé…

7. Les faux seins à $5000. Pensez-vous vraiment que l’on a pas démasqué la supercherie ? C’est aussi discret qu’un gars qui porte un toupet.

8. Un barbu dans une épluchette. C’est encore pire s’il n’est pas accompagné.

9. Une femme avec un profond décolleté où l’on peut voir l’étiquette du fabricant. Elle s’offusque que le regard des hommes ne se posent que sur sa poitrine. C’est parce qu’ils veulent prendre en note la marque de son soutien-gorge pour l’offrir à leur bien-aimée.

10. La poignée de main de poisson. Probablement l’expérience tactile la plus désagréable qui soit.

11. Les cheveux transplantés qui deviennent, avec la progression de la calvitie, un champ de carottes abandonnés sur le dessus de la tête. Pourquoi pas vous les étendre sur le reste du crâne ?

La technologie

12. Les sonneries de téléphone de pièces classiques. Mozart et Beethoven n’apprécieraient sûrement pas ce que l’on a fait de leurs œuvres.

13. L’illuminé qui se balade sur la rue avec son écouteur « bluetooth » dans l’oreille. Le summum: le même appareil avec clignotant bleu. Une cible parfaite pour un tireur embusqué ?

14. Le message courriel de spam traduit par l’outil de traduction de Google. Bien oui que je vais cliquer dessus. Je ne sais même pas ce qu’il raconte.

15. Le fou d’email et de SMS qui lit ses messages sur son appareil pendant que tu lui parle. Allez hop, on s’en va…

16. L’utilisateur de téléphone cellulaire qui beugle dans son appareil. SVP va faire enlever ton bouchon de cérumen.

La publicité

17. La SAQ qui nous implore de « boire avec modération ». C’est aussi crédible que McDonald qui nous recommanderait de ne pas trop manger de Big Mac ou Shell, de ne pas faire trop de route.

18. Les publicités des plus grands pollueurs (Alcan, les grandes papetières ou pétrolières), qui se gargarisent d’environnement, de petits oiseaux et de grand espace. Pour mieux nous faire oublier qu’ils ont détruit l’écosystème de notre planète.

19. Les camions-annonces dans la circulation au centre ville. Avons-nous le droit de dégonfler leurs pneus ?

20. Dans les journaux, les publicités d’automobile avec le prix des paiements mensuels ou hebdomadaires mais sans aucun prix total. À quand les prix quotidiens ?

21. Les pubs télés que l’on nous répète 2 fois de suite. Et il se demande pourquoi les jeunes délaissent la télévision.

22. Les publicités télés traduites à Toronto. Le nouveau concept : on ne voit plus les lèvres bouger. Mais on peut quand même voir leurs faces de mauvais comédiens anglais avec leur français teinté d’accent British. Le 1er prix : les commerciaux de MarineLand ou de BrandPower « qui vous aide à mieux acheter ».

Le transport

23. Le chauffeur d’autobus qui vous oblige à écouter sa ligne ouverte pendant une heure. Si un passager s’avisait de faire jouer sa radio aussi bruyamment, il se ferait expulser manu-militari…

24. Les ailerons sur le coffre des voitures qui font 0-100 en 1 minute, le pied dans le fond.

25. Les stations d’essence qui n’affichent pas leur prix. La loi devrait exiger qu’ils donnent un rabais de $10 à chaque plein.

26. Les chauffeurs de taxi qui se font un devoir de conduire en débile pour nous plaire. Je leur dis toujours « Avez-vous un rendez-vous urgent ? »

27. Les V.U.S. avec de gigantesques tubulures d’acier sur la calandre. C’est quand la dernière fois que tu as poussé un arbre pour accéder à ton entrée ?

28. Le pressé dans l’autobus qui se lève 1 kilomètre avant l’arrêt, pour se mettre en rang dans l’allée. Reste assis mon pit, tu débarque dans 5 minutes.

Dans la rue

29. Les « vendeurs » d’Amnistie International ou de Green Peace qui nous harcèlent au coin des rues. Libérez-vous et arrêtez de polluer, et retournez chez vous.

30. Les anorexiques et les obèses en short. Ils devraient éviter à tout prix de se présenter devant les cardiaques.

31. Le livreur de poulet qui te dépasse à droite, comme s’il travaillait pour Urgence-Santé.

32. Une maison en bordure d’une autoroute. Probablement l’endroit le plus déprimant sur terre; surtout la nuit.

33. Le cycliste du dimanche, bedonnant, déguisé en clown et tapissé de centaines de logos européens. Accroche une citrouille à ton guidon, tu ramasseras des bonbons en route.

34. Les arbres émondés par les bucherons de banlieue, laissant quelques moignons aux végétaux décharnés.

35. Les schtroumpfs évadés de champignonville qui marchent en ville avec leurs sandales « Croc » .

36. Le quêteux agressif. Il se met en travers du trottoir, me regarde dans les yeux et me parle comme si nous avions élevé les cochons ensemble. Si je l’ignore, il me remercie exagérément, avec du fiel dans la voix.

Dans les médias

37. Le faux prophète de service qui nous explique que les chutes de neige record et les froids sibériens de l’hiver dernier, jumelés à l’été pluvieux et maussade de cette année sont causés par le réchauffement planétaire. L’an passé, c’était le manque de neige, combiné au dégel d’hiver et les chaleurs record d’été qui était causé par le réchauffement planétaire. Paraît-il que la hausse du prix du pétrole, l’obésité et l’incompétence des chroniqueurs météo seraient aussi causés par le réchauffement planétaire.…

38. L’animateur de radio qui vocifère par-dessus les chansons. Silence ! On veut l’entendre la chanson…

39. L’oiseau de malheur qui nous annonce une épidémie éminante de fièvre aphteuse, de grippe aviaire, du virus du Nil occidental ou d’encéphalites spongiformes. Il ne fait généralement aucune distinction entre les termes « endémie, pandémie, épizootie et épidémie ». Et pis, mon épi ?

40. Les homosexuels, quétaines, chanteurs de charme de « matante » à la Michel Louvain ou Evan Joannes. Ils devraient être poursuivis pour faux et usage de faux.

41. Les ministres fédéraux qui parlent aux informations dans un français incompréhensible. Une autre raison de voter oui ?

42. L’artiste québécois qui fait un séjour en France et revient avec un accent.

43. Le météorologue qui ne parle plus de température traditionnelle mais l’hiver de facteur éolien, et l’été de facteur Humidex. Des concepts inventés pour faire peur au peuple. Et ça marche.

44. Les « Buzz words » à la mode : gouvernance, structurant, faisabilité, logistique, synergie, réingénierie… Très branché dans les salons. Mais celui qui me vire à l’envers c’est « résilience » que l’on entend constamment depuis la parution d’un livre en 2004. SVP on se calme. Ce mot est calqué de l’anglais. Il existe un vrai « vieux » mot en français la « résistance ».

Au travail

45. Le fumeur qui se balade dans l’ascenseur avec une cigarette éteinte dans la bouche. SVP garde-la dans ton paquet et fais nous pas honte.

46. Au bureau, celui qui pense qu’il est le seul à utiliser l’évier de l’aire commune, en y faisant mariner son plat de la veille ou sa vaisselle de la semaine.

Sports

47. Le frais-chié qui joue au golf parce que ça fait frais-chié. Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur les autres prétendus-sports pour épagner les amateurs de bowling, pétanque, balle-molle, vtt ou dart de plage.

Dans les magasins

48. Le panier d’épicerie, chez Canadian Tire, que l’on ne peut pas rouler jusqu’à l’auto. Avez-vous peur que je rapporte votre panier chez moi ?

49. La boîte de pourboire écrit en gros crayon feutre, à côté de la caisse au dépanneur. Tu veux vraiment un pourboire pour avoir “scanné” mon paquet de gomme?

50. Quand on me demande à la caisse : « Avez-vous trouvé tout ce que vous cherchiez? » Je me retiens de répondre « Je n’ai trouvé personne pour me faire une fellation»

Au restaurant

51. Le café dans un verre de styromousse. Aussi agréable que de manger dans une assiette de styromousse avec une fourchette en plastique.

52. La bière à 10$ dans un verre de plastique, tellement mou, qu’il faut le tenir par en dessous.

53. Les petits contenants de lait pour le café, sans languette, qu’il faut ouvrir avec une perceuse.

54. Le végétarien qui critique le mangeur de viande. Oui mais sais-tu qu’un céleri c’est aussi vivant ?

55. Les fausses micro-brasseries. Style Rickards Red (Molson) et St-Urbain (Labatt). Ils n’ont même pas le courage d’inscrire leur nom, même en petit, sur l’étiquette.

56. Le concept de restaurants de côtes levées à la « Scores ». Des os entourés de gras, avec de la peinture brune, à saveur de fumée qui te beurrent la face. Mium.

57. Ceux qui surveillent leur alimentation et qui chaque matin mangent un muffin parce que c’est brun. En réalité c’est du gâteau (vrai nom: cake muffin) rebaptisé par l’industrie de la restauration rapide. Un muffin moyen au bleuet, préparé commercialement, contient entre 350 et 500 calories, soit l’équivalent d’un repas. Tu te demandais pourquoi tu ne rentrais plus dans ta belle robe ?

Les gens

58. Les parents qui donnent des prénoms anglais et qui ne parlent pas un mot d’anglais. Pire: les prénoms anglais prononcés à la française : Christofeur ou Sindsi.

59. Le « linguiste de salon » qui tente de te convaincre que tu prononce mal un nom de famille ou un nom de ville « St-Didâce ou St-Didasse » « Ducâsse ou Ducasse » « Mâsse ou Masse » “Mâlo ou Malo” ? . Bâtard, on s’en câl…

60. Un poilu qui a obtenu, de peine et de misère, son doctorat en sciences politiques en 10 ans et qui se fait appeler « Docteur ». En plus il a décidé qui n’était plus un politicologue mais un politologue.

61. Les propriétaires d’infernal chien minuscule qu’ils traitent comme un enfant. Psychiatre en zoothérapie demandé.

62. Le touriste français qui essaie de parler joual pour nous impressionner. Ils réussissent toujours à nous impressionner.

63. Les rabais postaux. L’inventeur de ce concept mérite la lapidation et son cadavre exposé en permanence sur toutes les pages d’accueil des sites web de magasins d’électronique du monde.

64. Le suremballage (overpackaging). J’ai acheté un ordinateur portatif minuscule et la boîte mesurait au moins 10 fois sa grandeur. Je suspecte que les sites d’enfouissement financent cette pratique.

65. Les listes personnelles. Ceux qui ont du temps à perdre à dresser des listes de tout et de rien. Il devrait plutôt arrêter de tout critiquer et se rendre utile.

Mes petites misères – 2e partie.  Vous pouvez lire la 2e partie de cette chronique, publié le 20 décembre 2008.

Plaisantin

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