Rivière aux feuilles 2009

Des préparatifs intenses, au bout du long fleuve tranquille

Désolé de mon absence de plusieurs semaines et mon manque d’assiduité rédactionnelle.  C’est que nous sommes à moins d’un semaine de notre examen de fin de session.  Le marathon des derniers préparatifs de notre soirée conférence de Pagayer pour l’autisme est en cours.  Montage du film, rédaction des textes, édition des photos, permis d’alcool, commandite de nourriture, de boisson, de prix.  La recherche de bénévoles pour les tables de la billetterie, du bar, des tirages, de la vente des livrets de texte, de photos et du film.  La préparation des démonstrations d’équipement de rivière, de camping et du matériel électronique.  L’obtention de l’équipement spécialisé audio-visuel et des permissions nécessaires.  Et j’en passe…

Il s’agit aussi de motiver les troupes à la vente des billets, à la recherche de commandites, à la pratique de leur texte et à s’impliquer au montage de la salle.  Pas facile. L’énergie manque.  Le portage est long et le canot est lourd.

Les appuis viennent de toute part et nous en sommes très honorés.  À date nous avons plus de 200 billets vendus.  Nous projetons une assistance d’environ 300 personnes. La salle peut accueillir jusqu’à 450 personnes.

Pour plus de détails sur la projection du documentaire sur la descente de l’unique rivière aux feuilles, qui se tiendra le samedi soir 23 janvier 2010, à l’amphithéâtre de l’école Jean-Baptiste Meilleur de Repentigny, je vous invite à consulter le site web de Pagayer pour l’autisme.

Une soirée qui vous fera revivre nos petits et grands moments d’émotions et de folie.  Et tout ça au bénéfice de nos petits amours des Répits de Gaby, qui bientôt seront grands et auront besoin d’une maison quand leurs parents auront terminé la descente de la rivière  de la vie.

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Le courage d’un survivant, dans nos bagages

Quand j’étais petit j’avais demandé à ma mère de tapisser les murs de ma chambre avec du papier peint, arborant la photo d’une forêt.  Mon frère aîné, qui habitait l’autre moitié de notre chambre, avait lui décidé de tapisser son mur avec une plage et un couché de soleil.  Quand je m’endormais, j’avais le choix de me réveiller sur une plage ou dans la forêt.  Je préférais de beaucoup le bois, même si les bruits et les odeurs étaient exclus du forfait.

La descente d’une vie

Dans quelques jours, je  réaliserais un rêve longtemps caressé.  J’aime passionnément le canot d’eaux vives, la pêche, la photographie et les grands espaces.  La culture inuit et les rivières sauvages ont toujours peuplé mon imaginaire.  Il y a plusieurs années, ce périple de 24 jours sur la rivière aux feuilles a commencé à germer dans mon esprit.  Je savais que peu de gens la fréquentait et qu’il n’y avait à peu près pas de pourvoyeurs et d’habitants, si ce n’est des phoques d’eau douce, des bœufs musqués et des caribous.  La première fois que j’avais vu une rivière du grand nord à la télé, c’était lors de l’écrasement de l’avion de Jean-Claude Lauzon et Marie-Soleil Tougas en 1997, sur la rivière aux mélèzes, au sud de Kuujjuaq.  J’avais été séduit.  Mais les vrais raisons ?  Sans doute pour combler un défi physique, psychologique et touristique.

Un défi physique ?

Pagayer 350 km, avec quelques jours de repos, et plusieurs jours de vents, de transports et d’attentes,  le froid, les millions de mouches qui vrombissent le matin sur le toit de la tente, l’hygiène sommaire, les vêtements humides au fumet de bacon, les bouffes déshydratées-réhydratées, les nuits en plein soleil, les ampoules, les maux de dos, de genoux, irritations intimes, piqûres et ronflement de ton partenaire exténué… En fait c’est beaucoup plus un défi pour endurcir ma patience, qu’autres choses.

Un défi psychologique ?

L’éloignement de mes amours, 24 nuits dans une tente exiguë avec le même (et nouveau) partenaire, 6 dans une tente moustiquaire de 10 x 10 à préparer les repas, écrire les chroniques et faire la vaisselle.  Devoir négocier chaque décision pour le bon fonctionnement du groupe, manger à l’heure du groupe, me lever à l’heure du groupe, à genoux dans le canot, 6 heures par jour, trouver des sujets de conversation avec le même partenaire ou se la fermer pendant des heures, un tour de force pour ceux qui me connaissent…

Touristique

La plupart des voyageurs choisissent d’abord un voyage pour meubler leurs souvenirs et remplir leur carte mémoire d’images indélébiles.  Indéniablement, ce pays est unique au monde.  Ses paysages lunaires, sans arbre, ses montagnes taillées au rabot et ces rivières qui déboulent à la vitesse d’un cheval qui coure.  Et ces centaines de milliers de caribous, en file indienne, que l’on croise humblement à chaque détour de rivière. En fait on s’imagine plus sur une planète de “Star Trek” où rien n’est comme chez nous.

Un absent de taille

Mon ami de longue date, et partenaire de tente et de canot lors de notre dernière longue expédition sur la rivière George en 2005, ne sera pas des nôtres cette année.  Raymond ne peux plus pagayer.  Il est partiellement paralysé.  En septembre 2006, lors d’un long trekking au Tibet, au mont Cho Oyu, la 6e plus haute montagne du monde (8 200 m), mon ami Raymond, à 6 000 mètres d’altitude, a été terrassé par un ACV (ou AVC selon…).

Un caillot, logé au cerveau, l’a foudroyé pendant sa montée vers le sommet.  Paralysé et inconscient, plus d’une cinquantaine de personnes ont participé à son évacuation vers l’hôpital militaire américain de Katmandou, au Népal.  Un trajet de seulement 200 km, mais épique quant il est effectué à dos de yack, de sherpa et d’hélicoptère, à cause de nombreux glissements de terrain.

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Quelques sherpas, et un médecin rencontré sur la montagne, sont demeurés à son chevet pendant plusieurs jours, pour le nourrir et l’épauler.  Dans cet hôpital, les proches doivent nourrir les malades en se procurant eux mêmes la nourriture au marché.  Raymond à son réveil avait perdu la parole, ne pouvait plus lire, écrire ou compter.

Lisez le compte rendu de son évacuation, en date du 18 septembre 2006,  sur le blogue de “L’échappée Belle“, l’agence qui guida ce voyage.

Le rapatriement à Montréal a été laborieux. La compagnie d’assurance refusait de le ramener à la maison, à cause des frais élevés d’un avion-ambulance privé.  La compagnie argumentait que les soins offert à Katmandou était de qualité et que le retour à la maison ne se ferait que par un vol commercial, aussitôt sur pied ou dans une chaise roulante.  Le problème est que Raymond est paralysé et cloué au lit… Mais les médecins d’ici ne l’entendaient pas ainsi.  La réhabilitation rapide d’une personne paralysée, suite à un accident cérébrale, est primordiale.  Plus vous attendez et plus les dommages seront irréversibles.  “Time is the essence”.

Sa conjointe n’hésita pas un instant.  Elle fouilla dans ses économies, ses REER et allongea la somme nécessaire, soit plus de 120 000$ pour que Raymond revienne le plus rapidement possible. Trois ans plus tard, France et Raymond attendent toujours le règlement de ce dossier.  Leur plus grand combat n’a pas été celui qu’ils croyaient.

Aujourd’hui Raymond a perdu l’usage du bras droit et l’usage partiel de sa jambe droite.  Il marche à l’aide d’une canne mais malgré son handicap, il se déplace avec une étonnante agilité.  Il pêche encore avec Alain et moi, et hormis l’entrée et la sortie de la chaloupe, il nous fait encore la barbe avec ses belles pêches.  Nous avons installé des supports de lignes à pêche et il réussi assez facilement à mouliner son poisson et à remplir le bateau de belles truites.

Raymond marche plusieurs heures par jour et il suit présentement un traitement exploratoire à l’hôpital Royal Victoria, pour tenter de réanimer ses mains et ses doigts, par de la stimulation magnétique.

Je vous invite à visionner ce court reportage diffusé par la CBC où l’on peut découvrir le programme de réhabilitation de Raymond.

Notre vieux copain nous manquera pendant ces 4 semaines dans le grand nord.  À chaque coup de pagaie nous penserons à lui,  qui aurait tant aimé se joindre à nous.  Un jour, on ira ensemble sur cette rivière, remplir la chaloupe de gigantesques mouchetés, grises et ombles chevaliers.  Et tu n’auras pas besoin de pagayer 350 km, avec des ampoules, des maux de dos et de la bouffe en poudre…

Moi Me Je ?
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La moitié du plaisir de l’expédition, ce sont les préliminaires

Plusieurs mois ont “coulés” depuis le dernier texte à propos de notre descente de la rivière aux feuilles.  Le groupe s’est réuni à plusieurs reprises pour achever la planification des repas, l’équipement, les commandites et la logistique du transport.  Je vous épargne les détails de nos réunions où chaque membre doit défendre ses dossiers.  Ce n’est plus un groupe de joyeux canoteurs, c’est le cabinet des ministres à l’assemblée nationale…

Un argument de poids

Pour minimiser le coût du transport aérien, il est normal de peser chaque item transporté, incluant les canots et les sacs de jour. Ce qui est plus problématique, c’est de confirmer le poids “habillé” de chaque participant (incluant le pilote). Un exercice exigeant qui demande une certaine rigueur.  Hors de question de rajouter un dernier paquet, gâteries ou bébelles inutiles.  Nous devons respecter le poids maximal permis pour notre aéronef, sinon on ne vole pas.  Par expérience, lors de nos dernières descentes, cette étape cruciale générait toujours un certain stress. Il est même recommandé que chaque gars perde quelques kilos avant le départ.  Tel un boxeur lors de la pesée officielle, il est proscrit de prendre du poids…

La saga du pistolet

Ceux qui ont lu les chroniques précédentes, pour se protéger des prédateurs entreprenants, nous avons opté pour se munir d’un arme de poing, au lieu de l’encombrant fusil de chasse. Il est extrêmement difficile d’obtenir un permis de transport d’arme de poing, même si tu es policier ou avocat depuis 30 ans.  Nos 2 représentants de la loi travaillent intensément pour obtenir les autorisations de requises.  Il ne reste que quelques semaines…  Je sens que nous retournerons à la bonne vieille pétoire, encombrante mais autorisée.

Le “Power shopping” chez Sail

Dernièrement, le groupe à dévalisé le Sail Baron de Laval.  Une session intensive de magasinage chez notre commanditaire de matériel nautique, de camping, de chasse et pêche.  Tout le groupe a été accueilli, tel la royauté, pour compléter notre équipement : Dry suit, tentes, équipement de pêche, poivre de Cayenne à ours, vêtements adaptés, bottes, articles de cuisine….

Nos hôtes, Jean-Sylvain (nautique) et Jonathan Nantel (camping) ont su satisfaire tout nos petits caprices.  Après 3 heures d’emplettes intensives, nous célébrions le “Noël du campeur” en trottant dans le stationnement avec nos sacs pleins de matériels d’expédition.  Comme des enfants.  Il n’y a pas de doute, le grand plaisir d’une expédition, c’est la planification…

Pierre-Marc, Gérald, Benoit, Mathieu et Jean-Pierre, entourant Jean-Sylvain et Jonathan de Sail Baron.  Malgré le fait qu’Étienne était absent de corps, sa carte de crédit nous accompagnait.

Notre grande “Avant-première”

Dans moins d’une semaine, se déroulera une autre étape incontournable d’une descente de ce calibre: “la fin de semaine de pratique”.  Le but est d’intégrer les nouveaux participants, Jean-Pierre et Mathieu, grâce aux rites initiatiques ancestraux.  La partie la plus exigeante de ce week-end, est sans contredit “la parade nue, à la brunante, couvert de miel” et “la corvée ininterrompue de préparation de tous les repas, la vaisselle, l’installation du camp et des tentes”, pendant que les anciens leurs attribuent des notes d’appréciation.  On pourra en même temps tester la nouvelle tente moustiquaire de Gérald, et son spa intégré.  Le clou de la fin de semaine sera sans doute l’essai du nouveau “chapeau-bécosse” permettant de se laisser aller aux besoins primaires, à l’abri des insectes suceurs.

Notre ange à Tasiujaq

Il y a quelques mois, un ange nous est apparu dans notre boîte de courriel. Une enseignante basée dans le petit village Inuit de Tasiujaq, nous offre son appartement pendant les quelques jours de transit à la sortie de la rivière.  À la fin des classes, elle et son copain auront quitté leur petit village pour des vacances bien méritées au sud, près de la ville de Québec. Nous avons abusé de sa générosité en lui demandant l’autorisation de lui expédier un colis avec des vêtements propres, de la nourriture et un peu de baume pour l’âme.  En plus elle nous mettra en contact avec un résident local qui s’occupera de transborder notre matériel dans le bateau de retour.  Plus je lui écris, plus je l’aime….

Notre fournisseur de télécommunication

Une autre surprise.  Une entreprise de télécommunication de St-Ambroise, dans Lanaudière, NJ Albert Communication, nous offre de tester un prototype portatif de communication satellite qui nous permettra de téléphoner par VOIP, de télécharger des vidéos, les textes pour notre blogue, surfer pour la météo et lire nos courriels pendant l’expédition.  Nous n’avons qu’à fournir l’énergie grâce à une pile compacte portative, chargée par capteurs solaires.

Notre mère nourricière et sa nutritionniste

Nous avons effectué le premier tour de reconnaissance chez notre commanditaire IGA Crevier de l’Assomption.  Nous privilégions les aliments déshydratés, pâtes, riz, semoules de blé, soupes et bouillons en poudre. Le tout agrémenté d’épices exotiques afin de briser la monotonie des repas.  Le plus souvent, le repas principal devient simplement un accompagnement, dû à la grande habilité de nos pêcheurs !

Nos amis chez Ducasse Traiteur nous ont prodigué de judicieux conseils afin de bien équilibrer nos repas.  À notre dernière expédition en 2005, nous avions noté quelques carences alimentaires en protéines, en vitamines et autres mots étranges qui finissent en “ines”.

Je vous invite à nous lire dans une dizaine de jours où nous ferons part du déroulement de notre week-end en forêt avec nos copains, les mouches noires.

Note: Ceux qui ont pris l’habitude de nous lire sous l’adresse http://nunavik2009.blogspot.com, prenez note que celui-ci sera bientôt fermé au profit de notre site officiel http://www.pagayerpourlautisme.com ou simplement http://ppa2009.ca

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Traversez la rivière en groupe, le crocodile ne vous mangera pas

Une autre rencontre, en ce petit lundi soir de février. Nous sentons le groupe fébrile pendant que les bonnes nouvelles se déballent autour de la table. On aurait dit une assemblée de cuisine autour du candidat du parti de la loi naturelle. Notre professeur préféré nous reçoit dans son humble chaumière au son des blondes qui s’entrechoquent.

Tout d’abord à l’agenda : notre nouveau site web, notre vrai site est en ligne. Pas notre blog de travail mais notre vieux site revampé, jadis utilisé en 2005 pour la descente de la rivière George. Notre enseigne devient http://www.pagayerpourlautisme.ca (ou encore http://www.ppa2009.ca pour les intimes, bientôt disponible).

Cette vitrine est importante notamment pour sensibiliser la communauté au défi de l’autisme, pour les commanditaires, les médias, les supporteurs, les familles, les amis, les donateurs, les collègues et les amateurs de rivière. Et pour nos textes. La technologie Internet a fait un bond de plusieurs siècles depuis 4 ans. Maintenant nous pouvons facilement héberger et maintenir notre propre site. Il est aussi facile de générer notre propre liste d’abonnés, de comptabiliser le nombre de visites, d’abonnés au fil RSS et même de savoir qui parle de nous. De plus le téléchargement des textes à partir des berges de la rivière se fait simplement en envoyant un petit courriel. Impressionnant.

Notre vieux site web recevait encore plus de 300 visites par mois simplement parce qu’il était bien indexé en plus d’avoir atteint sa maturité avec les moteurs de recherche. Alors on récupère les vieux textes, on y met des photos de ce coin de paradis et on place le tout au four à 350 degrés…

Il reste beaucoup de boulot à abattre :

Étienne doit s’occuper d’obtenir l’embarcation manquante et de finaliser l’itinéraire des compagnies aériennes,

Benoit doit contacter le pourvoyeur sur la rivière, la compagnie de navire de marchandise, finaliser l’équipement de communication (laptop, batterie et satellitaire). Il doit rejoindre notre nouveau contact au village de Tasijuaq pour lui demander s’il est possible de lui expédier des vêtements propres à la sortie de la rivière. Il doit finalement dresser la liste du poids des équipements, des barils, des canots et des participants pour confirmer le poids total à transporter dans les hydravions et le bateau de retour. En notant les poids des gars on se rend compte que depuis 4 ans, ils n’ont pas trop abusé de la table…

Pierre-Marc et Anne (la moitié de Benoit) s’occuperont de la planification de la liste de nourriture pour préparer la grosse tombola d’ensachage. Une journée inoubliable où nous ensacherons 450 repas secs dans une dizaine de barils de 30 litres scellés (i.e. 3 repas x 25 jours de nourriture x 6 participants). Pierre-Marc à tout intérêt à ne rien oublier. J’ai ouï dire que le livreur du dépanneur du Nouveau Québec n’est pas fiable. Quatre semaines sans huile, farine, riz, pâtes ou chocolat chaud, ça risque de “scraper” nos recettes.

Gérald s’occupera de la liste d’équipement individuel manquant. Chaque participant devra s’assurer de lui faire parvenir sa liste de matériel à acheter afin d’obtenir le meilleur prix de gros (pas toi Gérald) auprès de notre commanditaire SAIL de Beloeil. Pour ma part, je dois m’équiper d’un nouveau Dry Suit, une tente 2 places 4 saisons, des bottes de marche légère, un nouveau GPS et un nouveau sac de mèche. Gérald doit aussi finaliser la commandite auprès d’un fournisseur de barres énergisantes. Il doit aussi terminer le prototype de notre toilette moustiquaire portative…

Jean-Pierre continue ses démarches pour l’arme à feu. Les vibrations sont bonnes pour obtenir le permis de transport. Il a fait plastifier toutes les cartes topographiques de la rivière (1/250,000). Même si nous avons plusieurs GPS, l’information est essentielle lors de randonnées pédestres sur les nombreuses montagnes qui t’entourent. JP travaille aussi à la planification de notre descente de pratique qui aura lieu du 22 au 24 mai sur la rivière du Milieu, au nord de St-Michel des Saints. Il s’agira de tester notre équipement de communication, nos tentes, Dry et wet suit, tente moustiquaire, équipement nautique et l’esprit de groupe. Nous espérons mouches, froid et pluie…On teste ou on teste pas ? Bande de pleutre !

Mathieu continue ses recherches pour les médias. Aussitôt les commanditaires complétés, un communiqué de presse sera émis et le vrai travail débutera. Un travail intense mais agréable.

Par expérience, les derniers mois sont éprouvants et grisants. Il faut établir les rendez-vous de corvées, de préparations d’équipements, de bagages et de bouffes.  Il faut bien jauger l’anxiété des troupes pour éviter les dérapages.  Nous vivrons collés collés pendant 4 semaines sous des cieux incléments et un environnement hostile. Comme le dit le proverbe africain, il faut rester uni sur la rivière pour éviter que les crocodiles ne nous mangent.

Un groupe affairé: Benoit, Gérald, Jean-Pierre, Mathieu et Étienne.

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Le policier sonne toujours 2 fois

J’ai négligé la mise à jour du blog depuis notre réunion du 4 septembre à la Maison des Répits de Gaby. Je m’en confesse et me suis flagellé à plusieurs reprises avec une corde de bosse et me suis couché toute une nuit dans mon canot à -35 pour expier mes pêchés. J’avais quand même eu un ballon de pointe comme oreiller.

La réunion du 7 octobre, en campagne, chez Gérald et celle du 27 novembre, en diect du Plateau, chez Étienne, ont été des plus animées. Nous y avons d’ailleurs accueilli notre nouveau né, le représentant des forces de l’ordre du Nouveau Québec, le constable Jean-Pierre « Polycarpe » Simard. Comme disait Mathieu, “finalement quelqu’un mettra un peu de discipline dans ce groupe”.

La réunion chez Gérald était en fait une soirée Tupperware d’équipement d’expédition. Dans les moindres détails nous avons revu au complet la liste d’équipement nécessaire à la bonne marche de ces 4 semaines d’expéditions: équipements de sécurité, de canots, de survie, de camping, de bouffe, de portage, de télécommunication… Le clou de la soirée : le nouveau prototype de tente moustiquaire développé par l’équipe d’ingénieurs de Gérald. En plus il travaille intensément à la conception d’un chapeau bécosse qu’il présentera prochainement au salon de l’innovation de St-Gérald de Magella (Étienne n’oublie pas les cerceaux pour Gérald).

Jean-Pierre tente d’obtenir l’autorisation d’apporter son arme de service, ce qui nous évitera de trimbaler un immense fusil de chasse dans le canot, comme lors de notre descente de la rivière George en 2005. Fallait chaque soir sortir la carabine, la charger et la placer dans le vestibule d’une tente, prête à servir en cas de visite inopportune de Yogi ou d’une autre bête entreprenante. Le seul désavantage d’apporter avec nous le pistolet de Jean-Pierre, c’est que nous devrons en tout temps le vouvoyer, l’appeler monsieur et lui éviter toute contrariété comme les portages ou la vaisselle.

Gérald continue ses démarches pour la commandite de nourriture, d’équipement de plein-air et de bars protéinées. Ce n’est pas facile en ces temps de réduction budgétaire mais Gérald a toujours l’argument pour convaincre le plus récalcitrant des jurés.

La réunion du 27 novembre était bien arrosée; nous sentions un air de Noël flotter sur le Plateau. Cette soirée était celle de Pierre-Marc et son menu. Impressionnant de détails, il a fait réviser notre menu par une diététicienne professionnel afin de corriger les lacunes alimentaires, afin de bien équilibrer nos repas. On aurait dit Ricardo barbu. Manger du poisson, du riz et des pâtes pendant 4 semaines ça manque de légumes, de fruits et de protéines. Alors fini Gérald les M&M et les bars “Mars” pour déjeuner; va falloir que tu ajoute du Quinoa, du couscous pis des tomates séchés à ton gruau.

Il a été convenu que Benoit contacterait le seul pourvoyeur sur la rivière qui pourrait nous dépanner en y transportant à mi-parcours un peu de nourriture, de l’essence pour l’âme et autres condiments d’appoints. Gérald et Benoit doivent tester la batterie et les capteurs solaires pour s’assurer que nos petits gadgets (laptop, caméra, Gps, téléphone satellitaire…) puissent se charger sans problème pendant le séjour. Benoit doit aussi contacter le transporteur maritime pour le retour du matériel. Finalement il a la charge d’obtenir un 2e téléphone satellitaire pour le transfert de data et des minutes de temps d’antenne.

Étienne et Benoit doivent s’occuper de transformer le blog pour commencer à y ajouter des commanditaires et du contenu.

Étienne commence à valider les vols, tarifs et itinéraire avec les différents transporteurs. Les prix ont assurément baissé depuis que le prix du pétrole a dégringolé de moitié depuis l’été dernier. Il faut aussi examiner la possibilité de s’associer à une compagnie privé qui fait de l’exploration de ressources naturelles dans le coin. Il contactera aussi un fabricant de matériel de canot pour commander un nouveau canot à prix fort compétitif pour Pierre-Marc et Jean-Pierre.

Mathieu de son coté organisera un veille médiatique pour connaitre l’intérêt des médias à nous offrir de la visibilité.

Finalement nous planifions une descente expérimentale, fin mai, dans le but de tester notre équipement, nos canots et l’esprit d’équipe en pleine période d’éclosion des insectes suceurs, en haut de St-Michel des Saints. Ce n’est que dans 4 mois. Après la rencontre de février, il ne nous restera que 2 ou 3 rencontres pour tout ficeler. Le dernier droit avant la grande virée.


Jean-Pierre, Étienne, Pierre-Marc Mathieu, Gérald et Benoit. Remarquez l’effet de brouillard tout aussi imaginatif qu’imprévu

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Logistique, moustiques et commandites

Après un été où nous avons tous «sous-mariné1» notre groupe s’est rassemblé pour une autre réunion enlevante, début septembre, Live depuis « La maison des Répits de Gaby», downtown Crabtree. Le groupe voulait voir ce que des levées de fonds comme la nôtre permettent de réaliser. De constater les résultats «de visu» motivent les troupes.

Malheureusement Claude qui avait remplacé Roger à pied levé, a dû décliner l’invitation de se joindre à nous pour des raisons professionnelles. Qu’à cela ne tienne, nous avons alors jeté notre dévolu sur un nouveau candidat dont nous devons taire le nom pour le moment, puisqu’il est en négociation serrée avec sa tendre moitié. Les vibrations sont bonnes, prions intensément St-Jude.

Suite à la réunion Étienne a travaillé fort et bien. Voici un compte rendu envoyé au groupe quelques jours après la rencontre . Vous remarquerez mes commentaires en rouge (ben oui faut toujours que je commente, c’est plus fort que moi…)

Voici la retranscription originale du message d’Étienne :

Bonjour gang,

Je suis en train de travailler sur le parcours pour la rivière aux Feuilles. Voici ce que ça donne. Ce qui complique, c’est les horaires d’avion. Mais voici d’abord les données.

_________ CARTE GOOGLE _________

J’ai fait une carte Google avec les principaux points sur la rivière:

Pour avoir une idée des paysages, voici des photos ajoutées par dessus la carte de Google:

_________ HORAIRE DE VOYAGE _________

Temps de descente de la rivière:

  1. Canot du lac Minto (km 292) à Tasiujaq (km 0) : 11 jours (détails à valider). BL : Ce qui fait 26km par jour, je pense que c’est réaliste
  2. Buffer de mauvais temps (hydravion qui ne peut décoller, trop de vent sur la rivière) : 2 jours
  3. Randonnée, pêche, congé : 4 jours
  4. Journée pour faire sécher le linge à Tasiujaq (si le matériel revient par bateau à l’automne) : 1 jour
  5. Buffer pour être sûr de ne pas rater l’avion du retour : 1 jour . BL : Ce qui fait 3 jours pour l’avion aller-retour. En fait on a seulement 1 jour de buffer d’avion ?

  1. Total de 19 jours de l’arrivée au lac Minto jusqu’au départ de Tasiujaq. Il faut ajouter le temps d’arriver au lac Minto (camion, hydravion) , plus le temps de revenir de Tasiujaq (Air Inuit ou autre).

Combien de jours de vacances a-t-on de disponible? Ca dépend…

  1. Par exemple : départ de Montréal le samedi matin11 juillet, retour à Montréal le samedi soir 1 août 2009. Total = 22 jours. Par contre, cela ne concorde pas facilement avec les horaires d’avion (voir plus bas).

  1. Autre exemple : départ de Montréal le samedi matin 11 juillet, retour à Montréal le mardi soir 4 août 2009 (à cause des horaires d’avoir). Total = 25 jours.

  1. A régler : combien de jours avez-vous de disponibles? Est-ce que 3 semaines et 2 jours est possible? BL : Pour moi c’est Ok. C’est un des voyages inoubliables de ma vie.

_________ OPTIONS POUR SE RENDRE AU LAC MINTO _________

Pour aller au lac Minto, on peut faire une combinaison de camion, vol commercial passager (Air Inuit / Air Creebec) et vol commercial freight. Chose certaine, ça va prendre un hydravion nolisé pour la dernière partie.

J’ai viré ça de tous les côtés, et il faudra peut-être faire preuve d’imagination pour trouver la meilleure solution. Entre autres, peut-être qu’en dépensant plus sur le vol commercial (ex. départ de Kujjuak!) on économiserait beaucoup sur l’hydravion??? En partant de Umiujaq (accessible par Air Inuit), la distance en hydravion serait deux fois moins longue qu’en partant de La Grande (Radisson).

Voici les points de départ possibles pour l’hydravion :

  1. Caniapiscau (Lac Pau?): camion, vol nolisé de Nolinor (en fait l’été c’est Air Saguenay qui offre le service)
  2. La Grande (Radisson) : camion, Air Inuit ou Air Creebec
  3. Kuujjuarapik (plus proche du lac Minto que La Grande) : Air Inuit
  4. Umiujaq‎ (encore plus proche du lac Minto que Kuujjuarapik) : Air Inuit
  5. Kuujjuaq : Air Inuit

À valider: comment rendre les canots jusque là? combien ça coûte? est-ce que c’est même possible?

Voici les options qu’on a pour l’aller:

  1. Camion (avec tout le monde) jusqu’au réservoir Caniapiscau, hydravion jusqu’au lac Minto. BL : Pas réaliste. Et infernal. On oublie ça, 20 heures de pick-up avec 6 grands (gros) gars. Juste le choix de la musique est un défi… Je sais je l’ai déjà fait.

  1. Avion (avec tout le monde) jusqu’au réservoir Caniapiscau (selon Leaf River Lodge, on peut y aller avec avion nolisé Nolinor, voir ) hydravion jusqu’au lac Minto. BL : Si je me souviens bien, Nolinor n’opère ce vol de 38 places que pendant la saison de la chasse au caribou qui commence le 12 août en 2009.

  1. Deux pagayeurs en camion jusqu’au réservoir Caniapiscau puis hydravion jusqu’au lac Minto, le reste du groupe en avion de Montréal à ? (La Grande? Kuujjuarapik? Umiujaq? Kujjuak? autre?) puis hydravion jusqu’au lac Minto. Donc le groupe est séparé et on se rejoint sur le lac Minto. Inconvénient : ça prends deux téléphones satellite. BL : Si le groupe est séparé et ne se rencontre pas en même temps, ça risque de créer un peu beaucoup de frustration. En plus qui conserve la bouffe, la trousse de premier soin, l’arme à feu, le GPS, les cartes etc…

  1. Deux pagayeurs en camion jusqu’à La Grande (Radisson), les autres les rejoignent par avion (Air Inuit ou Air Creebec), puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : C’est le scénario idéal, À La Grande il y a aussi NORDAIR (glenarsenault@hotmail.com) qui offre le service et la pourvoirie Mirage (lise.aubin@pourvoiriemirage.com) qui possède un hydravion assez puissant pour aller et revenir du Lac Minto sans refaire le plein (le modèle Turbo Otter, je pense, qui est assez rare). J’ai parlé aux 2 personnes au téléphone mais il faut les recontacter cet hiver pour avoir un prix ferme et réserver. Je pourrais faire revenir mon pickup dans la civilisation par mon fils. Faudrait le dédommager pour ses heures (20 heures aller-retour x $10.)

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à La Grande (Radisson), puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : Ça aussi c’est pas pire. Ça dépend du prix et du risque (assez grand) de ne pas recevoir tous nos bagages. Je vous invite à relire les aventures des gars de Toronto en 1986 qui ont attendu leur bagage sur Air Inuit pendant 2 jours à Umiujaq… Assez triste.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Kuujjuarapik, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : Après avoir contacté le frère de Bernard Aubin à Umiujaq, il m’expliqua qu’il n’y a pas d’hydravion dans ces petits villages Inuit du fait qu’il n’y a aucune demande ni des canoteurs ou chasseurs puisqu’ils partent tous du sud i.e. de La Grande ou Caniapiscau.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Umiujaq, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto (est-ce que le freight est disponible pour Umiujaq?) BL : je te confirme qu’il n’y a pas d’hydravion dans ces villages, que des avions sur roues.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Kuujjuaq, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : après recherche il n’y a qu’un seul compagnie d’hydravion à Kujuaq et c’est un Inuit Johny May qui possède la pourvoirie en face de Pyramid Hill sur la George. Il possède lui aussi principalement des avions sur roues (souviens-toi de la piste en terre battue)…

_________ OPTIONS POUR REVENIR DE TASIUJAQ _________

Pour les canots, trois options:

  1. Retour par bateau. Le matériel lourd peut revenir par bateau et arriver à Montréal en automne. C’est l’option la plus économique. Par contre, il faut absolument se prévoir une journée de plus à Tasiujaq, et se payer une chambre d’hôtel, pour faire sécher le linge. BL : Pas besoin d’hôtel. On peut coucher dans l’église (chapelle) et sécher son stock (expé. des gars de Toronto). S’il pleut à l’extérieur, on est comme foutu. Il faut prier le Seigneur

  1. À vérifier : coût de retourner le matériel par avion à partir de Kuujjuaq? On pourrait peut-être noliser un hydravion (ou avion sur roue) de Tasiujaq à Kuujjuaq… BL : Selon moi, beaucoup de $$$$

  1. Retour en hydravion (ou avion sur roue) avec tout le matériel jusqu’au camion dans le sud. C’est l’option que plusieurs pagayeurs prennent. Avantage: on conserve notre matériel, et on économise une journée plus une chambre d’hôtel pour faire sécher le matériel. BL Mais laisser mon pick-up flambant neuf à La Grande ne m’excite pas beaucoup. Mais on pourrait négocier un parking à l’aéroport.

  1. Si on revient avec le plan prévu (les gars en avion avec Air Inuit, les canots par bateau), c’est seulement le mardi qu’on peut partir le matin de Tasiujaq et arriver à Montréal le soir-même. Toutes les autres options supposent une (ou plusieurs) nuits à Kuujjuaq (et l’hôtel doit y coûter très cher!) BL : je vote pour mardi et vol direct.

    1. Départ de Tasiujaq le lundi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> mardi soir à Montréal
    2. Départ de Tasiujaq le mardi matin –> direct –> mardi soir à Montréal
    3. Départ de Tasiujaq le mercredi après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> jeudi soir à Montréal
    4. Départ de Tasiujaq le jeudi après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> vendredi soir à Montréal
    5. Départ de Tasiujaq le vendredi après-midi soir –> 3 nuits à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal
    6. Départ de Tasiujaq le samedi après-midi soir –> 2 nuits à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal
    7. Départ de Tasiujaq le dimanche après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal

Je devine que c’est pourquoi plusieurs groupes nolisent un hydravion pour revenir à leur camion laissé “dans le sud”.

____ À VÉRIFIER : HORAIRES DES AVIONS, PRIX DU FREIGHT ____

Avant de proposer un parcours final, il faut vérifier l’horaire des vols d’avion. Selon l’option retenue, il faut aussi vérifier les du freight.

Par exemple, ni Air Creebec ni Air Inuit semblent faire Montréal – La Grande le samedi. Aussi, avec Air Inuit, on pourrait arriver à La Grande le vendredi matin à 10h40, et donc prendre l’hydravion la journée même: on ferait Montréal – Lac Minto en une journée.

Si on utilise un service de freight d’Air Creebec ou d’Air Inuit, on pourrait peut-être se rendre à Kuujjuaraapik (ou même Umiujaq?), qui sont beaucoup plus proches du Lac Minto: on paierait peut-être notre hydravion moins cher, ce qui compenserait pour le billet d’avion plus cher?

BL: On m’a avisé que les horaires d’Air Inuit et Air Creebec peuvent changer au printemps. Faudra sans doute rajuster notre tir plus tard cet hiver..

BL : En passant, il y a aussi First Air qui offre un vol de Montreal –Kujuuaq, et c’est une filiale d’air Canda où on peut utiliser nos point Aéroplan pour payer, mais au gare au changement de date, c’est l’enfer avec les points…

BL : Va falloir nous diviser l’ouvrage à moins que tu t’offres comme volontaire. Moi je suis d’accord, Je te propose et te seconde aussi. Approuvé. Tu es vraiment le meilleur…

_______________ À RÉGLER _________________________

Combien de jours avez-vous de disponibles? (est-ce que 3 semaines et 2 jours est possible?) BL : 23 jours + 2 jours pour monter à La Grande ou Caniapiscau en pick-up ça fait 25 pour moi. C’est ok. En passant pour la George c’était aussi 25 jours (incluant le pick-up et le train à Sept-Iles).

Quel moyen prend-on pour se rendre au lac Minto? (quel est le coût réel des différentes options?) BL : Dès l’hiver faut faire des appels, confirmer les prix et les horaires.

Quel moyen prend-on pour revenir de Tasiujaq? (quel est le coût réel des différentes options?) BL : En effet…

Quand fait-on la prochaine réunion? BL : Après d’âpres négociations, la prochaine sera le mardi 7 octobre chez Maître Tremblay. Nous aurons sans doute l’honneur d’accueillir notre nouveau remplaçant.

Fâ ke cé sa kié sa! ;-)

_____________À FAIRE POUR LA PROCHAINE RÉUNION_________

Benoit : Voici mes notes prises lors de la dernière rencontre avec les choses à faire par responsable. Dorénavant à chaque réunion nous établirons la liste des choses à faire pour la réunion suivante.

J’y vais dans le désordre :

Gérald :

  1. Préparera sa fameuse tente moustiquaire (prototype no 637). Il nous en fera une démonstration. Moustiques optionnels.
  2. S’occupera de la conception d’un « Chapeau Bécosse », contenant un filet repliable « no-see hum » jusqu’à terre afin de faire nos besoins dans la tranquillité.
  3. Voir si IGA Crevier est ouvert à une commandite de bouffe
  4. Sera responsable de négocier une commandite de Sail à Boucherville. Voici ce que nous aurions besoin :
    1. Benoit : Dry suit, bottes de marche, GPS
    2. Mathieu : Sac de couchage, GPS
    3. Gérald : Dry Suit ?
    4. ?? Sacs de compression

Pierre-Marc :

  1. Menu et Bouffe. Suite à la perte de Claude, il reprend son trône.

Étienne

  1. Horaire + Transport par avion (passager et bagages)
  2. Contactera Esquif pour savoir si on peut s’acheter un nouveau Canyon (pour Pierre-Marc ?)

Benoit :

  1. S’occupera de la batterie et capteur solaire. Fera une démonstration à la prochaine réunion.
  2. Apportera le nouveau poêle qui chauffe avec de l’écorce et de la mousse, Juste pour voir.
  3. Contactera Kovac pour savoir si du bois est disponible en quantité sur la RAF
  4. Voir pour diffusion d’un documentaire
  5. Voir à diffusion du blog avec des commanditaires Internet.
  6. S’occupera de voir si nous pouvons obtenir un 2e téléphone satellitaire en commandite (pour blog)
  7. S’occupera de la commandite de temps de téléphone satellitaire (obligatoire)
  8. S’assurera de la venue du nouveau candidat.
  9. Verra à s’équiper d’un Pelican Case pour la carabine (cet item pourrait ne plus être nécessaire).

Mathieu :

  1. Verra à tout connaître de Jean Dupuis d’Air Inuit

Canots :

Benoit : Canyon – Esquif

Gérald : Explorer – Esquif

Pierre-Marc : Possibilité de s’équiper d’un nouveau Esquif

Voilà. Désolé si j’ai fait des erreurs mais j’ai retranscrit mes notes, illisibles entre 2 taches de sauce à pizza.

En passant si vous voulez voir la température actuelle sur la rivière aux feuilles, en temps réel, rendez-vous sur ce site excitant d’Environnement Canada. Aujourd’hui il a fait 0 degrés avec des rafales de vent de 46 km. J’ai hâte !

Benoit et Étienne.

Note 1: L’expression “Sous-mariner” est utilisé par les canoteurs lorsque qu’à la suite de la descente d’un rapide leur embarcation s’est complètement emplie d’eau sans pour autant chavirer. Il est toujours possible de manœuvrer l’embarcation mais avec précaution sinon c’est la fin des haricots.

Rivière aux feuilles 2009

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Le joker et la folle du logis

Jeudi soir, 19 juin, 19h00. Début de la période de vacances pour plusieurs. Temps idéal pour se faire un dernier rassemblement avant que les canoteurs ne s’évaporent dans l’embrun des rivières. Surtout que la saison de la mousson n’est pas encore terminée. Il pleut chaque jour et le niveau des cours d’eau allongent leur saison de “canotabilité” (néologisme: la possibilité d’une rivière d’être canotable).

Il y a quelques semaines, notre petit Roger, qui n’était pas encore certain de pouvoir se joindre à notre équipe, nous a officiellement annoncé son retrait. Père monoparental d’une jeune adolescente, oeuvrant dans un domaine où les assignations se font “sur appel”, sans avoir la possibilité de planifier de longues vacances, il a dû se résoudre à nous quitter.

Mais qu’à cela ne tienne. Nous avions un “joker” dans notre manche. Nous avons sollicité un vieux routier des rivières avec qui 3 membres du groupe ont déjà dévalé des rapides. Lui aussi père sur le tard, ces 2 jeunes enfants et son nouveau travail l’occupe à plein temps. Sa compagne de vie, qu’il a connu sur une rivière, lui a vite confirmé que ce type d’offre ne passe qu’une seule fois dans une vie. Quelques jours plus tard il est des nôtres, pour cette belle soirée entre amis. Mais il nous confirme qu’il continue quand même sa réflexion, surtout avec son nouveau patron.

L’équipe: Claude, Pierre-Marc, Gérald, Mathieu Robert, Étienne et Benoit

Beaucoup de discussion et de suggestions sur la logistique du transport, le budget, les rôles de chacun, l’équipement, la nourriture… Claude, grand chaudronnier et fils de charcutier, se voit confier la direction du menu. Pierre-Marc veux quand même être impliqué, pour défendre les droits des membres de “l’Association des amateurs de bouffe traditionnel et non-exotique”. Ce sera un exercice d’accommodement raisonnable lors de la planification de la grille des repas.

Gérald et Claude découvrent qu’ils sont tous deux originaires du même coin du Lac Saint-Jean. Ils ont parlé du bon vieux temps à Alma: “Dételle ton joual , dégreille- toi pi viens t’assir, on va fumer une pipée” suivi de “Le flagzo y fait son fierpet avec sa ptite frocque” assaisonné d’un “Fais don pas simple, avec tes canneçons d’hiver pis ton swetteur flambant neu”.

On a aussi beaucoup discuté de la pertinence de faire de cette aventure, une levée de fonds. Comme en 2005 lors de la descente de la rivière George, le jeu en vaut-il la chandelle de ramasser des fonds pour l’organisme “Les Répits de Gaby“. Ma fille de 17 ans, Gabrielle, est autiste. La descente de 2005 a permis d’aider à l’acquisition d’une maison offrant des répits à 70 familles de Lanaudière. En plus de planifier cette expédition, la levée de fonds implique beaucoup de travail. En autres de contacter les médias, se rendre aux entrevues et solliciter les donateurs, activités qui génèrent beaucoup de stress. Mais le plus difficile est de garder le contact sur la rivière en nourrissant chaque jour le blog et ses abonnés avec des textes pertinents, drôles et bien écrits. Un défi lorsque vous avez à lutter pendant 3 semaines avec une nature hostile (mouches, froids, vents et eau glacial) et qu’en plus vous avez à écrire un texte de 500 mots chaque soir. Mais c’est grisant de savoir que plusieurs centaines de personnes vous suivent quotidiennement dans le confort de leur “Lazy Boy”. De plus cette série de textes, écrits pendant l’expédition, laissent à toute la communauté une trace indélébile de votre passage sur cette rivière unique et rarement pagayée.

L’autre défi est la soirée bénéfice. En 2005, par une simple conférence de l’équipe devant 200 personnes, suivi d’un encan, cet événement avait généré 12 000$ en profit pour la maison. Trois groupes avaient assistés à la soirée: des amateurs d’eau vive, la famille et les amis, et des parents d’enfants autistes. Pour 2009 on refait sensiblement la même chose mais dans un auditorium plus grand, sans encan. La nouveauté: en plus des photos de grande qualité, nous réaliserons un film. Gérald a tenté l’expérience avec succès lors d’un trekking au Népal l’an dernier. Il reste encore beaucoup à faire dans ce projet; il y a loin de la coupe aux lèvres.

Nous planifions de faire la prochaine rencontre à la maison des Répits de Gaby d’ici la fin de l’été. Il est motivant de constater “de visu” le résultat de tant d’effort. On s’en reparle dans quelques semaines. L’équipe aura le temps de décanter toutes les idées originales proposées. La folle du logis n’aura pas le temps de chômer.

Rivière aux feuilles 2009

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Avant nous ? Le déluge ?

Afin de bien planifier le calendrier et l’itinéraire sur la rivière, mon ami Étienne voulait connaître tout ce qui s’était écrit sur la rivière aux feuilles (cartes, logs, photos…). En fait si on compare à la documentation disponible sur la rivière George, on trouve très peu de chose pour la “Leaf”. Grâce au couple Chubb-Kovac, au moins on a des cartes gratuites de qualité sur les 325 derniers km, cartes que nous devions payées pour la George (FQCK).

EXPÉDITION CHUBB-KOVAC 2007 – Charpentier-Leaf

Débutons d’abord par ce fameux couple, Chubb et Kovac, et le récit de leur descente en 2007, présentation auquelle j’ai assisté en février. Ils avaient débuté leur descente sur un de ses affluents, la rivière Charpentier, que personne n’avait jamais descendu auparavant (du moins aucun relevé n’existait). Leur aventure débuta le 26 juillet à Ottawa pour se terminer le 21 août. Pendant les 11 premiers jours ils ont parcouru les 130 km de la Charpentier et les 11 derniers jours, les 320 km de la “Leaf”. Notez que pendant ces 450km et 22 jours, ils n’ont pris aucune journée de pause. Un marathon d’enfer. D’ailleurs Lynette Chubb nous disait qu’elle n’a pas vraiment profité de la rivière, étant exténué par ce rythme spartiate. En regardant leur livre de bord on note 15 jours de pluie sur 22 jours, une bonne moyenne pour la région. J’ai aussi noté une distance quotidienne moyenne de 29km sur la Leaf. D’abord lisez le récit (en anglais)

Les 3 cartes:
http://alambix.uquebec.ca/~cleduc/Canot/10/CharpentierLeafKovac2007_1.pdf
http://alambix.uquebec.ca/~cleduc/Canot/10/CharpentierLeafKovac2007_2.pdf
http://alambix.uquebec.ca/~cleduc/Canot/10/CharpentierLeafKovac2007_3.pdf

Une série de 56 photos en haute résolution , leurs statistiques comparatives et en fin leur petit wiki.

EXPÉDITION BASSI-NEMITZ 2006 – 40 JOURS DE UMIUJAQ À KANGIRSUK

Deux américains ont parcouru 1 000 km en 40 jours en remontant des rivières, à partir de Umiujaq jusqu’au Lac Minto, pour ensuite remonter la rivière Vizien jusqu’à la rivière Payne pour sortir au village de Kangirsuk. Ils ont parcouru les 100km du Lac Minto et la rivière aux feuilles jusqu’au km 208 seulement (i.e. 150km de rivière). Un voyage de rêve, un peu fou.

Si vous aimez les photos de gros poissons, voyez leur section Trophée . Beaucoup de publicité pour payer leur voyage ;-)

PARK BOAT ON THE LIFE RIVER 1998

Un texte un peu superficiel où ils parcourent 325km en 8 jours (!). On a l’impression que ce texte est vraiement écrit pour “pluger” leur canot portatif. À vous de juger.

PARK BOAT SUR LA RIVIÈRE AUX FEUILLES 2001

Encore plus superficiel et promotionel que celui de 1998. J’imagine qu’ils doivent en vendre des canots.

UNE DESCENTE DE CADETS INUITS EN 2000

Une projet organisé par les services sociaux de Umiujaq. Pendant l’hiver l’équipement a été déposé en motoneige sur les berges du Lac Minto. Les jeunes ont ensuite été déposé par les forces canadiennes sur la rivière. Pas beaucoup d’info sur cette expérience unique. Un communiqué de presse et un compte-rendu.

BAY TO BAY- HUDSON TO UNGAVA VIA LEAF RIVER 1986

Une expédition dénichée dans un vieux magazine de canot. Une aventure qui aurait pu mal tournée. Ce groupe de pagayeurs expérimentés a tenté la traversée de la Baie d’Hudson jusqu’à Tasiuaq. Le groupe a été retardée par plusieurs problèmes de transport et jours de mauvais temps et en plus le cartographe officiel a oublié de comptabiliser 60 km de rivière lors de la planification du trajet. Passionnant et troublant. Voyez le pdf (500kb) du magazine Che-Mun de 1986 (merci à Michael Peake).

LIENS COMPLÉMENTAIRES

Un lien intéressant pour Étienne, le lien menant aux marées du Lac aux feuilles, baie où se situe le village de Tasiujaq.

On se fait des copies avant de partir?

Rivière aux feuilles 2009

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Parcours, calendrier et responsabilités

Déjà juin. Nous débutons les premières négociations de tarifs avec les compagnies aériennes. Il est primordial de commencer tôt pour ne pas avoir de surprise en fin de course.

Ce matin premier courriel à Air Saguenay:

“Bonjour, nous sommes un groupe de 6 personnes qui planifions descendre en canot la rivière aux feuilles à l’été 2009. Le même groupe a descendu il y a 3 ans la rivière George de Schefferville à Kanjiqsualujuaq.

Nous planifions partir de votre base du Lac Pau à Caniapiscau. Par contre seulement 2 passagers prendront places dans votre avion avec tout le matériel et avec les 3 canots emboîtés les uns dans les autres. Les 4 autres participants prendront un vol d’Air Inuit de Montréal pour Umiujaq. De là ils se feront déposés à l’endroit convenu à la sortie du Lac Minto au même dendroit que les 2 autres avec le matériel.

Pourriez-vous me dire, en fonction des prix d’aujourd’hui, combien coûterait ce vol à partir de votre base à la sortie du Lac Minto au nord du Lac Charpentier pour 2 personnes de 190 livres, avec 700 livres de matériel plus 3 canots de 75 livres chacun.

Voici la carte Google de l’endroit où nous voudrions atterrir à la sortie du Lac Minto afin de coucher sur l’Ile aux coordonnés 57.35246,-74.666519

Agrandir le plan

Pour le retour nous aimerions repartir aux alentours de Tasiuaq avec un peu moins de poids mais toujours avec 2 personnes de retour pour récupérer notre pick-up à votre base du Lac Pau. Il semble que l’endroit idéal pour repartir est sur la rivière Finger, situé près de là.

1. Le prix du vol aller de la base du Lac Pau jusqu’à la sortie du Lac Minto
57.35246,-74.666519
2. Le prix du vol de retour à partir du village de Tasiuaq (Finger River) vers la base du Lac Pau

merci de me confirmer le tout, même si nous savons que les prix peuvent changer d’ici 2009.

Benoit Laporte, Groupe Nunavik 2009″

RESPONSABILITÉS

Voici un bref survol des responsabilités de chacun des participants (à valider avec l’équipe)

  • responsable de la commandite de vêtement, équipement (Sail ?) et nourriture (Gérald)
  • responsable du menu, des repas et des tâches (Pierre-Marc)
  • responsable du calendrier et de l’itinéraire (Étienne)
  • responsable du transport et du blog (Benoit)
  • responsable des communications et médias (Mathieu Robert)
  • responsable de la logistique (Roger) i.e. bagages, équipement, ensachage…

PARCOURS PLANIFIÉ

Le parcours complet sur la rivière est d’à peu près 400 km. Cette distance se compare à celle de la rivière George effectué en 2005, de l’embouchure de la rivière De Pas jusqu’à la baie d’Ungava. Le tracé cartographié à partir de la rivière Charpentier jusqu’à Tasiuaq est de 320 km (voir cartes Lester Kovac sur le site de Leduc). Nous pourrions partir 80 km plus haut afin d’atterrir près d’une petite île à la sortie du Lac Minto. Une île pour dormir est toujours un lieu intéressant puisqu’elle vous protège relativement bien des prédateurs (ours et loups), bien que ce ne soit pas toujours vrai puisqu’eux aussi savent nager.

Comme en 2005 nous planifions des blocs de 3 jours de canot d’environ 35km par jour, suivi d’une journée de pause au choix des participants (pêche, exploration ou farniente). Donc voici un survol de ce que ces 3 semaines pourraient avoir l’air:

JOURS & PARCOURS
1-2-3 : __Parcours en camion (2 jours) et avion
4-5-6: __ bloc de 100km
jour 7:___Pause
8-9-10:__ bloc de 100km
jour 11: __Pause
12-13-14: bloc de 100km
jour 15: __Pause
16-17-18: dernier bloc de 100km (reverse fall et baie d’Ungava)
jour 19: __Pause à Tasiuaq
20-21-22: Parcours de retour avion et camion (2 jours)

Notre grand gourou cartographe devra valider le parcours afin de s’assurer que nous avons assez de jours de sureté pour contrer le mauvais temps. Dans ce pays de misère il est fréquent de rester “grounder”pendant plusieurs jours à jouer aux cartes dans nos tentes en espérant que le vent se calme.

En fait seulement l’équipe en pick-up se tapera les 22 jours d’expédition. Les 4 autres épargneront vraisemblablement une journée à l’aller et une autre au retour puisqu’il se déplaceront en gros porteur avec tous le confort moderne. Les genoux dans le front, les coudes du voisin dans les côtes, le sac de pinottes et la tablette appuyée sur la bedaine…

Rivière aux feuilles 2009

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Enfin un budget et un itinéraire

La partie probablement la plus ingrate de l’organisation d’une expédition de ce genre est sans doute l’établissement du budget et de l’itinéraire. En plus de vouloir boucler le projet à un coût abordable (!) il faut s’assurer que le transport sera le plus agréable possible (et ludique).

Après plusieurs appels et visites de site web, j’ai sans doute un début de solution d’tinéraire avec en prime un semblant de budget. Allons-y.

Voyons tout d’abord la seule alternative pour le transport du matériel: deux personnes parcoureraient les 2 000 km de Montréal à la base d’Air Saguenay au Lac Pau à Caniapiscau avec les 1 000 lbs de matériel (700 lbs de matériel et 300 lbs de canots i.e. 3 canots imbriqués l’un dans l’autre). De là ils voleraient en twin Otter du Lac Pau au Lac Minto, un trajet d’approx. 400 km. Coût: $1 000 d’essence aller-retour et plus de $2 000 pour le vol. Durée du trajet en camionnette: 44 heures aller-retour.
Agrandir le plan

Ensuite les 4 autres membres de l’équipe auraient à parcourir en avion (Air Inuit ou First Air), avec seulement leur matériel de survie (tentes, sacs de couchage, un peu de bouffe…), la distance entre Montréal et Tasiujaq (en passant par Québec, Schefferville et Kujjuuaq). L’autre alternative serait de faire Montréal-La Grande- Kuujjuaraapik-Umiujaq à partir d’où les 4 canoteurs volerait par Beaver, avec seulement leur matétiel léger, jusqu’au point de rencontre au Lac Minto. Le lac Minto est situé à mi-chemin entre Umiujaq et Tasiujaq. De Tasiujaq à l’embouchure du Lac Minto la distance est de 260 km en ligne droite alors qu’à partir d’Umiujaq on parle de 180km. Il rejoindrait les autres membres de l’expédition qui auraient préalablement installé le camp en bordure du lac. Il est très important que les 2 équipes soient relativement autonomes si jamais le mauvais temps nous empêchait de se rencontrer pendant plusieurs jours (à destination ou en transit).

Il faut voir avec l’horaire d’Air Inuit (et de First Air) la combinaison la plus pratique et je vous dis que leur grille d’horaire en pdf est loin d’être facile à consulter. En plus elle risque de changer d’ici 2009. Il va falloir confirmer par GPS la position à l’autre équipe pour faciliter la rencontre (le lac Minto mesure 80 km de long).

Pour le retour, les 2 camionneurs reviendront de Tasiujaq au Lac Pau (450 km) avec Air Saguenay avec TOUT le matériel (donc on économise le bateau du retour) et ils se tapent la petite balade de 22 heures en pick-up. Les 4 autres chanceux reviennent avec Air Inuit en passant par Kuujjuaq, Katmandou et Ouagadougou. Le grand total pour 6 pour le transport est de $12 000, soit $2 000 par personne.

Les autres dépenses, comme la nourriture, se monte par expérience environ à $1 000 pour les 21 jours soit $8 par personne par jour. Il faut ajouter l’équipement loué, les dépenses en transit et les dépenses personnelles en équipement qui se montent au total à environ $1 000 par personne. On parle donc d’un budget de $3 000 par personne pour ces 3 semaines sur la rivière aux feuilles.

Donc voici un résumé de mon budget à date (cliquez sur ce lien)

Si vous remarquez un oubli ou encore une erreur flagrante, SVP avisez moi. Je continue aussi ma recherche pour les transporteurs aériens.

Pour ce qui est d’en faire une levée de fonds nous sommes encore en réflexion. Nous pourrions obtenir un rabais d’Air Inuit et un peu d’Air Saguenay. Nous pourrions aussi obtenir une commandite pour la nourriture et sans doute une commandite (prêt) d’équipement d’un magasin ou d’un manufacturier. Mathieu est d’accord pour participer à la rédaction du blog. Il me l’a offert après la rencontre du 3 mai. Il reste à savoir si le coût en vaut la chandelle (capteur solaire, téléphone satellitaire, les entrevues…).

Pour sa part la prochaine réunion servira à établir l’itinéraire de rivière et cette tâche incombera à Étienne, notre logisticien en chef.

En attendant Asta Luego…

Rivière aux feuilles 2009

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Un décompte de 14 mois

Nous sommes en mai 2008, et nous avons déjà deux réunions derrière nous. Les premières réunions ont servis à tester le pouls des troupes quant à leur intérêt de faire cette descente de rivière sans aucune comparaison. Il faut vérifier avec l’être aimé, les enfants, les collègues de travail, notre banquier, notre directeur de consience, notre psychiatre et notre entraîneur privé. La partie la plus difficile sera sans doute de questionner notre conscience. Devrais-je, ne devrais-je t’y pas ? J’va tu me les geler pendant 3 semaines en me faisant bouffer par les mouches. L’équipe sera-t-elle à la hauteur ? Pis les ours, la bouffe, les portages, les rapides, les 44 heures de pick-up dans la laveuse, mes hémorroïdes…

Mais finalement le groupe prend forme. Il y a encore quelques zones grises qui doivent être éclaircies dès la prochaine réunion. Après: à la vie, à la mort.

L’urgence pour les prochaines semaines c’est d’établir LE budget. L’itinéraire et le budget qui sont intimement liés. Un voyage comme ça côute plus de 3 000$ par personne. En fait pour 3 semaines ça se compare à un voyage dans le sud, qui coûte à peu près 1 000$ par semaine. Sauf que nos plages sont dépouvues de poupounes en bikini et la glace dans le Pina Colada fond très lentement.

Soyez aux aguets. Il nous reste 14 mois de planification. Ce n’est pas beaucoup pour un périple de cet ampleur. Pis au diable mes hémorroïdes…

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Une petite descente, histoire de se réchauffer

Ça vous dirait 15 km en crue sur la rivière l’Assomption à 5 degrés un 3 mai ? Une bonne façon de tester notre goût de se geler la couenne. Nous étions une bonne douzaine dont Mathieu, Pierre-Marc, Étienne, Gérald et moi. Roger n’a pas pu se rendre. En tout nous étions une douzaine dans un groupe d’une centaine de pagayeur. Une réunion à suivi la descente interrompue par la dernière partie du Canadien, battue pas les méchants Agents oranges. On a bien bu et mangé.

On a discuté ferme des coûts, de l’itinéraire, du blog, de la levée de fonds, des équipiers, de l’équipement. Bref du haut niveau. On va descendre dans le détails dans les prochaines rencontres. Allez une autre tite bière aubergiste!

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2009, c’est demain

Notre blog est en ligne pour souligner la réalisation d’un autre rêve. LA rivière aux feuilles !

Au début du mois j’ai assisté à une conférence d’un couple qui a descendu cette rivière en solitaire à l’été 2007. De la pure folie. Mais les photos étaient extraordinaires. Deux illuminés qui se sont faits déposés sur une petite rivière en amont de la Leaf, sans cartes. Un autre preuve que Dieu existe.

On effectue notre première rencontre de groupe à la fin du mois chez Étienne. Une autre est prévu en mars chez moi. On sent la fébrilité dans l’air. Les cartes se déplient et se replient. Les gars trépignent devant 6 pieds de neige…

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