September 2008

Retour à la classe départ

Vous avez bien lu. Je recommence. Mes meilleures années sont de retour. Je suis retourné à l’université. En fait, pas derrière mais devant la classe. J’explique.

À l’automne 2002, un ami et professeur aux HEC, m’invite à prononcer une conférence sur le Web et les stratégies Internet de l’époque, devant ses étudiants de maîtrise en commerce électronique. Un défi parce que je n’avais rien de prêt et ne savais pas comment intéresser 30 étudiants de 2e cycle, pendant 90 minutes, en parlant de mon travail relativement atypique pour l’époque. Je n’avais que mon expérience sur le terrain, mes trucs et beaucoup de théorie apprise au fil de conférences, discussions, forums et rencontres.

J’avais moi-même fréquenté les HEC mais bien avant le grand déménagement sur la « Côte Ste-Catherine ». C’était quand le Café Campus était parti intégrante du HEC, et moi parti intégrante du «Campus», de sa musique d’Offenbach, de Maneige et de Morse Code Transmission. M’enfin…

Avant le cours, Jacques mon copain d’antan, m’invite au restaurant (!) des professeurs où j’aperçois des reliques qui jadis m’ont enseigné. Arrivé devant l’amphithéâtre, j’étais plus impressionné que nerveux. On retrouvait le même style de classe que dans l’ancien pavillon mais en plus les étudiants avaient des ordinateurs, beaucoup d’ordinateurs. En fait on ne leur voit pas beaucoup la figure puisque pendant que tu leur parles ils jouent avec leur laptop. Enfin j’espère que c’est pour consulter les sites que je cite en référence. Je ne peux pas m’imaginer qu’ils lisent leurs courriels pendant que je leur cause…

Après ma première présentation, qui s’est assez bien déroulé, je décide de faire exactement comme mes profs faisaient à mon époque (ce qui me terrifiait) j’ai décidé lors de ma 2e allocution de poser des questions sur ce que je venais de dire. Et ça marche. Il s’agit de poser une question pointue à celui qui n’écoute pas et la terreur s’installe. Aussitôt l’étudiant mis en boîte, les jeunes tout d’un coup arrêtent de pitonner sur leur bébelle et se mettent à boire tes paroles.

Lors de ma 3e visite, pour accroitre encore plus mon taux d’écoute attentive, j’introduis le concept de la carotte. « Si vous écoutez bien le monsieur qui parle en avant, vous allez gagner plein de beaux prix ». À gagner, à l’effigie de mon entreprise : un beau carnet de note en cuir, une montre, un réveil matin et une paire de billets n’importe où dans le sud du Québec et de l’Ontario. Mon indice d’écoute BBM frisait le 100%.

Cette semaine, j’ai prononcé une conférence de 75 minutes sur «La mesure de la performance Web» devant une quarantaine d’étudiants du cours «Technologie et distribution» du bac en gestion à l’Uqam. Une classe bigarrée et attentive qui n’hésitait pas à m’arrêter pour me poser des questions pertinentes. Un groupe intéressé et allumé.

dfd

Étudiants impatients d'entendre le prédicateur

Discussion avec la directrice du programme

Discussion avec la directrice du programme Mme Louillet

J’aime bien parlé devant des groupes. Je l’ai fait longtemps devant nos employés syndiqués pour discuter de notre plan Marketing. J’en suis à ma 7e année devant des étudiants (HEC, UQAM, McGill). Je me suis même permis de prononcer 2 conférences à Infopresse, la Mecque du commerce électronique au Québec. J’ai même trouvé un court extrait de ma dernière présentation en mai 2008 sur youtube (ça part à 3h30, intervention à 4:00 mais surtout de 4:46 à 5:33)

La différence entre mes belles années à l’université et aujourd’hui? Les filles. En fait beaucoup de femmes. En 1976 aux HEC on en avait quelques unes et elles n’étaient pas exactement représentatives de la gente féminine de l’époque. Aujourd’hui c’est au moins 70% des élevés en gestion. Juste retour du pendule ? Peut-être. En tout cas c’est plus agréable pour le professeur.

Internet et Web
Moi Me Je ?

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Logistique, moustiques et commandites

Après un été où nous avons tous «sous-mariné1» notre groupe s’est rassemblé pour une autre réunion enlevante, début septembre, Live depuis « La maison des Répits de Gaby», downtown Crabtree. Le groupe voulait voir ce que des levées de fonds comme la nôtre permettent de réaliser. De constater les résultats «de visu» motivent les troupes.

Malheureusement Claude qui avait remplacé Roger à pied levé, a dû décliner l’invitation de se joindre à nous pour des raisons professionnelles. Qu’à cela ne tienne, nous avons alors jeté notre dévolu sur un nouveau candidat dont nous devons taire le nom pour le moment, puisqu’il est en négociation serrée avec sa tendre moitié. Les vibrations sont bonnes, prions intensément St-Jude.

Suite à la réunion Étienne a travaillé fort et bien. Voici un compte rendu envoyé au groupe quelques jours après la rencontre . Vous remarquerez mes commentaires en rouge (ben oui faut toujours que je commente, c’est plus fort que moi…)

Voici la retranscription originale du message d’Étienne :

Bonjour gang,

Je suis en train de travailler sur le parcours pour la rivière aux Feuilles. Voici ce que ça donne. Ce qui complique, c’est les horaires d’avion. Mais voici d’abord les données.

_________ CARTE GOOGLE _________

J’ai fait une carte Google avec les principaux points sur la rivière:

Pour avoir une idée des paysages, voici des photos ajoutées par dessus la carte de Google:

_________ HORAIRE DE VOYAGE _________

Temps de descente de la rivière:

  1. Canot du lac Minto (km 292) à Tasiujaq (km 0) : 11 jours (détails à valider). BL : Ce qui fait 26km par jour, je pense que c’est réaliste
  2. Buffer de mauvais temps (hydravion qui ne peut décoller, trop de vent sur la rivière) : 2 jours
  3. Randonnée, pêche, congé : 4 jours
  4. Journée pour faire sécher le linge à Tasiujaq (si le matériel revient par bateau à l’automne) : 1 jour
  5. Buffer pour être sûr de ne pas rater l’avion du retour : 1 jour . BL : Ce qui fait 3 jours pour l’avion aller-retour. En fait on a seulement 1 jour de buffer d’avion ?

  1. Total de 19 jours de l’arrivée au lac Minto jusqu’au départ de Tasiujaq. Il faut ajouter le temps d’arriver au lac Minto (camion, hydravion) , plus le temps de revenir de Tasiujaq (Air Inuit ou autre).

Combien de jours de vacances a-t-on de disponible? Ca dépend…

  1. Par exemple : départ de Montréal le samedi matin11 juillet, retour à Montréal le samedi soir 1 août 2009. Total = 22 jours. Par contre, cela ne concorde pas facilement avec les horaires d’avion (voir plus bas).

  1. Autre exemple : départ de Montréal le samedi matin 11 juillet, retour à Montréal le mardi soir 4 août 2009 (à cause des horaires d’avoir). Total = 25 jours.

  1. A régler : combien de jours avez-vous de disponibles? Est-ce que 3 semaines et 2 jours est possible? BL : Pour moi c’est Ok. C’est un des voyages inoubliables de ma vie.

_________ OPTIONS POUR SE RENDRE AU LAC MINTO _________

Pour aller au lac Minto, on peut faire une combinaison de camion, vol commercial passager (Air Inuit / Air Creebec) et vol commercial freight. Chose certaine, ça va prendre un hydravion nolisé pour la dernière partie.

J’ai viré ça de tous les côtés, et il faudra peut-être faire preuve d’imagination pour trouver la meilleure solution. Entre autres, peut-être qu’en dépensant plus sur le vol commercial (ex. départ de Kujjuak!) on économiserait beaucoup sur l’hydravion??? En partant de Umiujaq (accessible par Air Inuit), la distance en hydravion serait deux fois moins longue qu’en partant de La Grande (Radisson).

Voici les points de départ possibles pour l’hydravion :

  1. Caniapiscau (Lac Pau?): camion, vol nolisé de Nolinor (en fait l’été c’est Air Saguenay qui offre le service)
  2. La Grande (Radisson) : camion, Air Inuit ou Air Creebec
  3. Kuujjuarapik (plus proche du lac Minto que La Grande) : Air Inuit
  4. Umiujaq‎ (encore plus proche du lac Minto que Kuujjuarapik) : Air Inuit
  5. Kuujjuaq : Air Inuit

À valider: comment rendre les canots jusque là? combien ça coûte? est-ce que c’est même possible?

Voici les options qu’on a pour l’aller:

  1. Camion (avec tout le monde) jusqu’au réservoir Caniapiscau, hydravion jusqu’au lac Minto. BL : Pas réaliste. Et infernal. On oublie ça, 20 heures de pick-up avec 6 grands (gros) gars. Juste le choix de la musique est un défi… Je sais je l’ai déjà fait.

  1. Avion (avec tout le monde) jusqu’au réservoir Caniapiscau (selon Leaf River Lodge, on peut y aller avec avion nolisé Nolinor, voir ) hydravion jusqu’au lac Minto. BL : Si je me souviens bien, Nolinor n’opère ce vol de 38 places que pendant la saison de la chasse au caribou qui commence le 12 août en 2009.

  1. Deux pagayeurs en camion jusqu’au réservoir Caniapiscau puis hydravion jusqu’au lac Minto, le reste du groupe en avion de Montréal à ? (La Grande? Kuujjuarapik? Umiujaq? Kujjuak? autre?) puis hydravion jusqu’au lac Minto. Donc le groupe est séparé et on se rejoint sur le lac Minto. Inconvénient : ça prends deux téléphones satellite. BL : Si le groupe est séparé et ne se rencontre pas en même temps, ça risque de créer un peu beaucoup de frustration. En plus qui conserve la bouffe, la trousse de premier soin, l’arme à feu, le GPS, les cartes etc…

  1. Deux pagayeurs en camion jusqu’à La Grande (Radisson), les autres les rejoignent par avion (Air Inuit ou Air Creebec), puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : C’est le scénario idéal, À La Grande il y a aussi NORDAIR (glenarsenault@hotmail.com) qui offre le service et la pourvoirie Mirage (lise.aubin@pourvoiriemirage.com) qui possède un hydravion assez puissant pour aller et revenir du Lac Minto sans refaire le plein (le modèle Turbo Otter, je pense, qui est assez rare). J’ai parlé aux 2 personnes au téléphone mais il faut les recontacter cet hiver pour avoir un prix ferme et réserver. Je pourrais faire revenir mon pickup dans la civilisation par mon fils. Faudrait le dédommager pour ses heures (20 heures aller-retour x $10.)

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à La Grande (Radisson), puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : Ça aussi c’est pas pire. Ça dépend du prix et du risque (assez grand) de ne pas recevoir tous nos bagages. Je vous invite à relire les aventures des gars de Toronto en 1986 qui ont attendu leur bagage sur Air Inuit pendant 2 jours à Umiujaq… Assez triste.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Kuujjuarapik, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : Après avoir contacté le frère de Bernard Aubin à Umiujaq, il m’expliqua qu’il n’y a pas d’hydravion dans ces petits villages Inuit du fait qu’il n’y a aucune demande ni des canoteurs ou chasseurs puisqu’ils partent tous du sud i.e. de La Grande ou Caniapiscau.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Umiujaq, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto (est-ce que le freight est disponible pour Umiujaq?) BL : je te confirme qu’il n’y a pas d’hydravion dans ces villages, que des avions sur roues.

  1. Freight et avion (tous) jusqu’à Kuujjuaq, puis hydravion ensemble jusqu’au lac Minto. BL : après recherche il n’y a qu’un seul compagnie d’hydravion à Kujuaq et c’est un Inuit Johny May qui possède la pourvoirie en face de Pyramid Hill sur la George. Il possède lui aussi principalement des avions sur roues (souviens-toi de la piste en terre battue)…

_________ OPTIONS POUR REVENIR DE TASIUJAQ _________

Pour les canots, trois options:

  1. Retour par bateau. Le matériel lourd peut revenir par bateau et arriver à Montréal en automne. C’est l’option la plus économique. Par contre, il faut absolument se prévoir une journée de plus à Tasiujaq, et se payer une chambre d’hôtel, pour faire sécher le linge. BL : Pas besoin d’hôtel. On peut coucher dans l’église (chapelle) et sécher son stock (expé. des gars de Toronto). S’il pleut à l’extérieur, on est comme foutu. Il faut prier le Seigneur

  1. À vérifier : coût de retourner le matériel par avion à partir de Kuujjuaq? On pourrait peut-être noliser un hydravion (ou avion sur roue) de Tasiujaq à Kuujjuaq… BL : Selon moi, beaucoup de $$$$

  1. Retour en hydravion (ou avion sur roue) avec tout le matériel jusqu’au camion dans le sud. C’est l’option que plusieurs pagayeurs prennent. Avantage: on conserve notre matériel, et on économise une journée plus une chambre d’hôtel pour faire sécher le matériel. BL Mais laisser mon pick-up flambant neuf à La Grande ne m’excite pas beaucoup. Mais on pourrait négocier un parking à l’aéroport.

  1. Si on revient avec le plan prévu (les gars en avion avec Air Inuit, les canots par bateau), c’est seulement le mardi qu’on peut partir le matin de Tasiujaq et arriver à Montréal le soir-même. Toutes les autres options supposent une (ou plusieurs) nuits à Kuujjuaq (et l’hôtel doit y coûter très cher!) BL : je vote pour mardi et vol direct.

    1. Départ de Tasiujaq le lundi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> mardi soir à Montréal
    2. Départ de Tasiujaq le mardi matin –> direct –> mardi soir à Montréal
    3. Départ de Tasiujaq le mercredi après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> jeudi soir à Montréal
    4. Départ de Tasiujaq le jeudi après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> vendredi soir à Montréal
    5. Départ de Tasiujaq le vendredi après-midi soir –> 3 nuits à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal
    6. Départ de Tasiujaq le samedi après-midi soir –> 2 nuits à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal
    7. Départ de Tasiujaq le dimanche après-midi soir –> une nuit à Kuujjuaq –> lundi soir à Montréal

Je devine que c’est pourquoi plusieurs groupes nolisent un hydravion pour revenir à leur camion laissé “dans le sud”.

____ À VÉRIFIER : HORAIRES DES AVIONS, PRIX DU FREIGHT ____

Avant de proposer un parcours final, il faut vérifier l’horaire des vols d’avion. Selon l’option retenue, il faut aussi vérifier les du freight.

Par exemple, ni Air Creebec ni Air Inuit semblent faire Montréal – La Grande le samedi. Aussi, avec Air Inuit, on pourrait arriver à La Grande le vendredi matin à 10h40, et donc prendre l’hydravion la journée même: on ferait Montréal – Lac Minto en une journée.

Si on utilise un service de freight d’Air Creebec ou d’Air Inuit, on pourrait peut-être se rendre à Kuujjuaraapik (ou même Umiujaq?), qui sont beaucoup plus proches du Lac Minto: on paierait peut-être notre hydravion moins cher, ce qui compenserait pour le billet d’avion plus cher?

BL: On m’a avisé que les horaires d’Air Inuit et Air Creebec peuvent changer au printemps. Faudra sans doute rajuster notre tir plus tard cet hiver..

BL : En passant, il y a aussi First Air qui offre un vol de Montreal –Kujuuaq, et c’est une filiale d’air Canda où on peut utiliser nos point Aéroplan pour payer, mais au gare au changement de date, c’est l’enfer avec les points…

BL : Va falloir nous diviser l’ouvrage à moins que tu t’offres comme volontaire. Moi je suis d’accord, Je te propose et te seconde aussi. Approuvé. Tu es vraiment le meilleur…

_______________ À RÉGLER _________________________

Combien de jours avez-vous de disponibles? (est-ce que 3 semaines et 2 jours est possible?) BL : 23 jours + 2 jours pour monter à La Grande ou Caniapiscau en pick-up ça fait 25 pour moi. C’est ok. En passant pour la George c’était aussi 25 jours (incluant le pick-up et le train à Sept-Iles).

Quel moyen prend-on pour se rendre au lac Minto? (quel est le coût réel des différentes options?) BL : Dès l’hiver faut faire des appels, confirmer les prix et les horaires.

Quel moyen prend-on pour revenir de Tasiujaq? (quel est le coût réel des différentes options?) BL : En effet…

Quand fait-on la prochaine réunion? BL : Après d’âpres négociations, la prochaine sera le mardi 7 octobre chez Maître Tremblay. Nous aurons sans doute l’honneur d’accueillir notre nouveau remplaçant.

Fâ ke cé sa kié sa! ;-)

_____________À FAIRE POUR LA PROCHAINE RÉUNION_________

Benoit : Voici mes notes prises lors de la dernière rencontre avec les choses à faire par responsable. Dorénavant à chaque réunion nous établirons la liste des choses à faire pour la réunion suivante.

J’y vais dans le désordre :

Gérald :

  1. Préparera sa fameuse tente moustiquaire (prototype no 637). Il nous en fera une démonstration. Moustiques optionnels.
  2. S’occupera de la conception d’un « Chapeau Bécosse », contenant un filet repliable « no-see hum » jusqu’à terre afin de faire nos besoins dans la tranquillité.
  3. Voir si IGA Crevier est ouvert à une commandite de bouffe
  4. Sera responsable de négocier une commandite de Sail à Boucherville. Voici ce que nous aurions besoin :
    1. Benoit : Dry suit, bottes de marche, GPS
    2. Mathieu : Sac de couchage, GPS
    3. Gérald : Dry Suit ?
    4. ?? Sacs de compression

Pierre-Marc :

  1. Menu et Bouffe. Suite à la perte de Claude, il reprend son trône.

Étienne

  1. Horaire + Transport par avion (passager et bagages)
  2. Contactera Esquif pour savoir si on peut s’acheter un nouveau Canyon (pour Pierre-Marc ?)

Benoit :

  1. S’occupera de la batterie et capteur solaire. Fera une démonstration à la prochaine réunion.
  2. Apportera le nouveau poêle qui chauffe avec de l’écorce et de la mousse, Juste pour voir.
  3. Contactera Kovac pour savoir si du bois est disponible en quantité sur la RAF
  4. Voir pour diffusion d’un documentaire
  5. Voir à diffusion du blog avec des commanditaires Internet.
  6. S’occupera de voir si nous pouvons obtenir un 2e téléphone satellitaire en commandite (pour blog)
  7. S’occupera de la commandite de temps de téléphone satellitaire (obligatoire)
  8. S’assurera de la venue du nouveau candidat.
  9. Verra à s’équiper d’un Pelican Case pour la carabine (cet item pourrait ne plus être nécessaire).

Mathieu :

  1. Verra à tout connaître de Jean Dupuis d’Air Inuit

Canots :

Benoit : Canyon – Esquif

Gérald : Explorer – Esquif

Pierre-Marc : Possibilité de s’équiper d’un nouveau Esquif

Voilà. Désolé si j’ai fait des erreurs mais j’ai retranscrit mes notes, illisibles entre 2 taches de sauce à pizza.

En passant si vous voulez voir la température actuelle sur la rivière aux feuilles, en temps réel, rendez-vous sur ce site excitant d’Environnement Canada. Aujourd’hui il a fait 0 degrés avec des rafales de vent de 46 km. J’ai hâte !

Benoit et Étienne.

Note 1: L’expression “Sous-mariner” est utilisé par les canoteurs lorsque qu’à la suite de la descente d’un rapide leur embarcation s’est complètement emplie d’eau sans pour autant chavirer. Il est toujours possible de manœuvrer l’embarcation mais avec précaution sinon c’est la fin des haricots.

Rivière aux feuilles 2009

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La promotion de la langue française au Canada sous la tutelle de Calgary

Depuis que je suis père j’ai découvert une télévision francophone de grande qualité, produite hors du Québec depuis 1987, « TFO » connu sous le vocable de la « Télé Française de l’Ontario ». Le succès de TFO dans ma chaumière s’explique surtout par la grande qualité de ses émissions pour enfants. Ma fille Gabrielle est une véritable accro de l’émission « Mini-TFO » une sorte de « Passe-Partout » intelligent, ludique et plein d’originalité. Une émission en ondes quotidiennement pendant 8 heures, soit de 6h30 à midi, de 15h00 à 16h30 et de 18h00 à 19h00, essayez de battre ça !

Depuis 1998, du fait de l’éloignement de mon chalet des grands centres, je n’ai pas eu le choix d’utiliser un diffuseur par satellite soit la compagnie Starchoice, propriété de Shaw Communications de Calgary. Pour limiter les frais, j’utilise aussi Starchoice chez moi à Repentigny. Et hors de question d’utiliser l’Express-Vu de Bell Canada, compagnie arrogante avec un service à la clientèle tout aussi condescendant.

Il y a une semaine ma fille qui sélectionnait machinalement son émission préférée, n’arrivait plus à la trouver. Finalement j’apprends avec stupéfaction que Starchoice a retiré TFO de sa grille de canaux. La raison affichée à l’écran : «Pour faire place à plus de canaux HD, Starchoice retire TFO de sa programmation… ». Aussitôt je me réfère à Google pour trouver cet article de Cyberpresse qui me signale que Starchoice n’a pu s’entendre avec TFO sur le paiement de droits de redevance et que pour mettre de la pression sur ces derniers, a retiré TFO de sa grille « manu militari».

J’écris alors à Starchoice qui me répond laconiquement la même bouillie pour les chats «la raison du retrait se justifie par l’ajout de canaux HD et bla, bla, bla». Devant le manque de transparence de Starchoice je mets en action mon clavier inquisiteur pour porter plainte au CRTC, à l’Office des affaires francophones du gouvernement de l’Ontario, à TFO, à l’Association des francophones de l’Ontario et tutti quanti…

Finalement mes démarches ont porté fruit, bien que ce ne soient que de petits fruits pour le moment. Je vous invite à lire la réponse par courriel du gouvernement de l’Ontario et surtout plus bas, leur lettre envoyée à Starchoice. Impressionnant.

Bonjour Monsieur Laporte,

Dossier Nº 08-09-002

Pour faire suite à votre courriel d’hier, il me fait plaisir de vous informer que nous avons effectivement fait une recherche sur le dossier que vous nous avez présenté. Avant de mener une enquête sur une plainte, le commissariat doit d’abord établir s’il a juridiction. Le commissariat a droit d’enquête sur les services en français offerts par les ministères et les organismes du gouvernement de l’Ontario assujettis à la Loi sur les services en français cependant la loi ne s’applique pas aux sociétés privées comme c’est le cas pour Starchoice.

Le commissaire partage toutefois votre déception quant à la décision de l’entreprise de ne plus diffuser la programmation produite par la chaîne TFO. C’est pourquoi nous avons communiqué avec Starchoice pour leur faire part de nos inquiétudes. Vous trouverez en pièce jointe une copie de la lettre qui leur a été envoyée.

Si vous le désirez, vous pouvez aussi entrer en contact avec eux aux coordonnées ci-dessous.

Mme Cynthia Rathwell
Vice-présidente, Affaires réglementaires et programmation
Star Choice Communications Inc.
440 Laurier avenue ouest, bureau 200
Ottawa ON K1R 7X6
Phone: (613) 234-6265 Fax: (613) 234-7502
Email: cynthia.rathwell@starchoice.com

En vous remerciant d’avoir pris le temps de porter cette question à l’attention du Commissariat, je vous prie d’agréer. Monsieur, mes salutations distinguées.

Jocelyne Samson

Commissariat aux services en français
Analyste principale, enquêtes
700, rue Bay Street, bureau 2401
Toronto (ON) M7A 2H8
tél.: 1 866 246-5262
ou 416-314-8292
téléc. : (416) 314-8331
courriel Jocelyne.Samson@ontario.ca

Voici plus bas une copie en PDF de la lettre expédiée par le gouvernement de l’Ontario à Starchoice. C’est vachement impressionnant de lire qu’un gouvernement à 95% anglophone fasse des remontrances à une entreprise anglophone sur la survie de la langue française au Canada. Une lettre solide, bien étoffée et qui me donne encore espoir de revoir TFO en ondes.

De plus ils ont fait parvenir ma plainte à Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles du Canada. C’était un gros morceau que j’avais oublié. Merci au gouvernement de l’Ontario qui finalement défend mieux les intérêts des francophones que nos bœufs de l’Ouest.

08-09-002-starchoice-tfofr

« Ne doutez jamais qu’un groupe de personnes puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qui s’est passé » Margaret Mead (1901-1978)

Opinion

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