February 2009

Le rocher de Sisyphe des familles de personnes handicapées

Au collège, l’Iliade et l’Odyssée d’Homère faisaient partis des lectures obligatoires.  J’étais déjà familier avec l’histoire fantastique d’Ulysse que j’avais vu le samedi après-midi, au décadent cinéma Vénus de mon quartier, à Joliette.  Pour 0,25$ on avait droit à un film de Samson, Hercule et Spartacus contre les gorgones aux cheveux de serpents, Goliath, cyclope ou cerbère des enfers, réfugié derrière un popcorn et d’une boisson gazeuse.  Les films de “sandales et d’épées” étaient mes préférés. On mélangeait allègrement les genres : mythologie grecque, romaine, les contes d’Homère, les “mille et une nuit”, mêlés à quelques références bibliques, le tout mariné dans la sauce hollywoodienne.  On n’y voyait que du feu… Mon acteur préféré était Steve Reeves, qui a fait des douzaines de films de série B dans les années 60, en Italie, en personnifiant Hercules, Samson et les autres héros musculaires de mon enfance.  Un espèce de Schwarzenegger avant l’heure.

Je me souviens des marins obligés de se ligoter au mat du bateau pour les empêcher de se jeter à l’eau pour aller rejoindre les sirènes qui chantaient sur les rochers.  Du haut de mes 10 ans, je les trouvais très séduisantes avec leurs algues sur les seins et leur queue de poisson.  Je comprenais ces marins qui plongeaient dans la mer pour goûter ces appétissants fruits de mer.  Ça devait les changer du hareng fumé.

Mais Sisyphe était plus sombre. Il avait défié le méchant dieu Tanathos, gérant de la morgue, qui emportait les humains en enfer.  Sisyphe était rusé et avait enchaîné le méchant Tanathos pour l’empêcher d’assouvir ses bas instincts.  Pour avoir défié les dieux, il fut condamné à rouler un rocher au haut d’une montagne, la voir redescendre et la rouler de nouveau au sommet.  Et ce éternellement.  En fait c’était une apologie sur la vie, qui nous oblige à travailler fort, prendre un peu de repos (quand la roche redescend) et ensuite rouler notre bosse de nouveau jusqu’au sommet.  Pendant un méchant bout de temps.

Ce préambule introduit mon propos sur le fardeau des parents d’enfants handicapés.  Ma réflexion portera principalement sur les familles monoparentales, plus fréquentes chez ces familles que la moyenne.

Pour notre part, élever un enfant handicapé nous a causé de nombreux soucis mais pas de façon exagérée.  Ma conjointe a laissé un emploi rémunérateur pendant 9 ans pour s’occuper intensivement de notre fille, en même temps que nos 3 autres enfants.  Elle occupe maintenant un emploi à temps partiel, à proximité de la maison, pour être disponible le matin et en fin d’après-midi.  Malgré des périodes difficiles, notre couple est resté uni.  Le fait d’être deux nous a aidé à négocier avec ce stress supplémentaire.

Depuis 10 jours, ma douce moitié a quitté le nid conjugal, pour rendre visite à notre fils aîné, qui termine sa maitrise en Suède.  Avec une amie, elle en profite pour faire le tour des pays scandinaves, en bourlinguant entre le Danemark, la Finlande et la Suède, en passant par l’Estonie et la Russie.  Pendant ce temps, je suis père célibataire.

J’ai heureusement de l’aide de jeunes gardiennes, tôt le matin, et pour son retour de l’école.  Et un coup de main de mon fils cadet, qui étudie à l’université. Je quitte habituellement vers 7h00 pour être de retour vers 19h00.  En milieu de journée, une grand-maman vient préparer le souper, faire un peu de lavage, l’épicerie et donner un coup de chiffon.  Le soir, en plus de finir quelques dossiers du bureau qui traînent, je la change, la cajole et la borde.

MAIS depuis le départ de sa mère, elle ne dort plus.  Notre fille qui normalement dort comme une buche, se promène toute la nuit comme une âme en peine.  Elle ouvre le téléviseur, fouille dans le garde-manger, fout le bordel dans sa bibliothèque et mène un boucan d’enfer.  Comme si elle me disait “Tu as laissé partir maman, tu vas payer pour ça”.

Je comprends maintenant la mère ou le père qui est seul avec une personne handicapée et qui n’en peut plus.  Et qui demande de l’aide, rendu au bout du rouleau.  Parce que leur nuit est aussi courte que leur patience, ces parents n’ont souvent aucun autre recours que de placer leur enfant en institution ou en famille d’accueil.  Leurs santé physique et mentale en dépend.

Suite à la mise sur pied de services de répits de fin de semaine et de vacances scolaires, offerts par les Répits de Gaby, Anne et moi travaillons sur un projet d’envergure où nous offririons du répit la semaine, pour des courts ou des longs séjours.  Un peu comme l’organisme Philou, nous aimerions offrir une bouée pour les parents qui n’en peuvent plus et qui n’ont plus aucune autre ressource que de placer leur enfant autiste. Il est primordial de sauvegarder la santé du couple, qui permet souvent de préserver le milieu de l’enfant autiste.

Il faut absolument empêcher que le rocher ne devienne si lourd, qu’il vous écrase, faute d’énergie et de ressource.

Autisme

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Traversez la rivière en groupe, le crocodile ne vous mangera pas

Une autre rencontre, en ce petit lundi soir de février. Nous sentons le groupe fébrile pendant que les bonnes nouvelles se déballent autour de la table. On aurait dit une assemblée de cuisine autour du candidat du parti de la loi naturelle. Notre professeur préféré nous reçoit dans son humble chaumière au son des blondes qui s’entrechoquent.

Tout d’abord à l’agenda : notre nouveau site web, notre vrai site est en ligne. Pas notre blog de travail mais notre vieux site revampé, jadis utilisé en 2005 pour la descente de la rivière George. Notre enseigne devient http://www.pagayerpourlautisme.ca (ou encore http://www.ppa2009.ca pour les intimes, bientôt disponible).

Cette vitrine est importante notamment pour sensibiliser la communauté au défi de l’autisme, pour les commanditaires, les médias, les supporteurs, les familles, les amis, les donateurs, les collègues et les amateurs de rivière. Et pour nos textes. La technologie Internet a fait un bond de plusieurs siècles depuis 4 ans. Maintenant nous pouvons facilement héberger et maintenir notre propre site. Il est aussi facile de générer notre propre liste d’abonnés, de comptabiliser le nombre de visites, d’abonnés au fil RSS et même de savoir qui parle de nous. De plus le téléchargement des textes à partir des berges de la rivière se fait simplement en envoyant un petit courriel. Impressionnant.

Notre vieux site web recevait encore plus de 300 visites par mois simplement parce qu’il était bien indexé en plus d’avoir atteint sa maturité avec les moteurs de recherche. Alors on récupère les vieux textes, on y met des photos de ce coin de paradis et on place le tout au four à 350 degrés…

Il reste beaucoup de boulot à abattre :

Étienne doit s’occuper d’obtenir l’embarcation manquante et de finaliser l’itinéraire des compagnies aériennes,

Benoit doit contacter le pourvoyeur sur la rivière, la compagnie de navire de marchandise, finaliser l’équipement de communication (laptop, batterie et satellitaire). Il doit rejoindre notre nouveau contact au village de Tasijuaq pour lui demander s’il est possible de lui expédier des vêtements propres à la sortie de la rivière. Il doit finalement dresser la liste du poids des équipements, des barils, des canots et des participants pour confirmer le poids total à transporter dans les hydravions et le bateau de retour. En notant les poids des gars on se rend compte que depuis 4 ans, ils n’ont pas trop abusé de la table…

Pierre-Marc et Anne (la moitié de Benoit) s’occuperont de la planification de la liste de nourriture pour préparer la grosse tombola d’ensachage. Une journée inoubliable où nous ensacherons 450 repas secs dans une dizaine de barils de 30 litres scellés (i.e. 3 repas x 25 jours de nourriture x 6 participants). Pierre-Marc à tout intérêt à ne rien oublier. J’ai ouï dire que le livreur du dépanneur du Nouveau Québec n’est pas fiable. Quatre semaines sans huile, farine, riz, pâtes ou chocolat chaud, ça risque de “scraper” nos recettes.

Gérald s’occupera de la liste d’équipement individuel manquant. Chaque participant devra s’assurer de lui faire parvenir sa liste de matériel à acheter afin d’obtenir le meilleur prix de gros (pas toi Gérald) auprès de notre commanditaire SAIL de Beloeil. Pour ma part, je dois m’équiper d’un nouveau Dry Suit, une tente 2 places 4 saisons, des bottes de marche légère, un nouveau GPS et un nouveau sac de mèche. Gérald doit aussi finaliser la commandite auprès d’un fournisseur de barres énergisantes. Il doit aussi terminer le prototype de notre toilette moustiquaire portative…

Jean-Pierre continue ses démarches pour l’arme à feu. Les vibrations sont bonnes pour obtenir le permis de transport. Il a fait plastifier toutes les cartes topographiques de la rivière (1/250,000). Même si nous avons plusieurs GPS, l’information est essentielle lors de randonnées pédestres sur les nombreuses montagnes qui t’entourent. JP travaille aussi à la planification de notre descente de pratique qui aura lieu du 22 au 24 mai sur la rivière du Milieu, au nord de St-Michel des Saints. Il s’agira de tester notre équipement de communication, nos tentes, Dry et wet suit, tente moustiquaire, équipement nautique et l’esprit de groupe. Nous espérons mouches, froid et pluie…On teste ou on teste pas ? Bande de pleutre !

Mathieu continue ses recherches pour les médias. Aussitôt les commanditaires complétés, un communiqué de presse sera émis et le vrai travail débutera. Un travail intense mais agréable.

Par expérience, les derniers mois sont éprouvants et grisants. Il faut établir les rendez-vous de corvées, de préparations d’équipements, de bagages et de bouffes.  Il faut bien jauger l’anxiété des troupes pour éviter les dérapages.  Nous vivrons collés collés pendant 4 semaines sous des cieux incléments et un environnement hostile. Comme le dit le proverbe africain, il faut rester uni sur la rivière pour éviter que les crocodiles ne nous mangent.

Un groupe affairé: Benoit, Gérald, Jean-Pierre, Mathieu et Étienne.

Rivière aux feuilles 2009

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Les “Flash Mob” où quand les gares sont prises en otage

L’idée avait germé dans la tête de quelques activistes en 2003 dans un Macy’s (grande surface) et en 2006 dans dans un Home Depot de Manhattan à New-York.  La motivation est plus artistique que sociale.  Sans avertissement les inscrits, contactés par Facebook ou autres réseaux sociaux, s’arrêtent de bouger pendant plusieurs minutes pour créer un buzz du tonnerre.  On a baptisé cet événement “FlashMob” ou “émeute spontanée”.

Mais le problème c’est que ce type de “happening” a été récupéré par les firmes de publicité et les grandes gares sont maintenant ciblées pour faire la promotion de téléphone mobile, comme à Londres en janvier, ou à New-York pour un nouveau laptop, il y a quelques jours.

Ces spectacles improvisés créent une commotion monstre en pleine heure de pointe et congestionnent tout le réseau. Mais le résultat est particulièment impressionnant.

Grand Central Station à New-York avec ses centaines de badauds immobiles

Celui de Londres en janvier 2009 pour TMobile (mon préféré)

Celui de New-York en février pour les PC VIAO (Sophisticated Babe)

Pour lire le blog de l’organisateur de celui de Grand Central Station et Home Depot

Internet et Web

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The Day the Music Died

Il y a quelques temps je traitais de l’impact du web sur les publications imprimées, magazines et quotidiens.  Nous assistons à [cref c%e2%80%99est-assez-je-te-quitte la fermeture inexorable des imprimés] qui ne se sont pas adaptés au rouleau compresseur du Web.

La musique est une autre institution qui n’est pas épargnée par l’Internet.  Dès les premiers balbutiements des fichiers MP3, les adopteurs précoces (early adopters) ont compris que la diffusion de ce format venait de signer l’arrêt de mort de la distribution traditionnelle de la musique.

MP3

Après de nombreuses expérimentations, les firmes de recherches impliquées dans l’élaboration de fichiers musicaux plus légers que les traditionnels WMA WAV ont donné naissance, au milieu des années 90, aux fichiers MP3.  Au mileu des années 80, les mélomanes qui n’ont pas cru à la froideur du CD ont encore plus levé le nez sur ce format musical synthétique.  J’étais un de ceux là.  Parce qu’en fait les fichiers MP3 ne sont pas compressés mais amputés des composantes basses et aigues que l’oreille ne détecte pas (ou peu).  Mais je vous garanti que la première fois que j’ai écouté “Time”  de Pink Floyd ou encore “She’s leaving home” des Beatles, je savais que ce n’était pas la vraie chanson, mais une version édulcorée de l’originale.  Quand tu as écouté 100 fois la même chanson, tu es en mesure d’identifier une version tronquée.  Un peu comme un plat que tu déguste plusieurs fois par semaine depuis ta naissance;  tu peux facilement déceler si quelqu’un retire une épice ou modifie la qualité d’une composante de ton plat préféré.

Disque vinyle

J’ai longtemps boudé les MP3.   Il faut comprendre que j’ai grandi dans la vague Beatles, du vinyle, de la stéréophonie, des hauts-parleurs de la grandeur des autos d’aujourd’hui et des messes mystiques d’Harmonium;  la musique froide, codée en bites 1-2-1-2, me rebutait.

Un jour mon fils ainé m’offrit d’acheter un disque dur portatif où chacun de mes enfants me copia leurs albums (mal acquises?).  En une seule soirée, je me suis retrouvé avec plus de 10 000 albums dans le creux de ma main. En quarante ans j’avais, de peine et de misère, acheté plus de 5 000 vinyles (et 2 000 “45 tours”) et 3,000 CD;  mes enfants m’ont copié la même quantité de musique en quelques minutes.

Il n’y avait plus de doute, la fin était proche.

Itunes

L’acquisition d’un IPod Touch l’an dernier a ébranlé mes convictions.  Finalement Apple respectait les droits d’auteurs en ne permettant pas à quelqu’un qui achetait un fichier sur Itunes de le partager.  Itunes bloquait la distribution en créant des fichiers propriétaires (AAC) avec mot de passe.  Il y avait de l’espoir.

Cette semaine, je lis qu’Itunes abandonne cette croisade.  Les fichiers pourront être partagés.  Le dernier bastion de résistants s’effondre.  La guerre est finie.  Les utilisateurs ont gagné.  Vraiment.  Peut-être ont-ils tué la poule aux œufs d’or ?

Sirius

La musique est essentielle à mon équilibre vital.  Pendant que je travaille dehors, dans mon garage, mon sous-sol, que je marche, pense, dors, peinture, mange, relaxe, pellete mon toit ou fend une corde de bois, la musique m’accompagne. Dans ma bagnole, je me suis équipé de Sirius, la seule radio par satellite disponible.  Elle m’offre un nombre dément de stations, sans pub et de qualité exceptionnelle.  Vous aimez le “rap-métal-électronique-trash-symphonique” ? Il y a surement une station qui l’offre.  De la segmentation de marché insensée.  Il y a même des stations 24 heures/7 jours de musique d’Elvis, de Sinatra, de Bruce Springsteen, de Led Zeppelin et de Grateful Dead !  Je ne savais même pas que les “Dead” avaient suffisamment d’albums pour couvrir 24 heures de diffusion.

Mais étrangement le canal Rolling Stones a été retiré  et aucune station “Beatles” n’existe.  Probablement que les détenteurs des droits, assoiffés de profits, refuse d’offrir leurs trésors en pâture aux minables de la radio satellite.

Mes soirées avec Tom & Bob

J’ai découvert une station qui rencontre mes critères d’auditeurs blasés. Un poste qui m’offre des artistes de qualité mais des pièces que personne ne connaît.  Deep Tracks offre des spectacles non-disponibles en magasin, des compositions d’auteurs des 60 et 70, des bijoux inconnus de Steely Dan ou Simon & Garfunkel mais aussi des pièces de groupes undergrounds comme MC5, Humble Pie, Status Quo, Yardbirds ou Uriah Heep.  Du bonbon pour nostalgique. Plein de nouvelles recettes de mets que j’adore.

Hier soir, notre DJ était Tom Petty avec son émission “Buried Treasure“.  Il n’était pas en entrevue.  Il était l’animateur en direct et « me » parlait directement dans mes hauts-parleurs.   À chaque 3 pièces il nous racontait des anecdotes de ses gigs avec Georges Harrison, AC/DC, U2 ou autres bluesmans américains.  Un moment de radio comme il en exsite peu.  Il y a aussi son pote Bob Dylan qui vous accueille, 4 fois par semaine ,avec son “Theme Time Radio Hour”.  De la musique, directement de la bouche du cheval…

La fin ?

Mais ce matin en lisant mes nouvelles, j’eu un choc comme Don McLean lorsqu’il a vu, sur le pas de sa porte, que Buddy Holy venait de mourir.  Sirius est en faillite! Même avec 20 millions d’abonnés, Sirius croule sous une dette de $3,25 milliard et ne peut plus survivre.  Pas étonnant avec le salaire de 100$ millions versé au minable Howard Stern pour ses propos scato, racistes et “French Bashing”.

On fait disparaitre la musique de qualité, pour la remplacer par des MP3 qui sonne comme du “AM”.  On ferme les chaînes par satellite de qualité.  Sommes-nous condamnés à écouter de la radio médiocre qui crache un son de piètre qualité ? Sommes-nous finalement prisonniers du nivellement par le bas ?

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40 ans à attendre le train

Depuis 23 ans, j’habite Repentigny, joyau de la couronne nord de Montréal.  Avant d’y élire domicile, j’ai grandi plus au nord, à Joliette, coquet hameau tressé dans les méandres de la rivière L’Assomption.  J’ai complété mon cours universitaire sur le Mont-Royal et occupé plusieurs postes l’été, au centre-ville de Montréal, tout en habitant chez mes parents à Joliette.  Je connais bien le défi des banlieusards et surtout le stress de “navetter” matin et soir vers la grande ville.

Chaque année, pour me rendre au travail, je parcoure une distance de 17,000 km (46 semaines x 5 jours x 74 km). J’égrène en moyenne plus de 2h30 quotidiennement en transport, soit l’équivalent de 575 heures, représentant 14 semaines de 40 heures de travail non rémunérés. Si je recevais un maigre 10$ pour chacune de ces heures perdues, je serais plus riche de 5 750$ par année. Un coût énorme pour moi et pour toute la société.

Depuis quelques années, j’ai découvert le transport en commun à partir du stationnement incitatif de Pointe-aux-Trembles, une véritable bénédiction des Saintes-Évangiles.  Ce mode de transport me permets de ménager ma monture et mes nerfs.  Cette autobus express transporte les pâles cols blancs de leurs banlieues dorées vers le centre-ville.  Malgré le goulot d’étranglement de la “cahotique” rue Notre-Dame, c’est le meilleur moyen de préserver ma santé mentale et mon système nerveux, rudement éprouvé pendant toutes ces années.

Ce demi-cauchemar se terminera dans moins de 18 mois. Tous en voiture, le train arrive ! Le “train de l’Est” que l’on nous promet depuis que j’habite dans Lanaudière (i.e. depuis toujours) arrive en gare.  On planifie 5 départs le matin, un le midi, 5 le soir avec un autre en fin de soirée.  Je me pince sans encore sentir une sensation. Mon esprit suspicieux n’arrive pas à y croire.

La conspiration

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le train de banlieue dans Lanaudière existait jusqu’au début des années 70.  Il a été démantelé dans la foulée du scandale du démembrement des réseaux de trains, orchestrée par l’industrie des fabricants d’autobus, d’essence et de pneus, vers la fin des années 50.  Suite à ce complot, connu sous le nom de “Great American Streetcar Scandal“, Montréal a détruit tout son infrastructure de tramways et une partie de des trains de banlieue.  Comme récompense GM offrait en échange de beaux autobus flambants neufs et gratuits et par le fait même encourageait la consommation d’essence et de pneus.  Par contre les villes devaient se débarrasser des voies ferrées, tramways et trains en les empilant avant de les brûler.  C’est payant pour l’industrie: un train dure 50 ans mais un autobus, la moitié moins.  Un scandale qui a été révélé dans plusieurs reportages et livres.

•    “The Great GM Conspiracy Legend: GM and the Red Cars”, Stan Schwarz
•    “Conflict of Transportation Competitors”, Akos Szoboszlay
•    “The StreetCar Conspiracy: How General Motors Deliberately Destroyed Public Transit”, Bradford Snell
•   ” Paving the Way for Buses – The Great GM Streetcar Conspiracy, Part I – The Villains”, Guy Span, baycrossings.com

Impact social

L’arrivée du train aura un impact majeur sur cette banlieue homogène, à peu près sans quartier défavorisé et industrie lourde.  Le prix des maisons grimpera rapidement, au même rythme que leurs taxes.  Sa trame sociale changera et perturbera la quiétude des “Bungalow Bill”.  Mais en revanche ils subiront moins de bouchon, de pollution et de retard. Des familles abandonneront leur 3e ou 2e bagnoles. Des jeunes qui auraient déménagés en ville pour étudier, demeureront dans leur douillet faubourg.

Chicane dans la cabane

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.  Les villes au nord de Repentigny sont insatisfaites du fait que le train ne s’arrêtera pas chez eux, bien que la voie ferrée y soit disponible et en bon état. Le gouvernement a opté pour la construction d’une voie ferrée entre les 2 voies de la 640 pour rejoindre Mascouche. Un projet selon moi complètement inutile, puisqu’une voie ferrée existe déjà à Mascouche (appartenant au CP) et qui serait disponible aux trains de banlieue.

Espérons que ces tractations intestines ne retardent pas le lancement de ce train.  Un train qui desservira chaque jour plus de 5 500 voyageurs, présentement prisonniers de la circulation pendant 14 semaines de 40 heures chaque année.

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Photos des sculptures de glace de St-Côme

Grâce à un plugin assez intense de Wordpress.com (Piclens), semblable à Flickr, voyez quelques photos du Festival de sculptures de glace du petit village de St-Côme (St-Côme en glace), dans Lanaudière, en février 2009.   Des oeuvres photographiées le jour et aussi la nuit. Cliquez en bas à droite pour voir les 6 photos en plein écran.

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Ma caméra

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Le commerce équitable: quand le sud convoite le nord

J’ai croisé l’autre soir une horde de très jeunes gens, disséminés sur plusieurs coins de rue à Toronto.  Habillés de “jumpsuit” orange fluorescent, ils avaient l’air de beaucoup s’amuser.  Ils distribuaient des tracts en interpelant amicalement les badauds.  Il y en avait partout et n’avaient pas l’air de nos habituels quêteux et illuminés de coin de rue.

Après plusieurs pâtés de maison, j’ai finalement succombé et ramassé ce dépliant.  Pas de bande de Gaza, de couche d’ozone, de baleines, de fonte d’iceberg ou de sida.  On y traitait seulement d’un sujet « Le Fair Trade », de commerce équitable.

J’ai eu de nombreuses discussions avec mes grands enfants sur ce sujet.  Papa tu ne devrais pas acheter chez WalMart, tu ne devrais rien acheter chez Costco, encore moins dans les magasins à rabais;   ils ne pratiquent pas le commerce équitable et exploitent leurs employés.  Au début je riais de leur lubie, que je comparais à nos campagnes pour la paix de la fin des années 60 ou encore du « No Nukes » de la fin des années 70.

Économiste de formation, je comprends pourquoi les pays émergents et pays en développement (autrefois appelés “sous développés” et y a pas si longtemps “Tiers Monde”) n’obtiennent pas leur part de la tarte du commerce international.  Ce sont généralement de petits producteurs isolés de biens de consommation peu transformés,  cultivés ou produits à grande échelle dans plusieurs autres pays émergeants, que l’on destinent aux pays riches.  Ces petits pays se heurtent à de déraisonnables quotas ou des tarifs douaniers exorbitants pour les empêcher d’accéder à ces grands marchés.  Quand il y a peu ou pas de barrières tarifaires ou de quotas, ces petits pays se battent alors contre des systèmes organisés de subventions offerts aux agriculteurs du nord et aux producteurs de matières premières ou manufacturées.

Peut-on vraiment espérer fissurer cette forteresse immuable en achetant du chocolat, du café ou des vêtements à des prix plus élevés que le prix du marché? J’en doute. Mais je me permets de rêver.

J’achète très peu de biens de consommation importés de ces pays en développement.  Ma consommation de tam-tams, burnous, masques vaudous, burka et jalaba ont beaucoup diminué ces dernières années ;-) .  Ma courbe de demande ne croise pas souvent  la courbe de leur offre. C’est ce que je croyais.  Mais en examinant attentivement ma consommation de tous les jours, il y a beaucoup de produits de ces régions sur le tapis roulant de ma “grocerie” préférée.  Bananes, café (beaucoup), riz, mangue, cacao, coton, sucre, noix, quinoa, épices, farine, miel, vin (Chili), poisson, tapis, meubles…

Mais peut-on vraiment influencer le développement de ces pays et diminuer la pauvreté en achetant ces produits supposément équitables ?   D’abord le sont-ils vraiment équitables?  Y’a-t-il vraiment un label fiable?

Il existe plusieurs standards mais ce label n’est pas unique. Il n’existe pas d’organisme indépendant qui certifie ces produits.  Ce sont ceux la même qui dresse les standards qui certifient ces mêmes produits. Il existe même des labels “équitable et biologique”.  Grosse commande.  Beaucoup doutent que ce soit vraiment surveillé et contrôlé.

Il y a aussi les prix artificiellement élevés de ces produits.  Ces prix dopés font entrer plusieurs producteurs sur le marché et font baisser les prix des producteurs non-équitables en les appauvrissant encore plus. Ces prix plus élevés ont le même effet qu’une subvention et créés encore plus d’insatisfaction entre les producteurs d’un même pays.

Il y a aussi la qualité douteuse de beaucoup de ces produits.  Il vous suffit de visiter une boutique de produits dits équitables comme il en existe sur le Plateau Mont-Royal.  Café qui goute la cendre, chandail en coton qui se déforme au premier lavage, chemise qui ressemble à un torchon aussitôt portée, meubles chambranlants… Ce n’est pas toujours vrai mais c’est la perception.

Si demain matin nous faisions disparaitre tous nos quotas agricoles ou nos barrières tarifaires,  de grand pans de mur de l’économie du nord s’écrouleraient.  Au Québec, par exemple, les industries laitière et aviaire disparaitraient probablement pour laisser entrer les producteurs des pays pauvres, avec des prix plus bas. Rappelez-vous quand les barrières ont été levées sur les vêtements, les souliers ou le textile dans les années 70.  L’Inde, la Chine, le Vietnam et beaucoup de pays orientaux ont aussitôt fait perdre des milliers d’emplois à ce secteur traditionnel de notre économie, maintenant moribond.

Finalement tout le débat sur l’achat local et l’impact du transport de ces biens sur les gaz à l’effet de serre doit aussi être considéré lorsque l’on achète un produit du sud versus un produit local.

En règle générale, j’achète des produits de qualité, en payant le meilleur prix possible.  À prix égal, je privilégierai un produit québécois ou fabriqué près du Québec.  Si aucun produit local n’est offert, à qualité égale, j’achèterai un produit qui porte un label “d’équitabilité”, même si je dois payer une petite surprime.  Malgré que je n’ai aucune garanti que ce label soit valable.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, lisez cet excellent texte tiré de “Ecolo Asso”, un site français, s’intitulant “10 objections majeures au commerce équitable”

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Sarkozy, le petit

J’ai fait un rêve.  J’ai rêvé que le Québec intervenait dans les affaires de la France en les accusant de maltraiter ses minorités  dans les banlieues incendiées de Paris.  Un brasier qu’a nourri leur nabot de président en les traitants de “racailles à nettoyer au Karcher” (nettoyeur à pression).

J’ai aussi rêvé que M. Bruni insultait les québécois (du moins la moitié d’entres-eux) en les qualifiants de “sectaires”.  En me réveillant, j’ai ouvert le dictionnaire.  Je vous laisse juger par vous même:

Définition de sectaire (n. m.): Adhérent d’une secte religieuse qui, désavouée par une Église, s’insurge contre elle.  Un sectaire fougueux, opiniâtre. La doctrine de ces nouveaux sectaires est fort dangereuse.  Il se dit aussi, dans le langage courant, de Ceux qui professent des opinions étroites, intolérantes et violentes. Adjectivement, Un esprit sectaire.

Definition du mot “sectaire” selon : Dictionnaire de L’Académie française

En espérant qu’il ne me fera pas virer de mon emploi.


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C’est assez, je te quitte !

Après 30 ans d’irréprochable fidélité, la décision a été difficile à prendre, mais j’ai décidé de te laisser.  Tu étais pourtant toujours disponible pour moi très tôt le matin.  Je prenais toujours mon café en ta compagnie. Nous passions des heures ensembles au retour du bureau et de longs dimanches matins au lit.  Mais tout ça c’est bien fini.  Plus jamais je ne te prendrai avec moi, plus jamais tu ne laisseras ta marque sur mes mains, plus jamais tu ne me feras réfléchir ou sourire.   Ma décision est irréversible.  Je résilie mon abonnement à mon quotidien préféré.

Cette décision me trottait dans la tête depuis quelques temps.  Depuis que ma compagne de vie et moi, le matin, sautions la clôture avec nos laptops, pour lire nos nouvelles dans nos agrégateurs RSS ou encore sur nos sites de nouvelles préférés.  Je t’ai même trompé, chez ma dentiste, en lisant des articles sur mon “Ipod Touch”.  Je peux maintenant lire les grands journaux américains, des webzines spécialisés, feuilleter les quotidiens “canadians”, les grandes publications européennes, Libération, Le Monde et même le blog de Barrack ou celui de Seth Godin.  Je n’ai plus besoin de toi, media maintenant obsolète.

Chaque fois que je te jetais dans le grand bac bleu, j’avais un pincement au cœur. Tu restais souvent intacte, avec tes couteuses pubs glacées au centre.  Le samedi, un kilogramme de papier, à peine feuilleté, se retrouvait dans le grand glouton à roulette. En pure perte.

La lente disparition des imprimés

Cette fin de semaine, j’ai vu les usines de récupération encombrées de centaines de tonnes de papier dont personne ne veux.  J’ai vu dans un coin le ballot de papier que j’ai généré cette année.

J’ai vu des journaux britanniques, vieux de 200 ans, fermés leurs portes ou migrés vers le web.  J’ai vu la fermeture du San Franscisco Chronicle, du LA Times et la banqueroute des 2 grands quotidiens de Détroit (Detroit Free Press et Detroit News).  J’ai vu les votes de grève au Journal de Montréal (et de Québec) et à La Gazette.  J’ai vu la déchéance des « moulins à papier » au Québec et partout dans le monde.  J’ai vu les imprimeries du géant Quebecor World fermées une à une, pour finalement se refugier sous la loi de la faillite.

J’ai honte mais je n’ai pas le choix,  Je ne peux plus payer 500$ par année pour soutenir une industrie moribonde.  Je sais que le papier que je n’achèterai plus empêchera de couper plusieurs arbres. Mais coupera plusieurs emplois. Mais je dois m’adapter et l’industrie, de même.

L’apparition des quotidiens gratuits ont planté le dernier clou de ce divorce de société.  En nivelant par le bas, ces nouvelles feuilles de choux ont jeté le discrédit sur ces jadis nobles journaux, en traitant l’information comme du “fast food publicitaire”.  L’absence de dossier de fond, d’éditorialiste et de réflexion,  nous a mené tout droit au site d’enfouissement.  Celui là même où nous enterrerons cette vénérable institution, née du rêve de Gutenberg.

Environnement
Internet et Web

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Dépendance au CyberCarnet

Aujourd’hui est un grand jour.  Je sors du garde-robe.  Comme beaucoup de dépendants affectifs du web, je l’avoue, je suis un “blog junky”.  Et je m’assume.  Plusieurs passent leurs soirées sur Facebook, ou à tuer des allemands en réseau, ou à chatter avec des “étranges”.  Moi, je suis accrocs au “WeB-log”.  Sans doute ma personnalité “Janette Bertrand” qui sommeille dans mon subconscient.

Un blogue me rappelle un peu les lignes ouvertes à la radio. On trouve ce type d’émission totalement éculé mais on y prête quand même l’oreille.  Ces tribunes collectives vous donnent le pouls du “Populus Barbarum” aussitôt que se produit un événement ou circule une nouvelle.  Comme beaucoup de ces “radios poubelles”, ce qui circule sur la blogosphère est souvent de piètre qualité, marginal et du “bitchage” souvent gratuit.

Genèse des blogues

Un blogue est, par définition, un texte publié chronologiquement, mais inversé, qui offre aux internautes la possibilité d’y faire des commentaires et de générer un débat.  Grâce à l’apparition de «systèmes de gestion de contenu» faciles à utiliser, des milliers de blogues ont fait leur apparition sur le web. Un des premiers blogues en français a été mis en ligne dès les premiers jours du Web, en 1995, et s’intitulait  « Montréal, soleil et pluie ». Ce blog préhistorique est d’ailleurs encore en ligne.

Selon Wikipedia, le premier blogue d’un journaliste aurait été écrit par un franco-ontarien, Jonathan Dubé, qui a décrit la progression de l’ouragan Bonnie, en 1998, pour le New-York Times.

Évolution du blogue en 12 temps

Sans pour autant vouloir tout couvrir, j’ai voulu vous donner un aperçu d’une douzaine de types de blogues que je croise chaque jour. Embarquez, on n’ira pas vite.

Blogues de journalistes

Ces blogues ont évolués suite à l’apparition des premiers webzines (journaux et magazines web) qui permettaient aux journalistes de débattre en ligne.  En fait des éditoriaux avec la possibilité de réagir immédiatement.  Le courrier des lecteurs en “temps réel”.

Blogues d’affaires

Avec l’apparition des Adwords et autres “Pay Per Click”, sont nés les blogues d’affaires. On écrit sur la confrérie et les grands courants d’affaires.  Comme une carte de visite élaborée, tu en profite pour faire la promotion de ton expertise en ligne. Si en plus tu génère une masse critique, tu pourras y inclure de la publicité contextuelle qui te rapportera des sous. Y faut bien payer le loyer.

Je suis abonné à plusieurs de ces blogues qui sont souvent générés par une famille de rédacteurs payés à la pièce.  Trop de ces blogues vous bombardent avec plusieurs “post” chaque jour.  Comme des publisacs, ont les mets dans le bac de recyclages par manque de temps.  J’en ai présentement 403 non lus.  Voici quelques spécimens qui remplissent mon agrégateur de fil RSS: Read Write Web et Makeuseof . Des contenus intéressants mais la fréquence de livraison est trop intense…

Blogues d’opinion

Un grand pourcentage des blogues aujourd’hui.  Des opinions sur tout et sur rien. Des commentaires de qualité et d’autres insipides.  Dans le top 25 des plus grands blogs, la majorité sont des blogues d’opinion.  Des éditorialistes en devenir.

Blogues photos

Tu poste tes photos sur Flickr, et ta communauté passe des commentaires et en discute.  Cette approche est maintenant intégrée à même les réseaux sociaux comme Facebook. Si tu veux que ton album de photos de famille soit vu par le monde entier…

Blogues Vidéo (vlog)

Même approche que le précédent mais avec des vidéos.  Si tu montre tes propres vidéos en ligne, attends toi que ta vie ne t’appartienne plus.  Sinon tu partageras les vidéos des autres, qui sont souvent aussi spectaculaires que faux.

Blogues d’humeur, blogues perso, blogues intime

Surnommé « journal extime » par Michel Tournier parce que vous partagez vos émotions avec les autres. Généralement pauvre en contenu. Une façon de se psychanalyser sans avoir à payer quelqu’un pour nous écouter.  On se lamente sur tout et sur rien. À consommer avec parcimonie pour ne pas vous mettre à déprimer vous-mêmes.

Blogues de drunkies

C’est du matériel pour voyeur.  On raconte sa dernière brosse avec tous les détails juteux.  On patauge dans leur vie comme une grenouille dans la vase.  Déprimant.  Mais intéressant à consulter si vous aimez analyser les phénomènes de société. Un peu comme si on fouillait dans les poubelles du voisin.

Blogues de “ti-Jos connaissant”

On trouve beaucoup de ce type de  blogues sur le sport, sur les maniaques de transport (avion, train, auto…) ou les geeks d’informatique. Attention, on a tous un “ti-Jos” qui dort en nous.

Blogues de matante

On y discute recette, tricot, tache sur le tablier, bébé ou infection à levure. Des forums recyclés avec un webmestre qui part le débat par un court article.  Très pointu.  Pas d’intérêt si vous n’entrez pas dans leur “segment de marché”.

Blogues de recycleurs

On copie à qui mieux mieux les nouvelles des sites spécialisés, les blogues des autres ou les opinions glanées sur le web.  Généralement vous y voyez des tonnes de publicités contextuelles (Adsense) ou d’affiliation (Amazon). Comme le grand philosophe Frank Zappa nous disait : We are only in it for money.

Blogues satiriques

Beaucoup d’humoristes nourrissent leurs blogs de critiques sarcastiques et méchantes.  Sans aucune retenu, ils tirent sur tout ce qui bouge sans beaucoup de discernement. André Arthur, mais en plus drôle.

Blogues d’entreprises

Une mode où l’on tente de vendre ses produits en utilisant un faux dialogue “entreprise-client”.  Beaucoup de compagnies s’y sont brûlées les ailes. Assez dangereux si votre marque de commerce est faible ou mal perçu par le public.

Bref

Je n’ai pas voulu donné trop d’exemples de blogs québécois pour ne pas trop enflammer le débat.  Si vous voulez en connaître plus sur les blogs francophones (majoritairement de France) les plus populaires consultez Wikio qui vous donne la liste en temps réel des 300 blogs les plus populaires, par genre.  Amusez vous et faite attention à l’intoxication latente.

Lâchez l’internet et multipliez-vous!  Si vous n’êtes plus capable de vous reproduire, comme tous les membres de la Baby Boomerie, alors faites semblant…

Internet et Web

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