March 2009

Les groupes de Facebook les plus bizarres

Toujours en restauration de ma vieille dépouille, je passe le plus clair de mon temps à dormir.  Alors aujourd’hui pas de profonde analyse sur le Darfour ou sur la junte militaire au Myanmar.  Je vous offre  les groupe Facebook les plus absurdes que j’ai croisé.

Les groupes de filles

fbdickhead

fbprincesse

Les groupes politico-bidons

fbusa

fbhitler

Les groupes de drunkies

fboutrance

fbricard

fbcuite

fbalcool

Les groupes d’affamés

fbgoinfre

fbfrigo

Les groupes malicieux

fbthumb

Les groupes “Suis-je un looser?”

fbbordel

fbfrench

fbmotivation

Les groupes “Suis-je un looser agressif?”

fbbaffe

fbslowwalking

Les groupes “WTF”

fb6milions

fbami-inutile

fbcellphone

fbleaf

fbspermato1

Les groupes “Quand j’étais jeune”

fbmode

fbnintendo

Les groupes “vieux cochons”

fbapoil

Les groupes “Sauvons Facebook”

fbsavefacebook

Les groupes de “Stars”

fbchucknorris

fbcoyote

Mes groupes préférés

fbmarre

fbpointless

fbcrack


Internet et Web
Plaisantin

Comments (2)

Permalink

50 blogues personnels à découvrir

Il y a quelque temps, je brossais un tableau des catégories de blogues qui sévissent sur le web. Les blogues personnels ? J’avoue que je les parcours  par voyeurisme, mais aussi pour nourrir mon imaginaire.  Je ne regarde pas de téléroman, je ne lis pas de roman et j’évite de lire des revues “d’artisse”.   Je lis les blogues de gens qui manient bien le clavier et qui décrivent leur existence de façon singulière.  Ces blogues sont à peu près tous manufacturés au Québec.

J’y ai choisi des blogues originaux, du quotidien mais aussi des blogues noirs.  Loin de moi l’idée de les classer.  Je les ai listé dans le désordre.  Entre parenthèses, j’ai ajouté leur “Page Rank“, indice phare de Google.  Si vous êtes gentils, je vous révélerai ma liste des blogues professionnels que j’affectionne.  Mais pas tout de suite.

Vous y trouverez le nom du blogue, le “Page Rank” et le slogan tiré de la page d’accueil ou du profil.

  1. Scoth & Sloche (3) Un étudiant en lettres. Très belle facture. Des billets courts et singuliers.
  2. Renart L’éveillé (5)  “Carnet résistant”. Blogue attrayant avec beaucoup de viande. Les opinions sont percutantes et ne vous laisseront pas indifférents.
  3. Le ciel est bleu (3)  Un blogue à droite sur l’autoroute plutôt gauchiste de la blogosphère.  Je vous avais averti.
  4. Hier, j’étais chaud (4)  “Mon sens de l’humour est meilleur quand je suis pompette.  Le reste du temps chus en tabarnak.  J’aimerais bien être quelqu’un de droit mais je manque d’équilibre”. Un bon résumé du profil
  5. Ni vu, ni connu de Martine Pagé (5)  Une scénariste et son blogue bilingue.  On y parle beaucoup de cinéma.
  6. Il blogue (4)  “Parce que les répercussions sont moindres!”  Amusant et éclaté. Dru avec beaucoup matière, pas toujours grise.
  7. Moi et ma grande gueule (3)  “Essayez donc de me faire taire juste pour voir!”  Le journal d’une femme post-moderne.
  8. The Citizen (2)  “Parce qu’il faudra bien que j’sorte de chez nous!”  Un autre blogue intimiste.  Mais celui-là, il a un ti quekchose de différent.
  9. Un taxi la nuit (5)  de Pierre-Léon Lalonde. Déambulations nocturnes d’un chauffeur de taxi montréalais. Un des incontournables de notre petite blogosphère.
  10. Rappaz – Blogue à l’abandon (4)  Gauchiste, anarchiste, absurdiste, comme on les aime.
  11. Vacuum II Scrapbook (4)  “Cahier spicilège de Christian Mistral”. Un fouillis d’auteur. Pour ceux qui aime ses fouillis.
  12. Flavor of Chabot / Saveur de Chabot (4)  “Les nouveaux champions de ce monde sont les buveux de thé”. Un design hallucinant.  Épileptique s’abstenir.
  13. Les humeurs d’une ex-pucelle (3)   Tout un programme.  Blogue de fille avec un choix d’une bonne vingtaine d’humeurs.  Soyez gentil avec elle.
  14. Suivi des coups de tête (2)  “Question de ne pas la perdre”.  Un très beau site avec une photo de “La victoire de Samothrace” du musée du Louvre.  Une française en cavale.
  15. Le jour des vidanges (4)    Humour noir et police de caractère multicolore. Commandité par EBI ?
  16. Mes coups de gueule dans ta face (3)   Un blogue déjanté.  Je ne suis pas certain de tout comprendre.
  17. La swompe (4)  “Le marécage de la culture”.  Ça grenouille en masse.  Très beau nuage de tags…
  18. L’Aut’Blog (3)  “Un secret honteux vaut mieux qu’une vie sans vice.  Les lettres sont belles mais ne remplissent pas le frigo”… Amusant et urbain.
  19. Entendu à Montréal (4)  Une série de citations loufoques entendues ou inventées.  Un blogue pour les pressés.
  20. Carnet d’une perdue (3) ,” jamais retrouvée”.  De la poésie dans un monde d’écorchés.
  21. Coeur de Pierre-Luc (3)  “On va se coucher plus niaiseux ce soir!”  J’aime bien ce gars-là.  Une bouffée d’air frais dans nos sous-sols, sans fenêtre.
  22. Basta! BastBlogue (2)  “Sexe, cannibalisme et poésie”.  Cœur sensible, s’abstenir.
  23. Le retour des posts trop longs (3) ” De l’alcool et des restes humains”. Une pédagogue à gogo et ses chroniques montréalaises.  Beaucoup de secrets de famille.
  24. Je suis féministe (4)  “Correspondance libres, furieuses, et joyeuses entre jeunes féministes”.  Une présentation originale de la page d’accueil.  Des opinions tranchantes sur les femmes et l’actualité.
  25. Chronique d’une mère indigne (4)  Le maintenant célèbre blogue, disponible en web télé.  Assez pertinent, si vous avez des enfants.
  26. La vie sous mon réverbère (3)  Une de mes favorites.  Mon rayon de soleil quotidien.
  27. 10 Putes (4) “Par le gars qui exhibe sa grosse face en fond d’écran”. Un blogue intéressant et marrant. Qui parle de tout et de rien (hockey, art, technologie…). J’aime bien.
  28. Chroniques blondes (5)  de Geneviève Lefebvre.  “Les aventures d’une scénariste au royaume de Disney”. Un blogue incontournable. Un des plus lus au Québec.
  29. Carl Charest (5)  “Dans l’antre de la découverte”. Humour décapant, vidéos, pubs. Un beau blogue avec un entête d’enfer.
  30. Le gros bon sens (5) ” Vous viendrez nous voir à l’entracte”.  Un blogue d’opinion à mon goût. J’aime beaucoup les petites citations chocs en entête. N’est pas commandité par Nissan.
  31. La Silly Kitchen Witch (1)   Elle travaille dans un service de garde et nous parle de son quotidien. Amusant.
  32. Balieusardises (5)   Des trucs pratiques, des idées, des découvertes.  Bien fait.  Trop de pubs.  Faut payer l’épicerie.
  33. Monsieur Réponse (3)  “Vous avez des question ?  J’ai des réponses!”  Il a réponse à tout.  En fait sa réponse.  Ce n’est peut-être pas la bonne, mais il nous fait sourire.  C’est l’essentiel.
  34. Chérie, je me suis réduit à un blog! (1)  Un titre marrant. Un blogue de nightclubbing.  Un film noir.
  35. Journal de bord d’une camionneuse (5)   “Le camion, c’est  mon bureau.  Les routes de l’Amérique, mon territoire”.  Un blogue très bien fait. Un point de vue différent d’une vie et d’un travail atypique.  Keep on truckin’.
  36. Y a des claques su’a yeule qui se pardent (3)  Violent.  Comme son titre.  Mais pas dénué d’intérêt.
  37. Y s’pogne le beigne (2)  “Parce que la procrastination, c’est tellement productif!  Hispong Elbayne. Un fonctionnaire pitonneux qui s’pogne le beigne avec l’argent de vos taxes :P … “  Un site brun, pas de tout repos.
  38. LedZ Get it on (2)  Un blogue bien écrit. Drôle. Pas prétentieux. J’adore la photo de son profil.
  39. Le Bêtisier (3)  “Osez y pénétrer”.  Délirant. Les meilleurs bourdes des médias, des emballages et de la pub.
  40. Angle mort (5)  Steve Proulx du journal Voir.  Toujours aussi pertinent. Un site un peu encombré.
  41. Boules à mites (2)  Souriez :) .  Les meilleurs T-shirt, avec des slogans qui fessent.  Mercantile, étrange et original.
  42. Prof malgré tout (4)  “Tergiversations d’un prof de musique récalcitrant”. Un clin d’œil du corps professoral.
  43. Brem Expérience (3)  “Oui nous le pouvons”. Une originalité.  Un blogue bilingue bien ficelé. Un musicien aussi.
  44. Hou-Hou blog (3).   Blogue personnel de Houssein Ben-Ameur, tunisien d’origine, installé à Montréal depuis 1999. Un peu de politique, de web et de parcelles de vie.
  45. Les cahiers d’Anne Archet (4).  “Les mémoires de la pétroleuse nymphomane.  Aphorismes, poésie, érotisme, anarchie, futilités…”  Y’en aura pas de facile.
  46. Gérant d’estrade (5)  “Penser tout connaître, c’est déjà un début”.  Sport, opinions, technologie et morceaux de quotidien.

Blogues persos de veudettes

J’aime bien les blogues des vedettes de l’humour.  Sont drôles, et ils savent écrire… À moins qu’ils aient des scripteurs ?

  1. Louis-Josée Houde (5).  Beaucoup de vidéos, tordantes de simplicité.   Il nous jase pendant sa tournée pour se désennuyer. J’aime bien ce gars-là.
  2. Martin Petit (4).  Aussi drôle dans la vie que sur scène.  Il nous fait partager des bribes de son quotidien.  Et il partage ses montées de lait.
  3. Mike Ward (4).  Relativement hard-core.  Aussi cru qu’à l’écran.  Ce n’était donc pas un personnage ?
  4. Le gros cave (4)  Jean-François Mercier.   Il aime beaucoup les vidéos.  Plus facile pour corriger les fautes.  Un personnage entier.

J’ai omis Dominic Arpin (5), qui surfe dans une classe à part.  Intelligent, branché et pas compliqué.  Un gars avec qui on irait prendre un bière…


Internet et Web

Comments (8)

Permalink

Méo et Twitter

Aujourd’hui je suis confiné au lit.  Non pas pour faire la grâce matinée avec ma copine “Farniente” mais pour sortir Méo de mes entrailles.  Vous connaissez sans doute Méo, le mafieux repenti des Boys.  La marque de commerce de notre ineffable Méo est sa voix caverneuse et surtout sa fameuse toux, probablement causé par des années de “Craven A Menthol”.  Mais votre humble serviteur ne fume pas et évite de fréquenter des lieux enfumés (s’il en existe encore).

Après plusieurs semaines d’un combat épique avec une grippe de chien, entremêlée de sinusites, de quintes de toux Méoesque, la fièvre s’est finalement emparée de mon pauvre corps diplomatique.  J’ai réalisé que j’allais perdre ce combat et que je devais finalement me résigner à consulter le docteur Ballard, pour guérir ma grippe de chien.

Après avoir passé à la photocopieuse de la clinique, le médecin brandit les incontournables “rayons x” :  le diagnostique fut bref et implacable.  “Monsieur, vous auriez dû consulter depuis longtemps, vous avez une bronchite et une pneumonie dans 2 lobes de vos poumons”.  Je ne savais même pas que j’avais des lobes dans mes poumons, ce n’est pas aux oreilles ça?  J’avais remarqué que depuis quelques jours j’avais le souffle court, probablement essoufflé par le printemps, me disais-je. Effectivement, j’ai peut-être un peu négligé ma carcasse, étourdi par un projet professionnel intense et grisant.

Ma fièvre du printemps aura coûté 200$ de médicaments (pompe à poumons et antibiotique de cheval) et quelques jours de repos forcés.  Morale de ce conte : “Si vous rencontrez Méo, dites lui donc de passer à la clinique le plus vite possible”.

J’ai quand même un petite récompense pour tout ceux qui m’ont lu jusqu’à la fin et qui sont attristés par mon état de santé.  Une courte vidéo de Koreus.com, trouvée sur le site de Vincent Abry,  “Twitter à des soucis”.  Une critique délirante des utilisateurs de Twitter et des status insignifiants de Facebook.  Je retourne me coucher…


Moi Me Je ?

Comments (1)

Permalink

Les 10 pires publicités sur Facebook

Nous savons que les sites web “non-transactionnels” survivent grâce à la publicité.  Plus spécifiquement les moteurs de recherche comme Google, MSN ou Yahoo et les sites sociaux comme Facebook et MySpace.  Ils tentent de vous attirer, de vous séduire et de vous convertir en utilisateur pour qu’éventuellement, vous cliquiez sur leurs pubs ou encore mieux, que vous affichiez votre propre pub.

Et parlons-en de ces publicités générées par les utilisateurs, spécialement ceux de Facebook.  J’ai toujours été fasciné par la piètre qualité graphique, textuelle ou du contenu de ces annonces.

Pour le plaisir des masochistes, j’ai dressé la liste des 10 plus médiocres pubs trouvées sur le réseau social le plus populaire sur terre.  Attention ça va être douloureux.  Prenez une petite aspirine avant la lecture :

1. Harper souriant avec un gros chèque : Le visage découpé d’Harper, tenant un chèque de plusieurs milliers de $ avec un message style : “Le premier ministre veut vous donner beaucoup de $$$”.  Pourtant la dernière fois que j’ai vérifié,  Harper et Charest détournaient autour de 50% de mon salaire, chaque semaine…

fbharperfbharper2

2. Effacez votre casier judiciaire. Cliquez, sortez votre carte de crédit et hop, votre casier judiciaire disparaîtra. Bien oui, chose. C’est  Elvis qui me la dit…

fbpardon

3. On vous donne tout, et c’est gratis. Un ordinateur MAC, une semaine à Cancun, 500$ chez Canadian Tire and more. Tu n’as qu’à payer la livraison, qui se fera le 1er avril.

fbcantirefbcancun

4. Faites beaucoup de $, assis chez vous, sans rien faire. Je vous demande seulement 50$ pour vous révéler mon secret.  C’est facile : vous fourrez des épais sur Facebook en leur demandant 50$ pour leur révéler votre secret.

fblazyfbcrosseurs

5.  Les pubs en français truffés de fautes. J’ai déniché ce spécimen particulièrement impressionnant. Une insulte à l’intelligence…

fbfautes

6.  Girls, girls, girls. Des photos de pétards, pour celui qui s’ennuie.  Il y a même un club de rencontre pour les 50 ans et plus.  En fait on me l’affiche parce que j’ai inclus l’année de ma naissance lors de mon inscription.  Si j’avais écrit 1910, on m’aurait probablement poussé une pub pour un club de rencontre pour les 90 ans et plus.fb-girl

fb50ans

7.  Les groupes extrémistes étranges. Ici une pub de végétariens qui veulent détruire l’agriculture industrielle, en commençant par l’élevage des bœufs et vaches.  Ça rend agressif manger de la salade ?

fbbeef

8.  Les pubs chocs avec des photos pseudo-érotiques. Ici une pub d’imprimerie  montrant une personne qui baisse ses sous-vêtements.  J’imagine qu’ils ne veulent pas que l’on se fasse prendre les culottes à terre…

fbculotte

9.  Les pubs personnelles, brunes, à grosse moustache. Une de mes classiques.  Je ne peux réprimer ma pulsion de cliquer sur cette publicité séduisante.

fbcentury21

10.  Les cochonneries ésotériques. Un talisman magnétique ou un bracelet qui guérit vos bobos.  Il vous faudrait un bijou qui vous protège des fraudeurs et des bébelles pour naïfs.

fbbracelet

Si un jour vous apercevez une offre sur Facebook qui semble trop belle pour être vraie, méfiez-vous, c’est probablement qu’elle n’est pas vraie. Ces pubs sont de véritables pièges-à-con comme le fameux sondage de Canadian Tire où l’on vous donne 500$.  En fait c’est un faux concours-quiz où l’on vous demande votre numéro de cellulaire pour vous envoyez des SMS à 2$ pièce.  Et il est systématiquement impossible de se désabonner.  Soyez vigilant avant de cliquer.

fbcantire1

Et mon coup de coeur:  “le panthéon de la kétainerie“.  Un site d’un graphisme d’un autre âge qui ne vends rien.  Le responsable a colligé 3 300 objets d’un goût douteux.  Allez-y, vous serez téléporté en 1997, année de création de ce site…fbketaine

Internet et Web
Plaisantin

Comments (5)

Permalink

De la coupe à blanc à la certification environnementale

À quelques reprises, j’ai traité des nouvelles coupes forestières qui sont maintenant sérieusement encadrées.  Après des décennies d’abus, de coupes à blanc et de destruction de nos forêts, les compagnies forestières ont pris leurs responsabilités et ont décidé de s’auto-réglementer.

Petite histoire du saccage de la forêt boréale

Jusqu’aux années 70, les concessions forestières étaient attribuées aux compagnies qui possédaient tout le territoire, toutes les terres publiques.  Leurs contrats s’étendaient jusqu’à 100 ans.

Dès le début du 20e siècle, ces compagnies ont fait des affaires d’or, sans rendre de compte à personne.  Pendant les décennies qui suivent, un grand nombre de travailleurs bûchent dans les chantiers d’hiver pour couper les arbres de façon traditionnelle.

Arrivent les années 70, et la grosse machinerie qui modifie en profondeur la coupe forestière.  Tous les arbres y passent, même les minuscules repousses. L’époque de la coupe à blanc est née.  Les coupes forestières se font alors à un rythme effréné.  Le Québec doit se réveiller : la forêt disparaît à un rythme alarmant.

Au milieu des années 80, les règles de gestion de la forêt sont modifiées.  Les compagnies forestières en plus de couper, doivent reboiser.  La forêt est redistribuée par CAAF, les Contrats d’Approvisionnement et d’Aménagement Forestiers qui leurs donnent le droit de couper une essence spécifique et une quantité précise, sur un territoire donné. Ces contrats sont renouvelables aux cinq ans et les compagnies doivent maintenant se partager les terres publiques.

La CPRS:  solution à tous les maux ?

Suive l’imposition par Québec des nouvelles méthodes de coupes, la CPRS,  “la Coupe avec Protection de la Régénération et des Sols”, destinées à protéger les repousses d’arbres et empêcher la compactage du sol.  Mais le bon peuple doute beaucoup de l’efficacité de ces coupes puisque les rasages à blanc continuent.  En 2002, la vérificatrice générale du Québec dénonce “la mauvaise gestion de nos forêts publiques et de la surévaluation de la possibilité forestière de la forêt publique”.

On s’imagine alors qu’en faisant attention lors des coupes, aucun reboisement ne sera nécessaire. Mais les résultats sont tout autres;  les impacts sur les sols sont important, on observe une augmentation du niveau d’érosion et de la température ainsi qu’une accélération dans la perte de matières organiques.  On tente de minimiser les dommages de la machinerie en empruntant toujours les mêmes sentiers.  On utilise des machines à longs bras, qui récoltent tous les arbres à valeur commerciale, mais sans toucher le sol où ils se trouvent, pour en limiter l’impact écologique.

Les certifications environnementales

Depuis quelques années les entreprises adoptent les certifications  de bonne gestion forestière de type CSA, moins crédibles, puisque que ce sont les compagnies qui fixent les règles, ou FSC (Forest Steward Council), certification dictée par les mouvements environnementalistes. Puisque la grande majorité de ces récoltes de bois finiront chez les américains, les exploitants doivent dorénavant respecter un code de conduite sévère pour que leur bois soit exporté.

Mon constat

Depuis quelques semaines, je me ballade sur un autre chantier de coupe, à proximité de mon havre forestier.  J’inspecte avec soin l’évolution des travaux avec un œil critique, puisque ce chantier est accrédité FSC.

Je note l’installation de ponceau d’acier de 5 pieds, de la coupe sélective avec un impact modéré sur le sol, résidu limité au sol, respect des essences non-coupées…  Je vous laisse juger par les photos.  Il semble, à première vue, que l’impact soit majeur mais c’est une grande évolution par rapport aux coupes passées.

J’ai aussi inclus une vidéo de 79 sec. pour que vous constatiez la récolte de qualité de nos amis forestiers.

Environnement

Comments (2)

Permalink

13 avantages d’une économie en dépression nerveuse

Beaucoup de communicateurs galvaudent les descriptifs sur l’état actuel de l’économie mondiale. Ralentissement, déprime, dépression, déclin, déflation, crash, crise… L’enflure est de mise. Bigger is better ; ça fait vendre les feuilles de choux. Mais je vous propose 13 raisons de vous réjouir du “burn-out” financier qui nous afflige :

 

  1. La diminution du prix de l’essence et des matières premières (cuivre, fer, potasse…) entraîne une baisse de prix de beaucoup de produits contenant ces matières premières, spécialement les matériaux de construction. La hausse effrénée des prix des dernières années, provoquée par les spéculateurs, est revenue à un niveau raisonnable. Et les spéculateurs? ils font maintenant la file à la soupe populaire.
  2. La diminution de la circulation d’automobiles et de camions sur nos routes mène à une réduction notable des embouteillages, des accidents et des retards reliés au transport. Mais aucune diminution du nombre de nids de poule.
  3. Suite aux nombreuses fermetures d’usines, la diminution de tous les types de pollution (atmosphérique, bruit et eau).  Malheureusement ce n’est pas les plus polluantes qui ferment.
  4. Augmentation des ventes d’alcool à la SAQ.  Faut bien s’engourdir jusqu’à la reprise…
  5. En conservant nos automobiles plus longtemps, on note une augmentation des ventes de voitures usagés, des visites aux garagistes et des ventes des recycleurs de pièces de voitures.  On garde nos vieilles caisses, et Monsieur “Pot d’échappement” fouille dans nos poches.
  6. Hausse des cotes d’écoute de la télévision.  Les fausses lionnes, Clodine et Ricardo sont nos nouveaux amis.
  7. Stabilisation et même baisse du prix des maisons.  Les nouveaux acheteurs dénichent des aubaines à tous les coins de rue. Mais faudra probablement traverser le pont d’Avignon où l’on circule tout en rond.
  8. Pour stimuler l’économie, les gouvernements procèdent à des investissements massifs dans les infrastructures, qui normalement n’auraient pas eu lieu. Les tuyaux d’égouts et les bétonnières sont fébriles…
  9. Par attrition, la retraite devancée pour plusieurs travailleurs.  Cette épidémie “récessive”, frappe plusieurs travailleurs âgés qui souvent, en secret, attendaient ce jour.
  10. La chute de la valeur de notre monnaie, face aux autres devises, amène une augmentation du nombre de voyages au Québec, aux dépends des voyages à l’étranger. Elle rend aussi nos produits exportés (80% de notre PIB) plus compétitifs.  Tous les motels de la Gaspésie afficheront complet en juillet.
  11. Les taux d’intérêt les plus bas de l’histoire.  À la banque, pour obtenir le prêt hypothécaire rêvé à 4,5%, tu as besoin d’être riche.
  12. La consommation de papier et de bois sont en baisse et entraînent la diminution ou l’arrêt des coupes de bois à blanc.  Pendant que les “Tree Huggers” jubilent, Hydro Québec inonde les forêts de la Rivière Romaine et de la Rupert.
  13. Lors du crash boursier, les rats de la finance ont quitté le navire.  Plusieurs fraudeurs notables ont été démasqués (Madoff et cie).  Beaucoup d’institutions bancaires, qui pariaient avec l’argent de leurs déposants, se sont retrouvées en faillite.

 

Mais ne nous leurrons pas : pour chaque avantage, il y a 10 désavantages.  La perte d’estime de soi des chômeurs, la souffrance des familles, l’impact sur le tissu social et la décroissance des entreprises.  Mais il faut conserver son optimisme, en attendant que le capitaliste se réinvente.  Se réinvente d’autres façons de faire encore plus de profits sur le dos des investisseurs…

Plaisantin

Comments (1)

Permalink

La libération par l’avortement

Dans ma tendre jeunesse, je me rappelle d’une bien-aimée qui vivait avec sa sœur trisomique.  Pendant la partie de hockey du samedi soir, quand mon amie s’absentait pour quelques minutes, sa sœur étrange s’approchait de moi pour me demander d’être son amoureuse.  J’étais terrifié.  Ma flamme de l’époque m’a gentiment fait comprendre que malgré sa corpulence, ses traits asiatiques et ses problèmes d’élocutions, elle avait la naïveté et la spontanéité d’une fillette de 4 ans.  Même après plusieurs mois, j’étais toujours aussi inconfortable en sa présence.

Aujourd’hui, je vis avec ma fille autiste de 18 ans, qui possède le développement d’un enfant préscolaire. Dépendante de ses parents, elle ne pourra jamais vivre une vie autonome, sans supervision.

Test de dépistage systématique

Cette semaine, notre bienveillant premier ministre annonçait que son gouvernement offrira à toutes les femmes enceintes un test de dépistage de la trisomie 21.  Si ce premier test indique un risque, il défrayera le coût de l’amniocentèse, une test plus invasif et risqué, qui permettra de valider le premier test.

Nous proposons que toutes les femmes puissent se voir offrir un test de dépistage prénatal pour la trisomie 21 accompagné de l’information nécessaire à une prise de décision libre et éclairée, et ce, lors du suivi de grossesse. Si le test de dépistage indique un risque élevé de trisomie 21, une amniocentèse devra être menée pour le confirmer. Quels choix s’offrent alors aux parents? En présence de trisomie 21, ils doivent pouvoir décider, en toute connaissance de cause, s’ils choisissent ou non de poursuivre la grossesse.
Les parents doivent également être libres de faire ce choix et être soutenus, peu importe l’option retenue. La nature de l’information transmise aux parents et la manière de la transmettre seront primordiales.

Dans les jours suivants cette annonce, la droite religieuse et les activistes pro-vie ont rapidement récupéré la nouvelle pour vomir leur fiel réactionnaire contre le gouvernement honni.  Et Richard Martineau, de “varger” dans le tas avec des accusations d’eugénisme, de sélection génétique délibérée.

La plupart des auteurs de ces chroniques s’insurgent contre l’avortement, peu importe les raisons.  Viol, inceste, enfant non-viable ou lourdement handicapé.  Rien ne les ferait changer d’idée : “L’avortement est un meurtre”.

Amusez vous et tapez dans Google “avortement, trisomie et eugénisme” et revivez le retour à la grande noirceur.

Pour ma part, j’adore ma fille handicapée, tout autant que mes autres enfants.  Elle est toute ma vie.  Il est difficile pour un parent d’imaginer sa vie sans son enfant, même handicapé.  Un peu à l’image de celui qui vit avec un handicap:  il arrive à développer une certaine résistance, il s’en accommode et, étrangement,  il devient difficile de s’imaginer vivre sans son handicap, qu’il tente toujours d’oublier.

Ta grossesse en question

Vous osez quand même me posez LA question:  “Pendant la grossesse, si vous aviez su que votre fille allait être handicapée, auriez-vous opté pour l’avortement ?”

À mon tour de vous posez 4 questions :.

  • Est-ce que le handicap que vous me prévoyez sera léger ou lourd ?
  • Est-ce que mon enfant aura eu un certain degré d’autonomie ?
  • Est-ce que mon enfant connaîtra un certain degré de bien-être ou vivra-t-il avec de la douleur nécessitant une médication toute sa vie ?
  • Est-ce que mon enfant sera conscient de son handicap ?  Lorsqu’ils en sont conscients, ils nourrissent souvent des pulsions suicidaires.

Vos réponses dicteront ma décision d’opter ou non pour l’avortement.

Il est facile d’accuser les parents qui décident d’avorter suite à un dépistage. Vous n’aurez jamais à vivre avec cet enfant;  eux auront à le faire.

Je me souviens du jour où le diagnostic est tombé.  Un membre  de notre entourage, plein d’attention, nous a donné une carte “quétaine à souhait” avec la fameuse phrase: “Dieu vous a choisi comme parents pour avoir un enfant handicapé parce que vous êtes fort”.   Boulechite, matante.  Expliquez-moi pourquoi 90% des couples avec un enfant handicapé sont séparés ?  Est-ce aussi Dieu qui en a décidé ainsi ?  Faudrait peut-être qu’il se fasse une idée, votre Dieu…

La santé des parents et du couple sera fragilisée.  Lorsque les parents n’auront plus la force de combattre, l’enfant finira probablement “parké” en famille d’accueil ou en institution.  Le coût social est énorme.  Le choix est lourd. Laissons les choisir, sans remords.

En souhaitant que notre bon gouvernement investisse autant en avortement qu’en support aux familles naturelles qui décident de garder leur petit “mal parti”.

Autisme
Opinion

Comments (2)

Permalink

Êtes-vous accroc aux acronymes ?

Nous sommes tous familiers avec ces mots bizarres que nous côtoyons quotidiennement, même si nous en ignorons souvent le sens précis :

  1. ONU : Organisation des Nations Unies
  2. OTAN : Organisation du Traité de l’Atlantique Nord
  3. UNICEF : United Nations International Children’s Emergency Fund
  4. UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation
  5. SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
  6. VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
  7. CEGEP : Collège d’Enseignement Général Et Professionnel (un petit facile)
  8. NASA : National Aeronautics and Space Administration
  9. Numéro de livre ISBN :  International Standard Book Number
  10. Code de produits UPC : Uniform Product Code

En fait ce sont des acronymes, des abréviations qui forment un autre mot;  du grec Akros (important, suprême) et Anoma (mots).

Historique

Le premier acronyme connu est le fameux INRI, en haut des crucifix.  Cet acronyme signifie en latin “Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum” soit “Jesus de Nazareth, Roi des Juifs”.  Ce type d’abréviation a aussi été utilisé dans la Rome Antique bien avant l’ère chrétienne. On aperçoit dans les films historiques, ou dans les albums d’Astérix,  les troupes romaines qui paradent avec l’étendard SPQR (Senatus PopulusQue Romanus) i.e. “Le Sénat et le peuple romain”.

On a aussi utilisé, dès le début de l’ère moderne, les appellations latines “AM” (“Ante Meridiem”, avant-midi) et “PM” (“Post Meridiem”, après-midi).  On connaît aussi l’expression OK qui selon la légende était utilisé par les troupes de combattants pour rapporter le nombre de victimes après un combat (Zero Kills = OK).

Marques de commerce

Les acronymes sont aussi nombreux dans l’industrie:

  1. SAAB : “Svenska Aeroplan Aktie-Bolaget”.  Née de l’association entre un constructeur aéronautique et un constructeur automobile suédois “Aktie-Bolaget”
  2. BMW :  Manufacture bavaroise de moteurs ou “Bayerische Motoren Werke”
  3. FIAT :  “Fabbrica Italiana Automobili Torino”, fabrique italienne automobiles de Turin
  4. IKEA :  “Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd” composé à partir des premières lettres du nom du fondateur “Ingvar Kamprad”, du nom de la ferme de ses parents (Elmtaryd) et du nom de son village (Agunnaryd)
  5. 3M :  “Minnesota Mining and Manufacturing Company”
  6. ISO 9001:  “International Standardization Organisation”
  7. ITT :  “International Telephone and Telegraph”
  8. AT&T :  “American Telephone and Telegraph Company”
  9. UPS:  “United Parcel Service”, le service postal avec les camions bruns
  10. IBM:  “International Business Machine”
  11. JVC:  “Japan Victor Company” à l’origine une filiale de RCA Victor
  12. Et mon préféré HMV:  “His Master Voice”, le slogan du géant RCA (Radio Corporation of America), et son logo avec le petit chien noir et blanc qui écoute le grand gramophone.  Étiquette et magasin de disque.

Les plus impressionants

Il y des acronymes qui sont entrés dans notre vocabulaire courant sans le savoir :

  1. LASER Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation.
  2. SONARSOund Navigation And Ranging
  3. RADAR : RAdio Detection And Ranging
  4. SCUBA Diving (Plongée sous-marine):  Self-Contained Underwater Breathing Apparatus
  5. Centre EPCOT (Walt Disney) :  Experimental Prototype Community Of Tomorrow
  6. AMPHETAMINEAlpha-Methyl-PHEneThylAMINE
  7. GESTAPOGeheime STAatsPOlizei (“police secrète d’État”)
  8. NAZINAtionalsoZIalismus en allemand ou National- Socialisme.
  9. INTERPOLINTERnational criminal POLice organization
  10. SOS: La légende prétend avoir voulu dire « Save Our Soul » (Sauvez nos âmes)
  11. KGBKomitet Gossoudarstvennoï Bezopasnosti, ou le Comité pour la Sécurité de l’État i.e. le service de renseignement soviétique
  12. MAYDAY: Appel de détresse. Une déformation volontaire anglophone de la phrase française : “venez m’aider !”.

Technologie

Mais il y a aussi surtout ces abréviations technologiques que nous utilisons chaque jour dont nous ignorons presque totalement le sens, surtout dans le domaine du web, de l’Internet, de la téléphonie et de la vidéo.

Alors allons-y, mes petits assoiffés d’informations inutiles.

Périphériques et logiciel

  1. VHS :  Video Home System
  2. VCR :  Video Cassette Recorder
  3. DVD :  “Digital Video Disc” ou “Digital Versatile Disc”
  4. Blu Ray : Remplacant du DVD, son nom est tiré du rayon laser bleu-violet servant à lire ce disque
  5. Clef USB:  Universal Serial Bus
  6. Cable HDMI pour HD:   High Definition Multimedia Interface
  7. Carte SD :  Secure Digital, carte mémoire pour votre caméra photo
  8. Mémoire RAM :  “Random Access memory”.  Mémoire vive d’un ordinateur
  9. CD ROM :  Compact Disc – Read only Memory
  10. MS-DOS :   Microsoft Disk Operating System

Web

  1. Page HTML:   Hypertext Markup Language, langage qui a donné naissance au page web
  2. Lien URL:  Uniform Ressource Locator, l’adresse des pages web.
  3. HTTP et HTTPS:  HyperText Transfert Protocol (et Secure), le protocole des ces adresses URL
  4. SSL:  “Secure Sockets Layer”, un protocole de sécurisation des échanges sur Internet
  5. SQL:   “Structured Query Language”, un langage utilisé en base de données
  6. PHP:  “Personal Home Page”, langage utilisé pour site web
  7. CAPTCHA: Une fonctionnalité vous obligeant à taper un mot pour différencier les humains des machines.  Signifiant “Completely Automated Public turing test to Tell Computers and Humans Apart” soit en français, “Test public de Turing complètement automatique ayant pour but de différencier les humains des ordinateurs”

Internet

  1. InternetINTERconnected NETwork
  2. RSS :  “Really Simple Syndication.”  Standard utilisé pour obtenir les mises à jour d’informations
  3. Accès Wifi :   Wireless Fidelity
  4. Accès ADSL:  “Asymmetric Digital Subscriber Line”.  Connexion Internet sur ligne téléphonique
  5. fichier MP3 :  “Moving Picture Experts Group (MPEG-1/2 Audio Layer 3)”. Fichier de compression musicale

Téléphonie mobile

  1. Message SMS :  “Short Message Service”
  2. 3G : Téléphonie mobile de 3e génération. Après le cellulaire analogique (1ere génération ),  GSM (Global System for Mobile) (2e génération) permettant les courriels et SMS, le 3G permet de surfer Internet et d’envoyer de la vidéo sur téléphone mobile.
  3. Carte SIM :  “Subscriber Identity Module”.   Puce contenant un microcontrôleur et de la mémoire.

Photographie digitale

  1. Fichier photo JPEG : ” Joint Photographic Experts Group” utilisé principalement pour des photos
  2. GIF :  “Graphics Interchange Format”, ou “format d’échange d’images” utilisé pour logos, dessins et petites animations
  3. PNG :  “Portable Network Graphics”,  format ouvert d’images numériques, remplaçant le format GIF, mais ne permettant pas les animations.  Offre un meilleur support de la transparence et permet de gérer plus de couleurs
  4. BMP:  Bitmap, format d’image matricielle ouvert, des plus simples à utiliser.

Mes 3 étoiles

WIKIPEDIA:  tiré du mot “Wiki” qui veut dire “Rapide” en hawaïen et Pedia de Encyclo-PEDIA

BITTORRENT :  une fonctionnalité permettant à plusieurs individus de partager des fichiers lourds en utilisant les ordinateurs des demandeurs comme serveurs, accélérant le téléchargement dans un torrent de “Bites”

BLUE TOOTH :  Créé par le fabriquant suédois Ericsson en 1994, son nom est directement inspiré du roi danois Harald Ier surnommé Harald Blåtand “l’homme à la dent bleue”, connu pour avoir réussi à unifier les États du Danemark, de Norvège et de Suède.  Le logo de Bluetooth, est d’ailleurs inspiré des initiales en alphabet runique de Harald Blåtand.

Anecdote

Petite anecdote sur les acronymes qui, souvent traduits, ne sont plus aussi sexy.  Dans une entreprise de transport ferroviaire, le département “Train Operating Personal” aussi appelé “TOP” a été traduit en français par “Personnels d’Exploitation des Trains”, le “PET”.  Un acronyme que personne ne pouvait sentir.

Internet et Web

Comments (2)

Permalink

La lente disparition du scoutisme

Récemment je lisais un sondage qui révélait que plus de 20% de la population du Québec avait déjà porté la chemise scout. Vraiment? 1,5 millions de québécois ont déjà été scouts ?  Pour paraphraser le sketch archi-connu de Ding et Dong du début des années 80 : “Ça fait beaucoup de têteux, qui attrape le vent et écoute les écureuils !”

Un peu d’histoire

Le scoutisme est une création d’inspiration paramilitaire d’un haut gradé britannique pendant la guerre des Boers, au début des années 1900.  Lord Baden Powell a récupéré plusieurs traditions acquises pendant ses campagnes en Afrique du Sud, pour structurer son mouvement.  À l’origine, on visait l’embrigadement des jeunes pour la vocation militaire en utilisant l’axe du plein-air, camping et survie en forêt.  D’ailleurs le mot “scout” signifie “éclaireur” : celui qui ouvre le sentier pour dénicher l’ennemi avant l’attaque.  Les insignes, le foulard, les badges, le salut, l’uniforme, la promesse, les nœuds… tout est plus ou moins inspiré du protocole militaire.  On y a aussi greffé des codes de chevalerie du Moyen-âge et des traditions amérindiennes, comme le Totem ou les clans.

Son adaptation au Québec a été plus difficile. Du fait de l’omnipotence de l’église, un mouvement inspiré de l’armée britannique était suspect.  On a intégré le scoutisme au Québec dans les années 30-40 mais inexorablement, sa philosophie se devait de baigner dans l’eau bénite.

Les années 60

C’est dans ce scoutisme catholique que j’ai grandi au milieu des années 60.  Nos chefs scouts étaient prêtres;  les frères nous accompagnaient dans les camps et assuraient notre sécurité et bonne conduite.  Je me souviens de mon premier camp “de survie” où les pères nous reconduisaient dans un boisé et relâchaient une douzaine de lapins frêles et effrayés.  Le but de l’opération avec ces lapins?  Les capturer, les tuer, les peler, les vider, les faire cuire sur un feu de bois et manger notre gibier.  Pour nous apprendre la survie en forêt.  Et nous avions seulement 10 ans.  Je me rappelle le petit lapin retrouvé au tournant d’un sentier, qui au lieu de se sauver, courait en notre direction pour que l’on s’occupe de lui.  Et fallait le bastonner avec un bout de branche pour obtenir notre badge.  Aujourd’hui ce camp aurait fait la première page du “Journal de Montréal”.  Je n’ai plus jamais remangé du lapin depuis.

Aspirateur de parents

Ma conjointe a aussi été “Guide” et par la suite, elle a été impliquée dans le comité de gestion des “Jeannettes” de sa paroisse.  Parce que 3 de mes enfants étaient impliqués dans le mouvement, et que j’étais qualifié en canot d’eau-vive, on m’a gentiment demandé d’accompagner un groupe de jeunes pour une descente de rivière.  Au printemps 1999, je me suis retrouvé animateur d’une douzaine de jeunes pionniers de 15 à 18 ans (11 filles et 1 garçon).  L’année suivante, on m’approcha pour devenir, en plus, chef d’unité de 10 éclaireurs (11 à 14 ans).   Sans trop me poser de questions, en quelques mois, ma vie ne tournait plus qu’autour du scoutisme. Pendant 9 ans.  Suite à des pressions de ma “dure” moitié, j’ai démissionné l’année où mon dernier enfant a atteint sa majorité et a quitté le mouvement.

Regrets ?

Loin de moi l’idée de me plaindre.  Effectivement les premières années d’apprentissage ont été frustrantes.  Après, j’ai mieux compris la philosophie du mouvement, l’utilité des formations, les jeunes, les parents, les méthodes de financement et la paperasserie.  J’ai eu des camps inoubliables en France (Picardie, Loire, Normandie, Bretagne, Paris).  J’ai visité les plus beaux parcs nationaux du Canada, dans les Rocheuses, en Gaspésie, au Saguenay, en Abitibi…  Nous avons résidé dans une communauté autochtone du nord du Québec, appris la plongée sous-marine, visité la Minganie et les Monts Groulx, descendu plusieurs rivières en canot… Mon camp le plus marquant ? probablement notre semaine avec une équipe de l’émission “Enjeux” de Radio-Canada avec 9 jeunes autistes en camp scout en forêt, en 2004 . D’ailleurs le reportage est toujours en ligne, même après 5 ans…

Jeunes de cœur

J’ai surtout côtoyé une centaine de jeunes courageux, souvent “poqués” par la vie, qui ne demandaient que de devenir de meilleurs citoyens, dans un mouvement rempli de grandes valeurs et d’intégrité.  Il faut beaucoup de détermination, en ces temps d’égoïsme, pour s’impliquer dans un mouvement aussi exigeant.

Je sais pertinemment que le mouvement scout est en forte décroissance.  En fait il est même en danger de disparition, hors des grands centres. Pas seulement à cause de la dénatalité mais par sa lenteur à s’adapter aux nouvelles réalités des jeunes de ce siècle.  Les adolescents ne veulent plus porter l’uniforme scout.  Beaucoup refusent aussi cette approche d’inspiration militaire dépassée.  Ils désirent s’impliquer à un groupe organisé mais dans l’anonymat.  Je rappelais souvent aux jeunes que leur uniforme était la première raison qui motivait la générosité des donateurs et de nos supporteurs (magasins, groupes sociaux, élus, etc). Je donnais l’exemple des travailleurs qui portent l’uniforme, comme les chauffeurs d’autobus, les infirmières, les avocats… Sans vraiment les convaincre.

Les animateurs en voie d’extinction

Il devient aussi difficile de trouver des parents qui veulent s’impliquer. Familles éclatés, vie professionnelle stressante, plusieurs heures de transport chaque jour et un certain sentiment de “chacun pour soi”.  Ce n’est pas facile de se taper des fins de semaine de formation, les camps, les assurances, la bureaucratie, les activités de financement, les enquêtes de la police sur ton passé ou les regards suspicieux des parents qui te voient partir avec leurs jeunes pendant 2 semaines.  Pas facile.

J’ai quitté le mouvement il y a maintenant 18 mois.  Lors de mon départ, nous avions encore 19 jeunes dans notre unité.  Ils ont essayé de me faire changer d’idée mais ma décision (et celle de l’être aimée) était prise.  De temps en temps, je croise un de mes jeunes chez Rona, à la station service ou au centre commercial.  Ils sont maintenant des adultes accomplis et heureux de me revoir.  Si j’ai pu mettre un peu de bonheur dans leur vie, tous ces efforts en auront valu la peine…

Pour vous réconcilier avec vos années de scoutisme, regardez le vidéo de 1m41sec de “Rock et Belles Oreilles”  sur youtube.  Attention, vous allez mouiller vos culottes courtes scoutes…

Moi Me Je ?
Opinion

Comments (2)

Permalink

25 sites enchanteurs pour vos vacances

Combien de fois avez-vous consulté des sites web de voyage qui insultaient votre intelligence de voyageur?  Au lieu de vous séduire, vous convaincre et vous convertir à leur produit, en réalité, ils vous étourdissent avec leurs animations de geek, vous repoussent avec leurs couleurs criardes et vous font fuir très loin de chez eux.

Mais pas tous.  Au fil de mes pérégrinations, j’ai déniché 25 sites de voyages attrayants et vendeurs.  Des sites d’offices de tourisme, d’hôtel, de pays, de croisières ou de grossistes.  Je n’ai pas testé leurs fonctionnalités, leurs navigations ou la facilité à réserver.  Mon seul critère de sélection ? L’envie de cliquer et d’en savoir plus.

Et le plus beau ?  Celui de Tourisme Québec.  Sans chauvinisme.  Ok, juste un ti peu..

Internet et Web

Comments (0)

Permalink

Mon Dieu! Mon professeur de ballet-jazz…

Mon père est décédé voilà plus de 10 ans. Trop jeune, à 74 ans.  Il était médecin de campagne.  Même si sa clinique était localisée en ville, beaucoup de ses patients étaient des fidèles des petits villages de la région.

Il a grandi sur une ferme. Tout comme la terre que sa famille cultivait, ils étaient pauvres.  Je me rappelle du poêle à bois Bélanger pour cuisiner, qui chauffait aussi la maison.  La pompe à eau manuelle.  Le moulin à coudre à pédale. Le poulailler bancal. Le tracteur des “Arpents verts”.

Formé à la fin de la 2e grande guerre, il possédait une approche traditionnelle de la médecine.  Il adorait effectuer des visites à domicile.  Lorsque j’étais jeune, j’attendais le moment où il allait me demander de l’accompagner pour sa tournée des rangs de campagne.  Souvent je devais rester dans l’automobile, à lire mon Tintin, parce que “la madame allait montrer ses fesses malades au docteur”.  Sa tournée se terminait souvent chez une vieille tante de la famille où je me bourrais de “marlots” et autre sucreries banies à la maison.

À la fin de sa vie, atteint d’un cancer, il a été hospitalisé pour une opération délicate auquel il n’a pas survécu.  Il connaissait la gravité de son état et ses minces chances d’en sortir.  Comme beaucoup de médecins qui s’auto-diagnostiquent, il se savait condamné et ne voulait pas consulter. Mais il n’avait plus le choix…

Le soir avant son intervention chirurgical, il avait réuni ses 6 enfants dans sa grande chambre d’hôpital. Volubile et rieur, il s’était confié toute la soirée comme rarement il l’avait fait. Il enfilait les anecdotes sur sa jeunesse sur la terre, son cours de médecine à Montréal, ses longues années de fréquentations avec notre mère, ses rêves, ses déceptions, ses patients…  J’avais l’impression de redécouvrir mon père.

Il aimait beaucoup les enfants. Et adorait “suivre” les femmes enceintes et les accoucher.  Avec la même ardeur, il détestait la bureaucratie gouvernementale, la RAMQ et la DPJ.  Souvent il contournait la paperasserie des ronds-de-cuir pour se faire justice lui-même afin de relocaliser un enfant non-désiré. D’ailleurs la grande majorité des bonnes d’enfants de l’époque étaient des filles-mères qui venaient accoucher en ville;  les médecins, comme mon père, s’occupaient eux- même de replacer ces enfants du péché.

Je me rappelle d’une anecdote en particulier.  Papa suivait une jeune femme enceinte, mariée au seul policier d’un petit village éloigné.  Première grossesse, jolie femme et gros constable fier. À l’époque, les maris ne peuvent pas assister à l’accouchement.  Heureusement.  Le rejeton est noir. La nouvelle maman de s’écrier : “Mon Dieu! mon professeur de ballet-jazz…”. Flairant l’imbroglio familial, son médecin lui fit une offre “qu’elle ne pouvait pas refuser”.  En retour de la signature du certificat de décès de l’enfant, il s’engageait à replacer lui-même l’enfant dans une famille de la région désirant adopter un enfant.  Pour sauvegarder son couple, elle signa.

Fier de son coup, il nous raconta que le même jour il repartit avec l’enfant dans ses langes et alla cogner chez un jeune couple en campagne. Bouche bée, les nouveaux parents accueillis aussitôt cette nouvelle progéniture aussi belle qu’inattendue.

Papa mourut quelques jours plus tard d’une embolie pulmonaire, suite à l’opération pour lui enlever son cancer. La légende raconte que beaucoup d’enfants de la région porte son prénom…

Moi Me Je ?
Plaisantin

Comments (1)

Permalink

Le rejet et l’humiliation

Ces dernières semaines, on a fait couler beaucoup d’encre et de salive sur les conséquences indélébiles de l’intimidation à l’école, le bullying et le taxage.

Originaire d’un coin de ville “petit bourgeois”, enclavé dans un secteur industriel, mon école primaire baignait dans cette saumure malsaine de “riche / pauvre”, “bolé / problème d’apprentissage”, “bum / fils à papa”.  Loin de moi l’idée d’associer systématiquement pauvreté, échec scolaire et délinquance.  Mais dans mon quotidien de petit grassouillet de 9 ans, les durs à cuire étaient presque toujours originaires de milieu défavorisé.

Dans mon école, il n’y avait que des gars de la 1ère à la 7e année.  Deux classes de 35 enfants, par année scolaire. Une école de quartier de 500 ti-culs des années 60.

Dans ma cour d’école, ça brassait.  Les patronnes avaient beau porter des cornettes de l’Immaculée Conception, les bagarres étaient monnaie courante.  Dans le coin le plus rapproché de la religieuse surveillante, les plus privilégiés s’échangeaient des cartes de hockey, des Beatles ou des Monkeys.  Les “trimpes”, élevés dans les cabanes sur le bord de la rivière, jouaient au ballon “coup de poing” ou au Mississippi.  Ceux qui osaient s’aventurer dans leur territoire, n’avaient qu’à bien tenir.

Plus petit que la moyenne des ours, étrangement, je recherchais la compagnie de ces voyous.  J’avais vite compris qu’il était important de les avoir de mon côté pour éviter d’être pris en otage.  Fort en gueule et pas peureux de recevoir des baffes (nous sommes 5 frères), je tentais souvent des approches furtifs avec ce groupe de durs.  Il fallait, comme le racontait, Stéphane Laporte cette fin de semaine dans son billet de La Presse, avoir la réplique facile, percutante et comique.  Ile ne fallait jamais laisser une insulte ou tentative d’intimidation sans réponse.  Et tu te devais d’être prêt à manger une taloche si tu n’avais pas réussi à désamorcer la torpille que l’on venait de t’envoyer. Ou courir vite.

La plupart des durs à cuire pratiquait l’intimidation pour obtenir l’attention de leurs pairs et pour s’affirmer.  Ils étaient souvent issus d’un milieu familial où l’estime de soi était peu valorisée.  Réussissant bien en classe, je me souviens d’avoir aidé à faire ses devoirs la terreur de l’école, Pit Laverdure, un petit bout de cul “prime”, qui cognait dur.  Il refusait que je l’aide en classe mais m’invitait chez lui, dans le modeste appartement familial.  Seul à seul, l’agresseur était méconnaissable de gentillesse.  De retour dans la cour, c’est à peine s’il me regardait. Mais je savais que je jouissais d’une certaine immunité politique parce que j’étais maintenant le copain de “Pit”, le redoutable.

Mais ma grande gueule était généralement un aimant à ecchymoses.  J’avais l’art de me foutre dans le pétrin.  Je me rappelle qu’à la fin d’une journée de classe, à 4 heures, il courait la rumeur qu’un méga-combat s’organisait dans le stationnement à l’arrière du salon mortuaire, pas très loin de l’école.  Les 2 matamores de l’école, Descoteaux et Granger allaient s’affronter dans un duel où tous les coups étaient permis.  Un combat extrême de morveux de 12 ans.  Des colosses baraqués comme des hommes, qui se battaient comme des chiens enragés.  Ça promettait. En revenant chez moi, la directrice me demandait d’où je venais comme ça.  Sans réfléchir, j’ai naïvement “stoolé” les 2 fêlés de l’école.  Mes jours d’indicateurs étaient comptés.  Pendant plusieurs semaines, afin de protéger l’intégrité de mon rondelet mais fragile anatomie, je n’ai pas mis les pieds dans l’arène des gladiateurs.  J’ai choisi de classer des livres dans la bibliothèque, nettoyer les brosses à tableau, compiler les feuilles de présence, et fait le lèche-cul dans le bureau de l’impressionnante sœur directrice.  Même sans procès, je purgeais déjà ma sentence…

Les cicatrices de l’humiliation

Ceux qui ont vécu la terreur du harcèlement, ne l’oublie jamais.  Comme une tache ineffaçable sur l’âme, on se rappelle toute notre vie de celui qui nous a empêché de dormir, celui par qui notre vie de gamin allait prendre fin.  Dans le subconscient d’un adolescent,  la fuite ou même la mort est souvent la seule issue possible pour sortir de cet enfer. C’est probablement ce qu’a vécu l’adolescent David Fortin, dont les parents sont sans nouvelles depuis plusieurs semaines.

Quand mes enfants ont eu à faire face à cette situation, je leur ai conseillé la négociation.  Mais pas à outrance.  Si le taupin ne voulait rien entendre, fallait alors faire face à l’agresseur et prendre le taureau par les cornes.  Même si ça devait se terminer par du “brasse camarade”.  Suite à un accrochage, je me souviens d’avoir été convié par la directrice de l’école d’un de mes garçons.  On m’accusait de glorifier la violence auprès de mes enfants.  On me conseillait même de consulter un psychologue pour qu’il m’explique qu’il existe d’autres solutions que la violence pour résoudre un problème.  “Avez-vous aussi donné cette directive au gros fanfaron qui harcèle mon fils dans les casiers depuis des semaines ?”

La force par la force

Suite à une série d’événements de harcèlement dans l’autobus, mon autre fils refusait de retourner au collège.  Je lui ai alors conseillé de contacter un ami policier qui, quelques heures plus tard, allait cogner à la résidence du harceleur, revêtu de son uniforme constabulaire.  La visite à eu un effet “bœuf” chez l’abuseur.  La guérilla se termina.

Ma plus grande fierté.  Mais que je n’ai jamais admis, à cause de la peur du psychologue.  Ma fille ainée se fait harceler dans l’autobus.  On l’insulte en se moquant de sa sœur “mongole”.  D’un bond, elle se dirigea vers son prédateur, et d’un solide uppercut bien enfilé, lui fit regretter ses propos injurieux.  L’humiliation avait cessé.  Il y avait un territoire où il ne fallait pas s’aventurer, sans avoir à payer le prix.

Opinion

Comments (2)

Permalink