June 2009

Les sacs de plastique et l’hypocrisie de l’industrie du commerce de détail

Récemment je me suis offert plusieurs produits spécialisés au magasin La Cordée, haut-lieu du plein-air autopropulsé, comme la randonnée, le canot, l’escalade, le vélo ou le ski de fond.  À l’heure du lunch, je me suis payé une longue virée afin de compléter mes emplettes, avant les vacances.  Je me suis procuré des articles assez imposant que j’ai dû transporter jusqu’au bureau.  Un investissement d’une centaine de beaux dollars.  Je dépense, bon an mal an, une petite fortune à ce magasin québécois qui, depuis le début des années 50, est propriété des scouts du Québec.  De plus, ce magasin privilégie plusieurs gammes de produits fabriqués au Québec.

Hors donc, je paye mes nombreux items que le caissier laisse en plan sur le comptoir.  Je lui demande si ma transaction est terminée.  Il acquiesce.  Pourrais-je avoir un sac?  Je n’en ai pas.  Pourquoi ? C’est pour l’environnement.  L’environnement ? Quel environnement ?  Celui de votre magasin ou celui de vos clients ?  Votre environnement financier ?  Ne croyez vous pas que vous devriez compléter ma transaction en m’offrant un contenant quelconque pour transporter tous mes achats ?  J’ai 3 kilomètres à marcher avec ce matériel!!!

Il me suggère d’acheter un sac “vert” (!) à quelques dollars.  Je lui rétorque que je ne vais pas en plus m’encombrer de 3 sacs supplémentaires prétendument “vert” pour vous encourager dans votre quête de profit…  Sacs que je vais laisser traîner dans un tiroir au bureau,  et finiront “à usage unique”.

Le pauvre caissier est malheureusement devenu le bouc émissaire de ma frustration. Je lui ai montré l’emballage de plastique autour de ma nouvelle boussole, plastique qui se retrouvera dans un site d’enfouissement.  Je lui pointai aussi l’immense sac de plastique (!) qui emballe le sac imperméable pour le canot, qui lui aussi ira au rebut ; aussi le contenant de carton autour de la petite valise Pélican, le “blister pack” autour de ma chandelle Hi-Tech etc.  Plus du 2/3 de ce que je viens d’acheter ira au dépotoir.  Vous me dites que la seule raison pour laquelle vous refusez de me donnez un sac (et rendre ma vie de consommateur impossible) est pour l’environnement ?  C’est un fieffé mensonge.

En anglais, il existe l’expression “Walk the Talk” ou “Mettez en pratique ce que vous prêchez”.  Si “La Cordée” veut vraiment aider l’environnement, pourquoi ne pas réduire au minimum l’emballage de leurs produits et d’imposer cette politique à tous leurs fournisseurs?

Les alternatives

Pourquoi ne pas offrir des sacs biodégradables, ou des sacs de papier, à leurs bienheureux clients qui ne peuvent traîner leur gigantesque sac “vert” dans leur poche de chemise.  Ou qui les ont simplement oubliés.  Un comportement ne se change pas en quelques mois.

La réutilisation

Pourquoi ne pas faire comme MEC qui offre à ses clients égarés des sacs réutilisés ou des sacs de retours.  À ce que je sache Costco n’offre aucun sac de plastique et réutilise ses boîtes d’emballage, en gardant ses clients heureux et dépensiers.  Et nos amis de chez MEC offriront prochainement des sacs biodégradables à tous ses clients. MEC a compris que ce n’est pas en frustrant leurs clients qu’ils aideront qui ou quoi que ce soit.

La filière bio-dégradable

Wikipédia nous explique en menus détails les 3 alternatives actuellement utilisées par l’industrie pour produire des sacs biodégradables:  Les polyéthylénes oxo-biodégradables, le Néosac et l’amidon de maïs.

Mais notre gourou de l’environnement du Devoir, Louis-Gilles Francoeur, dans son article  Et si les bons vieux sacs de plastique étaient les plus écologiques? nous avise que les sacs recyclables ne sont pas la solution ultime parce qu’ils polluent les sacs de plastiques recyclables et autres plastiques, en ajoutant des molécules instables qui pourraient dégrader les plastiques recyclés.

Le gros BS se questionne aussi

D’ailleurs un blogueur,  S. Martel, mieux connu sous le pseudonyme du “Gros Bon Sens”, se pose la question  pourquoi on distribue encore des tonnes de sacs de plastique pour acheter nos légumes mais pas pour rapporter nos achats à l’auto ?  Probablement parce que les épiceries savent très bien que s’ils n’offraient pas de sacs au comptoir des fruits et légumes, leur ventes baisseraient de façon importante et que l’impact de ne pas les offrir après que la transaction est complétée, est somme toute mineur sur les ventes.  En lisant les réponses sur son blogue, même les épiciers questionnés se perdent en conjecture…

Ce même blogueur avait “chroniqué” récemment aussi sur le cas des sacs de plastique :

Peut-être que si les commerces n’avaient pas opté, il y a plusieurs années, pour une seule taille de tout petits sacs en plastique d’une qualité douteuse, on en aurait consommé moins, n’ayant pas à répartir notre épicerie dans 15 sacs doublés. J’utilise mes sacs réutilisables le plus souvent possible, mais s.v.p. qu’on cesse de m’embêter avec une morale à deux sous en prétendant la bonne conscience environnementale alors que la réalité c’est qu’on a simplement décidé de surfer sur une vague permettant de faire un peu plus de profit en réduisant les coûts, prétextant ainsi s’attaquer à un problème qui est assurément inexistant en y opposant une solution futile et inefficace.

Sacs de poubelles

J’ai toujours recyclé mes sacs de plastique en les utilisant pour y mettre mes trop rares déchets domestiques.  Avec la disparition chronique des sacs de plastique, pour la première fois de ma vie, j’achète des sacs de plastique pour y mettre mes détritus.  À moins que bientôt on nous interdise aussi les sacs de plastique pour les vidanges, pour nous forcer à mettre nos déchets en tas, à la rue.

Les sacs de papier

Quand j’étais petit les sacs de plastique n’existaient pas.  Tous les achats étaient placés dans des sacs de papier brun recyclé, de la viande chez le boucher, aux clous à la ferronnerie ou la commande chez “Dominion”.  Même les grands magasins comme Eaton, Simpsons ou Morgan, offraient de grand sacs en papier, à poignées, qui pouvaient facilement transporter une charge d’une vingtaine de livres.  Les sacs de plastique sont apparus au milieu des années 60 et sont rapidement devenu une véritable plaie, à la grandeur de la planète.  Pas qu’ils étaient meilleurs que les sacs de papier mais beaucoup moins coûteux.

Lors d’un voyage au Maroc en 20007, sur la route du désert entre Casablanca et Marrakech, partout on apercevait des sacs de plastique accrochés aux frêles bosquets ou roulant dans le désert.  Partout.

Laver plus vert en baissant les coûts

Aujourd’hui nous sommes passés d’un extrême à un autre.  Les entreprises de ventes aux détails ont flairé le filon en retirant les sacs et en épargnant des millions chaque année. D’ailleurs la vague de retrait des sacs n’est étrangement pas venu des consommateurs ou du gouvernement, mais des marchands eux mêmes.  Et curieusement au même moment où le coût du plastique a explosé l’an dernier.  En plus ils nous vendent des sacs de plastiques plus épais, qui encombrent les coffres arrière des automobiles et sont devenus, en très peu de temps, une autre véritable nuisance… Ma tendre moitié en possède plusieurs douzaines qu’elle dissémine aux 4 vents, au fil des véhicules, du garage ou des garde-robes de notre nid d’amour.

Le respect de sa clientèle

Le magasin de plein-air “Sail-Le Baron“, qui a encore à cœur sa clientèle, offre toujours des sacs de qualité que la grande majorité des gens réutiliseront.  D’ailleurs vous vous souvenez des légendaires sacs indestructibles de la SAQ que tous réutilisaient pendant des années parce qu’ils étaient solides et de belle grandeur.

Tout dernièrement RONA a aussi retiré tous ses sacs.  Une quincaillerie sans sac!.  Essayé de transporter vos ampoules, clous, vis, outils ou pinceaux, si vous avez oublié vos sacs.  Une politique à bien courte vue, quand on sait qu’ils jettent au recyclage des centaines de boîtes de carton chaque jour.

Les entreprises prennent souvent des décisions en ne pensant qu’à leur portefeuille et en omettant l’impact sur leurs clients.  De grâce, revenez aux sacs réutilisés, recyclés ou biodégradables.  Notre industrie du papier recyclé pourrait en bénéficier, elle qui ne sait que faire des tonnes de papier recyclé qui s’empilent.  Et surtout pensez à vos clients…

Environnement

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Vivre avec un enfant handicapé: 3 entrevues

J’ai beaucoup fait la promotion d’émissions radios ou télés traitant d’autisme ou de la vie avec un enfant handicapé.  Ces derniers jours, je suis tombé sur deux diffusions de qualité, tirées d’abord de l’émission télé Radio-Canadienne de Josélito Michaud “On prend toujours un train” et aussi de la nouvelle émission radio du matin de Dominique Poirier, “Libre comme l’air”, sur la première chaîne de Radio-Canada.

janine Sutto - On prend toujours un train

D’abord l’entrevue télé de Janine Sutto du dimanche 21 juin 2009, qui traite entre autres de la vie avec sa fille trisomique Catherine.  Janine Sutto, maintenant agée de 87 ans, est plus active que jamais.  Cette entrevue est tirée de l’émission “On prend toujours un train“.  La première partie du reportage dure 8m51s, et la mention de sa vie avec sa fille trisomique commence à 6m30sec.  La 2e partie dure 7m01sec. Un reportage émouvant et plein de sincérité.

Bruno Guglielminetti et Guylaine Guay - Libre comme l'air

L’entrevue Vivre avec un enfant différent avec la comédienne Guylaine Guay et son fils Clovis, autiste lourd, et Bruno Guglielminetti, spécialiste en technologie, qui vit avec son fils Noë, multi-handicapé par des allergies sévères.   Josélito Michaud et Dominique Poirier les accompagnent dans leurs récits (reportage de 19m58sec).  Cette émission de “Libre comme l’air” a été diffusé le lundi 22 juin 2009.

La citation de Bruno Guglielminetti qui nous frappe: “un enfant malade, c’est une famille qui est malade”

Celle de Janine Sutto:  “La foi c’est très bizarre.  Quand tu es très malheureux, tu cherche un appui et c’est assez commode de croire en Dieu.”

Autisme

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Accouchement, en direct sur le web

Hier en pleine nuit, notre solide équipe a mis au monde un nouveau site web.  Plus de 1 400 pages dans les 2 langues, réécrites et transférées dans un système moderne de gestion de contenu, une soixantaine d’applications intégrées (logiciels, formulaires et bases de données), refonte de la navigation, nouveaux créatifs et gabarits…

À partir de l’appel d’offre, la gestation de ce bébé s’est étalée sur plus de 3 ans.  Tout d’abord il a fallu choisir  le procréateur, celui par qui l’enfant verra le jour.  Cette tâche se révéla laborieuse puisqu’après que le choix fut fait, l’élu nous avoua qu’il ne pourra pas concevoir le super-bébé que nous avions prévu.  Alors rebelote.  Nous devions rapidement dénicher un autre reproducteur. Les Starbuck ne courent pas les rues.  Le code génétique devait maintenant resté presqu’inchangé, mais il fallait quand même y injecter quelques OGM et du botox pour lui refaire une beauté.

Aussitôt la grossesse annoncée, nous n’avions qu’un très court 6 mois pour mener le poupon à terme.  Six mois, c’est “prématuré” pour s’assurer que l’enfant sera viable.  Qu’à cela ne tienne, on y injectera des hormones.

Dès la première échographie, début mai, le bébé nous paraissait en santé. Tous les signes vitaux semblaient normaux.  Ils ne nous restaient que 5 trop brèves semaines pour s’assurer que l’accouchement final se déroule sans heurt.

Le bébé a vu le jour hier soir, avec quelques heures de retard.  Les contractions ont été nombreuses.  Dès les premières minutes, comme tous les parents, nous étions relativement surpris de l’état de notre chérubin.  Un peu fripé, avec quelques égratignures.  Il ressemblait à un inuit, après un match de boxe.  Mais après quelques heures, l’enflure avait disparu et nous pouvions finalement apprécier l’œuvre à sa juste mesure.

Nous sommes tous fiers du beau bébé joufflu qui grandira, nous l’espérons, en beauté et en âge.  Les manipulations génétiques ne semblent pas avoir provoquées trop de tares héréditaires.  L’avenir nous le dira.

Je vous invite à le visiter à la pouponnière au http://www.viarail.ca.  Soyez indulgent, il ne fait pas encore toutes ses nuits…

Internet et Web

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Les 38 meilleurs blogues traitant de technologies Web

L’apparition des flux RSS (ou fil RSS – RSS Feeds) ont permis non seulement de faciliter l’abonnement à nos quotidiens préférés mais a aussi permis la réception d’articles ciblés ou de chroniques spécifiques.  Si vos champs d’intérêt tournent autour du tricot, des pokémons ou des aliments macrobiotiques, alors pourquoi ne pas recevoir que les articles traitant des ces sujets archi-spécialisés.

C’est comme si chaque jour vous ouvriez votre quotidien favori pour ne voir que les articles qui vous intéressent, en faisant disparaître tous le reste.  Le paradis du boulimique d’information. Je qualifierais plutôt cet outil de “pelle à creuser sa tombe”, si jamais vous souffrez d’un manque de discernement dans vos choix et surtout vous omettez de compter votre nombre d’abonnements RSS.

Ce qui est mon cas.

Au fil des mois, je me suis abonné à une centaine de fil RSS de blogues traitant de technologie web qui me bombardent de leurs contenus, souvent répétitifs.  Je consulte les prophètes de l’industrie, les blogues collaboratifs, les blogues d’agences, blogues de conférenciers et ceux qui font simplement du transfert de contenus (nouvelles – vidéos, rumeurs – tendances – conseils – publicités).
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Je m’abonne même aux commentaires reliés aux textes qui m’intéressent et m’inspirent.  Pas tous les textes d’un auteur, seulement un thème ou souvent un seul texte.  Mais le problème vient du fait qu’un seul texte de qualité, d’un auteur primé, peut générer une centaine de commentaires, étalée sur plusieurs semaines…

Je reçois en plus dans mes fils RSS mes alertes Google (générer par mots clefs), les ajouts de mes destinations préférés dans Trip Advisor, les ajouts de blogues sur ma région, mes passions, mon entreprise, mes enfants, mes sites web, et tous les “twits” sur les mêmes sujets.

J’ai un profond sentiment de culpabilité du fait que j’ai beaucoup d’articles non-lus.  Mais pourquoi ne pas annuler quelques fils, histoire de me donner un peu de répit.  Je ne peux m’y résigner. Les principaux leaders d’opinions y sont et je ne peux m’astreindre à laisser du leste… Comme si chaque matin je recevais sur le pas de ma porte les plus grand quotidiens.  Je ne pourrais pas jeter une seule copie du New-York Times, du Figaro ou The Economist sans les lire, quitte à les empiler dans un coin pour les lire plus tard.

Ma préférence à moi

Mes blogues préférés en technologies web? Principalement les nouveautés qui me permettent d’améliorer mon sens critique. Tout le monde encense Twitter ? Alors pourquoi pas un blogueur qui me dit que Twitter finalement c’est la mode du “n’importe quoi”.  Facebook va tuer les courriels ?  Trouvez moi urgemment un critique qui déboulonnera ce dont tout le monde est persuadé… Le fureteur Google Chrome est génial ? Mais dites moi donc pourquoi Opera est encore mieux…. Je veux tenter de comprendre comment on met le caramel dans Google, pourquoi le site génial Second Life est la plus grosse “baloune” de l’histoire du web et si c’est vrai que les hackers sont vraiment payés par les firmes de fabriquants d’antivirus ?

Voici une liste de 38 blogues traitant de technologies web, provenant autant du Québec, de l’Europe ou des USA.  Dans de désordre alphabétique :

  1. AVC de Fred Wilson, un gourou de la technologie à New-York
  2. Vincent Abry.  Techno-Web-Marketing d’actualités, Web 2.0. Un montréalais très prisé dans son domaine.
  3. Accessoweb. Web 2.0, Actualité Web 2.0.  Ludique, éclaté.  Beaucoup de pub – de France.
  4. Blog-Conversion.  L’optimisation des taux de conversion sur internet.  Un blog commercial d’agence.
  5. Capitaine commerce. Ecommerce, ergonomie, open source. Un blog collaboratif européen que j’apprécie.
  6. Conseils Marketing. Développez vos ventes et fidélisez vos clients facilement. Un blogue français attrayant, divisé en 10 catégories pratiques.
  7. Cédric DENIAUD.  Social Media, gestion de communautés, marketing conversationnel (!). Un blog de qualité, bien écrit et pratique.
  8. Karine Miron . E-commerce, Web 2.0 et e-tourisme. On y cause d’innovations,  de stratégies, de tendances en e-commerce et Web 2.0 dans le secteur touristique. Une petite québécoise fraîchement graduée.  Elle n’a pas publié depuis un bout de temps.
  9. Emarketing Blog .  Actualité, dernières tendances et réflexions sur l’eMarketing. Un blog collaboratif de France très pointue.  Un site un peu chargé.
  10. Garden eMarketing. Et le web devient plus brillant.  Un blog d’agence bien léché. Très orienté publicité.
  11. Gina Desjardins .  Une geekette en goguette. Découvertes web, actualités sur l’industrie du jeu et de la techno.  Une ingénue du Web. Beaucoup de vidéos et de jeux.
  12. The Official Gmail Blog : News, Tips and tricks from Google’s Gmail Team and friends. Et oui un blog pour suivre les dernières nouveautés de Gmail.  Sérieux, c’est vraiment bon…
  13. Goggle Analytics Blog . Ok un autre de Google traitant des développements effectués à son Analytics.
  14. Google Reader Blog. Yé tu assez fatiguant. Fallait que je vous en parle.  Aviez-vous deviné que c’était le blog de l’agrégateur Reader ?
  15. Gérant d’estrade. Penser tout connaître c’est déjà un début. Emile Girard avec son blog qui ne se prend pas au sérieux.  Autrefois plus orienté sport mais aujourd’hui se concentre sur le Web et l’internet.
  16. Homo Sapiens Internetus.  Le blog de Christophe Logiste. Un français avec un site encombré, mais intéressant.
  17. Intercommunication. Rayonnement Web et Marketing Internet. Le site professionnel d’Eric Baillargeon de Montréal
  18. Jaffe Juice.  Le blog de Joseph Jaffe, un des grands prédicateurs du Web.
  19. Yannick Gélinas et ses carnets.  Une réalisatrice en multimédia se spécialisant en médias numériques.
  20. WebRank la plus grande communauté francophone du référencement.  Des pubs qui roulent, tournent et nous étourdissent.  J’imagine qu’il faut souffrir pour être belle.
  21. Makeuseof.  Beaucoup de nouveau sites intéressant. Une quantité impressionnante de textes, avec des titres accrocheurs et des tonnes d’adwords…
  22. Marketing Alternatif. Un blog d’agence spécialisé en Marketing alternatif, Street Marketing, Buzz et Guerilla Marketing. L’originalité prime…
  23. Marshable France : Réseaux sociaux et Marketing  virtuelles. Le pendant français du Marshable en anglais. Bien fait. Très pointue et abondant.
  24. N’ayez pas peur !! Blog sur les nouvelles formes de communication et de publication par Internet. Il a sans doute pris peur puisqu’il ne publie plus depuis quelques mois.
  25. Pr 2.0 : The future of communication starts here. Le site du prédicateur Brain Solis.  Un blog dru sur les relations publiques et le web .
  26. Presse Citron : Le web est la plus belle conquête du web. Un de mes préférés.  Bien écrits et pertinents.
  27. Read Write Web France . La filiale du grand frère américain. Un blog sur les nouvelle technologies. Trop français. Lisez plutôt la copie USA.
  28. Seth Godin.  Philosophe, futurologue et grand conférencier américain du web. Il a publié des dizaines de tartines sur le web.  Imbu de lui-même, comme on les aime.
  29. Six pixels of Separation. Mitch Joel, notre grand manitou montréalais et son entreprise Twist Image.  Très prolifique et auto-congratulateur. La preuve qu’on peut être aussi fendant qu’un américain.
  30. TechCrunch France.  Un autre petit frère français d’une référence anglophone. Un grand média, sans trop de pub, bien présenté et qui respecte son lecteur.
  31. TechTrends. Un blog high-tech belge de Christophe Lefevre. Intense et d’actualité.
  32. The analytics Factor : Mesure sans analyse n’est que ruine de l’âme . Le blog d’Alan D. Boydell, specialisé en produit Google.
  33. The Future Buzz : Adam Singer on media. Un blog de qualité sur le Marketing Web et les affaires publiques.
  34. WAO : Web Analytique et optimisation.  De Jacques Warren, un leader de la cybermétrie au Québec.
  35. WebMarketing & com : communication interactive et bien plus. Un site français collaboratif d’agence. Un site bleu poudre…
  36. WiziShop. Français et bavard.  De longs articles avec beaucoup de chiffres. Très fort en moteur de réservation et trucs pour améliorer sa conversion.
  37. Yoast : tweeking Websites.  En anglais.  Le blog du  développeur de Wordpress, Joost de Valk.  Une mine d’or pour tout blogueur sous plateforme Wordpress. Brillant le monsieur.
  38. Ze Laurent : Laurent Maisonnave, un spécialiste montréalais de la vidéo sur le web. Un conférencier fort apprécié sur les tendances du web.

Comme toujours, j’ai probablement oublié de gros morceaux ou encore votre blog préféré.  Mais de toute façon, je n’aurais probablement pas le temps de les lire…

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Les réserves fauniques du Québec, un modèle à repenser

En décembre dernier, mon ami Richard a décidé de participer au tirage au sort organisé par la SÉPAQ pour “gagner” l’accès à un lac très convoité, ouvert seulement une semaine par année, dans la réserve faunique Mastigouche.  La fin de semaine dernière, notre chanceux allait profiter de son prix, accompagné de François et de votre humble serviteur.  Et j’avais tout intérêt à y être.  Debout à 3h30 du matin, après quelques centaines de km de routes pavés, de terre, de route de bois et de sentier de VTT (Quad), nous étions sur “notre” lac à 8h00 pile.

Cet immense territoire de 300 lacs, serti entre St-Zénon, St-Michel-des-Saints, Mandeville et St-Alexis-des-Monts est un paradis sur terre pour qui aiment la pêche et la chasse.  Mais la route d’accès, entre autre celle du Lac Bouteille, est dans un état pitoyable.  Sur le site de la SEPAQ, on nous avise que cette route est déconseillée au commun des mortels, désirant conserver l’intégrité de leur véhicule automobile.

Détérioration inadmissible

Par le passé, j’avais déjà remarqué un laisser-allez notable dans le maintien de l’infrastructure routier et l’entretien du mobilier extérieur dans quelques autres réserves fauniques.  J’avais déjà écrit au directeur de la SEPAQ concernant la détérioration du site de la chute Chaudière de la réserve faunique Ashuapmushuan (toilettes sèches qui débordent, tables de pique nique pourries, poubelles pleines et éventrées par les animaux…) lors d’une descente en canot de la rivière du même nom. J’avais aussi fait ce triste constat dans la réserve faunique de Portneuf lors de la descente de la rivière Batiscan et de La Vérendrye, lors de la descente de la Rivière Capitachouane (pdf 1,4 ko).

Une réserve “sans réserve”

La mission des réserves fauniques est étrange.  Malgré son nom, il ne s’agit malheureusement pas de territoires protégés puisqu’on y permet l’exploitation de mines et les coupes forestières, dans un cadre présumément contrôlé.  Les 21 réserves fauniques du Québec couvrent 67 000 km2  vs  49 000 km2 pour les Zecs, 14,000 km2 pour les 23 parcs nationaux du Québec et 25,000 km2 pour les réserves de parcs nationaux (territoires protégés au Nunavik mais avec peu ou pas d’infrastructures)..

En fait une réserve faunique s’apparente à une ZEC (zone d’exploitation contrôlée), mais sans chalets privés. Au lieu d’être administré et autogéré (sans subvention) par les chasseurs et pêcheurs comme une Zec,  les réserves et parcs sont gérés grâce aux taxes des contribuables. Nous bénéficions de tarifs très abordables de location de chaloupes, de campings, d’accès et de chasse et pêche, très semblables aux tarifs offerts par les ZECs.  En fait beaucoup de ces réserves fauniques sont nées des premières vagues de “déclubage” dans les années 60 et 70, issues des clubs privés appartenant en grande majorité à des américains et grandes compagnies papetières. On y retrouve la réserve faunique Saint-Mauricie (1963), Portneuf (1968), Papineau-Labelle (1971), ou Mastigouche (1971).  Les autres plus importantes, existaient depuis plus d’un siècle comme la réserve faunique des Laurentides (1895), La Vérendrye (1935), Rouge-Mattawin (1935) ou Ashuapmuchuan (1946)…

Bas tarifs = Bas de gamme

En fait, la tarification dérisoire pratiquée par le gouvernement est-elle la bonne façon de gérer les parcs et réserves ? Par exemple : notre  journée de pêche, avec la location d’une grande embarcation, nous a coûté la somme extravagante de 31,50$ par personne (taxes incluses).  Est-ce normal ? Les routes défoncées ne sont praticables que par VUS ou pick-up.  Les sentiers donnant accès au lac sont tellement détériorés que l’accès n’est possible que par Quad (VTT).

sentier reserve faunique Mastigouche

sentier reserve faunique Mastigouche

sentier 2 reserve faunique Mastigouche

sentier 2 reserve faunique Mastigouche

Le pauvre pêcheur qui ne possède aucun de ces jouets ne peut pas penser accéder à ces joyaux.  En fait, techniquement, ce ne sont que les riches qui peuvent accéder à ces territoires. Ne vaudrait-il pas mieux  d’imposer des prix comparables à ceux que les pourvoiries imposent (entre 50$ et 65$ par jour), tout en améliorant l’accès à ce territoire, afin de permettre à toute la population d’en profiter ?

Un pêcheur effrayé

Pendant notre route difficile en moto quad vers notre lac, nous avons croisé au petit matin un pêcheur seul, en vélo de montagne, armé d’un fusil de chasse chargé, transportant lignes, puise et gréments (sans moteur).  Il était heureux de rencontrer ses semblables.  Ne possédant pas de moto et abandonné à la dernière minute par son compagnon de pêche, il avait pris la décision d’y aller seul.  Il avait perdu le sentier d’accès et cherchait son lac.  Il avait abandonné son vélo devant un gigantesque trou de boue. Son sentier était sans indication et les affiches des lacs en mauvais état.  Il était terrorisé d’être seul en forêt, égaré et sans ressources.  Son regard était rempli de frayeur.  Il a répété le mot “ours” à 6 ou 7 reprises, pendant notre courte conversation.  Nous lui avons indiqué la route.  Il deviendra surement notre nouvel ami sur facebook.

Au retour, nous avons aperçu en bordure du sentier de nombreux pots de plants de marijuana, montrant que ce territoire, comme partout au Québec, est utilisé par les cultivateurs de pot.  Il est symptomatique de constater qu’un territoire, prétendument contrôlé et patrouillé par les représentants de la SEPAQ, sert de terreau aux producteurs de dope.  Il est évident que ce n’est pas seulement l’infrastructure de ces réserves fauniques qui est sous-financé, mais aussi la surveillance de ces territoires par les patrouilleurs. .

Le pêcheur égaré devrait peut-être craindre plus des planteurs de cannabis que les ours…

Environnement

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Le courage d’un survivant, dans nos bagages

Quand j’étais petit j’avais demandé à ma mère de tapisser les murs de ma chambre avec du papier peint, arborant la photo d’une forêt.  Mon frère aîné, qui habitait l’autre moitié de notre chambre, avait lui décidé de tapisser son mur avec une plage et un couché de soleil.  Quand je m’endormais, j’avais le choix de me réveiller sur une plage ou dans la forêt.  Je préférais de beaucoup le bois, même si les bruits et les odeurs étaient exclus du forfait.

La descente d’une vie

Dans quelques jours, je  réaliserais un rêve longtemps caressé.  J’aime passionnément le canot d’eaux vives, la pêche, la photographie et les grands espaces.  La culture inuit et les rivières sauvages ont toujours peuplé mon imaginaire.  Il y a plusieurs années, ce périple de 24 jours sur la rivière aux feuilles a commencé à germer dans mon esprit.  Je savais que peu de gens la fréquentait et qu’il n’y avait à peu près pas de pourvoyeurs et d’habitants, si ce n’est des phoques d’eau douce, des bœufs musqués et des caribous.  La première fois que j’avais vu une rivière du grand nord à la télé, c’était lors de l’écrasement de l’avion de Jean-Claude Lauzon et Marie-Soleil Tougas en 1997, sur la rivière aux mélèzes, au sud de Kuujjuaq.  J’avais été séduit.  Mais les vrais raisons ?  Sans doute pour combler un défi physique, psychologique et touristique.

Un défi physique ?

Pagayer 350 km, avec quelques jours de repos, et plusieurs jours de vents, de transports et d’attentes,  le froid, les millions de mouches qui vrombissent le matin sur le toit de la tente, l’hygiène sommaire, les vêtements humides au fumet de bacon, les bouffes déshydratées-réhydratées, les nuits en plein soleil, les ampoules, les maux de dos, de genoux, irritations intimes, piqûres et ronflement de ton partenaire exténué… En fait c’est beaucoup plus un défi pour endurcir ma patience, qu’autres choses.

Un défi psychologique ?

L’éloignement de mes amours, 24 nuits dans une tente exiguë avec le même (et nouveau) partenaire, 6 dans une tente moustiquaire de 10 x 10 à préparer les repas, écrire les chroniques et faire la vaisselle.  Devoir négocier chaque décision pour le bon fonctionnement du groupe, manger à l’heure du groupe, me lever à l’heure du groupe, à genoux dans le canot, 6 heures par jour, trouver des sujets de conversation avec le même partenaire ou se la fermer pendant des heures, un tour de force pour ceux qui me connaissent…

Touristique

La plupart des voyageurs choisissent d’abord un voyage pour meubler leurs souvenirs et remplir leur carte mémoire d’images indélébiles.  Indéniablement, ce pays est unique au monde.  Ses paysages lunaires, sans arbre, ses montagnes taillées au rabot et ces rivières qui déboulent à la vitesse d’un cheval qui coure.  Et ces centaines de milliers de caribous, en file indienne, que l’on croise humblement à chaque détour de rivière. En fait on s’imagine plus sur une planète de “Star Trek” où rien n’est comme chez nous.

Un absent de taille

Mon ami de longue date, et partenaire de tente et de canot lors de notre dernière longue expédition sur la rivière George en 2005, ne sera pas des nôtres cette année.  Raymond ne peux plus pagayer.  Il est partiellement paralysé.  En septembre 2006, lors d’un long trekking au Tibet, au mont Cho Oyu, la 6e plus haute montagne du monde (8 200 m), mon ami Raymond, à 6 000 mètres d’altitude, a été terrassé par un ACV (ou AVC selon…).

Un caillot, logé au cerveau, l’a foudroyé pendant sa montée vers le sommet.  Paralysé et inconscient, plus d’une cinquantaine de personnes ont participé à son évacuation vers l’hôpital militaire américain de Katmandou, au Népal.  Un trajet de seulement 200 km, mais épique quant il est effectué à dos de yack, de sherpa et d’hélicoptère, à cause de nombreux glissements de terrain.

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Quelques sherpas, et un médecin rencontré sur la montagne, sont demeurés à son chevet pendant plusieurs jours, pour le nourrir et l’épauler.  Dans cet hôpital, les proches doivent nourrir les malades en se procurant eux mêmes la nourriture au marché.  Raymond à son réveil avait perdu la parole, ne pouvait plus lire, écrire ou compter.

Lisez le compte rendu de son évacuation, en date du 18 septembre 2006,  sur le blogue de “L’échappée Belle“, l’agence qui guida ce voyage.

Le rapatriement à Montréal a été laborieux. La compagnie d’assurance refusait de le ramener à la maison, à cause des frais élevés d’un avion-ambulance privé.  La compagnie argumentait que les soins offert à Katmandou était de qualité et que le retour à la maison ne se ferait que par un vol commercial, aussitôt sur pied ou dans une chaise roulante.  Le problème est que Raymond est paralysé et cloué au lit… Mais les médecins d’ici ne l’entendaient pas ainsi.  La réhabilitation rapide d’une personne paralysée, suite à un accident cérébrale, est primordiale.  Plus vous attendez et plus les dommages seront irréversibles.  “Time is the essence”.

Sa conjointe n’hésita pas un instant.  Elle fouilla dans ses économies, ses REER et allongea la somme nécessaire, soit plus de 120 000$ pour que Raymond revienne le plus rapidement possible. Trois ans plus tard, France et Raymond attendent toujours le règlement de ce dossier.  Leur plus grand combat n’a pas été celui qu’ils croyaient.

Aujourd’hui Raymond a perdu l’usage du bras droit et l’usage partiel de sa jambe droite.  Il marche à l’aide d’une canne mais malgré son handicap, il se déplace avec une étonnante agilité.  Il pêche encore avec Alain et moi, et hormis l’entrée et la sortie de la chaloupe, il nous fait encore la barbe avec ses belles pêches.  Nous avons installé des supports de lignes à pêche et il réussi assez facilement à mouliner son poisson et à remplir le bateau de belles truites.

Raymond marche plusieurs heures par jour et il suit présentement un traitement exploratoire à l’hôpital Royal Victoria, pour tenter de réanimer ses mains et ses doigts, par de la stimulation magnétique.

Je vous invite à visionner ce court reportage diffusé par la CBC où l’on peut découvrir le programme de réhabilitation de Raymond.

Notre vieux copain nous manquera pendant ces 4 semaines dans le grand nord.  À chaque coup de pagaie nous penserons à lui,  qui aurait tant aimé se joindre à nous.  Un jour, on ira ensemble sur cette rivière, remplir la chaloupe de gigantesques mouchetés, grises et ombles chevaliers.  Et tu n’auras pas besoin de pagayer 350 km, avec des ampoules, des maux de dos et de la bouffe en poudre…

Moi Me Je ?
Rivière aux feuilles 2009

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Voulez-vous vivre vieux et heureux ?

J’ai trébuché dernièrement sur un article de la revue “The Atlantic“, traitant d’une étude d’envergure qui s’est échelonnée sur plus de 72 ans, The Grant Study.  Ce texte tiré de l’édition de juin 2009 de ce magazine, et repris dans le New York Times, traite de ce travail de moine démarré dans les années 1930, où un groupe de scientifiques ont suivi la vie de 268 hommes, de l’université jusqu’à aujourd’hui.

Le but de cette étude était de déterminer quels éléments de la vie pouvaient être les plus déterminants sur l’existence et sur le bonheur. Cet article intitulé “What makes us Happy” (Qu’est-ce qui nous rend heureux) analyse la vie de certains de ces hommes, triés sur le volet à l’Université Harvard, dans l’étude longitudinale la plus importante de l’histoire de la recherche.

Quel est la recette du bonheur et de la vie heureuse ? Quel est l’importance de votre enfance sur votre vie en général ? Est-ce que la richesse, l’éducation, l’instruction, le mariage, les enfants, le divorce, le célibat influe sur votre vie ? Les conclusions sont étonnantes.

Ces hommes ont eu à remplir, tout au long de leur vie, des centaines de tests, questionnaires médicaux et psychiatriques, et évaluations de toutes sortes.  Plusieurs noms connus ont participé à cette étude dont Ben Bradley, éditeur du Washington Post et John F Kennedy.  Après la mort de ce dernier, ses documents ont été retirés et mis sous scellé, jusqu’en 2040.

La recette

Cette étude était sous la responsabilité du psychologue George Vaillant pendant 42 ans, qui a récemment pris sa retraite.  En héritage, il nous livre quelques bribes des conclusions de son étude.  Selon lui, voici la formule qui peut vous aider à être heureux.

  • La stabilité, l’intelligence, le bon jugement, la santé et beaucoup d’idéaux nourrissent le bonheur.
  • Vous pouvez quand même demeurer heureux même si, à la fin de votre vie, votre santé est chancelante.
  • Le surplus d’argent n’est pas nécessaire pour assurer le bonheur.
  • L’exercice est très important quant vous êtes jeune mais celle-ci a peu d’influence sur nos vieux jours.
  • Chez les hommes qui sont dépressifs à 50 ans, 70% mourront en moyenne à 63 ans.
  • Les hommes pessimistes ne vivent pas très vieux, et souvent avec une vieillesse difficile.
  • Les aptitudes sociales ont plus d’importance que l’intelligence, l’enfance doré ou les revenus.
  • Ce qui a le plus d’influence sur le bonheur, ce sont les liens sociaux, les amis, les collègues, la famille et la conjoint(e).

Voici une citation frappante sur ce vidéo impressionnant de 6m51sec :
Vaillant’s overall conclusion is familiar and profound. Relationships are the key to happiness. “Happiness is love. Full Stop”

Le tissu familial

Mon beau-père m’a souvent répété : “Un voisin, c’est comme un frère, tu ne l’a pas choisi et si tu veux vivre en harmonie, il faut entretenir de bons rapports “.

Depuis la mort de notre mère, il y a 4 ans, notre grande famille est restée très unie.  Les enfants, quittant le nid les uns après les autres, nous a permis subrepticement de resserrer nos liens.  Je pense que la longue maladie de notre mère nous a uni autour d’elle et nous a permis de nous redécouvrir.  Sa souffrance n’aura pas été vaine.

Malgré la disparition de notre père et mère, nous nous fréquentons plusieurs fois par année, autour d’un tournoi de golf, d’un BBQ, d’un voyage ou d’une bonne table.  Nous nous rencontrons encore à Noël et aux anniversaires de naissance, bien que les nombreux enfants et leurs conjoints représentent un défi de “taille”.

Les liens d’amitié

Souvent le destin, à des moments précis de notre vie,  dépose sur notre chemin des êtres avec qui nous partageons des intérêts communs.  Lorsque nous les perdons de vue, nos souvenirs nous rappellent combien ces êtres ont meublé notre vie.  Lorsque nos routes se recroisent, plusieurs années plus tard, la chimie qui nous unissait s’est souvent dissipée et l’attirance n’est plus aussi intense.  Plusieurs conservent ces amitiés sans se questionner, par fidélité aveugle ou parce qu’en vieillissant, il est plus facile de conserver nos vieux amis que de tisser de nouvelles amitiés.  Souvent le conjoint/conjointe qui n’existait pas à l’époque, est un élément qui perturbe la renaissance de nos vieilles amitiés.

Pour ma part j’ai conservé beaucoup de vieux amis d’enfance et d’adolescence.  Je les fréquente plusieurs fois par année, avec ou sans leurs conjointes.  Il est normal que nos intérêts aient changé mais nous nous attachons “au bon vieux temps” qui dans mon cas, et celui de mes amis, avait été très intense.

Golf, pêche, poker, spectacle, voyage et grande bouffe servent de prétextes pour se revoir.  Très peu pour nous les fêtes commandées comme Noël ou Pâques.

Tous dans la cinquantaine, nous entrevoyons la pré-retraite avec beaucoup d’optimisme.  Ces liens d’amitié, conservés au fil des décennies, y sont pour beaucoup. Comme disait Antoine de St-Exupéry, dans “Le petit prince” : Tu es responsable pour toujours, de ce que tu as apprivoisé.


Moi Me Je ?
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Être responsable de la disparition d’une espèce animale

On cite très souvent les prophètes de malheur qui nous annonce la disparition de l’homme à court terme.  De Nostradamus, en passant par Stephen Hawking jusqu’à Hubert Reeves,  on utilise comme épée de Damoclès annonciatrice, la disparition prévue de centaines d’espèces de mammifères, de reptiles, de plantes et de poissons.  Ma génération, mue par son désir “bulldozeresque” de développer à tout prix, à fait disparaître des milliers de km2 de forêt, de rives, de rivières, de tourbière et de marécages, en feignant ignorer les conséquences.  On peut citer l’épandage de DDT dans les années 50 et 60, qui a fait des dommages tels qu’aujourd’hui nous en retrouvons encore les traces dans le lait maternel des femmes Inuits, malgré son interdiction depuis près de 50 ans.  Ou encore le réchauffement climatique qui perturbe les écosystèmes en accélérant la fonte des glaciers et la multiplication des perturbations atmosphériques comme les ouragans et les typhons.

Les espèces menacées au Québec

Je ne vous dresserais pas la liste des espèces menacés ou vulnérables au Québec.  Vous en avez entendu parlé maintes fois dans les médias qui pleuraient devant la disparition imminente de l’ours blanc, du carcajou, du caribou des bois de la Gaspésie, du chevalier cuivré ou de la tortue des bois.  Plutôt que de s’apitoyer sur le triste sort de ces espèces, notre bon gouvernement devrait prendre ses responsabilités et sécuriser de plus grandes aires protégées, pour assurer la survie de ces derniers spécimens, dans une immense arche de Noé environnementale.  Mais le gouvernement Charest se traîne les pieds en valse hésitation, guidé par les pressions de ses sous-fifres d’Hydro-Québec, d’inonder encore plus de territoire, et de ses amis des papetières, de bûcher tout ce qui reste de la forêt boréale.

Les rongeurs de mangeoires

Maintenant que ma montée de lait est terminée, passons aux choses sérieuses.  Amateur d’ornithologie depuis plusieurs années, je tente d’éloigner avec peu de succès les rongeurs de mes mangeoires.  L’achat de coupoles de protection, de poteaux sophistiqués, de nichoirs de l’ère spatiale n’ont pu contrer ce fléau, cauchemar du contemplateur de la gente ailée.  J’ai aussi examiné la possibilité d’utiliser le canon à eau, la clôture électrique et la bombe à fragmentation, mais la convension de Genève me l’interdisait.

Généralement il est assez facile de faire fuir ces grignoteurs à poil, en cognant dans la fenêtre ou en les apostrophant de vive voix.  Si l’animal ignore mes avances ou semble agressif, je m’approche et tente de le faire fuir par la méthode forte.  Moi un disciple de la conservation, j’avoue avoir déjà précipité dans la mort ce sympathique (!) rongeur en l’expédiant avec force de mes mangeoires.  Mais que celui qui n’a jamais exterminé un rongeur me lance la première pierre…

Le bourreau de la solution finale

Une nuit l’an dernier, j’entends brasser à l’extérieur.  J’allume le lampadaire pour apercevoir un écureuil, tête en bas, qui bouffe à qui mieux mieux ma précieuse réserve de tournesol.  J’essaie de le dissuader mais il ignore mes récriminations.  Je décide donc de pratiquer ma technique éprouvé de la catapulte.  Le lendemain matin, en descendant l’escalier, j’aperçois ce bizarre spécimen d’écureuil gisant plusieurs dizaines de mètres plus bas.  Yeux protubérants, peau flasque, ventre blanc, oreilles pointues, griffes impressionnantes…  Après consultation auprès d’un ami biologiste, on me confirme que je viens d’assassiner une espèce rare et menacée, le polatouche, connu sous le nom familier d’écureuil volant ou par son nom scientifique “Glaucomys Volans”, les “grand yeux” qui volent…

Écureuil volant - Glaucomys Volans - Polatouche

Écureuil volant - Glaucomys Volans - Polatouche

Cette espèce est menacée par la déforestation puisqu’elle vit principalement dans les cavités des grands arbres.  Elle se déplace en planant d’arbre en arbre, et vit exclusivement la nuit, en se guidant en vol par écholocation (par ultrason, comme les chauve souris).

Mon ami Spip

Annonçant cette triste nouvelle à mes enfants, ils me confirment que cet animal est le meilleur compagnon de Spirou,  SPIP.  Les remords me rongent;  je me promets de ne plus jamais exterminer de rongeurs, souris, mulots ou rats de ce monde, pour éviter que je ne passe à l’histoire comme responsable de la disparition d’un spécimen rare de la surface du globe.

Le fantôme est de retour

Samedi soir vers 23 heures.  Je me détends sur mon PC quand j’aperçois une bête étrange “atterrir” en douceur sur la rampe, à proximité des mangeoires.  Je savais que c’était le retour de cet étrange animal qui revenait me hanter.  Après avoir beaucoup lu sur ce spécimen, je me déplace à l’extérieur pour prendre plusieurs photos dont une que je partage aujourd’hui avec vous (en haute résolution).

Polatouche

Le polatouche ou "écureuil volant"

Après m’être senti coupable de crime contre l’humanité, je rends maintenant service à la communauté scientifique en publiant une rare photo de cette étrange créature en péril. Finalement je n’avais pas exterminé le dernier polatouche de la planète…  Pour me déculpabiliser, ce sera dorénavant “bar ouvert” dans le tournesol, sur mon bras, à tous les polatouches des environs.

Environnement

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