August 2009

Le Baluchon, sous la pluie

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Cette fin de semaine, petit tour dans les verts pâturages de la Mauricie, à l’auberge “Le Baluchon“. Ce domaine touristique, niché entre la plaine de St-Paulin et le village des lutins de Saint-Élie de Claxon, longe la petite et grouillante rivière du Loup.

À la faveur d’une invitation, nous avons pu gouter à ce “relais champêtre” dont nous avions tant entendu parler.  Depuis le site de tournage de Marguerite Volant au milieu des années 90, le Baluchon a beaucoup changé.  Fondé en 1982 par 2 étudiants, Louis Lessard et Yves Savard, sur le site d’une ancienne scierie propriétée d’Hydro-Québec, ces artisans ont voulu faire revivre les traditions de la Nouvelle-France, sans trop les dénaturer.

Dès le premier coup d’œil les québécois sont séduits.  L’architecture, la décoration, le détail de la construction et tous les clins d’œil à notre passé nous rejoignent.  Par contre on se rend vite compte que l‘on traverse souvent la ligne du site historique pour verser un peu dans le “Walt Disney”.  Certains costumes des employés relèvent plus du cinéma que de la réalité.  Certains décors rustiques versent dans le déjà-vu. Mais somme toute l’ensemble est heureux et appaisant.

Le souper du samedi soir servi dans une gigantesque camp en bois rond, mal chauffée, au son des rigodons et de la soupe au pois, n’est définitivement pas fait pour la clientèle locale mais conçus pour les touristes étrangers à l’affut de la cabane au Canada. L’immense foyer en pierres des champs sonne creux, le vieux poêle Bélanger est une copie et le canot d’écorce n’a jamais navigué plus loin que la boutique de souvenirs. Pour faire encore plus typique, nous ne pouvons accéder à cette cabane en bois rond que par une ballade en calèche de 20 minutes.  Mais à la fin du repas le cocher nous a fait poireauter pendant près de 90 minutes pendant que d’autres touristes se promenaient sur le domaine.  Et hors de question pour les dames en talons hauts et en bas résilles de marcher dans la boue, sous la pluie, en pleine nuit.

Un effort est mis pour vendre les produits locaux et faire la promotion de l’économie de proximité. Les chambres sont grandes mais les petits lits doubles n’offrent  pas le confort de la couète et sont doublés d’oreillers synthétiques durs comme des billots de flottage. La table est bien garnie et l’on remarque un souci particulier pour la présentation des plats.  Le brunch dominical est impressionnant par sa variété et la qualité des mets (truite, escargot, fruits de mer…). À défaut d’avoir pu profiter du théâtre en plein air, beaucoup d’entre nous ont opté pour le massage, le sauna et la marinade corporelle.

Les activités de ce domaine sont étalées sur plusieurs kilomètres carrés.  De votre chambre, pour vous déplacer au bistro ou au restaurant, la piscine ou le spa, vous devez marcher souvent un bon kilomètre, sur des trottoirs de bois en forêt.  Avec une fin de semaine pluvieuse et froide, les déplacements du groupe devenaient difficiles.  D’autant plus que la majorité des stationnements et des accès ne sont pas en gravier mais en terre glaise.

Malgré ces quelques critiques, les propriétaires de ce site ont su développer avec goût un produit original, de qualité, à la hauteur des standards internationaux.

Je vous offre quelques photos, prises souvent sous la pluie, pour vous donner un aperçu de ce site majestueux.

Ma caméra

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40 ans! Déjà?

Si vous n’êtes pas au courant qu’en fin de semaine, c’était le 40e anniversaire du méga-concert Woodstock en 1969, c’est parce que vous étiez aux soins intensifs.  Toujours est-il que pour la nième fois je me suis enfilé les 3 heures du film-concert racontant les déboires et triomphes de ce festival mythique.  Ce document a quand même bien vieilli.

C’est quand, au bulletin de nouvelles, on a commencé à montrer des gens qui y étaient, je me suis alors rendu compte que ces individus sont pour la plupart des retraités, ayant le plus souvent atteint la soixantaine bien sonnée.  Ouf, assez bizarre d’entendre grand-papa nous raconter qu’avec mammy ils ont “droppé” de l’acide ou encore fait l’amour en groupe en chantant Hare Krisna.  À l’aide….

Pour vous mettre dans l’ambiance, je vous offre une publicité percutante des crayons BIC qui confirme que leur marqueur permanent est effectivement très performant.  Tant que grand-mère ne nous raconte pas sa nuit torride avec Jimi dans sa Westfalia.  Scuse me, while I kiss the sky…

JimiHendrix_bic

Plaisantin

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Nos ancêtres de la Nouvelle France assiègent la ville de Québec

Après un mois d’absence pendant un périple inoubliable de 24 jours en canot dans le Grand Nord, me revoilà le temps d’une fin de semaine à Québec, au clair de lune avec ma brune, pour les fêtes de la Nouvelle France.  J’avais évité les fêtes du 400e l’an dernier parce qu’en vieillissant je deviens un grincheux agoraphobe. Mais comme je me devais de sortir de ma chambre d’hôtel, je n’ai pu faire autrement que de nager dans une mer d’étranges (dont je suis).  J’en ai profité pour rapporter quelques clichés des personnages costumés, de beaux enfants et de points de vue incontournables.  Mais mon Dieu, est-ce que je deviendrais tranquillement un touriste préretraité en bermudas ?

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Ma caméra

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