September 2009

Deux mentions pour votre humble serviteur

Click Weekly - Top Canadian Online MarketersHier, le 29 septembre, le journal Click! Weekly a dressé une liste aléatoire des TOP 40 Canadian Online Marketers of 2009.  J’ai eu l’honneur de figurer sur cette liste, avec des leaders prestigieux du monde du web au Canada de Facebook, Yahoo, Expedia, Bell, eBay et Dell . Même si ces listes sont souvent faites pour “remercier” des partenaires de l’industrie, il fait toujours plaisir d’être reconnu par ses pairs d’autant plus que ce magazine est anglophone, basé à Toronto, et que seulement une poignée de québécois y apparaissent.  Ces honneurs sont toujours le reflet du travail d’un groupe qui apporte des idées innovantes avec une vision avant-gardiste de l’internet.  Mon ami Guillaume Brunet, qui figure aussi sur cette liste, a rédigé un petit texte sur cette mention sur son blogue personnel.

Les Francs-tireurs ont “visé” mon humble site web

Francs-tireursCe soir 30 septembre, l’émission de Télé-Québec Les Francs-tireurs, animée par Patrick Lagacé et Richard Martineau, ont utilisé, avec mon autorisation, plusieurs photos de deux textes publiés ces dernières semaines traitant des accrocs à la règlementation sur l’affichage à Montréal.  Je vous invite à revoir ce reportage en rediffusion sur le web ou à l’écran, ce jeudi 1er octobre à 14h00, samedi 3 octobre à 20h00 ou mardi le 6 octobre à 23h00.  Notez que le reportage sur l’affichage à Montréal débute à la 30e minute, tout juste après l’entrevue avec Gilbert Rozon.

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Un petit mercredi soir avec le FLQ

Je connaissais Pierre Falardeau comme tout le monde.  Par ses films, documentaires, par Elvis et ses entrevues enflammées dans les médias.  Selon moi ses propos incendiaires de gauche avaient autant de pertinence que les propos d’extrême droite des polémistes médias comme Gilles Proulx, André Arthur, Benoit Filion ou Stéphane Gendron.  Ce n’est pas en blasphémant ou en injuriant les élus en place et les mieux nantis que l’on arrive à faire avancer une cause…

Falardeau, je l’ai rencontré une seule fois. En fait pendant toute une soirée. C’était un mercredi soir, presque 15 ans jour pour jour, plus exactement le 28 septembre 1994. Anne et moi se rendions au cinéma “Le Parisien” sur Sainte-Catherine pour y voir notre hebdomadaire film à la mode, en couple, loin de l’effervescence familiale.  Nous montions le grand escalier mobile pour accéder à notre écran au 3e étage.  Avant d’entrer dans la salle sombre, j’entrevois un petit attroupement dans un coin, devant une autre petite salle. Intrigué, je m’approche. J’aperçois alors dans le groupe un visage familier, poilu, étriqué et vieillissant.  C’est Paul Rose, le felquiste de la cellule Chénier. Je connaissais bien le FLQ pour avoir suivi assidûment leurs frasques des années 60-70 et ensuite lu à peu près tout ce qui existait sur leurs motivations, leurs buts et leurs façons d’y arriver.  Au Cégep, lors d’un cours en sciences politiques, j’avais effectué un travail de moine sur ce sujet.

Je m’approche de Paul Rose pour le saluer, quand j’entrevois Pierre Vallières, écrivain felquiste dont j’ai lu quelques livres, dont le classique Nègres blancs d’Amérique.  Je remarque les 3 autres membres de la cellule Chénier, Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie entourés des autres têtes fortes de l’époque comme les Lanctôt et Cossette-Trudel. Là dans un nuage de fumée, je distingue Falardeau.  Je comprends qu’il s’agit de “l’avant” avant-première du film Octobre, sans tambour ni trompette. Pas de télévision ou de journalistes, qui seront invités le lendemain soir.  C’est un avant-première en famille.  Surtout que Falardeau n’est pas l’enfant chéri des médias mais plutôt un “loose canon” toujours prêt à vous vomir une vacherie devant les caméras.

Je convainc mon amour de laisser tomber notre film “de fille”, choisi préalablement, pour nous engouffrer dans la caverne avec “Ali Baba et ses 40 voleurs”.  Impressionné le petit gars.  Je suis assis tout juste à côté de Robert Lemieux, le moustachu avocat qui défendit plusieurs felquistes incarcérés dans les années 60 et 70;  qui est d’ailleurs décédé l’an dernier à Sept-Îles, à 65 ans.

Le film raconte la crise d’octobre 70, plus spécifiquement l’enlèvement du ministre Pierre Laporte, de la planification, au déroulement et l’éxécution, étalé sur 7 jours, du 10 au 17 octobre 1970.  Le scénario a été tiré du livre de Francis Simard Pour en finir avec octobre, un des 4 kidnappeurs du ministre Laporte.  Ce film fut d’ailleurs le premier grand rôle de Luc Picard au cinéma.

La soirée était parsemée de plusieurs discours de Falardeau et d’autres anciens felquistes impliqués dans la réalisation du film. On peut ne pas être d’accord avec la philosophie et la façon de fonctionner de ce groupe, mais son influence a été déterminante sur le réveil collectif et la prise en main des québécois.  Un petit mercredi, gravé dans ma mémoire.

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La force des écrits

Pour faire suite au texte publié le 14 septembre dernier qui traitait des problèmes de transport scolaire de ma fille handicapée, j’ai pris la liberté d’envoyer le texte par courriel à mon commissaire scolaire de quartier.  Quelques jours plus tard, n’ayant pas obtenu d’accusé de réception,  je l’ai fait suivre au président du conseil des commissaires et au directeur général de la commission scolaire.  J’ai du faire preuve de débrouillardise pour dénicher ces adresses de courriel.

Moins de 2 heures plus tard, un dirigeant de la commission scolaire logeait un appel à la maison…  que nous avons bien sur raté, nous impies, allergiques aux boîtes vocales.   Il n’en reste pas moins que la réaction a été immédiate.

J’ai donc parlé à une dame, pleine de compréhension, qui m’explique que les parents font des demandes souvent saugrenues ou exagérées, ou simplement impossibles à réaliser.  La dame m’ explique que dans certains cas, il y a effectivement des exceptions pour que la berline pénètre dans les entrées privées;   mais que je devais en faire la demande écrite, et que chaque cas devait être examiné individuellement.

Oui, chaque cas est unique, nous le savions.  Être parents d’une enfant handicapée n’est pas la norme, et notre cas est effectivement exceptionnel.

Un appel téléphonique n’a pas suffi.  Se rendre en personne n’a pas suffi.  Publier un article n’a pas suffi.  Il a fallu l’acheminer aux hauts dirigeants.  À partir de là, la réponse n’a pas tardé.

Je tiens tout spécialement à remercier notre “chauffeure” qui a démontré beaucoup de patience à notre égard, et à l’égard de notre enfant. 

Ce matin, la mini-fourgonnette s’est stationnée dans notre entrée. Notre problème est enfin résolu.

Merci à la commission scolaire d’avoir fait preuve d’ouverture d’esprit.

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Moi plus chanter en créole – Mythes et réalités de l’affichage à Montréal (2e partie)

Il y a quelques semaines j’ai traité des accrocs souvent important à la loi sur l’affichage à Montréal.  Que nous soyons chauds, froids, ou opposés à cette loi, personne ne peut être au dessus de la loi.  Que vous soyez opposés à l’interdiction des insecticides, aux radars photographiques, ou au bannissement des cellulaires dans les bagnoles, vous n’avez pas le choix de respecter les lois ou règlements, sous peine de faire face au législateur.

J’aimerais ici vous donner des exemples de bon usage de cette loi, qui ne brime pas l’utilisation d’une autre langue. Et bien sur d’autres exemples de rebelles sans cause.

J’évite de donner d’exemples de petits commerçants qui n’utilisent qu’une seule langue pour communiquer un message manuscrit parce qu’ils connaissent mal ou pas la langue, et encore moins la loi d’affichage.  Je ne pense pas qu’en tapant sur les petits, cette loi gagnera en crédibilité.  Mais les entreprises importantes ont une obligation légale et surtout morale de respecter et d’appliquer la réglementation.

Quelques entreprises refusent de traduire leurs slogans parce qu’ils font partis de leur marque de commerce.  Pensons à “United Colors of Benetton” qui n’est même pas une entreprise anglophone mais italienne.  Et qui plus est, elle a installé son premier magasin hors-Italie à Paris.  Étonnant.

Bilinguisme dans l’affichage

Entendons-nous.  Je n’ai rien contre le bilinguisme.  En fait ça fait chaud au cœur de se balader en Colombie-Britannique ou au fin fond du Yukon et de lire des affiches et instructions en français.  Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.  Si aucun service ne peut être obtenu en français à ces endroits alors l’affichage bilingue perd de sa pertinence.  C’est comme les jeux olympiques.  La 2e langue des jeux peut très bien être le français mais si personne ne le parle alors pourquoi toujours supporter la angue “ancestrale” du fondateur M.  de Coubertin.

Affiche unilingue anglophone

Quand à l’affichage unilingue anglophone à Montréal, c’est inacceptable, même pour les églises ou institutions d’enseignement.  La nation québécoise (dixit Stephen Harper) est à 85% de langue maternelle française;  le minimum requis est que le majorité des habitants puissent comprendre ce qu’il se dit chez eux.

Unilinguisme francophone dans l’affichage

Pour ce qui est de l’unilinguisme francophone dans l’affichage, je suis en faveur puisque c’est le prix à payer pour maintenir une certaine paix social et la reconnaissance du visage français d’un peuple. D’ailleurs cet attrait est en fait un levier marketing important pour le tourisme.  Les Américains et autres Européens retrouvent la saveur des vieux pays du fait que Montréal affiche fièrement ses origines latines.

La langue française est une anomalie continentale et le demeurera pour encore quelques centaines d’années.  Après, elle aura vraisemblablement disparu, écrasée inexorablement par la puissance gigantesque de cette langue pratique, facile et universelle qu’est l’anglais.

Ce n’est pas un cauchemar, c’est la réalité.  À moins que l’on veuille vraiment la préserver….

DES EXEMPLES DE BONNES PRATIQUES

Une bonne pratique pour attirer une clientèle non-traditionelle

Une bonne pratique pour attirer une clientèle non-traditionnelle

Une façon claire et nette de communiquer en respectant la loi

Une façon claire et nette de communiquer en respectant la loi

Un affichage agréable, tout en restant lisible

Un affichage agréable, tout en restant lisible

Simple à lire en modifiant simplement la typographie des instructions

Simple à lire en modifiant simplement la typographie des instructions

AUCUNE PRÉDOMINANCE DU FRANÇAIS

Trois langues.  Assez chargé.  Sans prédominance du français.

Trois langues. Assez chargé. Sans prédominance du français.

Ces affiches à l'intérieur et extérieur ne donnent aucune prédominance au français

Ces affiches intérieures et extérieures ne donnent aucune prédominance au français

Aucune prédominance au français, simplement 2 affiches côte à côte

Aucune prédominance au français; simplement 2 affiches côte à côte

“CRÉOLISATION” DE L’AFFICHAGE BILINGUE

Un menu difficle à lire où la typo change de couleur par langue sans prédominance.

Menu difficile à lire où la typo change de couleur, sans prédominance

Prédominance de l'anglais, avec du mauvais français.

Prédominance de l'anglais, avec du mauvais français.

LE PRIX CITRON

Une affiche grand format partout à Montréal.  Du bilinguisme non permis par la loi.

Affiche grand format partout à Montréal. Du bilinguisme publicitaire?

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L’intransigeance des fonctionnaires autistes

Je vous ai souvent parlé de l’étroitesse d’esprit des gestionnaires de l’État quand il s’agit de gérer les personnes handicapées.  Voici un cas vécu de “fonctionnarisme crasse” que plusieurs parents d’enfants handicapés doivent subir.

Une commission scolaire, ça trompe; deux, ça trompe énormément

Cette semaine ma fille autiste de 18 ans, lourdement handicapée,  vit sa troisième semaine d’école.  Elle aime fréquenter l’école. Elle y est heureuse, détendue, en sécurité, adore son professeur et le milieu scolaire.  Elle fréquente l’école “Le Tournesol”, une institution spécialisée pour enfants handicapés intellectuels et autistes, dans le quartier Pointe-aux-Trembles sur l’île de Montréal.  Le problème: c’est que nous n’habitons pas l’île de Montréal.  Aucune infrastructure comparable n’existe à Repentigny;  notre enfant parcourt un petit 5 km à partir de la banlieue nord, de l’autre côté de la rivière des prairies.  Nous devons transiger avec 2 commissions scolaires, la commission scolaire des Affluents à Repentigny, pour le transport scolaire, et celle de la pointe de l’île de Montréal, pour l’école.

Gestion de crise

Fin août, à la veille de la rentrée, je réalise que je n’ai pas eu de nouvelles du transporteur de ma fille.  J’avais reçu quelques semaines auparavant une carte m’indiquant que le transport passerait le matin à 9h16 et que l’on me contacterait par téléphone. Quelques jours plus tard je n’avais pas encore reçu d’appel.  Nous sommes peut-être fautifs, nous, irréductibles gaulois qui refusons de s’équiper d’une boîte vocale.  Pour nous, l’afficheur suffit. Par contre, pour le transport de notre princesse, il est important de rencontrer le chauffeur pour l’informer que notre fille doit porter un harnais adapté, pour éviter qu’elle ne se détache durant le transport.  De plus, sa condition d’autiste la rend intolérante à plusieurs bruits comme les clignotants, la sonnerie et les conversations au téléphone cellulaire, la cloche qui tinte quand les portières s’ouvrent ou encore les stations de radio parlé, avec un animateur à la voix stridente…  Il faut en aviser le chauffeur pour prévenir des crises difficiles à gérer, où elle se met à frapper les autres enfants et même le chauffeur.

Bombe à retardement

J’ai communiqué avec la responsable du transport à ma “commission scolaire des Affluents” pour obtenir le numéro du trajet et les coordonnées du chauffeur.  Pour la première fois en 10 ans, la préposée ne peut me communiquer ces informations indispensables.  Qu’à cela ne tienne.  Par le biais d’un autre parent d’enfant qui voyage avec ma fille, je réussi à obtenir l’information.  Je communique alors avec ce nouveau chauffeur pour l’informer du comportement souvent imprévisible de ma fille.  Puisque ce sont les mêmes enfants que l’an dernier, je lui fais quelques suggestions sur la disposition stratégique des enfants dans sa mini-fourgonnette.  Il faut comprendre que c’est un véhicule exigüe de type “Caravan” qui transporte 5 handicapés:  deux autistes, un trisomique et deux handicapés intellectuels.  Un voyage organisé de “poqués” par la vie. Transporter un tel nombre d’handicapés dans un si petit véhicule, c’est comme circuler avec une bombe à retardement.

J’ai mentionné au chauffeur que l’école commençait à 9h15….  et qu’en partant à 09h16, il était bien évident que chaque jour, tous ces enfants seraient en retard.  Mais j’imagine que les deux commissions scolaires n’ont pas communiqué entre elles pour valider l’horaire du transport vs l’horaire de classe.  J’ai signalé ce problème à la commission scolaire, qui a aussitôt corrigé l’horaire la semaine suivante.

Détour inutile

J’en ai profité pour mentionner à la commission scolaire que le chauffeur n’emprunte pas le même trajet à l’aller et au retour.  Le chemin du retour est plus long de 1,5 km, rallongeant souvent le parcours de 25 minutes, surtout le vendredi à cause de l’affluence de circulation sur le pont.  Les autres jours, les enfants doivent demeurer dans l’autobus une dizaine de minutes de plus.  J’ai mentionné ce problème au chauffeur qui ne comprenait pas pourquoi on l’obligeait à utiliser un trajet plus long au retour.  Mais le chauffeur n’a pas l’autorité de changer le parcours prescrit.  Lors d’une autre “inoubliable conversation” avec la responsable de la commission scolaire, cette dernière m’a confirmé que sous aucune considération le trajet ne pouvait être modifié, mais qu’elle allait amener ma doléance à ses supérieurs.

Le mauvais coté de la rue

La semaine dernière, comme le trajet n’était pas modifié, je me suis présentée à la commission scolaire des Affluents.  Ils m’ont expliqué qu’il était impossible de modifier le trajet parce l’autobus doit absolument faire ce grand détour afin d’arriver du bon côté de la rue. J’ai souligné que ce n’était pas nécessaire puisque la mini-fourgonnette entrait toujours dans notre entrée.  Horreur !!!!  C’est interdit. Il y a danger qu’en reculant, le chauffeur écrase un enfant, ou que sais-je, et ainsi faire la première page du Journal de Montréal ou de la chronique nécrologique…

Ma fille emprunte le même transport scolaire depuis 10 ans et chaque jour le transporteur attend dans notre entrée. Notre entrée peut accueillir facilement 4 automobiles sur sa longueur et au moins 2 véhicules de large. J’explique à mon interlocuteur, encore sous le choc, que le véhicule doit se stationner dans notre entrée parce que notre enfant ne peut pas attendre à l’extérieur.  Elle aurait tôt fait de s’asseoir dans la plate bande, courir après les écureuils, arracher les fleurs, se rouler dans l’herbe et même s’enfuir dans la rue et risquer l’accident….  On nous explique que la règle, c’est la règle. Aucune négociation possible.

Lutter pour que notre société s’adapte

Je dois continuer à me battre pour convaincre le fonctionnaire du bien fondé de cet “accroc” administratif.  Toute mon existence j’ai eu à négocier avec un enfant différent, et lutter pour que la société s’adapte à mon enfant, plutôt que le contraire.  Les organismes gouvernementaux doivent faire preuve de compréhension, d’humanité et d’intelligence pour éviter l’épuisement des parents, et qu’à bout de force nous l’abandonnions aux instances qui, en amont, auraient du faire preuve d’un peu plus de compassion.

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Un nouveau-né vous est offert

Depuis quelques semaines j’œuvre intensément sur un nouveau site web, enfanté par l’être chère. Cette dernière, douée en acrobatie domestique, excellente en voltiges culinaires, en chimie des chaudrons, nourrira le web de ses tours les plus futés. Nous cherchions une façon de rendre disponible à notre communauté les nombreux écrits ramassés pendant des décennies.  Jusqu’au jour où le livre d’or de ma partenaire a mystérieusement disparu, probablement kidnappé par notre bébé, fascinée par les livres. Panique dans la demeure.  Elle n’avait aucune copie de secours de sa caverne d’Ali-Baba. Après avoir finalement retrouvé le document sacré, l’idée d’en faire une copie web a finalement fait son bout de chemin.

dansnotremaison

Pour le moment j’ai conçu ce site à la manière d’un blogue où chaque texte s’affiche par ordre chronologique, à partir du plus récent.  Aussitôt que le site aura accumulé une masse critique de contenus pertinents, ce dernier se transformera lentement en un site plus traditionnel avec onglets, menus détaillés,  offrant de grandes sections thématiques.

Pour le moment nous n’y proposons qu’une dizaine de textes avec des thèmes assez généraux comme des recettes de dessert (sa spécialité), des plats principaux, des trucs culinaires, idées maison ou pour l’extérieur… Bientôt nous offrirons des sujets plus spécifiques comme des recettes rapides pour le plein-air, des entrées, recettes de boulangerie, trucs de décoration…

Je me permets à l’occasion d’y contribuer, non pas dans la cuisine (où je suis une nuisance), mais beaucoup plus dans l’atelier, le garage, la rénovation ou l’extérieur.  D’ailleurs c’est le seul endroit où je peux régner sans trop de contestation.

Nous invitons les internautes à proposer leurs idées maison, recettes chéries et secrets de familles (pas trop intimes)…

Le site porte le nom dansnotremaison.com. Venez nous visiter, interagir et nourrir à votre tour notre site, nos esprits et nos ventres…

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Une publicité percutante d’un père et son enfant face à la maladie

À la veille d’une longue fin de semaine de repos sous le soleil, je vous offre ce court commercial télé diffusé en Nouvelle-Zélande par un organisme philanthropique pour  les enfants malades “Starship Foundation”. Vous vivrez le déchirement d’un père et son enfant face à la maladie.  Assez efficace comme message.

La trame musicale, que l’on pourrait facilement associer à Radiohead, est en fait la chanson Foreground du groupe “Grizzly Bear”.

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Montréal, ville française. Really?

Nous connaissons tous les luttes fratricides des dernières décennies pour l’instauration de l’affichage français à Montréal.  Le point culminant a sans doute été les manifestations de 1955 pour faire modifier le nom du futur hôtel “The Queen Elizabeth” pour une appellation française.  Le nom demeure encore inchangé aujourd’hui.

Queen Elizabeth Hotel

The Queen Elizabeth Hotel

Récemment le débat a repris concernant l’anglicisation de l’affichage à Montréal.  Depuis les changements apportés à la loi 101 il y a une quinzaine d’années, permettant l’affichage commercial bilingue, les médias ont remarqué un certain relâchement dans l’application de cette loi d’accommodement.  Pour en avoir le cœur net, au fil de quelques déplacements au centre-ville de Montréal, j’ai voulu vérifier si effectivement la loi 101 s’édentait et si le visage français de la deuxième plus grande ville francophone de la planète s’anglicisait inexorablement.

Pour m’assurer de la productivité de mon exercice, je me suis familiarisé avec la loi en visitant le site du Conseil supérieur de la langue française.  La voici:

L’affichage public et commercial

L’affichage public et commercial vise tout message affiché dans un lieu public, qu’il s’agisse d’une enseigne, d’un écriteau, d’une affiche ou d’un texte temporaire sur un panneau ou dans une vitrine. Tous ces messages doivent être en français.

Il est permis d’ajouter une ou plusieurs autres langues, mais la loi exige que le français soit nettement prédominant, c’est-à-dire qu’il ait un impact visuel beaucoup plus important.

Des exceptions

  • L’affichage public et commercial dans le métro, les autobus, les abribus et sur les grands panneaux-réclames doit être uniquement en français.
  • L’affichage public relatif à la santé et à la sécurité doit être en français, mais une autre langue peut aussi être utilisée de façon équivalente au français.
  • Les messages religieux, politiques, humanitaires, etc. qui s’adressent à un public parlant une autre langue que le français peuvent être rédigés exclusivement dans cette autre langue.
  • L’affichage public d’un musée, d’un jardin botanique ou zoologique ou d’une exposition culturelle ou scientifique peut être fait à la fois en français et dans une autre langue, pourvu que le français y figure de façon au moins aussi évidente.
  • L’affichage public et commercial relatif à un événement destiné à un public international, ou à un événement dont les participants viennent en majorité de l’extérieur du Québec, peut se faire à la fois en français et dans une autre langue, pourvu que le français y figure de façon au moins aussi évidente.

Maintenant la réalité

La prédominance du français

Effectivement la prédominance du français fait défaut dans beaucoup de cas. Le plus souvent l’anglais et le français sont entremêlés, avec la même police et grandeur de caractère.  En voici quelques exemples:

Buffet Daily

Restaurant Tous les jours BUFFET DAILY

China Art - Aucune prédominance pour le français, plus qu'approximatif

China Art - Aucune prédominance pour le français, plus qu'approximatif

L'exemple d'une publicité de Halls avec l'anglais prioritaire

L'exemple d'une publicité de Halls avec l'anglais prioritaire. Prise au coin de Jeanne-Mance et Ste-Catherine.

L’unilinguisme anglais

Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai trouvé beaucoup d’affichages unilingues anglophones.  Et je n’y inclus pas les marques de commerce anglophones comme PAYLESS SHOES, URBAN OUTFITTER, SCREAMING EAGLE ou NEW LOOK qui agresse l’œil mais qui sont exclus de la législation. Même les Foufounes électriques imprime une grande affiche à 90% en anglais.

Une affiche du bar Les Foufounes électriques où le français est presqu'absent.

Une affiche du bar "Les Foufounes électriques" où le français est presqu'absent.

Hamburger House - Avec un peu d'imagination, on pourrait faire mieux

Buns Hamburger House - Avec un peu d'imagination, on pourrait faire mieux.

Sunglasse Hut - Déjà que la marque de commerce n'attirait pas, la vitrine en fait tout autant

Sunglasse Hut - Déjà que la marque de commerce n'attirait pas, la vitrine en fait tout autant

Andrew's Ties - En anglais et en italien ?

Andrew's Ties - En anglais et en italien la cravate?

Appartement pour anglophones

Appartement pour anglophones seulement?

Les trucs du marchand

J’ai remarqué quelques marchands qui à défaut de se conformer, utilisent des dénominations bilingues qui ne trompent personne. Les mots “SPORTS-BAR-COCKTAIL-SOUVENIR-T-SHIRT-MAGAZINE” sont utilisés à outrance pour contourner la difficulté d’afficher en français.  Un marchand de vêtements à l’est de la rue St-Laurent, près de l’UQAM, affiche dans son immense vitrine une bonne centaine de phrases à imprimer sur des chandails, mais aucune en français. J’imagine qu’il ignore que son principal marché,  les milliers d’étudiants de l’UQAM, sont tous francophones.

En face de l'UQAM, un choix d'imprimés pour une clientèle de qualité

Près de l'UQAM, un choix d'imprimés pour une clientèle de qualité

En général j’estime que 75% des commerçants n’affichent qu’en français et que la grande majorité des autres commerces, affichant dans une autre langue, respectent la loi de l’affichage.  Mais un petit groupe résiste encore, pour une raison que j’ignore.  Pourtant il est tout naturel pour une entreprise qui désire augmenter ses ventes que de s’afficher dans la langue de la majorité de ses clients. Et ici on ne parle du respect d’une loi.  Because Money Talks…

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