October 2011

Chasser le naturel… dans les Chic-Chocs en Gaspésie

Dans ma liste de projets à réaliser après 50 ans se dressait le projet presqu’inatteignable de chasse à l’orignal.

Pas facile à accomplir. En fait de moins en moins de Québécois pratiquent ce sport. Mon père, mes oncles et plusieurs cousins étaient chasseurs, mais ils ont tranquillement rangé leur carabine, pour des raisons d’ordre matériel, factuel ou moral.

Voici une liste des 10 prétextes les plus fréquemment utilisés pour justifier leur désaffectation à cette tradition  :

Raisons matérielles

 

  • Le coût important de tous les cours imposés par le gouvernement doublé de la difficulté d’obtenir tous les permis (cours de maniement d’armes, certificat de possession et acquisition d’arme, permis de chasse, tirage pour chasse à la femelle…)
  • Les tarifs élevés pour l’obtention d’un territoire, généralement autour de 350 $ par personne, pour une semaine dans les Zecs, souvent le double dans une réserve faunique (SEPAQ) et le triple en pourvoirie.
  • Le coût élevé de l’équipement et des frais afférents (arme à feu, hébergement, transport, cartouches, accessoires, VTT…).  Attendez-vous à débourser autour de 1000 $ pour une arme à feu de qualité, et des frais d’environ 500 $ pour les coûts additionnels pour une semaine (surtout le transport, la nourriture et l’hébergement). Pour 1000 $, vous pouvez aussi vous faire chauffer sur une plage du sud, pendant une semaine…

Raisons factuelles

 

  • La baisse marquée du cheptel d’orignal dans le sud du Québec.  Depuis 6 ou 7 ans, malgré la stabilité du nombre de chasseurs, le MRNF note une diminution marquée de la récolte d’orignaux dans le sud du Québec. Les biologistes expliquent cette baisse par l’expansion du chevreuil (l’orignal ne le côtoie pas), le nombre de plus en plus élevé de loups, de coyotes et d’ours qui s’attaquent surtout aux veaux.
  • La rareté des territoires libres : il est aujourd’hui presqu’impossible de trouver un territoire disponible, même en payant le gros prix. Dès qu’un lot se libère, les chasseurs à proximité réservent aussitôt les territoires libérés. C’est en fait le retour déguisé des clubs privés.
  • La difficulté de trouver des compagnons de chasse : les groupes disponibles sont relativement rares. Il faut bien les connaître puisque vous avez à les côtoyer intimement dans un chalet exigu, pendant 9 jours.
  • Plusieurs personnes n’aiment pas le goût de la venaison, trop accentué.  Beaucoup trouvent la viande d’orignal âcre et d’une couleur rougeâtre, même cuite.

Raisons morales

 

  • Contre le meurtre de pauvres bêtes, sans défense.
  • La chasse est considérée comme un sport (!) primitif de mononcles, portés sur la bouteille.
  • Pendant 10 heures dans sa cache, il fait froid, il pleut et on se sent bien inutile à surveiller un bloc de sel.

Disparition de la coutume

 

Un peu comme la pêche, la tradition de chasser était souvent transmise de père en fils. Aujourd’hui, les petites familles, souvent éclatées, ont fait disparaître ces rites de passage de l’enfance à l’âge adulte.

Les plus jeunes préfèrent les sports de plein air leur permettant de rester en forme. Pourtant une chasse active te fera facilement parcourir chaque jour plusieurs kilomètres de sentier, à l’affût de tous mouvements ou bruits.

Deux types de chasse

 

Il existe fondamentalement deux types de chasse à l’orignal. La chasse passive et la chasse active.

La chasse en cache (ou passive) se prépare plusieurs mois d’avance.  Dès le printemps, vous placez un bloc de sel dans une clairière ou un endroit dégagé. En installant plusieurs blocs de sel sur un territoire exclusif, vous pourrez voir de près les pistes et l’usure du bloc, et choisir l’endroit le plus populaire. Vous installerez une cache camouflée à proximité de votre bloc de sel afin de pouvoir apercevoir l’animal lorsqu’il se rendra à son point de ravitaillement. Pour augmenter vos chances d’attirer le mâle tant prisé, l’épandage d’urine de femelle en chaleur est une tradition bien ancrée, mais contestée par plusieurs. Vous pourrez aussi installer une caméra vigile, pour visionner les photos et vidéos de la bête convoitée.

La chasse fine (ou active) est différente. Vous vous déplacez sur votre territoire en traquant la bête. Ce type de chasse est plus excitante et intense en émotion. Par contre, lorsque vous vous déplacez sur le territoire à pied ou en véhicule, vous contaminez votre territoire par des odeurs humaines. Bien que les originaux n’ont pas peur des humains, après quelques jours de contamination odoriférante,  l’orignal se déplacera vers un autre territoire plus tranquille.
Pour la chasse fine, vous devez posséder un grand circuit de sentiers et de chemins. Généralement dans un territoire public ou contrôlé (réserve faunique, pourvoirie et Zec) le grandeur du terrain alloué par chasseur est d’environ 1 km², ce qui n’est pas très grand pour une chasse fine efficace. On effectuera la chasse fine seulement les derniers jours.

Seul avec ta conscience

 

Ce que j’apprécie particulièrement d’une semaine de chasse ? Pour une des rares fois de votre vie, vous êtes seul avec vous même. Rien, ni personne pour vous déranger. Ni connexion internet, téléphone, courriel ou rendez-vous.

Souvent pendant 4 à 5 heures, vous n’entendez que le bruit du vent, des oiseaux et des arbres qui craquent. Un coup de feu perdu au loin devient un événement.

Dans un prochain texte, je tenterai de vous faire vivre en détail, un peu de ma chasse à l’orignal, dans les Chic-Chocs en Gaspésie. J’avais quand même conservé sur moi mon crayon et un carnet de note.


Voyage chasse Gaspésie 2011

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Femme de l’année et Les Répits de Gaby à la une

Je néglige mon blogue personnel depuis plusieurs mois.  Non pas que le cœur n’y est plus, en fait ces dernières semaines je passe 10 heures par jour devant mon portable. Ma petite PME fonctionne bien et les commandes sont nombreuses.

De plus, j’ai accepté la présidence de la ZEC Lavigne, l’un des plus importants territoires de chasse, de pêche et de plein air dans l’est du Québec. Avec ses 405 km² d’eau et de forêts, 160 lacs, 800 membres, 150 km de routes, 22 employés et 1 million en revenu, mes loisirs sont bien remplis.   Et comme disait ma mère :  “Ça chasse les mauvaises pensées”.

La femme de l’année de Châtelaine

 

Assez d’autopromotion. Un petit mot pour souligner que deux de mes amours font la une, cette semaine, dans deux publications.

Ma fille Laurence est en nomination parmi 25 chefs de file du Québec comme femme de l’année, du magazine Châtelaine. Laurence fait partie d’un groupe sélect comprenant Christiane Germain, Diane Lemieux, Marie St-Pierre et Régine Laurent. Il est important d’aller voter pour elle maintenant jusqu’au 10 octobre prochain, en cliquant seulement sur ce lien (nul besoin de s’enregistrer). Aucun prix à gagner des deux côtés. Qu’un peu de notoriété.

Les Répits de Gaby et Anne en première page de l’Action de Lanaudière

 

Pour souligner l’acquisition prochaine d’une deuxième résidence, cette fois pour nos autistes adultes, dont notre cadette de 20 ans Gabrielle, vous pouvez lire un reportage de qualité publié samedi dernier.  Cette maison d’une dizaine de chambres sur un terrain de deux hectares servira aux répits de longue durée, avec des ateliers intégrés.  Un lieu où ces enfants-adultes seront bien accueillis, aimés et encadrés dans des activités gratifiantes.  Un lieu de bonheur, pour eux et pour leurs parents

Notre Vins et fromages, le 5 novembre

 

Pour la 6e année, notre populaire Vins et fromages aura lieu le samedi 5 novembre à la magnifique salle St-Jean Bosco, de St-Charles Borromée, au nord de Joliette.  En plus des vins uniques et des fromages exotiques, vous aurez la chance de gagner plusieurs prix de qualité et participer à notre encan. Cet événement permet chaque année d’amasser plus de 20 000 $ qui aideront à l’acquisition de la résidence.  Si vous voulez participer en offrant des prix ou encore comme bénévole, communiquez avec moi ou par l’entremise de la boîte de commentaires.

Le prix du billet demeure inchangé soit 80 $ par personne et un reçu de charité est remis, pour environ la moitié de cette somme (soit la valeur du don).

Nous n’avons que 250 places et il reste quelques tables à vendre.  Alors, contactez-nous aujourd’hui à direction@repitsdegaby.com ou par téléphone au 450-754-2782.

En espérant vous croiser autour d’un bon verre de vin.


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