February 2010

Comment utiliser l’internet pour obtenir justice contre sa compagnie d’assurance

Le 5 juin 2009, dans la chronique Le courage d’un combattant, dans nos bagages, je vous avais raconté la mésaventure de mon fidèle ami Raymond Malo, habile canoteur et surtout grand amateur de montagnes, qui lors d’une montée dans l’Himalaya en 2006 a été terrassé par un ACV.  Rapatrié d’urgence de Katmandou à Montréal au coût de plus de 130 000$, sa compagnie d’assurance, Sun Life, a par la suite refusé de rembourser les frais de transports.  Depuis 4 ans Raymond, partiellement paralysé et incapable de retravailler, et sa conjointe France, se battent bec et ongles pour obtenir justice.

Dans les derniers jours,  leur histoire à fait le tour du Canada et du monde, dans une série d’articles publiées à l’origine par The Canadian Press le 18 février et traduit en français 2 jours plus tard. Voici un survol de 35 couvertures de presse (et il en manque!). Prenez quelques minutes pour lire l’article de La Presse.

18 février

20 février

21 février

22 février

SVP faites circuler cette nouvelle dans vos réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à ce type d’injustice. Et si vous tombez gravement malade en voyage, rappelez vous que vous n’êtes pas à l’abri de ce genre de décision arbitraire de votre compagnie d’assurance. Votre assureur peut décider de vous faire végéter, seul dans une chambre d’hôpital à l’autre bout du monde, sans aucune autre ressource.

Le 5 juin 2009 je vous avais raconté la mésaventure de mon fidèle ami Raymond Malo, habile canoteur et surtout grand amateur de montagnes, qui lors du montée dans l’Himalaya en 2006 a été terrassé par un ACV. Rapatrié d’urgence à Montréal au coût de plus de 120 000$, sa compagnie d’assurance, Sun Life, a par la suite refusé de payer. Depuis 4 ans Raymond, partiellement paralysé et incapable de retravailler, et sa conjointe France se battent bec et ongle pour obtenir justice.

Dans les derniers jours leur histoire à fait le tour du Canada (et du monde) dans une série d’articles publié à l’origine par la Presse Canadienne. Voici un survol de la couverture de presse

Canadian Press

Presse canadienne

Cyberpresse

Toronto Star

SVP faites circuler cette nouvelle dans vos réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à cette injustice et au fait que finalement si vous tombiez malade en voyage, votre compagnie d’assurance vous laissera tomber, pour vous faire végéter dans un hôpital à l’autre bout du monde, sans aucune ressource.


Internet et Web

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Un ange passe

La fébrilité des derniers jours m’a passablement épuisé. Le téléphone a beaucoup sonné, entremêlé aux courriels d’encouragement et les mots remplis de gentillesse sur les réseaux sociaux. J’ai reçu une cinquantaine de courriels de collègues, amis et membres de ma famille. Il me sera impossible de tous leur répondre personnellement, c’est pourquoi j’écris ce petit (!) mot.

Le syndrome du déserteur

Au quatrième jour de mes vacances  imprévues, je suis serein.  Après quelques nuits d’insomnie créatrice, je dors maintenant du sommeil du juste.  Je me sens libéré d’un grand poids. J’ai par contre, en arrière-goût, ce sentiment viscéral d’avoir abandonné mon équipe web submergé de projets, d’échéances serrées et de nombreux livrables. Comme si pendant le combat, on m’avait extirpé de la tranchée par hélicoptère pour me rapatrier définitivement dans mon pays.  Le combat sera rude pour eux, d’autant plus que plusieurs autres collègues quitteront sans doute le navire dans les prochains jours.

Décollage du gros porteur

Dès l’annonce de ma cessation d’emploi, j’ai contacté mon conseiller financier.  Le soir même, sur le web,  j’achetais l’ordinateur portatif de mes rêves (avec lequel j’écris ce texte), reçu le lendemain par UPS. J’ai pris soin de valider mon choix avec mon frère aîné et mes 2 geeks de fils (en Suède et en Espagne) qui m’ont donné leur aval.  Je me gâterai, dans les prochains jours, avec un nouveau cellulaire qui fait la vaisselle, passe l’aspirateur et fait des sons quand tu le brasse…

Cette semaine je rencontre mon comptable et fiscaliste, en plus de la firme recommandée de services-conseils en transition de carrière. Je dois aussi valider mon choix de plan de pension, renégocier mon assurance vie, mon assurance santé, finir le site web de ma nouvelle compagnie… J’ai estimé que les préparatifs de défrichage prendront un minimum 2 à 3 semaines.

J’avais déjà lu dans un livre spécialisé sur le travail autonome, que les cadres longtemps salariés qui décident de démarrer leur propre entreprise, peuvent se comparer au décollage d’un Boeing 747 sur une petite piste de terre.  Il faut que la piste soit très longue et bien préparée pour s’assurer que votre poids lourd décollera, sans s’écraser en bout de piste.

Mon ange éternel

Un peu comme ces créatures folkloriques de Transylvanie qui ne vieillissent jamais, malgré ses 19 ans, ma fille cadette a cessé de vieillir il y a longtemps.  Elle n’a que 3 ans d’âge de développement.

Au fil des années, nous notons quand même de lents mais notables progrès sensori-moteurs et psychologiques mais elle ne deviendra jamais autonome. Bien qu’elle fréquente à temps plein une école spécialisée, elle cessera de bénéficier des services de scolarisation dans moins de 2 ans, à 21 ans.

Au cours des prochains mois, je me concentrerai sur le financement, la planification et la construction d’une résidence pour adultes autistes qui accueillera de 5 à 6 jeunes adultes, dont ma fille.  Dès 2012, elle y habitera à plein temps.  Cette maison offrira des activités structurées et proposera des programmes précis de maintiens d’habilités. On a déjà les plans en tête. Ce sera un milieu de vie gratifiant et enrichissant pour elle, tout en nous permettant de souffler un peu.

Compléter le casse-tête

Je rêve aussi d’apprendre à lire à mon petit “rayon de soleil”.  À son école, à l’âge de 19 ans, l’emphase va vers l’acquisition de règle de socialisation (comportement en groupe, respect des autres), d’hygiènes (se laver les mains, ne pas mettre ses mains dans son pantalon ou son nez) ou d’habilités domestiques (remplir et vider le lave-vaisselle, placer et enlever les couverts). Vu son âge avancé, la lecture, l’écriture ou le calcul n’est plus une priorité.  Elle connaît des centaines de mots mais ne peux pas les relier ensemble. Comme un casse-tête dans une boîte, qu’il faut monter. Mon entêtement légendaire et ma disponibilité soudaine pourra peut-être servir.

Mes autres priorités

J’ai l’intention d’offrir mon corps à la science et faire de la consultation dans mon champ d’expertise, la stratégie web.  Je planifie œuvrer principalement dans mon coin de pays pour éviter de passer 15 heures par semaine dans ma bagnole, comme je le faisais depuis 25 ans. J’ai aussi eu quelques offres pour enseigner et donner des ateliers et conférences sur les bonnes pratiques du marketing électronique.

Les conseils de Mick

Dans mon véhicule, j’écoute de vieux succès des années 60, sur un canal spécialisé de radio par satellite. Ce matin Mick Jagger m’a offert ce judicieux conseil, sur la pièce Ruby Tuesday :

There’s no time to lose, I heard her say
Cast your dreams before they slip away
Tired all the time
Lose your dreams and you will lose your mind
Ain’t life unkind


Autisme
Moi Me Je ?

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La symphonie inachevée

Nous rêvons souvent. En fait la majorité d’entre nous passons notre vie à se construire des châteaux en Espagne.  On s’imagine sur une île déserte, dans une lagune, avec des dauphins, nageant avec la page couverture du Sports Illustrated.  J’en connais qui rêvent de jouer au golf tous les jours, de voyager, d’écrire, de retourner aux études, de bâtir une maison, de conquérir une montagne.

D’autres se peinturent dans un chalet, dans les bois, avec une ligne à la main. Souvent on se dit qu’à la retraite on aura tout le temps d’assouvir ses fantaisies, que l’on n’aura que l’embarras du temps.

Depuis ce matin, je fais l’inventaire de mes rêves.  Je m’y mets à plein temps.  On m’a offert une généreuse prime de départ pour quitter un emploi que j’adore, pour me rendre tranquillement jusqu’à la retraite. Ce n’était pas une grande surprise puisque j’avais avisé mes supérieurs que si l’occasion se présentait, je serais volontaire pour quitter.

Tisser sa toile

Pas que je n’aimais plus ce que je faisais, loin de là.  Mais comme deux êtres qui se sont aimés pendant 30 ans, je sentais que plus rien ne serait comme avant. Pendant les 9 dernières années, mon poste dans le web était excitant.  J’ai connu des années de croissance effrénée, des projets grisants où rien n’existait et tout restait à faire.

Mais le Klondike est terminé.  Le web connaît une lente mais pénible remontée depuis que la crise lui a mis du plomb dans l’aile. Les réseaux sociaux ont changé la donne.  Disparition de la pub par courriel ou en ligne, c’est la communauté qui dorénavant décidera, peu importe ce que les annonceurs feront ou diront. Même si la publicité est partout, elle se meure. Il faut la réinventer intelligemment. Et traiter le consommateur avec respect.  L’écouter. En fait la clef du succès, c’est le web intuitif. Si tu me fais chercher, je vais ailleurs. Séduis moi et je reste.

Les centaines de personnes que je côtoyais depuis 30 ans vont me manquer.  Depuis ma première entrevue, le lundi 28 avril 1980, dont je me rappelle en détails.  Du haut de mes frêles 23 ans, pendant que j’attendais dans la salle, le journal titrait que le Canadien, après 4 coupes de suite, venait de se faire éliminer en quart de finale par les tristes «No» Stars du Minnesota.  De plus, nous sentions la fébrilité du premier référendum du 20 mai 80.

Ceux qui me connaissent savent que ma planche à dessin est remplie de croquis; que je « percole » de projets. Mais en fait je vois cette journée charnière comme étant aussi déterminante que le jour où j’ai reçu mon diplôme universitaire, mon mariage ou la naissance de mes 4 enfants.  C’est un nouveau départ pour finalement tenter de terminer toutes les symphonies inachevées qui jouent dans ma tête.


Internet et Web
Moi Me Je ?

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